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PS, panne d'attraction et primaires sans frontières

A la veille de son université d’été à la Rochelle, les tribunes, analyses et entretiens se sont multipliés dans la presse (voir par exemple le débat lancé par Médiapart sur les intellectuels et le PS, et les diverses pétitions qui circulent). Je voudrais simplement apporter mon témoignage sur ce que représente ce parti pour une génération, comme la mienne, engagée dans les combats politiques de l’après 68.Entrant à l’université (de Nanterre) en 1969, l’extrême-gauche,, trotskiste ou maoiste, m’apparaissait comme la seule force capable d’agir sur la société. Le PS alors n’existait pas pour moi. J’étais engagé dans une organisation trotskiste (l’OCI, j’ai raconté le sens de cet engagement dans mon livre La dernière génération d’octobre, Stock, 2003). La vieille SFIO, coupable de bien des maux (en particulier la conduite de la guerre en Algérie) avait disparu au congrès d’Epinay en 1971, et il n’y avait à l’époque aucune trace de présence militante des socialistes à l’université. Le PS apparaît pour la première fois devant mes yeux au moment de l’élection présidentielle de 1974. Giscard est alors élu de justesse. La déception, immense, montre déjà l’attente d’une grande partie de la jeunesse pour la nouvelle formation socialiste. Ce n’est que partie remise, la figure de Mitterrand s’installe dans la vie politique et le PS commence ainsi à intéresser la nouvelle génération de l’après 68. 1974, c’est aussi l‘entrée dans la formation socialiste de Michel Rocard et de ses amis , venant du PSU. Voilà que le PS se montre capable de réaliser une synthèse entre la « deuxième gauche », autogestionnaire « moderne » ; le courant « marxiste » du CERES, dirigé par JP Chevenement ; et le courant « réformiste » qu’incarne des hommes comme Pierre Mauroy ou Pierre Bérévégovy. Il y a là un début de troupes militantes que l’on voit apparaître dans l’espace public et un leader capable d’incarner cette synthèse, F. Mitterrand qui a réussi à se reconstruire une image par un langage très à gauche de contestation radicale du système capitaliste (son action de ministre de la justice pendant la « bataille d’Alger » en 1957 est alors oubliée…..). Quelques futurs jeunes énarques commencent à regarder vers ce parti capable un jour d’aller au pouvoir ; et à l’autre extrémité, les militants trotskistes (dont je faisais partie) vont chercher quelques (rares) militants étudiants pour construire l’organisation syndicale étudiante, l’UNEF. Le PCF semble toujours hégémonique, avec ses milliers d’élus dans des centaines de mairies qui exercent un maillage efficace de la société. Mais il amorce son déclin, ne le sait pas encore…. Le PCF concentre contre lui toutes les attaques d’une jeunesse qui ne supporte plus son arrogance, ses élus transformés en notables, son verbe révolutionnaire ne cherchant qu’à dissimuler son immobilisme, ses pratiques de fonctionnement antidémocratique. Progressivement le PS se transforme en une sorte de laboratoire, d’espace où différentes sensibilités coexistent, anciens trotskistes et nouveaux autogestionnaires, féministes et syndicalistes, leaders étudiants et universitaires…. Logiquement, le PS, avant même son arrivée au pouvoir conquiert l’hégémonie culturelle à gauche. Logiquement, après 1981, des courants organisés quittent l’extrême-gauche, principalement trotskiste (le maoisme français n’existe plus) pour rejoindre le PS. Le petit courant de Julien Dray rentre au PS en 1983 (ces militants fonderont SOS Racisme) ; suivi par le courant de l’OCI de 400 militants adhérant en 1986 au PS, « Convergences socialistes » que j’ai animé avec J.C Cambadélis (je quitterai ce groupe et le PS en 1988 à la suite d’un drame familial) ; suivi, enfin, par le petit courant animé par Gérard Filoche, ancien dirigeant de la LCR. Ces trois groupes seront, à ma connaissance, les derniers à rejoindre, de manière organisé, le Parti socialiste. C’était il y a ….. plus de vingt ans. Aucun des dirigeants de ces groupes n’accéderont à des responsabilités ministérielles, après les retours du PS au pouvoir, en 1988 ou 1997. Entre temps, le PCF a connu une grave crise d’effectifs et a perdu une grande partie de son électorat, qu’une partie de l’extrême-gauche trotskiste a récupérée.

Depuis, le PS, n’a jamais réussi à attirer en son sein des groupes organisés venant de la gauche : écologiste, communiste ou trotskiste…. Il n’a pas, non plus, réussi à coopter ou à garder dans sa direction des militants venant du mouvement social (luttes ouvrières et étudiantes, jeunes des quartiers, antiracistes, ect…). Le concept de « gauche plurielle » a surtout servi à élaborer une stratégie de préservation de positions acquises, en nouant des alliances avec les autres formations de gauche (dans les mairies ou les conseils généraux). Mais pas à faire de ce parti, à nouveau, un espace de réflexion critique, de contestation ou de propositions. L’inclinaison actuelle vers le Modem participe de cette même logique : une recherche d’alliances pour une survie d’intérêt d’appareil….

A mon avis, le PS doit donc se montrer capable d’attirer à l’intérieur de ses rangs, de nouveaux leaders politiques. Sinon, il continuera de s’effilocher, de se disperser. La recherche de « primaires » sans frontières (de tout le « peuple » de gauche) vise à « dissoudre » encore plus ce parti. A mon avis, c’est une fuite en avant qui ne résout en rien la question : à quoi sert désormais le PS, comment peut-il retrouver sa capacité d’attraction, surtout parmi les jeunes générations, qui voit surtout ce parti comme un élément du « système » ; comment peut il préserver son propre héritage historique…..

 

Benjamin Stora.

Tous les commentaires

Merci à Benjamin Stora pour cet article qui rappelle l'histoire du PS et nous interpelle sur son avenir

Histoire bien intéressante, que celle de l'entrée de groupes organisés au PS ; je n'avais pas tout compris de l'arrivée et des positionnements de Cambadélis ou de G. Filoche par exemple.

Mais cette dynamique que vous décrivez là, Benjamin Stora, me semble tellement d'un autre temps, celui où l'on croyait encore aux transformations possibles par une arrivée au gouvernement.

Ne faudrait-il pas faire le vrai bilan de la gauche gestionnaire (tous partis etc. confondus), dans son négatif, même si c'est difficile, pour que

des illusions perdues

puisse resurgir d'on ne sait où un nouvel élan ?

Comme un deuil à faire.

Dans le succès passé du PS, ne faut-il pas voir, pour une part importante, le rôle "ambigu" d'un François Mitterand? Le florentin ne nous a-t-il pas tous "manipulés"(pour ne pas employer un mot plus grossier!)? Bref, pour un succès futur de la Gauche, ne nous faudra-t-il pas attendre un "nouveau florentin"?

Pas un nouveau florentin, oh non ! Plutôt un ou une post-florentin, en ce qui me concerne.

Car l'expérience a déjà été faite. On peut gagner et garder le pouvoir comme ça. Et ?

C'est peine perdue à mon sens.

Nous allons droit comme aux USA vers un bi-partisme institutionalisé et une démocratie aseptisée à géométrie variable entre une gauche "soft" et la droite.

Rarement pauvreté démocratique, voire pauvreté de perspectives démocratiques ne se sera autant abattue sur la France, c'est ainsi.

@ +O-NE

Pas d'accord Vertubleu, dans les ruines de la gauche institutionnelle, sans être des chacals, il y a beaucoup à régénérer, poil au nez !

Qu'il y en ait beaucoup à régénérer je suis d'accord avec vous guydufau.

Mais comme on ne leur laissera plus la place pour passer et pour accéder, cela ne sert pas franchement à grand chose sincèrement.

Regardez d'ailleurs comment tous les quadras du PS sont très lucides vis-à-vis de ce nouveau goulot d'étranglement démocratique, avec le seul bi-partisme comme horizon, ils se bouffent déjà tous entre eux sans même attendre que la droite n'ait nul besoin de porter un seul coup.

C'est comme ça maintenant en France, à l'image des USA, tue d'abord tous tes propres frères au sein de ton propre parti, avant que de ne pouvoir te présenter face à l'adversaire, qui n'en est d'ailleurs plus un, vu qu'il a fait pareil en face.

Et cette illusion savamment entretenue par les médias laisse bien sûr accroire aux électeurs que le combat d'idées existe toujours, et c'est faux, car c'est seul le mécanisme entrepreneurial indiviuel forcené qui fonctionne et plus rien d'autre.

Vision de la France, de l'Europe et du Monde, c'est pour d'autres qui regardent tout cela de très loin et en rigolant doucement en plus.

@ +O-NE

C'est comme ça maintenant en France, à l'image des USA, tue d'abord tous tes propres frères au sein de ton propre parti ...

Ou à l'image des empereurs romains, des chefs germains, des pachas de Constantinople, des rois de France, de ..., de .... liste non exhaustive.

Certes, mais des empereurs romains, des chefs germains et des pachas on en voit plus trop aujourd'hui.

Alors que des "Etats-Unis d'Europe" appelés de tous ses voeux sur un mode incantatoire par Sainte Ségolène ça passe bel et bien en boucle, jour et nuit sur toutes les chaînes de TV.

L'un des meilleurs copains de Sainte Ségolène dans les années 80, c'est d'ailleurs un personnage publicitaire qui considère que si l'on a pas de rolex à 50 ans on est un raté.

Ca résume beaucoup de choses et la boucle "Trentenaire" d'un certain PS est cyniquement bouclée aujourd'hui, direction les USA d'Europe pour tous.

@ +O-NE

 

Vertubleu, vous êtes sans conteste un fin analyste politique.

Et pourtant, une chose, mais de taille, nous sépare.

Bien cordialement.

Merci Arpège.

Pour ce qui nous sépare et quelle qu'en soit la taille, j'espère bien que cela durera longtemps, car je suis par principe contre tout formatage et clonage, donc les différences me conviennent bien et partout en ce monde, et ce pour autant qu'elles respectent une ligne vitale de flottaison pour tous sans les noyer dans l'anonymat consumériste à l'Impérial US.

@ +O-NE

Certes, mais des empereurs romains, des chefs germains et des pachas on en voit plus trop aujourd'hui.

Mais la méthode, millénaire perdure encore, et pas qu'aux Us...

Quant aux Etats Unis d'Europe, formule de V. Hugo, elle a à voir avec une vision fédéraliste, oecuménique, rien à voir avac la caricature que vous en faites.

Comment cela peut-il être vraiment "oecuménique" Peneloppe, lorsque la majorité démocratiquement exprimée de certains des peuples considérés par votre "fédéralisme de marché commun" a d'ores et déjà dit NON par référendum populaire, dont L'irlande, la France et la Hollande notamment (et je vous rappelle qu'en Grèce on était pas loin de la Carmagnole il y a encore quelques mois de cela)

On les refait voter jusqu'à plus soif, et ce jusqu'à ce qu'ils abdiquent enfin de leur propre volonté pour vous accorder un OUI, tant ils en auront ras le bol.

J'appelle plus cela de l'adhésion ou de l'oecuménisme moi, mais du viol, purement et simplement, et un déni manifeste de démocratie auquel une partie de PS a malheureusement participé.

Arrêtez donc un peu de continuer à exclusivement rêver de cette fichue bannière étoilée toute moisie et reprennez plutôt la défense des intérêts des plus faibles ça sera mieux.

Quant à votre méthode millénaire, qu'elle dure ailleurs qu'aux USA, c'est un fait, mais qu'elle ait moins d'impact nocif que celui propagé par l'idéologie USA c'est un autre fait aussi, et la comparaison des deux effets en terme de dévastation, de nocivité et de dépouillement de richesses est sans commune mesure.

S'en inspirer pour une personne se réclamant du socialisme est un absolu non sens.

@ +O-NE

Une vision oecuménique, oui, dans laquelle le débat sur le Tce est définitivement dépassé.

Les intérêts des plus faibles en font partie de cette vision, n'ayez crainte.

Ah !!! Vous parliez donc d'un "oecuménisme savamment filtré", dépassant la seule voix des peuples trop abrutis, et donc incapables de décider par eux-mêmes, très bien, dans ce cas là je suis d'accord avec vous Peneloppe, l'hyper classe Française mondialiste dominante, de gauche comprise, dispose bel et bien d'une vision incluant les intérêts des plus faibles, pour autant qu'ils ne concourrent qu'à sa seule prospérité.

Mais ça je le savais déjà Peneloppe (mon grand oncle a toujours toutes les vidéos cassettes VHS de l'émission "Ambitions" de Bernard Tapie, merci bien), cette vision consiste juste à en maintenir quelques uns en vie décente pour faire tourner la rentabilité de la structure globale et d'organiser l'âpre combat dans l'immense ghetto du dessous, afin qu'une minorité d'entre les moins faibles de celui-ci, ait peut-être un jour une infime chance d'accéder au palier supérieur.

On connait la chanson, sauf révolution, c'est toujours comme cela que ça fonctionne.

@ +O-NE

Bonne révolution, sans moi; j'abandonne cette discussion, de toutes façons, vous tournez en boucle, ça n'a aucun intérêt.

Le mot "intérêt" ne me surprend guère de votre part Peneloppe.

Je l'attendais même avec impatience, tant j'étais certain qu'il allait bientôt sortir.

@ +O-NE

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Il me semble qu'une idée très chère à Michéa, c'est que la fin de la gauche commence immédiatement juste après 68, mais moins en raison de ce qui s'est réellement passé en mai 68 qu'en raison d'une mauvaise analyse de ce qui s'est réellement passé en mai 68, et par conséquent en raison d'un faux discours sur mai 68 qui est toujours celui par lequel nous pensons mai 68.

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jpylg

Oui, Jean-Paul-Yves, parce qu'à partir de ces années là "tout le monde" s'est enrichi, de cette richesse particulière que l'on nomme consommation d'objets : noël tous les jours et pour tout le monde et de plus en plus époustouflant.

68 a marqué le début d'une nouvelle ère civilisationnelle.

Effectivement (je dis effectivement par rapport à votre excellent billet sur Michéa), les philosophes doivent s'emparer du débat. Rapidement.

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Noël tous les jours, c'est bien la thèse de Michéa.

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jpylg

Impeccable rappel historique fait par un acteur de cette histoire. Dommage -mais ce n'était pas le sujet- que Benjamen passe trop vite surle déclin parallèle du PC qui est actualisé par la présence à Marseille de Robert Hue, lors du raout de Vincent Peillon.

oui la politique est vraiment un jeu étrange Miterrand avait longuement appris lu et relu machiavel tout en laissant fonctionner la guillotine en Algérie..

Il n'y a bien sur aucun regret à avoir sur la chute du stalinisme mais il me souvient qu'en 1981 parce que je ne croyais pas à la fable de l'unique responsabilité du PCF dans la fin du programme commun,j'avais voté communiste au premier tour (G Marchais heureusement n'avait bien sur aucune chance d'ètre président) en 1988 premier tour je vote Juquin et je commet la connerie au second tour de voter "Tonton" plus jamais ça!

Robert Baradat du gauchePS je ne sais si ça "dourera"

 

Merci, Benjamin Stora, pour cette prise de position "historicisée". Je la partage tout-à-fait et me sens ainsi moins seul dans le tohu-bohu de la cacophonie qui semble s'amplifier alors qu'on attend de lui qu'il s'éclaircisse la voix.

Je viens de signer la pétition citoyenne, et ce point de vue de Benjamin Stora me donne envie de situer mon geste dans mon propre itinéraire pour en expliciter l’intention. D’abord je précise que je suis d’accord avec les Verts et les Écologistes lorsqu’ils mettent en garde contre une agitation politico-médiatique sur la question des primaires qui éluderait les réflexions sur le projet et les contenus d’une véritable alternative sociale et écologique (cf. Libération de ce 26 août). Et j’ajoute que malheureusement je fais confiance aux grands media pour nous embourber dans cette impasse.


Pourquoi ai-je signé ? Comme survivante de la génération qui précède celle de Benjamin Stora (celle de la Résistance) je ne peux me résigner à la néfaste entreprise sarkozyste. Ancienne militante du P.S. (de 1974 à 1984) et par réalisme, les choses étant ce qu’elles sont, je ne me décide pas à laisser ce parti se dissoudre dans ses lamentables querelles d’ego et sa cécité affligeante en matière d’analyse et de projet. Mais ayant voté Europe Écologie face à un P.S. qui ne parlait ni d’Europe ni d’écologie, j’adhère à l’idée que de nouvelles formes de médiation politique sont à inventer parallèlement à l’élaboration d’un véritable projet alternatif.


Je prends donc cette pétition comme elle se présente : « un élément de la refondation de la gauche ». Avec bien des interrogations et pas trop d’illusions car cette refondation nécessite non seulement une réflexion sur de nouvelles logiques économiques et sociales mais une analyse de la confusion française entre Service public et Administration bureaucratique (notamment en ce qui concerne l’ Éducation nationale et aussi les prisons). Elle postule l’affirmation d’une véritable éthique républicaine dont la première expression serait le non cumul des mandats parallèlement à un peu plus d’austérité dans l’occupation des palais nationaux et de vertu civique dans l’exercice du Pouvoir. L’urgence d’une nouvelle déontologie dans les procédures policières, arrestations et gardes à vue devra également y figurer

Autrement dit retrouver l'esprit notamment du club Jean Moulin des années 1960.

Chère utopiste, que c'est bon de vous lire, merciSourireSourireSourire

Nous avons du nous croiser souvent..nous nous sommes croisés souvent. J' appartiens à cette génération PSU post- soixantehuitarde... celle de Messiah, et de Rocard avec lequel on se réunissait dans un petit local du XIVème, rue Guénegué L'adhésion rocardienne au PS s 'est faite non sans larmes et conflits et l'ensemble du PSu ne le suivit pas. Dont moi qui à travers l'Afrique et l'Amérique Latine penchais vers un tiers-mondisme dont je tardais à me défaire regardant sombrer dans le chaos intellectuel et social un Parti Socialiste animé par celui qui m'envoya en Algérie et devant mon refus me maintint plus de deux ans dans des géôles infames, un Mitterand dont les retournementrs de vestes furent pour moi autant de trahisons. Commencer à la Cagoule, à la droite de Le Pen et terminer sous les applaudissements de la gauche et entouré d'une garde trotskiste respectueuse et muette aprés avoir tout fait pour que l'Algérie demeurât française et les pious pious les dignes représentants de la France coloniale, bravo l'artiste et chapeau bas devant ce portrait du traitre dissmulé sous le masque du sage et du lettré....Il n'empêche, aujourd'hui que le PS comme celui d'hier n 'est plus que l ombre de ce qu'il ne fut jamais 'il y a une gauche, et non un PS qui est à construire.Mais, et je reprends votre clairvoyante parole :"L’inclinaison actuelle vers le Modem participe de cette même logique : une recherche d’alliances pour une survie d’intérêt d’appareil" . L'Alliance est question de survie. Avec le Modem car il n'est plus de base électorale sociologiquement parlant. Certes il eut fallu parler de la fin du PC, lié non tant à sa fermeture qu'au fait qu'il vécut en première ligne "la fin du prolétariat"et les modifications de la condition ouvrière telles que les décrivit Mallet en son temps. Aujourd'hui que la mondialisation et la financiarisation de l'appareil productif et du système capitaliste sont passés par là, c 'est à dire que les classes pauvres ne sont plus une classe ni même un conglomérat social cohérent mais un ensemble héteroclite chomeurs, rmistes, banlieusards, déclassés, ouvriers temporaires, contractuels, petitjobeurs etc... maintenant que les classes moyennes sont en voie de paupérisation tout en gagnant en connaissances ( déclassés) pour une part ou en voie d' enrichissement conséquent sans perdre de vue leur origine de classe,il y a rupture aus sein de l'ensemble social qui était la base électoral du PS. Avec une double tendance . Vers la gauche ( Besancenot et Melanchon) vers la Droite ( Modem Royal Peillon Vals DSK etc..). Merci pour ce petit cours d'histoire

 

Personnellement, je ne vois pas comment un système de primaires ouvertes à l'ensemble de la gauche est possible, voire souhaitable, dans un système multipartiste. Faire croire que la crise du parti socialiste, la mise en cause de sa position hégémonique, seraient résolus par une procédure est une illusion. je rejoints donc plutôt Binjamin Stora.

Lire aussi les deux articles parus sur ce sujet Telos ici et .

Merci Sylvain Manach pour vos deux liens.

Je trouve le second (Laurent Bouvet) nettement plus intéressant et réaliste que le premier (Gérard Grumberg)

La proposition de Grumberg :

"Celle-ci passe nécessairement par l’organisation d’un nouveau congrès à l’automne."

Un congrès consacré au mode d'organisation des primaires.

Pitié.

Mais la conclusion est sans appel :

Aucun système de désignation des candidats à une élection, aussi démocratique et bien conçu soit-il, ne permet de garantir la victoire finale ni même de donner davantage de chances de l'emporter à celui qui en bénéficie - l'expérience de la présidentielle de 2007 en France l'a bien montré puisque celui qui a été élu n'a pas été choisi au cours de primaires dans son parti, c'est le moins que l'on puisse dire ! Ce n'est pas là que ça se joue. Or les socialistes français n'ont plus tant de temps que cela devant eux pour le comprendre ; dès lors, s'arc-bouter ainsi, et demain, peut-être, se déchirer sur la question des primaires ne leur en fera pas gagner.

Je connais un peu l'histoire dont Benjamin Stora nous parle.

Sur le départ de Julien Dray au PS, je l'ai vu. Il est difficile de respecter quelqu'un après ça. Une trahison, je ne parle pas de convictions (j'ai perdu cette naîveté pour ce qui concerne les hiérarques du PS), je parle de ses camarades de la LCR dont il fut un dirigeant (médiocre selon moi, mais ce n'est pas le propos).

Filoche, c'est autre chose. Respectable. Un discours bolchevik qui se mue en discours de social-démocrate syndicaliste. Pourquoi pas? Et puis?: pas de carrière pour celui qui rejoint le Ps en croyant qu'on y discute de l'avenir des classes exploitées.

Sur Cambadélis, l'évolution du groupe vers son explosion et la carrière perso de l'ex permanent de l'OCI au service de DSK dit combien le PS est un endroit où la politique se meurt, est tuée avec application.

Comment attendre encore quelque chose du PS?

 

Cher Benjamin Stora,

 

Votre billet est très étonnant. Vous décrivez fort bien la dynamique qui a conduit à ce que vous désignez par "l'hégémonie culturelle à gauche" du PS, qui lui a permis d'accéder au pouvoir en 1981. Mais ensuite, je ne comprends plus.

 

Je ne vois pas ce qu'il y a de "logique" à ce que des courants de l'extrême gauche viennent se fondre dans le PS au pouvoir. Je n'ai pas le sentiment qu'ils aient réussi à y entretenir des espaces "de réflexion critique, de contestation ou de propositions" opérationnels, c'est-à-dire capables d'influencer autrement qu'à la marge l'exercice du pouvoir par le PS. Votre constat selon lequel "aucun des dirigeants de ces groupes n’accéderont à des responsabilités ministérielles" décrit bien une réalité objective, mais j'y lis entre les lignes - à tort ou à raison - une espèce de regret que je trouve un peu candide. Vous soulignez enfin que ces flux de ralliements se sont taris à la fin des années 80... mais ce qui reste mystérieux, c'est bien ce qui les a motivés dans la période précédente.

 

En revanche, vous faites silence sur ce qui me paraît essentiel : l'anesthésie durable et profonde de ce qu'on pourrait appeler le "mouvement social" au sens le plus large du terme, consécutive à l'accession de la gauche au pouvoir en 1981 et qui a permis tous les compromis, compromissions et dérives que nous avons vécus entre 1982 et 2002.

 

A l'arrivée, vos préoccupations (concernant le PS) et les miennes (ne le concernant pas du tout) divergent assez radicalement. Je dirais pour ma part que, s'il y a une leçon à tirer de cela - mais on pouvait déjà la tirer de bien des épisodes précédents de l'histoire de la gauche - c'est que mettre au pouvoir un parti, aussi séduisant que soit son programme et charismatique son leader, sans que soient constitués de solides contre-pouvoirs (c'est-à-dire extérieurs à ce parti et non "compromis" dans l'exercice du pouvoir) lui rappelant régulièrement ses engagements, est la garantie des pires désillusions.

 

A plus forte raison, aujourd'hui, alors que je ne vois à l'horizon ni parti susceptible de construire une hégémonie culturelle à gauche (ne parlons pas de reprendre le pouvoir à la droite...), ni programme séduisant, ni leader charismatique, il me semble que le premier chantier à mener est de reconstruire un "mouvement politique" enraciné dans la société, qui devra savoir tout à la fois inventer des modalités de conquête et d'exercice du pouvoir conformes à une "véritable éthique républicaine" du XXIème siècle, comme le réclame plus haut utopiste sans illusions, mais aussi sécréter les contre-pouvoirs qui le protègeront des effets corrupteurs de l'exercice du pouvoir.

 

Je doute que les "nouveaux leaders politiques" que pourrait aujourd'hui attirer le PS puissent être les hommes (ou les femmes) de la situation...

Absolument d'accord avec votre analyse et notamment "l'anesthésie durable et profonde de ce qu'on pourrait appeler le "mouvement social" au sens le plus large du terme, consécutive à l'accession de la gauche au pouvoir en 1981". Et particulièrement se questionner sur l'échec de l'inspiration "autogestionnaire" des années 70 dans ce qu'elle pouvait avoir de pertinent.

L'émergence indispensable de contre-pouvoirs pose le problème d'une sorte de révolution culturelle dans le syndicalisme, notamment enseignant, qui permettrait de retrouver une capacité à la fois critique, constructive, CRÉATIVE, sans crispation ni tabou, propre à suggérer des transformations valables pour notre temps (en renonçant au pur réflexe verbal de "défense du service public"). À cet égard, le mouvement de "désobéissance" dans l'enseignement primaire devrait faire l'objet d'attention et de soutien.

 

 

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" 'une sorte de révolution culturelle dans le syndicalisme, notamment enseignant, "

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Il n'y a rien de plus bloqué que le syndicalisme, enseignant ou autre. Il y a au moins trente ans que l'on sait parfaitement que le syndicalisme est une formidable force conservatrice.

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Les bastions syndicaux sont des châteaux-forts médiévaux.

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La même stratégie doit leur être appliquée qu'au Moyen-Age : affamer les occupants. Au sens propre : leur couper les vivres, c'est-à-dire les subventions.

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Réduit à ses ressources propres, le syndicalisme n'existe plus.

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jpylg

Cher ami, je suis d'accord avec vous: il faut désormais construire des contre pouvoirs. Sur l'entrée au PS dans les années 80, il y avait chez tous ces militants une réelle volonté de changement, et le PS exerçait une attraction (ce qui n'est plus le cas). Beaucoup ont abandonné la politique sur la pointe des pieds tout au long des annaes 90.... B.S.

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" il faut désormais construire des contre pouvoirs. "

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Merci de votre avis. Il me semble que c'est cela le sens d'un projet comme Médiapart et non d'apporter un appoint à telle ou telle tendance d'ici ou là, dans je ne sais quelle prochaine et dérisoire consultation électorale.

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jpylg

Cher Benjamin.

Hormis le personnage et, selon moi, ses dérives, il faut reconnaître que celle qui semble avoir commencé à comprendre cette attente est Ségolène Royal.

Bien à toi.

Elle ne vient pas de comprendre Denis, comme a sa triste habitude, hélas.

Elle vient juste de tomber dans le piège tendu par les "3G" tutélaires de NS, à savoir Guéant, Gallo et Guaino réunis.

Ils ont tellement poussé les lignes de ce gouvernement vers de l'extrême droite la plus decomplexée qui soit, tant avec le ministère de l'immigration choisie qu'avec la répression très dure des mouvements lycéens, universitaires, profs et chercheurs, qu'une Socialiste cherche désormais sa propre majorité dans le cadre de primaires dite "ouvertes" sur sa..........Droite (modem)....

Incroyable mais vrai, ils l'on fait et ils ont réussi !!!! (Max Gallo est un pur génie des fois).

Et Ségolène a foncé la première, comme de bien entendu tête baissée, et en emmenant tout le monde avec elle droit dans ce nouveau mur (Aubry vient de dire oui au principe de primaires depuis ce matin, le canon du revolver électoral sur la tempe, pôvre martine quand même).

@ +O-NE

N'étant pas spécialiste en "cuisine socialiste" - je me garderais bien d'emettre un avis sur ce point. Mon propos touchait la question des "contre pouvoirs", de l'attente de la société civile en ce sens, de la capacité de celle-ci à s'y investir. Il m'avait semblé que Mme Royal avait commencé à comprendre un certain nombre de données et certaines évolutions de la société dans ce domaine... Maintenant ce qu'elle sera capable d'en faire, c'est son problème. L'attente demeure. L'offre reste peut être à construire.

"Je ne vois pas à l'horizon ni parti susceptible ...de reprendre le pouvoir à la droite" je vous trouve bien sévère. Encore faut-il vraiment essayer. Et ce n'est pas le PS qui craint d'y parvenir.

Quant à mener la reconstruction d'un mouvement politique dans lequel les classes populaires et les jeunes pourraient se reconnaître et même participer à sa majorité et à sa maturité politique, je crois que le Front de gauche peut y parvenir avec l'extrême gauche (sans sous-estimer l'ampleur de la tâche).

Comme j'approuve l'impérieuse exigence de contre-pouvoirs efficaces en dehors du parti majoritaire et qui, selon moi, devrait pouvoir en large part contrôler sinon participer au fontctionnement de la démocratie : nominations, contrôles, référendum populaire, class action, statut et place des associations etc. Cela ne va pas non plus sans un service public fort, seul moyen de contrôler les biens publics, y compris la finance et un champ économique immense à réinventer sur le mode associatif, coopératif, égalitaire.

Je n'arrive pas à voir où se situe le hiatus entre un P.S. atlantiste et une UMP qui l'est clairement devenue ("enfin", pour les sarkozystes, qui ont enfin réussi à éliminer les derniers gaullistes). Il s'agit toujours, au fond, de cela : les Etats-Unis d'Amérique ont finalement gagné la guerre mondiale, le dernier adversaire est tombé en 1989. Une "démocratie" clairement bipartiste, oui, c'est cela que cherchent ensemble "socialistes" (qui vont devoir changer de nom, pour faire plus propre : je propose "Démocrates") et "Républicains" , qui ont fait main basse sur ce qui restait de l'UNR, c'est à dire du RPF. Il reste à organiser les changements de conseil d'administration du 77éme Etat de l'Union , pour faire joli. Il reste une Russie toujours aussi russe qu'avant (mais comme elle n'est plus "communiste", on s'en fiche, maintenant. Elle ne menace plus la richesse des ons.) Reste, quand même, un adversaire. Redoutable, pour l' american way of life, parce qu'insaisissable. Je vous laisse deviner lequel.

(Je cherche le nom de celui qui a écrit le prémonitoire "Assomption de l'Europe", paru dans la collection "Champs. Flammarion". Réédition d'une édition Skira, je crois.)

@pierre FERRON,vous vous trompez,quand vous affirmez,qu'il n'y a plus de

GAULLISTE,il reste encore des irréductibles tel que nicolas DUPONT-AIGNAN et son parti debout la republique,parti politique tres jeune mais qui a fait tout de meme un peu plus de 2% aux européennes.bien a vous bernard.

Article fort intéressant qui illustre bien combien dans toute institution ce qui s'est passé avant pèse sur ce qui vécu aujourd'hui, de quoi mener à l'apathie qui est décrite.

Sans doute, est-ce en reprenant ce vécu collectif, libérer la parole en rapport à ces moments que finiront par émerger ce qui fait noeuds...? Démarche indispensable, mais certainement improbable, avant de redéfinir un éventuel projet.

Dans toutes les déplorations socialistes que je lis émanant de divers cadres du parti ou de personnalités depuis longtemps socialisres, il exixte une amnésie étrange sur le phénomène Ségolène Royal.,comme si Jospin la désignant comme une erreur de casting avait définitivement enterré la question. C'est d'autant plus surprenant qu'ils reprennent à leur compte beaucoup de ses propositions.

L'amnésie une vertu politique!!!

C'est amusant que deux des trois chefs de groupe évoqués par Benjamin Stora soient Julien Dray et Jean-Christophe Cambadélis, deux non-énarques qui ont pu de ce fait avoir quelques soucis de budget personnel.

A part ça, la France a sans doute changé ces trente dernières années.

 

@ Benjamin Stora et utopiste sans illusions

 


C'est bien cette capacité d'attraction du PS dans les années 80 qui m'interroge - et j'écris cela sans ironie, c'est une vraie question pour moi - peut-être parce que j'ai vécu ces années-là d'un point de vue singulier : celui d'un salarié du privé et syndicaliste de base qui, dès 1982, ne comprenait plus ce qu'il se passait "là-haut"...

 


Le blocage des prix et des salaires - sans même parler de la nécessité ou de la pertinence macro-économique de cette mesure - a été vécu par mes collègues et camarades comme un coup de couteau dans le dos (imaginez quand vous travaillez au SMIC à temps partiel...). Nos patrons en revanche n'étaient pas mécontents... La réforme du code du travail (lois Auroux), même si nous lui reconnaissions des intentions généreuses, a bouleversé un corpus législatif que nous nous étions péniblement approprié au fil des années, et aussi les rapports de force qui y étaient adossés. Le patronat a su bien mieux et plus vite que nous s'adapter au nouveau paysage et vider de leur contenu ou contourner les mesures les plus novatrices, faute d'une vraie mobilisation des salariés sur le terrain pour mettre en oeuvre des réformes qui avaient parachutées d'en haut.

 


Ce ne sont que quelques exemples. Face à cela, les appareils syndicaux étaient totalement paralysés, quand ils ne nous soufflaient pas de façon plus ou moins subliminale : "Surtout ne bougez pas camarades, cela gênerait le gouvernement et ferait donc le jeu de l'opposition." Quant au PS, évidemment, on ne pouvait s'attendre à ce qu'il soit mécontent de cette atonie, même si l'on savait déjà qu'elle ferait son malheur à plus ou moins long terme.

 

La question des contre-pouvoirs s'est donc posée très tôt, et il semblait évident (enfin... de là où j'étais) que ces contre-pouvoirs ne pouvaient frayer avec le pouvoir, ni même peut-être avec les appareils (syndicaux et autres) établis. D'où mes interrogations sur l'attractivité du PS des années 80... Mais l'important aujourd'hui est de constater que, dedans, dehors ou ailleurs, nous avons collectivement échoué.

 

Mais si "beaucoup ont abandonné la politique sur la pointe des pieds tout au long des années 90" beaucoup aussi, souvent les mêmes, se sont "repliés" sur l'action associative, de proximité, ultra concrète et immédiate. Tout n'a donc pas été perdu pour tout le monde... Et c'est peut-être là que s'est nichée (et a survécu ?) "l'inspiration autogestionnaire des années 70" qui a disparu depuis longtemps du champ politique au sens strict. L'y faire revenir, même sous un autre nom, serait une excellente chose. D'autant que nous avons de nouveaux outils (Internet), de nouvelles perspectives (l'altermondialisme) qui peuvent aider à ancrer cette utopie dans la réalité... et toute une série de crises profondes en perspective qui laissent penser que maintenant, c'est quitte ou double.

J'apprécie votre lucidité et vous le dites vous-mêmes, mille énergies d'inspiration autogestionnaire perduent. Nous sommes dans une pespective de croissance zéro qui nous est imposée de toute façon. Donc il faudra choisir entre deux modèles :

  • le capitalisme et le travail précaire, le chômage de masse issue de cette crise et une société de plus en plus violente
  • un autre modèle économique et politique, coopératif, républicain, l'altermondialisme et l'écologie étant passée par là aussi.

Ce n'est pas une utopie, c'est un devoir si nous ne voulons pas voir la misère du monde s'accentuer et la nôtre nous désagéger jusqu'au désespoir et au déclin.

Belle analyse de ces années là, Gilles.Je les ai vécues comme vous, avec des impressions similaires.

Les grands syndicats et certaines associatiosn ont abdiqué leur rôle de contre-pouvoirs, qui est pourtant un des piliers de la démocratie, puisque les élections ce n'est pas tous les jours.

 

Certes c'est difficile de maintenir de rôle de contre-pouvoir critique sous un gouvernement de gauche, alors qu'on sait que le camp de la droite s'emaparera des moindres failles dans le camp de ses adversaires pour les grossir dans les media qu'il détient.
Mais comme vous le montrez, nous avons vu ce que donnait la politique de la non- critique.

 

Il faudra trouver d'autrres stratégies, et accepter la discussion ouverte, même celle des politiques de gauche.

 

Merci Bernard Stora,

Pour votre analyse de la construction et la trajectoire à géométrie variable du PS depuis 1968.

Et je rejoins votre constat partagé par beaucoup de l’impérieuse nécessité de construire des contre pouvoirs et y compris à son encontre.

** Mais à mon avis, un seul point manque dans votre analyse et qui pour moi n'est pas anodin :

L'apparition dans la vie politique du Mouvement de Libération des Femmes ! avec les multiples assoc. s'en inspirant. (MLAC,etc)

Celui-ci c'est constitué et battu trop souvent en devant s' opposer aux pratiques imprégnées de paternalisme le plus archaïque, de machisme et de sexisme trop bien installées dans tous les partis d'extrême gauche dits révolutionnaires...

Personnellement après ce passage déterminant dans ce MLF, j'ai pu prendre une activité syndicaliste dans un syndicat qui se "devait" de s'ouvrir aux femmes sinon s'étioler.(CGT)

Et là, je pense que le PS a pu devenir un point de rencontre entre des militants/tes venu/es d'horizons différents avec des pratiques différentes pour essayer de faire bloc afin de s'opposer à la Droite.
Donc, le PS a eu et a encore son utilité ! Soyons exigeants/es et responsables à son endroit.

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