Michel Deléan a rejoint Mediapart en janvier 2011. Journaliste depuis 1986, il a été pigiste à Libération (1986-1987), reporter au Parisien (1988-1998), puis grand reporter au Journal du Dimanche (1999-2010). Il est l'auteur de "Qui veut la mort du juge d'instruction?" (Les Carnets de l'Info, 2007), et "Adjugé, volé. Chronique d'un trafic à Drouot" (Max Milo, 2011).
Vincent Montrieux, 35 ans, a failli être recasé successivement comme procureur à Compiègne puis à Sens. Jusqu'à un bug étonnant, quand l'avis négatif du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a été escamoté par le ministère de la justice.
Des juges d’instruction viennent d’adresser à la ministre de la Justice Christiane Taubira une Lettre ouverte relative à l'état des pôles criminels de l'instruction, afin de l’alerter sur les conséquences des suppressions de postes effectuées ces dernières années.
Les trois postes les plus sensibles de la police ont été renouvelés au conseil des ministres du 30 mai. Frédéric Péchenard à la DGPN, Bernard Squarcini à la DCRI et Michel Gaudin à la préfecture de police de Paris, tous trois proches de Sarkozy, ont été remplacés par des proches du PS.
Auteure de la loi sur l'abolition de l'esclavage, Christiane Taubira n'a pas été invitée à un colloque organisé sur ce sujet par la Cour de cassation le 14 mai. Un simple oubli ? Deux jours plus tard, la députée de Guyane devenait garde des Sceaux.
Incarcéré pendant plusieurs mois après la grande manif des sidérurgistes du 23 mars 1979, le lycéen Gilles Desraisses était devenu un symbole de la lutte contre l'arbitraire. Il est décédé récemment dans l'anonymat le plus complet. Portrait d'un jeune homme discret.
L’homme d’affaires et marchand d’armes Pierre Falcone, bien que condamné dans l’affaire de l’Angolagate, vient de réussir à faire condamner Le Monde pour atteinte à la présomption d’innocence.
En attendant la publication des décrets d'attribution ministère par ministère, à partir de mercredi, les membres du gouvernement Ayrault se sont installés et ont formé leurs cabinets. Dans un certain désordre.
Le vénérable établissement financier est reconnu coupable d'escroquerie au jugement par la cour d'appel de Paris, dans un dossier financier complexe qui dure depuis quinze ans.
Avec la nomination de Jean-Marc Ayrault au poste de premier ministre, ce mardi 15 mai, François Hollande s'expose aux attaques de la droite, qui rappelle la condamnation à six mois de prison avec sursis du maire de Nantes pour favoritisme en 1997. Mediapart explique la portée de sa “réhabilitation”, survenue fin 2007. Et publie le rapport de la Chambre régionale des comptes qui a déclenché sa condamnation.
Patrice de Maistre est interrogé ce 10 mai sur les 4 millions d'euros retirés des comptes suisses de Liliane Bettencourt entre 2007 et 2009. Le financement politique et un enrichissement personnel sont au cœur des investigations.
L'élection de François Hollande, qui a placé la justice parmi ses priorités, fait naître l'espoir et quelques envies chez les avocats et les magistrats de Bobigny. Une juridiction qui manque cruellement de moyens, et qui a été attaquée par Nicolas Sarkozy.
Thierry Gaubert n'écope finalement que d'une peine de dix mois de prison avec sursis et d'une amende dans l'affaire du 1 % logement des Hauts-de-Seine. L'affaire aura mis des années à aboutir et les failles et les lenteurs de l'instruction ont aussi été égratignées par le tribunal. L'ancien collaborateur de Sarkozy ne devrait pas faire appel.
Le Syndicat de la magistrature (SM, gauche) adresse ce 2 mai une lettre ouverte incendiaire à Nicolas Sarkozy, que publie Mediapart. Le SM détaille le bilan de l'actuel président de la République et ancien ministre de l'intérieur, dénonce « la particulière nocivité de (sa) politique pour la justice et les libertés dans ce pays », et appelle à voter contre lui.
L'État se voit demander près de 250 millions d'euros pour « faute lourde » par le marchand d'art Jacques Melki, à la suite de graves dysfonctionnements au tribunal de commerce de Paris. De son côté, le Conseil constitutionnel rendra le 4 mai une décision vitale pour l'avenir de ces juridictions.
Un second membre du cabinet du ministre de la justice, Michel Mercier, va bénéficier d'une étonnante promotion éclair, juste avant l'élection présidentielle.
Contournés par les procureurs, les juges d’instruction indépendants voient en outre leur nombre se réduire. À défaut de les avoir supprimés, comme le voulait Nicolas Sarkozy, le gouvernement les marginalise et les fait rétrécir petit à petit.
Un juge d'instruction du pôle financier de Paris va enquêter sur les agissements de commissaires-priseurs et d'experts soupçonnés d'escroquer leurs clients, après la plainte d'un antiquaire en chambre qui dit avoir été gravement spolié. Quatre cents tableaux sont en jeu.
Audiences plus longues, affaires renvoyées, jurés moins sévères qu'escompté : l'expérience des citoyens assesseurs en correctionnelle crée plus de difficultés qu'autre chose, dans des tribunaux débordés et sans moyens.