Après douze ans de presse quotidienne régionale et une année de révolution en Egypte, j'ai rejoint Mediapart en novembre 2011. Je m'occupe des questions sociales. A l'écoute des ouvriers, des syndicats mais pas (trop) allergique aux patrons.
La proposition de Sarkozy de gonfler les indemnités de licenciement des salariés pour les aider à financer leur projet de Scop a pris tout le monde de revers, jusqu'aux ministres. Mais le syndicat à l'origine du projet attend maintenant des «actes».
S'il est élu l'an prochain, François Hollande, le candidat socialiste, veut s'inspirer de sa gestion du conseil général de Corrèze pour diriger la France. Le département est le plus endetté du pays, il vient d'y imposer un plan d'austérité, approuvé par ses alliés communistes et écologistes. Enquête dans le fief hollandais, empreint de chiraquisme et de radical-socialisme version Henri Queuille.
L'Etat va-t-il sauver SeaFrance, l'unique pavillon français sur la ligne Calais-Douvres, ou laisser sombrer cette filiale de la SNCF, principal employeur de la ville ? Aidera-t-il la CFDT, le syndicat majoritaire, à financer son projet de coopérative ouvrière et à sauver le millier d'emplois en danger ? A Calais, on navigue en plein brouillard. Ambiance.
Quatre cents «indignés» ont convergé vendredi 11 novembre vers le parvis de la Défense, où un noyau dur résiste et campe depuis une semaine. Pour les uns, l'optimisme est de rigueur, le mouvement prend. Pour les autres, la mobilisation demeure insuffisante.
Peu de chômage, des industries de pointe et un pouvoir d'achat à rendre jaloux les cantons alentour: la commune du Cheylard, enclavée dans la vallée de l'Ardèche, était une heureuse exception. Jusqu'à ce que les plans sociaux, les réductions d'effectifs et les délocalisations tombent en cascade et provoquent un séisme social dans la région.