29 ans. Diplômée de l'Ecole supérieure de journalisme de Lille (ESJ) en 2007, j'ai rejoint Mediapart à sa création pour couvrir la droite en politique.
«Rien ne doit être oublié», a répété le premier ministre. Pas même... François Fillon. Vendredi, pour conclure les journées parlementaires de l'UMP, le locataire de Matignon a fait un discours aux allures de bilan. En tentant d'imprimer sa marque.
La guerre déclarée entre Jean-François Copé-Bertrand pour la direction de l'UMP marque les journées parlementaires du parti présidentiel, les 23 et 24 septembre, à Biarritz. Faisant presque oublier la vraie fracture à l'UMP: celle sur la politique de sécurité du gouvernement et la drague de l'électorat du Front national.
Les députés UMP de la commission des lois ne comprennent pas les accusations portées par Le Monde contre le «cabinet noir» de l'Elysée. Le journal «est tombé dans l'anti-sarkozysme», accuse l'un d'eux.
Nicolas Sarkozy a reçu, mercredi 8 septembre, les députés de la majorité pour un déjeuner à l'Elysée d'une heure et demie. Il a appelé ses troupes à «l'unité» et au «rassemblement» et tenté de répondre au «malaise» des élus UMP après l'agitation des derniers mois à l'intérieur du parti présidentiel. Récit.
Nicolas Sarkozy a sonné le rappel à droite pour cette journée de rentrée parlementaire et de mobilisation sociale. Si les troupes UMP sont apparues unies, mardi, à l'Assemblée nationale, en arrière-plan les divergences ne se sont pas envolées.
Affaire Woerth-Bettencourt, déceptions par rapport aux réformes, offensive sécuritaire du gouvernement, guerre des clans dans la majorité: des élus UMP et députés suppléants de ministres racontent à Mediapart «le malaise» à droite.
Nicolas Sarkozy réunit ce matin un gouvernement en lambeaux tandis que sa majorité présidentielle se déchire. La brève université de l'UMP, mardi, a mis en scène les divisions et inimitiés des ténors. Fillon, Bertrand, Copé, Pécresse ont fait feu de tout bois.
Il y a un an, il était au cœur de la polémique Hortefeux, lors du campus UMP, à Seignosse. Cet été, le virage sécuritaire de Nicolas Sarkozy a été «la goutte d'eau qui fait déborder le vase». Il rend sa carte et, pour Mediapart, livre quelques dessous de l'épisode Seignosse.
Conseil des ministres de rentrée sur fond de crise économique et de polémiques à droite sur le virage sécuritaire de Sarkozy. François Fillon a fait un pas de côté, mardi, en appelant à «ne pas instrumentaliser de part et d'autre la lutte contre l'immigration irrégulière».
Les proches de Villepin sont persuadés que «les dérives sécuritaires» du gouvernement ont braqué une partie de l'UMP et comptent en profiter pour constituer un groupe indépendant avec François Bayrou et Nicolas Dupont-Aignan à l'Assemblée nationale avant le 1er octobre.
Benjamin Lancar a été reconduit dimanche à la tête des jeunes de l'UMP avec 78% des voix. Après une campagne mouvementée où il a été accusé de fraude et de «méthodes trotskistes» par une partie des «Jeunes Pop».
L'Elysée tente une riposte risquée: crédibiliser le procureur Philippe Courroye, en charge de l'affaire Bettencourt, en le faisant passer pour un «juge indépendant».
Nicolas Sarkozy a estimé, lundi 12 juillet, dans son interview à France 2, qu'Eric Woerth était «lavé de tout soupçon». Si le ministre du travail est confirmé à son poste, un gouvernement resserré est annoncé pour la «fin octobre».
Le pouvoir mise sur l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy, lundi 12 juillet, pour éteindre la polémique. Mais c'est oublier la crise politique profonde que traverse l'exécutif. Un gouvernement décrédibilisé car en sursis. Un ministre sous le feu des affaires maintenu pour mener la réforme des retraites. Un Quai d'Orsay en crise. Et des critiques qui se font de plus en plus violentes à droite.
Roanne (Loire), une ville dans la crise. 39% des familles avec enfant sont monoparentales. Et souvent les premières touchées par la précarité. Séverine (36 ans) et Lucrèce (46 ans) élèvent leur enfant avec moins de 1.000 euros par mois. Elles nous racontent les difficultés à boucler les fins de mois avec peu ou pas d'aides sociales. Cinquième volet de notre série.
L'Elysée a sorti l'artillerie lourde pour gagner sa bataille de communication et préparer le terrain pour Nicolas Sarkozy avant son intervention du lundi 12 juillet. Décryptage.
Roanne (Loire), une ville dans la crise. L'entreprise de grues Manitowoc a subi la crise de 2008 de plein fouet: une chute de 80% des commandes, deux plans sociaux. A Charlieu, dans l'agglomération roannaise, 185 personnes sont restées sur le carreau. Gilbert, 53 ans, travaillait depuis 24 ans dans l'usine. Troisième volet de notre série.
Les députés de la majorité ont mis la pression sur l'Elysée, demandant à Nicolas Sarkozy de «s'exprimer rapidement» sur les affaires, l'exhortant même, pour certains, à procéder rapidement à «un remaniement» pour éteindre l'incendie.
Roanne (Loire), une ville dans la crise. 35.000 habitants, un tiers sous le seuil de pauvreté. Dans ce bassin industriel de la région Rhône-Alpes, allocations, aides européennes et «contrats de revitalisation» sont souvent le dernier recours avant l'indigence. Premier volet d'une série de neuf reportages.
Pilier de la Sarkozie, Eric Woerth a longtemps été présenté comme le discret expert-comptable, caution vertueuse du gouvernement. C'est oublier que le ministre du travail est depuis un quart de siècle au cœur de la droite. Directeur financier du RPR pendant les «affaires», soutien d'une alliance avec le FN en Picardie, lors des régionales de 1998... Parcours, depuis 1993, du grand argentier de la droite.