Journaliste depuis 1976, 26 ans à l'AFP, notamment à la tête du Département Economique, des bureaux de Tokyo et Bruxelles. Quatre livres publiés chez Grasset, dont "Cette crise qui vient d'Asie" et "Le jour où la France a fait faillite"
Le gouvernement doit transmettre très prochainement à la Commission européenne le dossier de la garantie financière accordée au Crédit immobilier de France. Pas pour obtenir le feu vert à un sauvetage de l'entreprise mais à sa liquidation...
L'ambassadeur du Brésil à l'Organisation mondiale du commerce, Roberto de Azevêdo, a été sélectionné de justesse pour succéder à Pascal Lamy à la direction de l'institution. Un succès pour la très dynamique diplomatie brésilienne, mais certainement pas le meilleur des candidats.
Le gouvernement portugais a annoncé le 3 mai un nouveau paquet de mesures de redressement budgétaire, visant presque exclusivement la fonction publique, en invoquant “l'égalité” de traitement réclamée par le Tribunal constitutionnel.
Nouvel épisode dans l'interminable feuilleton de la SNCM : Bruxelles exige que le transporteur marseillais, à l'histoire économique et sociale “agitée”, rembourse 220 millions d'euros d'aides d'État illicites. Mais le changement, c'est pas maintenant.
Le débat sur « l'austérité » budgétaire, notamment en France où elle n'a pas commencé, est d'abord un refus idéologique de voir l'éléphant qui est dans la pièce : le poids de l'État dont la « providence » est inégalement répartie, et de la classe sociale qui en dépend. Parlons donc de l'éléphant version portugaise.
Dix ans après sa mise en cause dans une affaire d'évasion fiscale et de comptes en Suisse, Isaltino Morais, maire de la commune la plus riche du Portugal, a finalement été incarcéré le 24 avril. Mais ce n'est peut-être pas la fin d'un feuilleton judiciaro-politique marqué par plus de 40 recours et appels.
Héritier d'une économie portugaise cartélisée qui remonte au moins à la dictature salazariste, l'ancien monopole d'État EDP, désormais contrôlé par un groupe public chinois, accumule les profits dans une économie en récession chronique. Cherchez l'erreur.
Longtemps abandonné à ses subventions européennes, l'intérieur portugais traverse la crise plutôt moins mal que les grandes villes. Solidarités anciennes et nouvelles, résurgence de l'économie souterraine et peut-être même une lumière au bout du tunnel, les « néo-ruraux ».
Sous une pression politique intense, le premier ministre portugais Pedro Passos Coelho a dû se résigner au départ de son bras droit et ami intime Miguel Relvas, accusé depuis un an d'avoir obtenu une licence de sciences politiques dans des conditions abracadabrantesques.
Une fois encore, un pays mis à genoux par ses banques. Chypre n'est que la caricature d'une situation généralisée, dont on ne sortira qu'en faisant des banques « des entreprises comme les autres », faillibles et mortelles. Cela s'appelle « la libre entreprise bancaire », théorisée par Ludwig von Mises. Analyse.
C'est la démocratie qui, en Europe, a besoin de « réformes structurelles », au moins autant que l'économie. Le seul « crime » de l'euro est d'avoir différé ce moment. Ce que disent les Européens, dans les urnes et dans la rue, c'est qu'il est plus que temps.
Un million de Portugais, mobilisés par les réseaux sociaux, ont pris la rue le 2 mars pour conspuer la “troïka” UE-BCE-FMI et chanter Grandola Vila Morena, devenu le chant de ralliement de l'indignation sociale.
Slow Food et 276 ONG dénoncent l'émasculation par la commission AGRI du Parlement européen, où l'agro-business veille au grain, des modestes propositions de « verdissement » de la PAC envisagées par Bruxelles. Édifiant.
À entendre les “éléments de langage” de la France officielle unanime, le Crédit immobilier de France va payer de son existence le refus de s'adosser à un grand réseau bancaire. L'histoire dit, elle, que ce sont les gouvernements, de gauche comme de droite, qui ont fait échouer différents projets. Retour sur ces années de bagarres.
Barack Obama a retiré d'une étagère poussiéreuse un projet d'accord de libre-échange transatlantique entre les États-Unis et l'UE. Le bilatéralisme est à la mode. Cela n'en fait pour autant une bonne idée. Analyse.
Le système bancaire français est hyperconcentré et un acteur de plus va disparaître. Les mises en chantier de logements s'effondrent. Or le Crédit immobilier de France (CIF), financier des ménages modestes, est condamné à l'extinction. Les États soutiennent les banques, mais pas toutes. Il vaut la peine de s'arrêter au curieux cas de cet établissement.
Une journée ordinaire dans la vie des banques européennes : une nationalisation en urgence aux Pays-Bas ; les pertes d'hiver suivent celles du printemps au Crédit agricole ; un scandale financier en Italie.
Dans un documentaire décapant, « The Untouchables », la chaîne publique américaine PBS pose la question à mille milliards de dollars : comment expliquer l'impunité pénale des responsables de la crise financière mondiale ?
L’assemblée générale des actionnaires du Crédit immobilier de France (CIF) a désavoué jeudi 24 janvier le conseil d’administration, coupable à ses yeux d’avoir entériné le protocole d’extinction de l’activité que le Trésor et l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) veulent leur imposer en échange de la garantie de l’État.
Pionnière des « mesures non-conventionnelles » adoptées aux États-Unis et en Europe, la BoJ s'engage, contre son gré, dans une nouvelle « expérience » à haut risque. Analyse.