Passé par l'agence Reuters et la rédaction des Cahiers du Cinéma,
je couvre désormais, depuis Bruxelles, le feuilleton de la crise européenne pour Mediapart - avec un tropisme assumé pour les cas espagnol et islandais. J'ai par ailleurs publié un guide sur l'Argentine (La
Découverte, 2011).
D'un côté, le président français s'est engagé pour une relance forte en Europe. De l'autre, Paris rejoint les pays qui insistent pour limiter la hausse du budget européen. À Bruxelles, des élus s'inquiètent de cette « schizophrénie ».
Les fonctionnaires espagnols manifestent jeudi contre l'austérité, tandis que le Bundestag allemand doit approuver l'aide aux banques d'Espagne. L'exécutif de Mariano Rajoy est plus que jamais en difficulté.
C'était le concept phare d'Arnaud Montebourg. Devenu ministre du redressement productif, il se montre très prudent sur le sujet. Pourtant, la « démondialisation » est peut-être l'une des réponses, à terme, à la crise industrielle que traverse PSA.
Festival de cinéma en grande forme, le FID s'est clôturé en début de semaine. On y a rejoué un conflit étudiant au Liban, le Débarquement des Américains en Provence, ou encore les croisades dans l'Orient du XIe siècle. D'audacieuses reconstitutions, qui bousculent les genres.
Le document devrait être officialisé le 20 juillet, lors d'une réunion à Bruxelles. Il fixe les 32 conditions imposées à l'Espagne pour que l'Europe vienne en aide à ses banques. Faut-il y voir un ballon d'essai pour la fameuse « union bancaire » de la zone euro, mise en chantier en juin ? Cette mise sous tutelle de l'Espagne sera-t-elle une nouvelle usine à gaz ? Mediapart a interrogé des économistes.
La manifestation des quelque 200 mineurs, venus du nord de l'Espagne à pied pour rejoindre Madrid, s'est achevée mercredi en affrontements faisant plus de 70 blessés. Dans une Espagne étouffée par les mesures d'austérité qui s'empilent, ces mineurs sont devenus les nouveaux visages de la contestation.
Les Libanais Rabih Mroué et Lina Saneh présentent leur nouvelle création, à partir de dimanche à Avignon : 33 tours et quelques secondes. Une réflexion 2.0 sur les failles de l'espace public au Liban, en écho aux révolutions arabes de 2011. Entretien.
Le chorégraphe Jérôme Bel a travaillé avec une troupe suisse d'interprètes souffrant d'un handicap mental. Avec Disabled Theatre, il livre une réflexion sur le handicap qui pourrait bien bousculer le festival d'Avignon, à partir de lundi. Entretien.
Une alliance inattendue s'est formée lors du Conseil européen : l'Italie et l'Espagne, asphyxiées par leurs taux d'emprunt sur les marchés, ont refusé de signer le pacte de croissance de François Hollande. La stratégie a été payante : les deux pays ont obtenu des mesures de court terme pour les soulager.
La chancelière allemande sera sous pression durant le Conseil européen qui s'ouvre à Bruxelles. Alors que la crise espagnole s'aggrave et que l'Italie chavire, elle continue de refuser toute mise en commun de la dette, à court terme. Une solution qui aurait pourtant le mérite d'apaiser la situation des pays du sud de l'Europe.
C'était une promesse de campagne de François Hollande : renégocier le nouveau traité européen mis au point par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy. Mais le « pacte de croissance », chiffré à 130 milliards d'euros, pourra-t-il contrer les effets pervers de l'austérité à grande échelle ? Mediapart a interrogé des économistes, dans leur majorité très réservés sur l'ampleur des mesures sur la table.
A quelques jours d'un nouveau Conseil européen, les négociations sur la « taxe Tobin » viennent certes d'être relancées. Mais puisque les 27 ne sont pas d'accord entre eux, les volontaires seront autorisés à y aller seuls... De quoi satisfaire Paris et Berlin, qui contournent ainsi le veto de Londres. Quoi qu'en dise le président français, la procédure est toutefois encore loin d'aboutir.
L'annonce d'un plan de sauvetage des banques en Espagne n'a rien réglé. Les taux payés par Madrid pour emprunter sont à des sommets historiques. Un an après l'occupation de Sol, les activistes sont à nouveau sur le pied de guerre. Inventaire, depuis Madrid, des techniques de lutte contre le monde financier.
Le scrutin grec est suivi de près en Espagne, en particulier au sein de la gauche radicale. Entretien avec Alberto Garzon, figure du mouvement indigné, devenu le plus jeune député de l'Assemblée espagnole, pour la Gauche unie. Il voit dans l'élection grecque «une lutte entre les forces du marché et celles de la démocratie».
Un plan de sauvetage ? Quel plan de sauvetage ? Le chef du gouvernement espagnol minimise la situation dans laquelle se débat son pays. Six mois après son entrée en fonction, le gouvernement est déjà confronté à l'impopularité.
Pas moins de quarante expul- sions ont lieu chaque jour dans la région de Madrid, aux dépens de ménages piégés par leurs prêts immobiliers. Et la première banque à les ordonner n'est autre que Bankia, qui vient d'être sauvée par des milliards d'euros d'argent public. Reportage sur les lieux d'une expulsion.
Que pensent les socialistes européens de la montée en puissance de Syriza, en Grèce? Entretien avec l'eurodéputé socialiste Robert Goebbels, qui avait participé à une «Troïka alternative» à Athènes.
La zone euro tremble dans l'attente des élections grecques de dimanche. Quelle coalition pourrait sortir? Le député socialiste européen Liêm Hoang Ngoc plaide pour une alliance du Pasok avec la gauche radicale alors que Bruxelles, François Hollande et les autres responsables européens soutiennent une coalition entre la droite et les socialistes.
Moins de six mois après son entrée en fonction, le conservateur espagnol Mariano Rajoy se débat pour éviter le pire des scénarios à ses yeux : un plan d'aide débloqué par Bruxelles et le FMI pour empêcher la banqueroute. Mais les marchés sont chaque jour plus dubitatifs, et l'Espagne se rapproche dangereusement du chaos.
Pour la première fois, les Français installés à l'étranger élisent des députés. La nouvelle circonscription du Benelux, a priori acquise à l'UMP, doit servir de point de chute à l'ex-secrétaire d'Etat UMP Marie-Anne Montchamp. Mais la dispersion des candidatures à droite sur fond de règlements de comptes rend très incertain ce scrutin inédit.