41 ans. Après de nombreuses années passées aux États-Unis, à Los Angeles, Washington et New York, ainsi que de multiples reportages aux quatre coins de la planète, il est rentré à Paris en 2008 pour s'occuper de l'actualité internationale à Mediapart.
En 2008, les ouvriers de l'industrie textile se sont soulevés contre le régime de Moubarak et ont été durement réprimés. Mais cette révolte a donné lieu au mouvement qui balaie aujourd'hui l'Egypte, et dont ils font de nouveau partie.
Les discussions entre le régime en place et l'opposition semblent avoir démarré. Un communiqué fait même état d'avancées significatives, mais le vice-président Omar Souleiman refuse toujours le départ de Moubarak et certains opposants restent méfiants.
Le climat devient de plus en plus tendu dans la capitale égyptienne. Les affrontements continuent place Tahrir, les étrangers sont pris pour cible, et les milices pro-Moubarak ont repris du poil de la bête.
La journée de mercredi a d'abord vu l'opposition se diviser sur l'opportunité de négocier avec le régime, avant que les forces pro-Moubarak n'attaquent les manifestants de la place Tahrir du Caire. Jeudi matin, alors que les affrontements se poursuivaient, il n'était plus question de discuter avec un pouvoir qui a choisi la violence.
Ecrivain, militant de gauche empri- sonné en 1959, Sonallah Ibrahim a reçu Mediapart dans son appartement de la banlieue du Caire. Pour lui, les manifestants «ne réclament pas juste la chute de Moubarak, mais aussi celle du régime et de ses fondations».
L'annonce, mardi soir, de Moubarak qu'il ne se représentera pas à la présidentielle ne devrait rien y changer. Alors que la mobilisation s'amplifie dans le pays et qu'une transition se dessine, il y a un enjeu de taille : comment réconcilier les mouvements de jeunes, à l'origine du soulèvement, avec des partis d’opposition qui ont, pour beaucoup, une image discréditée. De notre envoyé spécial au Caire.
Les rues du Caire étaient vides ce dimanche. Des boutiques fermées et quelques rassemblements encore, sous le bruit des avions de chasse... Entre rumeurs et commentaires, le principal problème des manifestants reste l'inconnu dans lequel ils sont plongés. De notre envoyé spécial au Caire
Une quatrième journée de manifestation de grande ampleur en Egypte semble avoir poussé la diplomatie américaine à modifier son soutien à leur viel allié Moubarak, en faveur des aspirations démocratiques de la rue. Article mis à jour vendredi 28 janvier à 22h30.
Pour le deuxième jour consécutif, des manifestants sont descendus, mercredi, dans les rues de plusieurs grandes villes égyptiennes pour appeler au départ d'Hosni Moubarak, au pouvoir depuis trente ans. On dénombre 800 arrestations.
Une grosse semaine après la chute de Ben Ali, la Tunisie n'est plus la même. Partout, les langues se délient, les habitants débattent, les journalistes cherchent à informer. Et chacun veut rattraper le temps perdu. Reportage.
Soixante manifestants ont été tués par balle, début janvier, dans cette ville déshéritée à l'intérieur des terres. C'est ici que la révolte est devenue la révolution qui a fait tomber Ben Ali. Aujourd'hui, dans une ville sans police, les habitants continuent de faire entendre leur colère.
Les événements continuent de se tamponner à Tunis. Des manifestations ont toujours lieu, mais la bataille se déroule désormais aussi dans les coulisses des appareils politiques. Le gouvernement de transition a déjà perdu quatre ministres et il n'inspire pas grande confiance à la population. De notre envoyé spécial en Tunisie.
Une manifestation violemment dispersée, un gouvernement de transition annoncé... Ce lundi, dans les rues de Tunis, la peur de voir le chaos s'installer alternait avec la crainte de voir la révolution récupérée. Un reportage de notre envoyé spécial en Tunisie.
Autour de la capitale, le clan formé par la belle-famille de Ben Ali avait installé ses villas et ses piscines. La plupart ont été dévastées. «Pas par besoin, mais par vengeance», prévient un badaud. Pour récupérer ce que les Trabelsi avaient pris aux Tunisiens. Reportage.
De quelques centaines, ils se sont retrouvés plusieurs milliers, vendredi en plein centre de la capitale, pour demander le départ de Ben Ali, la liberté, la fin du régime. Jusqu'à ce que les forces de sécurité interviennent violemment. Un reportage de notre envoyé spécial.
Les circonstances de l'opération militaire française qui a conduit à la mort de deux otages restent troubles. Tout comme la présence de commandos hexagonaux dans cette région du Sahel.