La prostituée Patrizia d’Addario a donc fourni la preuve de ses discussions avec Silvio Berlusconi à l’hebdomadaire italien l’Espresso qui publie sur son site des extraits de ces conversations au coin du lit, datant de l’automne dernier.
Le Parlement européen renoue avec le consensus. Les conservateurs du PPE et les socialistes européens ont reconduit un accord de «grande coalition» leur permettant de se partager la présidence du Parlement européen et les commissions. Le conservateur polonais Jerzy Buzek présidera donc l’hémicycle durant les trente premiers mois, et le socialiste allemand Martin Schultz la seconde moitié des cinq années de mandature.
Dans la ville martyre de L’Aquila que Silvio Berlusconi a choisie pour accueillir ses hôtes du G8, peu de choses ont changé depuis le tremblement de terre il y a trois mois.
Barack Obama est en terre russe où ces dernières années les crimes xénophobes se sont dangereusement multipliés. Depuis le début de l'année, trente-six personnes ont été victimes de meurtres racistes et les bandes de skinheads se multiplient. Mais, même dans cette Russie prise de fièvres nationalistes, le nouveau président des Etats-Unis reste avant tout porteur d'espoir.
Nicolas Sarkozy est le premier chef d’Etat européen à se rendre à Stockholm depuis que la Suède a pris, pour six mois, la présidence de l’Union européenne. Vendredi 3 juillet, il devait aborder avec le premier ministre Fredrik Reinfeldt les principaux sujets à l’agenda des vingt-sept, et notamment la lutte contre le chômage et le réchauffement climatique. Acteur incontournable de la politique européenne, la France est pourtant loin de se rendre en terrain conquis.
A deux semaines du G8 qui se tiendra à L’Aquila sous la présidence de Silvio Berlusconi, le dernier scandale en date, qui fait état d’enregistrements des ébats du président du conseil italien avec une escort girl, n’a pas pour autant déclenché un sursaut civique chez les Italiens qui ont boudé les scrutins référendaire et provincial de ce lundi 22 juin.
Bien qu'une majorité de démocrates désapprouvent la stratégie de Barack Obama d'augmenter les budgets pour les guerres en Afghanistan et en Irak, c’est grâce au vote d'une vingtaine de députés à la gauche du parti qu’une rallonge de 80 milliards de dollars a été votée, mardi 16 juin, pour être entérinée par le Sénat deux jours plus tard. L’aile antimilitariste du parti du président espère désormais que la Maison Blanche se souviendra de ce soutien décisif quand il faudra avancer sur la question de la publication de photos de torture d’Irakiens ou sur la fermeture de la prison militaire de Guantanamo.
C'est l'un des principaux points à l'ordre du jour du conseil européen qui débute ce jeudi: reconduire ou non José Manuel Barroso à la présidence de la commission européenne. Paris et Berlin l'appuient comme la plupart des gouvernements.
La compagnie pétrolière anglo-néerlandaise Shell, accusée de complicité dans l'élimination de l'écrivain nigérian Ken Saro Wiwa en 1995, a accepté de payer 15,5 millions de dollars pour régler le litige devant la justice américaine. Mais les ennuis ne sont pas terminés pour Chevron, Exxon ou Chiquita sous le coup de procédures similaires. Une loi datant de 1789 permet en effet aux étrangers victimes d’actes de torture de saisir la justice américaine pour peu qu’ils résident aux Etats-Unis et que la multinationale impliquée y ait une part de ses activités.
Il n'y a pas que la défaite des socialistes français, désormais à égalité avec Europe-Ecologie. Dans toute l'Union européenne, les sociaux-démocrates enregistrent de mauvais résultats et perdent une soixantaine de sièges dans le nouveau parlement européen. Mediapart vous propose un dossier spécial sur les ressorts de cette crise. Avec plusieurs entretiens qui tentent de répondre à la crise particulière du PS français et à la défaite générale des gauches européennes. Et notre analyse du scrutin européen.
En obtenant presque autant d'élus que dans le Parlement sortant, les conservateurs ont gagné les élections européennes en infligeant une défaite écrasante aux socialistes qui, eux, ont perdu une soixantaine de sièges. Mais ce scrutin marque surtout la montée de l’extrême droite et des partis anti-européens, alors que les électeurs ont presque systématiquement désavoué leurs gouvernements en pratiquant un vote sanction.
Le parlement européen sortant a survécu au big-bang de l’élargissement à douze nouveaux pays membres et n’a pas failli en terme d’efficacité. Il subit pourtant la désaffection de l'électorat qui l'accuse d'être trop éloigné des préoccupations. Pourtant, le clivage gauche-droite s'est nettement accentué entre 2004 et 2009. Et le groupe libéral et centriste ALDE, dont fait partie le MoDem de François Bayrou, s’est mis à pencher vers la droite avec des alliances fréquentes avec les conservateurs du PPE.
À la veille des célébrations du 65e anniversaire du «Jour J» sur les plages de Normandie auxquelles Barack Obama va se rendre, l’historien britannique Antony Beevor publie le récit du débarquement des Britanniques et des Canadiens le 6 juin 1944 et leur avancée jusqu’à Paris. A partir de nombreux nouveaux témoignages, il explique pour Mediapart les enjeux de la «plus importante opération militaire jamais montée» et revient sur les raisons qui l'ont amené à qualifier le bombardement de Caen de «crime de guerre».
La Chine a lié mercredi le renforcement de sa coopération avec l'Union européenne à une non-ingérence dans ses affaires intérieures, en allusion à la question du Tibet, lors d'un sommet avec les dirigeants européens qui se voulait celui des retrouvailles, après l'annulation du précédent en raison de la rencontre du président français Nicolas Sarkozy et du dalaï-lama.
En septembre 2007, aucun journaliste étranger n'est autorisé à entrer en Birmanie pour rendre compte de la révolte populaire pacifique en cours. Seuls des journalistes birmans ont pu filmer la répression en cours. Leurs images ont été rassemblées sous la forme d'un documentaire qui sort mercredi à New York. L'Europe n'a pas jugé bon, lundi à Bruxelles, d'alourdir les sanctions contre le régime malgré l'incarcération récente du prix Nobel de la paix Daw Aung San Suu Kyi.
La junte au pouvoir en Birmanie a fait emprisonner, jeudi 14 mai, l'opposante et prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, en résidence surveillée depuis plus de six ans. Elle pourrait immédiatement être déférée devant un tribunal. Depuis une semaine, le pouvoir lui interdisait de voir son médecin traitant. L’Union européenne et les Etats-Unis semblent vouloir remettre en question la politique de sanctions mise en place ces dernières années.
Malgré les milliers d'utilisateurs enregistrés sur le blog vidéo du président russe Dmitri Medvedev activé à l’occasion du premier anniversaire de son mandat, jeudi 7 mai, les Russes restent sceptiques quant à sa capacité à mener à bien des réformes. Insensible à la multiplication des violences contre les défenseurs de la cause démocratique, tous les signes que donne le troisième président de la Russie laissent à penser qu'il agit dans la droite ligne de son premier ministre Vladimir Poutine, tandis que les lois les plus répressives sont adoptées sans encombre par un parlement contrôlé par le Kremlin.
Au lendemain de la parution du rapport sur la filière pétrolière et devant la menace d’une remise en cause de l’accord salarial, les principales centrales syndicales guadeloupéennes et le collectif LKP, initiateur de la grève générale en Guadeloupe, ont décidé de ne pas participer le 15 avril aux états généraux de l’outre-mer convoqués par Nicolas Sarkozy. A la place, le syndicaliste Alex Lollia (LKP) appelle à la tenue d’une assemblée constituante du peuple guadeloupéen.
Avant que les principales puissances atomiques ne se rangent derrière Barack Obama appelant de ses vœux un monde sans armes nucléaires, le président des Etats-Unis doit convaincre les sénateurs américains de ratifier le traité sur la fin des essais nucléaires. Les élus pourraient mettre dans la balance un soutien aux industries militaires locales alors que le projet de budget du Pentagone pour 2010 prévoit la suppression de certains programmes.
Dans une interview accordée à Democracy Now, un site d'information réputé aux Etats-Unis, le journaliste d'investigation américain Seymour Hersh fournit des détails sur l'existence d'un «cercle d'assassins» qu'il a découvert au plus haut niveau de l'exécutif sous les deux présidences de George W. Bush. Selon lui, ces escadrons de la mort agissaient sur ordre du bureau du vice-président de Dick Cheney qui aurait établi des listes de cibles à éliminer en Afghanistan, en Irak et en Amérique latine.