Mathieu Magnaudeix, 32 ans, est diplômé d'histoire, de sciences
politiques et de l'ESJ Lille. Il a débuté dans le journalisme pendant
ses études à Berlin (AFP, Libération...) puis travaillé à Challenges. A Mediapart, il s'est occupé pendant quatre ans du social. Il suit désormais la politique, en particulier l'Assemblée nationale et le Sénat.
Dix jours durant, le mariage pour tous a uni le PS et la gauche. Mais de la réforme bancaire à celle du marché du travail, les sujets de clivage dans la majorité se multiplient, sur fond de plans sociaux, de rigueur et de croissance atone.
Le débat sur le mariage pour tous lui a donné une nouvelle dimension. À coups de discours enlevés et de sorties pugnaces face à l'opposition, la garde des Sceaux Christiane Taubira est devenue la nouvelle coqueluche de la majorité. Elle porte à bout de bras la première grande réforme du quinquennat Hollande.
En plein débat sur le mariage pour tous, Jean-Marc Ayrault a sèchement recadré sa ministre de la famille au sujet de la PMA pour les couples de femme. Un sujet sur lequel le gouvernement joue la montre et envoie des signaux contradictoires depuis des mois. Certains députés parlent déjà d'un « enterrement ».
À cause d'un étrange carambolage, le débat sur les mères porteuses a enflammé mercredi la discussion sur le mariage pour tous. La droite s'en sert comme d'un épouvantail, les députés PS font le dos rond. En 2010, le débat avait été âpre au PS. Aujourd'hui silencieux, plusieurs ministres actuels étaient favorables à une « légalisation encadrée ».
Droite contre, gauche pour, à quelques nuances près. Mardi, c'était bloc contre bloc à l'Assemblée nationale pour le début de l'examen du projet de loi sur le mariage pour tous. Cette réforme est un soulagement pour bien des députés de gauche, soudain enthousiasmés par cet affrontement tout ce qu'il y a de plus classique avec la droite sur un sujet de société.
Les services de l'Assemblée ont rejeté ce week-end l'amendement déposé par quinze députés PS qui souhaitaient pousser le gouvernement à s'engager dès le vote du texte «mariage pour tous» sur la procréation médicale assistée (PMA) pour les couples de femmes.
Entre 120 000 et 400 000 personnes ont manifesté dimanche en faveur du mariage pour tous à Paris, mais aussi en réaction à la mobilisation massive des “anti”, le 13 janvier. Le débat débute ce mardi à l’Assemblée.
Alors que les pro-«mariage pour tous» descendent dans la rue aujourd'hui, deux ministres ont confirmé que les couples de femmes auront prochainement droit à la procréation médicalement assistée. Mais à l’Élysée, le chef de l’État et plusieurs de ses proches hésitent. Selon nos informations, le comité national d’éthique va demander des « états généraux » sur la question.
Les parlementaires français sont-ils correctement informés des développements de la guerre du Mali? François Hollande a promis d'informer le Parlement « autant que nécessaire ». Mais Ve République oblige, députés et sénateurs ne sont pas aux avant-postes.
La guerre menée au Mali par François Hollande est soutenue par la majorité d’Europe Ecologie-Les Verts. Et par ses ministres. « Je suis politiquement et moralement tout à fait à l'aise », assure le ministre du développement, Pascal Canfin. Mais si l’intervention devait durer, les militants écologistes, adversaires proclamés de la Françafrique et des bases militaires françaises à l’étranger, pourraient se désolidariser.
François Hollande avait promis d'obliger une entreprise qui veut fermer un site rentable à le céder. Mardi, le gouvernement a relancé le processus sous la pression de députés. Mais en réalité, Matignon et l'Élysée sont sceptiques. Rien ne dit que cette loi verra bien le jour.
Élus locaux, figures du FN et de l’UMP, intégristes, Français venus de toute la France en bus ou en train… Les différentes familles anti-mariage pour tous ont défilé ce dimanche. Mais le gouvernement ne compte pas revenir sur cette promesse de campagne. Récit (vidéo dans l'article).
But de la manœuvre: contraindre le gouvernement à s'engager officiellement à faire voter la PMA dans la loi famille qui sera présentée en mars au Conseil des ministres.
Frigide Barjot, l’égérie des anti-mariage, sait bien capter la lumière. Mais que l’on ne s’y trompe pas : ce sont bien les réseaux catholiques très organisés, bien plus discrets mais mobilisés comme jamais qui, dimanche, battront le pavé à Paris contre le mariage pour tous. Des centaines de milliers de personnes sont attendues. Une enquête de Mathieu Magnaudeix et Julien Massillon (Yagg.com)
Les députés renoncent à introduire la procréation médicalement assistée pour les lesbiennes dans le projet de loi sur le mariage pour tous. Le gouvernement s'est engagé dans une loi sur la famille, votée en 2013.
En décembre, les députés socialistes ont décidé qu'il y aurait un amendement dans le projet de loi « mariage et adoption pour tous » ouvrant la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes mariées. Le PS pourrait en fait y renoncer. La PMA pourrait être intégrée dans une « loi sur la famille », évoquée le 3 janvier par le premier ministre et annoncée pour mars. Un calendrier sans garantie.
Multiples casquettes de l'industriel et député Olivier Dassault, anciens soutiens de Ben Ali fidèles au poste dans le groupe France-Tunisie... La composition de certains « groupes d'amitié » de l'Assemblée, arrêtée depuis quelques jours, ne laisse pas d'étonner.
Créée en 2008, la rupture conventionnelle connaît un succès fou, comme en témoigne le million franchi en octobre. À ce jour, on ne dispose pourtant d'aucune étude officielle sur les raisons de ce succès par temps de crise. On ne sait pas davantage si elle participe à la hausse du chômage. Certitude : cette rupture nouvelle génération cache bien des dérives et des abus, souvent passés sous silence.
Les députés PS déposeront bien un amendement pour inclure dans le projet de loi mariage pour tous la procréation médicale assistée pour les lesbiennes. Ils ont voté en ce sens mercredi, dans une ambiance survoltée. Mais seuls les couples de femmes mariées y auront droit.