Un « roman », comme l'annonce la quatrième de couverture ? Non, ou si peu : Morgan Sportès revisite l'affaire du «gang des barbares» sans verser dans la littérature du vautour. Il reconstitue minutieusement l'histoire d'une bande qui n'en était pas une et ce qu'il fut impossible de voir, ou d'entendre, lors d'un procès à huis clos. Panne de transmission à la fois familiale et sociale, ouvrant sur un vide qui peut préluder au pire. «Rien de plus compliqué qu'un barbare», écrivait Flaubert...
Avec les premières pages du livre

