Journaliste politique à Mediapart depuis novembre 2010, après plusieurs années à m'occuper d'économie (à l'AFP) et de social (à l'Huma). Coauteure de Tunis Connection, enquête sur les réseaux franco-tunisiens sous Ben Ali (Seuil, 2012).
Le débat, tard dans la soirée de lundi, sur un amendement d'Europe Ecologie-Les Verts demandant la parité au futur haut conseil des finances publiques a provoqué un incident au Sénat. Le ministre du budget s'est fâché, avant d'être mis en minorité.
Sur ordre de Matignon, tous les ministres doivent passer une heure au cabinet de Najat Vallaud-Belkacem pour une « sensibilisation » aux inégalités entre hommes et femmes. Une session pédagogique pour « éveiller leur conscience », que Mediapart publie en intégralité.
Depuis cet été, le couple exécutif tangue. A entendre les conseillers du pouvoir, c’est la Ve République et le quinquennat qui sont les premiers responsables.
Le ministre de l'intérieur a annulé au dernier moment sa venue au Sénat pour un débat consacré à l'examen d'une proposition de résolution du groupe communiste « tendant à la reconnaissance de la répression » du 17 octobre 1961.
Pour la première fois, un président de la République a reconnu la répression de la manifestation pacifique d’Algériens à Paris, le 17 octobre 1961. « Je rends hommage à la mémoire des victimes », a dit François Hollande, reconnaissant « la sanglante répression » dont ont été victimes « des Algériens qui manifestaient pour le droit à l’indépendance ». D’autres gestes pourraient suivre, y compris la signature d’un traité d’amitié entre la France et l’Algérie.
À Kinshasa, pour le sommet de la francophonie, le président français a dit tout le mal qu’il pensait du régime de Kabila et a rencontré ses opposants. Engagements tenus. Mais des ONG dénoncent le fait que la France et l'Union européenne forment depuis 2003 une police aux ordres du régime congolais, laquelle est accusée de nombreuses violations des droits de l'homme. De notre envoyée spéciale à Kinshasa
Séverine Autesserre est chercheuse à l'Université de Columbia, spécialiste de la République démocratique du Congo. Elle décrypte les causes des massacres perpétrés depuis des années dans l'Est du pays, alors que s'ouvre dans la capitale, Kinshasa, le sommet de la francophonie. François Hollande s'y rend samedi.
Le président français ne voulait pas se « différencier » en prononçant son premier discours sur l’Afrique depuis son élection. Mais de facto, c’est bien une rupture qu’il a prônée devant l’Assemblée nationale sénégalaise. De notre envoyée spéciale à Dakar.
Les déclarations de Matignon à Mediapart, annonçant être « très ouvert » à des réparations sur la traite négrière, ont été remises en cause, vendredi, par l’Élysée, alors que François Hollande rendait hommage aux victimes de l’esclavage sur l’île de Gorée. De notre envoyée spéciale à Dakar.
François Hollande se rend vendredi et samedi à Dakar puis à Kinshasa, au Congo (RDC), pour le sommet de la francophonie. Pour ce premier déplacement en Afrique depuis son élection, le président de la République tentera d’effacer un quinquennat Sarkozy marqué par le discours de Dakar et l’affairisme de la Françafrique.
Mardi 9 octobre, les députés doivent ratifier le Traité sur la stabilité, la consolidation et la gouvernance (TSCG). Mediapart a organisé un débat entre Pierre Laurent, secrétaire national du PCF (et partisan du “non”), et Karine Berger, économiste et députée PS, pro-“oui”.
Plusieurs ministres importants du gouvernement s’opposent à un « choc de compétitivité » massif passant par une baisse des cotisations patronales qui serait compensée par une hausse de la CSG ou de la TVA, pour réduire le coût du travail. Ils l'ont fait savoir à Jean-Marc Ayrault.
Après son budget de rigueur, le gouvernement ouvre son deuxième grand chantier avec la réforme du marché du travail et la compétitivité. Avec un objectif très attendu par le patronat mais polémique à gauche : la baisse du coût du travail. Les syndicats et le patronat se réunissent jeudi.
Le premier ministre s’est adressé solennellement mardi aux députés pour les convaincre de ratifier le TSCG, « étape essentielle » pour poursuivre « la réorientation de l’Europe » voulue par François Hollande. Peine perdue : une partie de l’aile gauche du PS, des écologistes et le Front de gauche voteront contre.
Les écologistes auraient aimé adoucir le pacte budgétaire en intégrant dans la loi organique – qui va le traduire dans le droit français – des amendements pour sortir du calcul du déficit les investissements verts. Matignon refuse.
Avant le vote mardi à l'Assemblée du traité européen de stabilité, sur quoi repose le désaccord au parti socialiste ? L'ancienne ministre Catherine Trautmann, eurodéputée, et Barbara Romagnan, députée et l'une des porte-parole du courant de Benoît Hamon à l'aile gauche du PS, ont accepté d'en débattre. Deuxième volet de nos entretiens croisés sur le TSCG.
Le gouvernement a construit son projet de budget pour 2013 avec une obsession : revenir à un déficit de 3 % du PIB dès 2013. Un objectif que de nombreux économistes et responsables socialistes jugent désormais intenable. La France espère une renégociation européenne qui permettrait de faire sauter le verrou.
Après le rejet du traité européen par Europe Ecologie-Les Verts, le ministre des affaires européennes Bernard Cazeneuve débat avec l'eurodéputée Eva Joly, adversaire résolue de ce “pacte budgétaire”. Mais ils s'accordent sur une nécessaire démocratisation de l'UE.
Le premier ministre a prévu de se rendre à Berlin le 15 novembre pour sa première entrevue avec la chancelière Angela Merkel. Au menu : la crise de la zone euro mais aussi une rencontre avec le patronat allemand et les principaux syndicats.
Dans un entretien à Mediapart, Jean-Marc Ayrault s’explique sur le fond du débat européen. Au lendemain du refus des écologistes de voter le traité (TSCG) et à deux semaines du débat parlementaire, le premier ministre affirme que « ce qui a été obtenu est considérable ». « Nous allons jusqu’au bout de la défense de l’euro », dit-il.