Journaliste politique à Mediapart depuis novembre 2010, après plusieurs années à m'occuper d'économie (à l'AFP) et de social (à l'Huma). Coauteure de Tunis Connection, enquête sur les réseaux franco-tunisiens sous Ben Ali (Seuil, 2012).
A bien regarder les programmes économiques de Hollande et Bayrou, leurs propositions s’inspirent d'une philosophie voisine. Sauf en quelques domaines symboliques, comme ceux de la fiscalité ou de la protection sociale. Tour d'horizon.
Quatre jours après son discours du Bourget, le candidat socialiste a renoué avec le réalisme social-démocrate au moment de dévoiler son programme présidentiel, soucieux d'apparaître « crédible et responsable » face à la situation financière.
Le livre L'Espion du Président, qui dénonce l'existence d'une véritable police politique dirigée par Bernard Squarcini, choque l'opposition au gouvernement. Mais le parlement se révèle impuissant, face à un exécutif incontrôlable.
Eva Joly, à la peine depuis le début de la campagne présidentielle, espère que le premier grand meeting de François Hollande permettra d'ouvrir le débat entre ses « solutions nouvelles » et la « gauche classique ». Sa marque de fabrique ? D'abord et avant tout l'écologie. Entretien.
Le candidat socialiste a déroulé, pendant une heure et demie dimanche, les principaux axes de sa campagne, « le rêve français ». Il s'en est surtout pris au monde de la finance, son « véritable adversaire », annonçant une série de mesures comme l'encadrement des bonus dans les banques ou la création d'une agence européenne de notation. Son objectif : que les Français « vivent mieux en 2017 qu'en 2012 ».
Le PS a réuni dimanche un millier de secrétaires de section, avant le premier grand meeting de campagne de François Hollande. L'objectif : mobiliser les troupes et répondre à l'impatience de certains militants.
Le candidat socialiste a prévu de détailler son programme présidentiel la semaine prochaine, après son premier grand meeting de campagne dimanche 22 janvier au Bourget. L’occasion de donner de l’ampleur à sa campagne après les hésitations et reculs sur plusieurs mesures-clés.
Les sénateurs ont adopté une proposition de loi étendant un strict principe de laïcité dans les crèches et pour les assistants maternels, sommés de ne pas afficher de signes religieux ou de prévenir les parents. Le texte divise la gauche.
Face à un candidat socialiste qui promet « l’espérance lucide » et à la percée de Jean-Luc Mélenchon, les militants proches de Benoît Hamon, voire d’Arnaud Montebourg, tentent difficilement de trouver leur place dans la campagne.
En 2007, Nicolas Sarkozy avait en partie réussi à les séduire. Avant la présidentielle, l’UMP leur fait à nouveau les yeux doux. Il n’est pas le seul : la gauche tente de les reconquérir, le FN se cale sur leurs attentes et leurs frustrations. Eux, ce sont ces millions de Français « moyens » en plein doute, dont le vote ou l’abstention pourrait faire pencher la balance en avril prochain.
Le sénateur de l'Isère, proche de Hollande, est accusé par une de ses anciennes assistantes de «licenciement abusif, discrimination et harcèlement moral». La décision des prud'hommes de Grenoble est attendue mi-février.
La Lyonnaise à qui une élue écologiste avait demandé l'an dernier de retirer son voile pour célébrer son mariage demande 50.000 euros de dommages et intérêts. Son avocat évoque un «abus de pouvoir».
Le candidat du Nouveau parti anticapitaliste, Philippe Poutou, livre à Mediapart ses doutes et les difficultés de son mouvement, appelant à «retrouver confiance en nous-mêmes», mais sans être sûr d'obtenir les 500 parrainages lui permettant de se présenter à la présidentielle.
La candidate écologiste a fait de l'éthique en politique une de ses marques de fabrique. Mais, depuis la primaire, elle est discrètement coachée par Stéphane Pocrain. Ancien porte-parole des Verts, il a été condamné en 2003 à un an d'inéligibilité et en 2008 pour violences conjugales. En interne, sa présence suscite la polémique.
L'ancien ministre est candidat pour 2012 avec la volonté de «faire bouger les lignes». Il critique vertement la monnaie unique, les écologistes, défend le nucléaire et affiche son patriotisme. Mais il pourrait se retirer d'ici avril si François Hollande infléchit son discours. Entretien et vidéos.
Pas question d'accepter le nouveau traité européen proposé par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy: dans un entretien à Mediapart, François Hollande annonce son intention de renégocier avec l'Allemagne. Et il détaille le plan d'économies qu'il vient de faire adopter en Corrèze: «la droite crée la dette», argue-t-il en préconisant une «rigueur juste».
S'il est élu l'an prochain, François Hollande, le candidat socialiste, veut s'inspirer de sa gestion du conseil général de Corrèze pour diriger la France. Le département est le plus endetté du pays, il vient d'y imposer un plan d'austérité, approuvé par ses alliés communistes et écologistes. Enquête dans le fief hollandais, empreint de chiraquisme et de radical-socialisme version Henri Queuille.
Un réfugié politique tunisien a envoyé vendredi une plainte pour «abus d'autorité» et «mise en danger», visant explicitement l'ancienne ministre. Alors qu'elle était aux affaires étrangères, ses services avaient transmis la demande d'extradition de Faouzi Mahbouli, pourtant menacé dans son pays. C'était en décembre 2010, quelques jours avant le départ de la ministre pour ses vacances tunisiennes. MAM jure avoir appliqué une procédure «habituelle».
Erreurs, oublis, exagérations, amalgames, propositions inventées, peu importe. Pour reprendre la main et occuper le terrain en attendant le candidat Sarkozy, l'UMP a lancé une vaste opération d'intox sur le programme du PS et les pensées inavouées de François Hollande. Des arguments volontairement erronés mais parfois efficaces: en voici l'inventaire.
Le groupe Vert au conseil de Paris demande que Yacine Chaouat démissionne de ses fonctions d'adjoint au maire du XIXe arrondissement, après avoir été condamné, en appel, à six mois de prison avec sursis pour violences conjugales.