Le discours écologiste met souvent en exergue une Nature mise à mal par l’homme, que nous devrions désormais protéger, préserver voire même rétablir.
On est pourtant bien en peine de définir ce que la Nature désigne. Un tel référent objectif, dans lequel l’homme serait inscrit et qui témoignerait d’une certaine unité de déploiement, est loin de faire l’objet d’une expérience unanime. Ce « défaut » de la Nature n’est d’ailleurs pas propre à des sociétés ayant à tel point transformé leur environnement qu’elles ne le reconnaissent plus. Il traverse l’histoire des représentations du monde ou de la nature. Et ce, depuis les Grecs, n’en déplaise à ceux qui les voient comme les tenants d’une conception harmonieuse de la nature.