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Lun. 20 Mai
Hubert Huertas
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Claude Guéant contredit par l'Europe

« Soit c’est grave, soit c’est pire », c’était l'information d'hier, à propos de l’affaire Guéant. Ce matin nous sommes en mesure de dire que l’aiguille oscille vers la case « pire ». L’affirmation selon laquelle deux tableaux auraient été vendus à un avocat malaisien pour le prix de 500 000 euros est clairement contredite par les chiffres publiés par deux offices internationaux de statistique.

Affaire Guéant: soit c'est grave soit c'est pire

L’affaire Guéant concentre tous les ingrédients d’une possible affaire d’état. Chaque justification de l’ancien ministre de l’intérieur débouche sur de nouvelles questions. Soit il ment, comme le dit crument son ancienne collègue Roselyne Bachelot et cela pose un problème pour lui, soit il dit la vérité et la circulation d’argent liquide au ministère de l’Intérieur, jusqu’en 2006, en pose un autre, encore plus politique…

Pour Hollande, un 1er mai sur un trône éjectable

En ce 1er mai 2013, et sans doute pour la première fois depuis longtemps, peu d’élus socialistes ont défilé à l’occasion de la fête du travail, et beaucoup l’admettent en privé, en le regrettant. Difficile d’affronter les syndicats descendus en rangs dispersés dans la rue. Cette fâcherie pointe un danger majeur pour la suite du quinquennat : la coupure avec le noyau dur de son propre électorat…

Pour Hollande, un amour de pigeon

        François Hollande a donc tendu la main aux entrepreneurs, pour en finir avec la révolte des pigeons. Ce faisant il a remis dans sa poche son projet initial de taxations des plus values. Au moment où il aborde le premier anniversaire de sa présidence, cette manière d’être en zig dans l’annonce et en zag dans la décision est sans doute un ingrédient majeur de son problème de crédibilité.

Europe, Allemagne, les dévots et les laïcs

Enfin le grand débat, le débat politique, le seul peut-être depuis des mois voire des années. La question de l’Europe, posée dans la confusion par le parti socialiste, ne sera plus refermée, ni par le PS ni par personne. Sa profondeur contraste d’ailleurs avec le côté tarte à la crème de l’autre dossier du week-end, celui de l’Union Nationale.

Concours de con au pied d'un mur

Ce n’est plus un mur, c’est un dîner, que dis-je un banquet, dont les convives rejoueraient la fameuse blague : « joue pas au con, sinon tu vas trouver ton maître ». Entre la sottise des responsables du local du Syndicat de la magistrature, et l’hystérie verbale qu’elle a déclenchée, difficile de choisir.

Rigueur ou relance : l'état d'urgence

      La France qui parle adore les débats théologiques, et la question du mariage homosexuel en est un naturellement, dont la loi sera votée aujourd’hui. Mais la France qui vit a des problèmes moins polémiques, infiniment plus alarmants. Cette fois nous y sommes de plein pied. Les Français sont entrés dans la crise, ils s’y installent, en réduisant leurs dépenses, ce qui rend toute perspective de reprise encore plus problématique.

Mariage : ne pas confondre urticaire et volcanisme

       Même avec un bonnet phrygien, une allergie n’est pas une révolution, ni une crise d’acné une éruption volcanique. Les manifestants anti-mariage homosexuel on eu beau se rêver en soixante-huitards, ou en version catho du printemps arabe, ou en citoyens de 1789, ils ont atteint leurs limites prévisibles. A force de crier à la dictature, ils offrent même un air de pépère fouettard à un François Hollande à qui l’opinion publique reproche précisément de manquer d’autorité.

Assemblée: la jacquerie des multicartes

L’assemblée nationale a l’épiderme sensible, et pas seulement sur le mariage. Elle a défendu le principe du cumul des mandats, et elle bouillonne ces jours ci à l’idée qu’on puisse légiférer sur les conflits d’intérêts en empêchant les députés d’exercer certaines professions. Les arguments ne manquent pas de force. Ils ne manquent pas non plus de faiblesses, au pluriel…

Extraordinaire (bis): l'austérité est une erreur de code

Le contrefacteur sonne toujours deux fois, et même trois et même quatre, et même cinq. Une fois de plus une prévision du FMI fait la manchette du journal le Monde et la une de l’actualité, comme si les chiffres avancés n’étaient pas des statistiques imparfaites, mais la voix sacrée d’une espèce de divinité. Or il arrive que ces Saintes écritures racontent n’importe quoi.

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