Au-delà du débat sur l’opportunité d’un débat sur « l’identité nationale » ouvert par le président de la République et par le ministre éponyme, on dispose d’assez de déclarations – et aussi d’actes et de dérapages à mettre en regard de celles-ci… – pour se faire désormais une idée de ce qu’ils entendent par là. Le terme joue en effet, on l’aura compris, un rôle important si ce n’est essentiel dans la rhétorique sarkozienne, à côté et en lien avec ceux d’immigration et d’insécurité. Rôle d’autant plus important qu’il a été l’une des clefs de la réussite de la campagne présidentielle de 2007 et de la lente construction du personnage public de Nicolas Sarkozy après 2002 – suivant la logique du fameux storytelling.




Quoi que l’on pense, économiquement et
Ce qui s’est passé mercredi 17 novembre au Stade de France lors du match France-Irlande – alors même, autre fait d’importance au regard du débat sur « l’identité nationale », que des milliers de jeunes Français d’origine algérienne notamment célébraient sur les Champs-Elysées la victoire de l’Algérie en brandissant le drapeau de ce pays – est plus grave qu’il n’y paraît. Il s’agit d’autre chose que d’une nouvelle erreur d’arbitrage ou d’un énième aléa de la compétition sportive qui participe de sa glorieuse incertitude. Cet événement révèle, une fois de plus, les difficultés d’une partie de la société française – ici, en l’occurrence, certains sportifs de « haut niveau » (sic
Ségolène Royal a encore frappé.
Les socialistes sont incorrigibles. Alors qu’ils ne sont même pas encore officiellement « rentrés », ils ont déjà trouvé un nouveau sujet de division : les alliances électorales. « Nouveau » n’est bien évidemment pas le terme qui convient tant la question est ancienne et récurrente. Mais ses contours se redessinent désormais rapidement, à mesure qu’approchent les échéances électorales de 2010 et surtout 2012.