C’est vérifié, la vengeance glacée fait bien partie de la gastronomie politique chinoise. Les Mémoires posthumes de Zhao Ziyang, un temps chef du Parti communiste chinois, surgissant ces jours-ci du néant d’amnésie collective où le régime croyait avoir enfoui l’individu, font l’effet d’un chapitre enfin restitué de ce grand livre de recettes.
C'est la recette de la pièce montée qui s’effondra dans la nuit du 3 au 4 juin 1989 avec la répression meurtrière du mouvement protestataire estudiantin (et citadin, vers la fin) de la place Tiananmen, réclamant une démocratisation du régime. Mais qui est ce Zhao, qui a le culot de témoigner sans y avoir été convié, quatre ans après sa mort ?