Xavier Darcos: le mot de la fin?
Le bilan du ministre de l’Education nationale Xavier Darcos apparaît pour le moins contrasté, même à l’aune de la politique gouvernementale. Cela l’empêchera-t-il d’entrer dans l’Histoire ?
Il y a tout juste un an, Xavier Darcos pouvait encore faire l’objet d’un article qui le mette bien «en vue» dans un journal tel que Les Echos: «Le ministre de l’Education nationale aborde l’été ragaillardi, au point de compter désormais en haut lieu parmi les élèves les mieux notés de la classe gouvernementale […].» "Ce catholique démontre un sens de l’équilibre très radical-socialiste. Une manière d’honorer le précepte d’Ovide, son maître à penser : ‘’Tenez-vous prudemment entre les deux extrêmes ; marchez au milieu : c’est le plus sûr des systèmes’’ " ( 16 juin 2008 ).
Mais, depuis, tout s’est emballé et surtout embrouillé. Le ministre de l’Education nationale se retrouve empêtré dans une série de réformes projetées dont on ne perçoit guère quel est le bilan et encore moins l’avenir.
Il était question de redéfinir l’école maternelle. Or on ne sait toujours pas où en sont les limites après les valses hésitations concernant la petite enfance et les projets récents de développement de ‘’jardins d’enfants’’ fortement affirmés par Nadine Morano.
L’ambition était de ‘’rapatrier’’ les ‘’Rased’’. Mais Xavier Darcos a dû interrompre cette opération, sans que l’on sache très bien par ailleurs ce que sont devenus les quelques milliers d’entre eux qui ont dû quitter leurs affectations antérieures.
Les programmes de l’élémentaire ont été ‘’réécrits’’ ; mais sans que l’on puisse saisir sur le terrain si cela a eu quelques effets notables ( les refus proclamés du mouvement des professeurs d’écoles ‘’désobéisseurs’’ pouvant n’être que la partie émergée d’un front du refus plus silencieux mais non moins déterminé, si l’on juge en particulier par les vives protestations syndicales ).
L’ambitieux projet initial de réforme du lycée présenté par Xavier Darcos a dû être purement et simplement abandonné ; et le dossier des lycées confié à un autre, Richard Descoing, en vue d’une ‘’reprise à zéro’’. Avec, in fine, pléthore finale de perspectives et de recommandations ( celles du rapport Descoing ; mais aussi celles présentées par la mission parlementaire conduite par Benoist Apparu, sans compter les observations venant des ‘’’expérimentations’’ qui se déroulent dans 123 lycées ).
On atteint des sommets de pataquès et d’embrouille finale avec le dossier ( certes moins médiatisé, mais o combien important ) de la formation des enseignants. Son application a été reportée de fait à un an (alors qu’elle devait se faire dans l’urgence selon son commanditaire, Nicolas Sarkozy ) sans que l’on sache finalement ce qu’elle sera.
Ce serait pour quiconque un bilan ‘’difficile’’ voire calamiteux, si Xavier Darcos n’avait à son actif deux grands succès ( politiques ).
Le premier est qu’il a réussi à faire que la question du collège ( considéré pendant des années comme le ‘’ grand corps malade’’ du système éducatif à traiter d’urgence ) disparaisse complètement de la sphère politico-médiatique où elle occupait pourtant une place de choix. Et il faut reconnaître que ce numéro de prestidigitation ( faire disparaître non les difficultés du collège et les réponses à trouver, mais la question elle-même ) relève du grand art. Le 6 septembre 2007, Xavier Darcos annonçait que le président de la République lui " avait donné mission de rompre avec le collège unique ", " oui, on en parle au passé ", avait-il ajouté. Nicolas Sarkozy, dans sa " Lettre aux éducateurs " du 4 septembre 2007 avait même " souhaité que le collège unique disparaisse ". Le " collège unique " et ses problèmes n’ont pas disparu. Mais Xavier Darcos a fait disparaître la question posée. Chapeau l’artiste !
Des réformes avortées ou aux conséquences très incertaines , un coup réussi de prestidigitation ( où le prestidigitateur se retrouve tout autant inaperçu que sa prestidigitation ), c’est bien peu pour un bilan d’avenir ( et pour entrer dans l’Histoire).
Heureusement ( pour lui ), reste le deuxième coup politique réussi ( même s’il ne relève d’aucune façon de la réussite éducative ) : fermer définitivement la porte de l’école communale le samedi aux enfants de France. Il n’en faut pas plus pour entrer dans l’Histoire. Et c’est le seul titre qu’il peut faire valoir.








Rire...Merci pour ce récapitulatif de la lamentable politique mise en place pour l'école, où il n'est question à aucun moment de souci pédagogique ni éducatif, mais de suppression d'enseignants, de suppression des réseaux d'aides, et de répression...Dans ce monde de Darcos, l'élève, privé d'affects, est un vase vide que l'on doit remplir, avec un minimum de moyens et une obligation de résultats (d'où l'aide personnalisée)...Comme on peut repérer les délinquants à trois ans, cette politique a une logique qui conduit a l'exclusion et/ou à l'embrigadement... Peut-être peut-on alors rajouter que Darcos laissera une trace dans l'histoire : celle d'avoir contribué à la casse systématique de l'école républicaine et des valeurs qui lui sont liées...
Prestidigitation... c'est le mot!
"... (où le prestidigitateur se retrouve tout autant inaperçu que sa prestidigitation)..."
Ce bilan que nous jugeons calamiteux et qui l'est, et non seulement pour le premier bien de notre patrimoine républicain, l'Ecole Publique, n'est pas la réussite éclatante du projet de fond contenu dans l'idéologie sarkozyste?
A ce titre, quelle succès pour le grand magicien!
Bien sûr, l'Histoire ne s'arrête pas aujourd'hui mais quel gâchis et quelle frustration!
Jolie synthèse, merci pour le bilan. Je dirais cependant que XD est un bon élève et bon exemple de la politique sarkozyenne : deux ou trois réformes calamiteuses, & des effets de manche, des rodomontades, des photos, des gesticulations (ah les portiques de sécurité !), des discours à l'emporte-pièces (ah les institutrices qui se contentent de changer les couches), bref énormément de mousse et de vent qui relèguent à l'arrière-plan les vrais problèmes qu'il faudrait résoudre
bibliophylos
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PS. parmi les réformes calamiteuses qui, en revanche, sont passées ou risquent de passer, celle de la formation des enseignants qui va être tranquillement mise en œuvre dans l'indifférence du grand public, & l'ensemble des mesures Pécresse visant à l'abaissement de l'Université et la destruction du CNRS. Chapeau à Mediapart et à Jade Lindgaard en particulier de ne pas s'être laissée embobiner par le rouleau compresseur de la com' gouvernementale sur ces sujets
Selon vous, sera-t-il possible de revenir en arrière? Ou cette nouvelle «logique» de l'éducation s'est-elle installée durablement?
Si l'on a les possibilités effectives dans l'avenir de revenir sur l'hémorragie de postes qui va sans doute continuer dans l'immédiat et sur certaines des conséquences de problèmes mal-traités, on peut compter sur le fait que l'environnement international ( qui va continuer à nous interpeller plus que jamais en ce qui concerne les compétences acquises à la fin de la scolarité obligatoire d'une part, et sur l'élévation importante du taux d'une classe d'âge à qualifier à bac+3 d'autre part jugée nécessaire pour répondre au défi de la ''mondialisation'' ) sera de nature à ce qu'un certain nombre d'interrogations majeures sur le fonctionnement de notre sytème éducatif puissent être posées avec insistance voire avec force, et que l'on soit conduit enfin à les affronter de face au lieu de ruser ( et de multipier les leurres ) comme c'est le cas pour l'essentiel actuellement.
Le retour en arrière est à la fois certains mais improbable. Certains car, comme l'on peut le lire dans les témoignages sur l'aide personnalisée et le bilan que j'en tire , le ministère est contraint de faire le dos rond pour éviter que tout ce qu'il a entrepris soit perdu : il y a donc des retours en arrières. Mais ces "reculades" ne peuvent pas trop apparaître comme telles ; on sauve les apparences pour sauver les meubles. Il me semble donc que cette nouvelle logique de l'éducation n'est pas installée mais adaptée à l'espace français. Quelle logique prendra le pas sur l'autre ? il faudra attendre pour le savoir mais le passé persiste à durer et à façonner le présent et le futur.
Oui, tout-à-fait, c'est l'un des axes possibles de réponse à la question posée ( même si l'on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve )
@ Mr Lelièvre
Les nouveaux programmes de l'école primaire de Mr Darcos semblent vous causer du chagrin..la formation des enseignants aussi
Moi c'est la découverte sur le site de l'EN du niveau de Maths du concours d'instituteur...
http://media.education.gouv.fr/file/sujets_2009/53/2/MAT-09-...
La moyenne des notes des admis est de 14/20.....Je suis un peu inquiet sur la capacité des enseignants à enseigner les Maths.
De mémoire ,le niveau des programmes pour rentrer dans les écoles normales d' instits,dans les années 50 était largement supèrieur....à celui nécessaire pour les IUFM?
En tant qu'historien que pensez vous de cette baisse de niveau?
J'ai moi-même été élève-maître dans une école normale primaire de 1957 à 1960. On passait alors tous ( sauf exception ) le bac dit expérimental, à une époque où l'un des bacs généraux était obtenu par moins de 10 % d'une classe d'âge ( contre 34 % actuellement ) et nous étions sur-sélectionnés et ''chauffés'' ( il nous fallait obtenir absolument ce bac pour continuer à être normalien , puis instituteur ) alors que les taux de réussite aux bacs étaient à cette époque de l'ordre de 60% ( 95% pour les normaliens ). On était donc dans une toute autre configuration et il est difficile de comparer ce qui est assez différent...
On peut le dire autrement : on ne compte pas les choux et les patates ensemble...
Alcyme, vos remarques sont très intéressantes car elles démontrent qu'il existe un décalage entre une vison extérieure biaisée et la réalité. On pourrait me dire que la vision de l'intérieur est elle-même biaisée du fait de point de vue subjectif, voire corporatiste. mais la réalité de l'école est mal connue et déformée. L'exemple ci-dessus est instructif : les concours ne sont plus les mêmes depuis 50 ans, la société n'est plus la même, l'école n'est plus la même dans son organisation (mixité, temps, missions,...). Comment parler d'une baisse de niveau ? La seule chose que l'on peut affirmer, ce sont des faits, c'est qu'il y a moins d'enfants d'ouvriers qui deviennent instits, que le niveau de recrutement a augmenté à bac +3, voire bac +5, la part des enseignements dit "d'éveil" a augmenté (même si Darcos a diminué cette part) et ces disciplines se sont multipliées ce qui implique une polyvalence plus forte (histoire-géo, sciences, langue, informatique, sécurité routière, aide aux premiers secours, EPS, les arts plastiques, la musique, histoire de l'art).
Voilà une synthèse qui va peut-être le faire réfléchir... ou le mettre en colère !
A nous de ne paslaisser faire sans réagir .
PatrickRÖDEL
Ce que je trouve étonnant dans le personnage de XD, c'est qu'il ait pu faire croire, depuis qu'il occupe des postes ministériels, qu'il est quelqu'un qui connait bien les problèmes de l'EN, parce qu'il en fait partie - cette idée a d'ailleurs largement était partagée, pendant un certain temps, par les syndicats, les enseignants qui se réjouissaient plutôt de sa nomination et qui l'opposaient au calamiteux "philosophe" Luc Ferry.
Or, visiblement, une partie du malentendu réside dans cette erreur d'appréciation : XD n'aime pas le monde enseignant, il a même à son endroit un ressentiment extrême, il a donc pu appliquer sans aucun état d'âme le programme sarkozien de casse de l'EN, il n'a jamais exercé le moindre effet d'apaisement à son égard, il en a même rajouté dans la sottise quand il est apparu qu'il n'était plus bien en cour, en caressant le président dans le sens du poil avec cette histoire déplorable de portiques à installer dans les établissements scolaires.
Le ministère de l'EN n'étant pour lui qu'un marche-pied vers de plus hautes et gratifiantes fonctions, on verra ce qu'il est capable de faire à un autre poste. A mon avis, la même chose que ce qu'il a fait jusqu'à présent, le boulot d'un très zélé courtisan.
Le pire c'est qu'après ces "brillants résultats" à l'Education nationale, on annonce l'intéressé à la Justice. Un garde des sceaux autrefois condamné par la justice et son recteur pour avoir fait travailler ses élèves sur un sujet de bac préparé en amont alors qu'il devait demeurer secret, ce serait une grande première.
A ma connaissance, il n'a pas été condamné, mais seulement (si on peut dire) inculpé, inculpation qui se serait terminé par un non lieu.
Vous avez raison de donner cette précision, après vérification.
En effet, mais il a fait l'objet d'une mutation, qui, à bien regarder, n'avait de disciplinaire que l'apparence puisqu'il est passé d'un lycée de Périgueux au lycée Montaigne de Bordeaux.
La question de l'animateur est pertinente et appelle plusieurs sortes de réponses :
- sur la "libération" du samedi matin, il sera difficile de revenir en arrière, la plupart des familles (et des enseignants) étant attachés à leur week end.
- sur la semaine de 4 jours "sèche", réponse voisine, avec des aménagements locaux possibles si une demande réelle se fait jour ; mais tout le financement de structures péri et extrascolaires reposant sur les collectivités locales, il faudra qu'elles soient effectivement conscientes de la nécessité d'investir sur l(éducation des jeunes - et des moins jeunes.
- sur les programmes du primaire, l'EN a une grosse habitude des changements - pas toujours appliqués, d'ailleurs. idem sur les "instructions officielles" (manières d'appliquer les programmes)
- Mais le plus grave, c'est ce qui touche le recrutement et la formation des nouveaux enseignants. Il est probable que, sous prétexte de se conformer aux décisions européennes (protocole de Lisbonne adopté par l'ensemble des ministres européens de l'éducation) la mastérisation durera un bon moment au moins. Elle va concerner une grosse proportion du corps enseignant qui va se renouveler dans les prochaines années. Or cette non-formation pédagogique va renforcer tous les défauts du système. On va s'enfoncer dans cette conception d'une école, simple lieu de transmission des connaissances (les verres vides que l'on remplit, chers à Allègre) et tourner le dos à cette mutation fondamentale pourtant si nécessaire, décrite notamment par Edgar Morin dans "les sept savoirs nécessaires à l'éducation du futur" (Seuil, 2000).
- une dernière conséquence de la politique menée depuis quelques années, est la montée de l'autoritarisme que décrit très bien Pierre Frackowiak (voir sue le site de Meirieu à l'adresse http://www.meirieu.com/FORUM/frackowiak_autoritarisme.pdf
Là aussi l'évolution actuelle qui sape progressivement les fondements d'une vraie démocratie risque d'être durable...
PS J'ai, à plusieurs reprises, rappelé les projets "éducatifs" d'un lobby européen, l'ERT (présentés il y a une bonne dizaine d'années par un documentaire, le Cartable de Big Brother).
D'une façon générale, les réactions ont été "bof, ça ne débouchera sur rien ! pas la peine de s'en préoccuper !"
Or la presse nous apprend que la partie "formation" professionnelle continuée progresse dans les entreprises (je reviendrai sur ce point prochainement sur mon blog) Mais une information donnée par FR3 hier montre que ces projets concernant l'école primaire, le collège et le lycée ne sont pas du tout abandonnés : tout est prêt à être mis en place en cas de pandémie obligeant à fermer les écoles cet automne. Il faudra bien, alors, poser les vrais questions concernant l'enseignement à distance. Et surtout la question fondamentale des finalités de l'école : est-ce, comme la politique de nos gouvernements les conçoit - conformément aux vœux de l'ERT, notamment,, de former des "petits soldats" au service des entreprises dans le cadre d'une "économie de la connaissance" mondialisée et caractérisée par une guerre économique de tous contre tous ?
sur l'ERT, un vieux texte toujours instructif sur http://assoreveil.org/ert.html
Merci de ce bilan, qui, comme d'habitude, renvoie à la fois aux faits et aux idées.
Il est difficile d'envisager que le départ de Xavier Darcos marque la fin d'une politique assassine envers l'Ecole... Il est difficile d'envisager des retours en arrière.
Ce que l'on peut souhaiter, c'est que le nouveau ministre soit nettement informé que règne dans les écoles le sentiment terrible d'assister non seulement à la démolition d'une service public, mais encore celui d'avoir combattu la sape en nombre et avec vigueur, en vain.
Qu'il sache que les forces de l'opposition à cette politique ne sont pas tissées dans le corporatisme, mais qu'elles sont puisées dans la haute idée qu'une école apaisée, estimée, écoutée représente une chance, pour tous les enfants, de vivre leur profonde fraternité et pour les plus démunis d'entre eux, un moyen de voir s'effacer quelques injustices...
Bien à vous.
"Il est difficile d'envisager que le départ de Xavier Darcos marque la fin d'une politique assassine envers l'Ecole..."
Certes, son bilan ne serait pas complet sans la suppression, avant de partir, de 16000 postes d'enseignants dont 14000 de professeurs-stagiaires pour 2010! C'est le dernier cadeau à son actif !
Merci d'avoir évoqué ces perspectives grandioses, que Xavier Darcos a tenu à annoncer hier au journal "La Tribune'" ( paraissant aujourd'hui ). Il est vrai que sa ''précipitation'' dans le dossier "formation des maîtres" tenait avant tout à cela. Il ne veut pas en laisser ( pour son maître Sarkozy ) le ''bénéfice'' à d'autres. Cela promet pour les retraites!
Dans ce bilan peu élogieux, vous oubliez ( mais le silence est souvent la marque du mépris auquel nous sommes depuis longtemps habitués) la "rénovation de la voie professionnelle" et la réforme du bac pro en trois ans rondement menée et si peu combattue par les héraults de l'égalité des chances et des publics défavorisés, syndicats et presse confondus. Comme la plupart des commentateurs de "l'Education", vous passez sous silence une réforme brutale, injuste, technocratique ( au sens européen du terme) pour les jeunes lycéens professionnels, leurs familles et les enseignants. Si elle a pu se faire, sans grande opposition, c'est parce que malgré de beaux discours démagogiques, elle ne concernait que des parias ( dont je viens de faire la liste) Mais peut être aussi que vous l'approuviez? Et que ce silence général est un consentement?
Un inspecteur de l'enseignement technique.
Ce n'est nullement par mépris ou par indifférence que je n'ai pas abordé ce dossier ( ainsi que plusieurs autres d'ailleurs, dont ceux de l'université ) mais par hésitation sur le bienfondé ( ou le malfondé ) de cette réforme-là . Je rappelle que la création du bac professionnel lui-même n'avait pas été bien accueillie par nombre de professionnels de ce secteur lors de sa fondation. Qu'en disent-ils aujourd'hui?
Cher collègue,
L'APHG a plusieurs reprises a protesté contre cette réforme, et j'en sais quelque chose, ancien PLP.2, cela me tenait à coeur , avec beaucoup d'autres, d'évoquer cette réforme insupportable, pour la contester et la déplorer, devant l'assemblée de mes collègues. Je vous renvoie aux numéros d'Historiens et Géographes
Et je vous rejoins aussi, il existe un mépris sourd et lourd envers l'enseignement professionnel, partagé, assurément pas par l'auteur de ce billet, mais par quelques enseignants ou membres de la hiérarchie.
Mes meilleurs souvenirs d'enseignant, je les ai eus avec mes BEP PM/SM, MSMA, Electrotech', MTDC.A... je suis certain qu'à vous ces acronymes disent beaucoup.
J'avoue mon ignorance... mais ce n'est certainement pas par mépris , comme beaucoup d'entre nous, je suis sûre .
Avec Darcos,MAM,Dati, ont des résultats mitigés ce qui ne les empeche pas d'etre recompensés (est ce là, la politique du "mérite"annoncée par le Président).