Et pendant ce temps là au ministère de la Culture...
"Elle était chouette, sa gueule, et il n’avait jamais pris la « grosse tête » : avec Sim, ce n’est pas seulement le visage amical et jovial d’une sorte de copain universel qui disparaît, c’est l’un des comédiens les plus populaires, l’un des comiques français au rire le plus communicatif et le plus sympathique qui nous a quittés.
Celui qui incarnait la figure désopilante de la Baronne de la Tronche-en-Biais n’était pas seulement un grand satiriste, un maître modeste de la moquerie truculente. Il avait l’élégance de l’autodérision, ce rire qui, d’un coup, nous sauve de l’ennui, nous libère de tout esprit de sérieux.
Au long d’une carrière extrêmement riche, il a semé sa fantaisie dans ses disques, comme J’aime pas les rhododendrons et Où est passée ma chemise grise, fameuse parodie qui remporta le disque d’or et le grand prix disco-humour en 1978. Il dispensa aussi sa verve dans de nombreux films (Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais…elle cause, ou, plus récemment, dans Astérix et Obélix aux Jeux Olympiques) et, bien sûr, sur les plateaux, dès les débuts de la télévision, aux côtés de Jean Nohain. Il fêtait cette année les trente ans d’un fidèle compagnonnage avec les « Grosses Têtes ».
Ce sera avec une émotion toute particulière que nous le retrouverons sur nos écrans, le 24 septembre prochain, dans un nouvel épisode de Louis la Brocante.
Sa fantaisie sans façon ne savait pas seulement nous faire rire, elle trouvait toujours, en même temps, le chemin du cœur. C’est cette humanité qui nous manquera le plus."









Monsieur Bouron,
De son côté, le Très Grand Mitterrand de la Culture n'incarne-t-il pas "la figure désopilante" du Ministre de l'UMP-en-Biais ?
Il n'en reste pas moins que la spontanéité de Sim déclenchait l'hilarité. Je me souviens l'avoir vu chanter, un rouleau de papier toilette autour de la tête en "Marie Bretonne", les plus chatouilleux, inclus les allergiques à Bécassine, ne pouvaient que se dérider. Aujourd'hui, ce serait plus difficile, tout étant prétexte à s'estimer déshonoré.
Je n'ai rien contre Sim, ni d'ailleurs contre Frédéric Mitterrand. C'est juste qu'entre Hadopi, le Conseil de la création artistique, la défense du budget 2010, la traduction en mesures concrètes des Entretiens de Valois, il me semble que le ministère de la Culture a plus urgent à mener que de saluer, dans un communiqué en une de son site Internet, un saltimbanque, aussi drôle soit-il.
Cher M. Nicolas Sarkozy,
-
Cher M. Le Président de la République,
-
Par la présente lettre, nous souhaitons s'adresser à vous dans le cadre d'une initiative rassemblant de nombreux soutiens en faveur d'un projet concernant l'établissement Diderot - 60, bd de la villette à Paris- Belleville.
-
Le projet nommé " Axis Mundi " réunit un ensemble de personnes du monde de l'art contemporain, des artistes de la scène techno, des responsables d'associations, créateurs de spectacles, chorégraphes, metteurs en scène qui défendent ensemble la volonté de se joindre à la réalisation d'une structure pluri-disciplinaire permettant de mettre en relation les différents représentants de ces divers domaines, ainsi que la volonté de mieux pouvoir se rencontrer pour créer une dynamique commune en faveur de la création artistique, de la culture et de la connaissance.
-
Cette ambition largement partagée semble correspondre aux attentes de notre époque de permettre de soutenir un engagement collectif pour l'ensemble des domaines de la création artistique, ainsi que un nouvel élan lié au développement des nouvelles technologies. Une culture nouvelle se construit actuellement de par l'usage des nouveaux médias, permettant d'inventer de nouvelles façons d'échanger et de construire ensemble des projets liés à une certaine part d'imaginaire, d'ambition ou d'utopie que la créativité de chacun peut mettre à profit par l'usage de nouveaux instruments de création permettant de construire une conception d'un idéal commun pour l'avenir de notre société.
-
Par delà la questions des nouveaux médias, il semble également que l'ingéniosité du monde artistique appelle à la possibilité de création de diverses initiatives liées à la solidarité, et pouvant permettre par la pédagogie et la transmission de savoirs de construire différents projets synonymes de dynamisme culturel et social permettant notamment de créer du lien, et de rendre la vie de notre société plus attractive. La France représente un fort potentiel pour l'ensemble de ces secteurs, qu'il sagisse de l'art plastique, des nouvelles musiques, de l'art numérique, de l'art vivant, de la mode ... ainsi qu'un héritage d'une philosophie d'émancipation par la culture, les sciences, la recherche d'humanisme, notre pays a su être au cours de l'histoire un des modèles pour l'évolution des idées, de l'intelligence, et d'une façon de construire un idéal dont les valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité liées à la définition de l'esprit républicain représentent l'ambition qui guident en partie aujourd'hui le monde contemporain.
-
Quel autre pays mieux que la France, au sein d'une Europe nouvelle, serait à même de redonner un sens à ces valeurs et d'insuffler un nouveau dynamisme face aux manques de repêres de notre modernité ? Quelle stratégie serait capable d'inventer un mouvement vertueux au sein de notre fonctionnement économique et social permettant de créer une nouvelle cohérence pour surmonter les enjeux de l'avenir ? La réponse me semble incontournablement résider dans l'idée de progrès lié à la création pour permettre de construire un monde plus enthousiaste, ainsi qu'à la volonté de créer davantage de cohérence dans notre façon de contribuer à cette idée du progrés. La conception de l'Humanisme héritée de l'époque des Lumières, liée à l'émancipation de la science et de la Révolution Française se basait essentiellement sur l'idée d'une amélioration technique du monde, la technique fut au centre de notre évolution récente, permettant de construire le monde moderne source de nombreuses améliorations scientifiques, technologiques, sociales et intellectuelles. Notre société a permis ainsi de se décomplexer, et de souhaiter créer un rapport exponentiel émancipateur entre notre contribution à la construction de ce système par l'ensemble du travail de la communauté, de la part de bénéfices et d'amélioration de la qualité de vie, de notre bien-être grace à l'ensemble des modifications et amélioration que cet essor de la technique a permis d'instaurer. Pour autant, malgré l'ensemble de ces améliorations la situation de notre société demeure incertaine, la définition du progrès semble manquer d'une composante supplémentaire qui permettrait de capitaliser et d'une certaine façon de rationnaliser et rendre objectif et explicite la perception de cette évolution, par la mise en perspective d'une image du monde plus sereine et objectivement en meilleur santé.
-
L'initiative " Axis Mundi " ne prétend certes pas permettre de résoudre tout les maux de notre société contemporaine, mais souhaiterait permettre de proposer une action, synonyme d'une méthode et d'une démarche collective qui pourrait être le signe et la réalisation concrete d'un engagement pour les domaines qui représentent aujourd'hui un symbole d'espoir et de renouveau social : l'art plastique contemporain, les sciences, le savoir, la culture dans son ensemble, la connaissance ...
-
En quoi consisterait concretement le fonctionnement de cette structure et l'ambition de ce projet ? comment pourrait s'organiser l'ensemble des activités de sorte que un lieu public ne permette à Paris de correspondre aux obecttifs expliqués prédédemment ?
-
L'établissement Diderot actuellement destiné à acceuillir l'école d'architecture de Paris-Belleville représente un potentiel d'espaces nombreux et diversifiés, sur une surface totale équivalente à 15 000 m². L'idée serait de permettre de diversifier les activités au sein de cette structure, de sorte que l'ensemble des ateliers puissent servir aussi bien à des étudiants en architecture qu'à un plus large public, de professionnels, d'amateurs, d'associations afin de créer une synergie qui pourrait bénéficier aux étudiants de l'école d'architecture tout en permettant également de rentabiliser cet établissement pour un ensemble d'activités supplémentaires. L'idée consiste en une structure pluri-disciplinaire pouvant se rapporcher de la définition d'un technopol, dont cette ambition fut dejà discuté avec différents artistes de la scène techno, de permettre de réunir dans un même lieu tout les arts : dessin, sculpture, musique, photo, vidéo, danse, activités scientifiques, multimédias ...
-
L'ensemble de ces activités peuvent correspondre à celles de l'enseignement de l'architecture ou concerner les mêmes domaines d'intérêts, cela se définit essentiellement par une attribution d'activité par atelier sous l'égide d'un responsable, et permettant ainsi à chacun de disposer de l'espace, du matériel et éventuellement des conseils d'une personne qui gère cet atelier. De façon encore plus concrête, prenons des exemples par domaine d'activité : la pratique de la peinture, de la musique, de la sculpture ou du théatre ...
-
concernant la peinture, pour la plupart des peintres, la problématique représente l'espace, de disposer d'un espace de travail, le fait de proposer différents ateliers à des associations ou artistes indépendants répondrait à cette demande.
-
concernant la musique, il n'existe par exemple nulle part à paris de lieu ou sont mise à disposition une table de mixage avec du matériel de son qui permette à des dj, de concevoir des mixs, d'utiliser des platines via le biais d'une structure ou d'une association, il serait tout à fait simple de permettre d'avoir un espace qui mette à disposition ce matériel afin de permettre à différents dj de s'exprimer, et ainsi de faire connaitre leur production musicale.
-
idem pour la sculpture, c'est une question d'espace, de matériel et de conseil, d'encadrement, cela peut se faire avec peu de moyens dès lors qu'un espace et des outils permette de pratiquer cette activité, dès lors cela peut servir à un public de créatuers confirmés, ainsi qu'a un public amateurs ou étudiants permettant ainsi de mettre en relation leurs savoir-faire.
-
le théatre, demande d'avoir des espaces de répétition, il en existe à paris mais cela demande souvent des moyens que les artistes n'ont pas, et pas non plus l'aide ou les conseils, la solidarité nécessaire pour se rencontrer et travailler ensemble à différents projets.
-
Il est peut être inutile de rentrer dans le détail de chaque activité, mais globalement de dire et de faire comprendre, de défendre l'idée que dans un premier temps pour permettre de défendre la création et de soutenir ces différentes activités c'est essentiellement une question de moyens, d'espaces, d'outils, et d'encadrement, il sagit de la mission de l'état et du service public de permettre de mettre à disposition ces moyens de façon pertinente sans forcément de dépenses superflus mais afin de répondre aux mieux aux besoins des différents créateurs.
- __________________ -
voila une initiative concrete à demander à notre Président, qui pourrait faire avancer les choses, j'ai dejà réunis 900 personnes via facebook, des amis, des nouvelles connaissances, une initiative populaire pour l'art, les sciences, l'humanisme, c'est ce que j'aimerais observer comme démarche de la part des parties politiques pour du concret en phase avec la situation de notre société contemporaine, un combat en dehors des clivages politiques et de la politique politiciennes pour agir concretement par la création et la solidarité. - aimerais trouver un moyen de concretiser cette démarche auprés de notre chef de l'état, si vous avez des idées, des propositions, ou des relations qui pourraient permettre de faire avancer ce projet, meric de bien vouloir en faire part. -
Monsieur Bouron,
Votre prudence a quelque chose de proprement... prudent !