Jésus, Socrate, Bouddha ? oui, d'accord. Mais pourquoi pas Mahomet ?
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Socrate, Jésus, Bouddha, trois maîtres à vivre, tel est le titre du dernier livre de Frédéric Lenoir, qui fait la Une cette semaine du Nouvel Observateur avec ce sous-titre : en quoi ils répondent aux interrogations d'aujourd'hui.
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On ne présente pas Frédéric Lenoir. Dès qu'un média veut parler de religion, c'est à lui qu'il fait appel. N'est-il pas un philosophe aux idées libérales sur la question des religions en général et du christianisme en particulier ?
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Faire appel aux services de Frédéric Lenoir, c'est être assuré que tout le monde sera content : les athées, les agnostiques et les croyants. La façon dont Frédéric s'y prend est tout simplement la parodie de réflexion, qui fournit à chacun juste ce qu'il faut pour se conforter dans l'idée agréable que sa propre réflexion est la bonne. C'est d'ailleurs ainsi que, d'une manière générale, on entretient le formatage de l'opinion et Médiapart ne procède pas autrement avec la démocratie participative, (ou la démocratie "réinventée").
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La méthode consiste donc à se tourner avec le public auquel on s'adresse dans la direction vers laquelle ce public est déjà orienté et pousser tout un chacun exactement au point où il en est, et pas au-delà, sachant que ce "tout un chacun" a, depuis longtemps, fait le choix de s'arrêter là où il en est. Dans ce public, assez large dans le cas présent, il peut y avoir des catégories de position très différentes, voire incompatibles. L'astuce consistera à ménager les unes et les autres, en recourant au langage ambigü, comme sait le faire n'importe quel politicien professionnel en quête d'électeurs. Par ci par là, quelques mots de diaffoiranto seront du meilleur effet pour les auditeurs naïfs esbaudis.
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C'est auprès du public averti que la méthode ne passe pas; mais il est rarement présent aux émissions de Frédéric Lenoir, pas plus qu'il ne lit ses livres et Frédéric Lenoir n'y tient pas, pour cause.
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Pour les quelques rares lecteurs de Médiapart qui s'intéressent à la religion, je signale cependant que la démarche associant Jésus Socrate et Bouddha est d'une extrême importance et c'est la raison pour laquelle je regrette que ce thème soit escamoté pour des raisons commerciales. C'est en effet la voix de l'avenir et je crois qu'une nouvelle religion est en formation sur la base d'un nouveau syncrétisme, raison pour laquelle je déplore que Frédéric Lenoir ait oublié Mahomet.
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Frédéric Lenoir sait ce qu'il fait : parler d'Allah, de même à ses lecteurs que ce dans quoi il s'engage, consiste à faire du comparatisme religieux, ce serait amener son public à réfléchir réellement. Réfléchir réellement, c'est perdre du public. Lui faire croire qu'il réfléchit, c'est en gagner assurément. Pour le public auquel il s'adresse, qui est spécifique, Mahomet n'existe pas tout simplement. Donc, exit Mahomet pour Frédéric Lenoir. Quant au comparatisme religieux, il s'agit d'une méthode qui avait émergé dans les sciences religieuses à la fin du XIXème siècle , qui avait été discréditée immédiatement par la coalition des historiens-théologiens (protestants aussi bien que catholiques) et qui est en train, tant bien que mal, de refaire surface aujourd'hui, bien que la même éternelle coalition continue à verrouiller le domaine.
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Le comparatisme religieux, l'ancien comme le nouveau, est totalement incompatible avec les trois monothéismes, judaïsme, christianisme, islam. Il réduit à néant la théorie de la Révélation qui les sous-tend. Or, mettre en parallèle Jésus, Socrate et Bouddha, c'est dire que ce qui est intéressant en Jésus, c'est l'homme. Comparer Jésus, Socrate et Bouddha, c'est comparer trois types de sagesse humaine. C'est, en dernière analyse, dire que Jésus n'est pas Dieu, ou faire comme si Jésus n'était pas Dieu. En effet, la sagesse de Dieu et la sagesse des hommes ne se comparent pas, comme on le fait dire à saint Paul. La sagesse de Jésus, pour le chrétien, n'a rien à voir avec la sagesse de Socrate et de Bouddha. La sagesse de Jésus est la sagesse du Tout-Autre.
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C'est cet aspect fondamental que Frédéric Lenoir renvoie au néant, sans oser dire qu'il le fait et simplement pour entretenir son public dans son orientation. En effet, le Nouvel Observateur a raison quand il met pour sous-titre "en quoi ils répondent aux interrogations d'aujourd'hui".
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L'interrogation d'aujourd'hui porte, à mon avis, sur une nouvelle religion qui renouerait avec le rationalisme et qui chercherait le fond commun de toutes les religions. C'est à cela que conduit le comparatisme, c'est cela qui fait horreur aux théologiens, à Benoit XVI le premier qui parle à ce propos de "relativisme" qui lui semble être l'oeuvre du démon.
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Paradoxalement, je suis donc pour la démarche de Frédéric Lenoir, en même temps que je la dénonce, car elle consiste à entraîner les croyants vers l'avenir à l'aveuglette et à reculons, comme aux pires temps de l'obscurantisme. Ce présage ne me dit rien de bon. La religion de l'avenir pourrait aussi être aussi mauvaise, voire pire, que telle ou telle religion du passé.
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jean-paul yves le goff
http://www.lelivrelibre.net









"Mais pourquoi pas Mahomet?" Oui, très bonne question. Muhamad ferait-il un peu... banlieusard pauvre? Et accessoirement, pourquoi pas Moïse, Job, le Qohélet et les autres? Feraient-ils un peu trop juifs ?
Il semble qu'il s'agisse là, dans la démarche de Lenoir (que je n'ai pas lu, et que je ne perçois donc qu'à travers ce que tu en dis) d'une recherche de confort.
Idem que Pierre. Très bonne question. Merci pour ce billet .
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Merci, Pierre; merci Vancouver.
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Je transmets vos remarques à Frédéric Lenoir. C'est çà, la participation !
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jpylg
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http://www.le-monde-des-religions.fr/
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Directeur de la rédaction : Frédéric Lenoir .
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Assistante de rédaction : Christine Dubois
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(courriers lecteurs : contact@lemondedesreligions.fr) .
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Pourquoi pas Mahomet?
Cher Jean-Paul- Yves,
Le réponse est simple, on ne mélange pas les vivants et les morts.
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" Le réponse est simple "
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A mes yeux, cette réponse n'est pas simple, mais simpliste. En outre, elle fleure bon la guerre sainte.
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jpylg
Cher Jean-Paul-Yves,
Avec un philosophe définitif, un fils de dieu, et une méthode de vie, tous en voie de disparition, d'une certaine manière.
Et d'autre part, ce qui est d'abord un système politique religieux performant, et toujours actif, ensuite une croyance aussi répandue que les autres. Voire plus.
On comprendra qu'une réponse simple n'est pas forcément facile à étayer.
Et une réponse simpliste n'en n'a pas besoin.
Malgré un sujet qui interpelle, il faut connaître ses limites, et votre pays s'annonce trop rude pour moi.
Bien à vous.
Ah, je m'avise que tout pensif, j'oubliais votre seconde idée. A propos de guerre sainte.
Vous savez que prévoir, ou prendre conscience d'un désastre, ce n'est pas l'approuver, n'est-ce pas?
Voilà, à une autre fois.
@pfsim : quels sont ces vivants et qui sont ces morts ? J'avoue que je ne comprend pas. La seule piste que je perçoive serait celle de "Mahomet". Oui, le "Mahomet" de Voltaire est mort. Mais la Lecture de Muhamad est vivante, très vivante même. (Je ne vous ferai pas l'injure de penser que le "jihad", dont on a beaucoup de mal a traduire le sens en français (et, apparemment , en comprendre la signification en arabe) résume Al Qoran. (Il me semble parfois que juifs et musulmans pratiquent beaucoup plus (mieux?) la lecture critique des textes fondateurs de leurs religions respectives que ne le font les chrétiens. Il y a eu un essai, avec la T.O.B. Mais qu'est devenu cet essai. Peut-être un probléme dû au centralisme du pouvoir catholique, et à un retour à l'intégrisme, avec le Polonais et l' Allemand. Retour du dogmatisme, retour du pouvoir absolu?)
Frédéric Lenoir a été officiellement déclaré "Expert" médiatique es-religion, donc on ne peut pas y couper.
En même temps, j'imagine que vous n'avez pas envoyé votre CV Monsieur Le Goff.
Premier arrivé, premier servi, c'est un peu comme ça la loi des médias, faut être rapide.
@ +NEO-
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" vous n'avez pas envoyé votre CV Monsieur Le Goff. "
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Je ne crois pas que ce soit le bon niveau de la discussion.
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Il est vrai que j'ai été le premier à me montrer agressif envers Frédéric Lenoir, ce qui n'était pas indispensable.
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Au fond, Frédéric Lenoir a raison de mener les oui-ouistes par le bout du nez, puisque ceux-ci ne demandent que ça.
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Il devrait se présenter aux élections.
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jpylg
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complément :
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" Frédéric Lenoir a été officiellement déclaré "Expert" médiatique es-religion "
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Cela dit, Frédéric Lenoir est loin d'être incompétent. Quand il fait du comparatisme, il sait qu'il fait du comparatisme; il sait aussi que cela que se trouve l'avenir de la religion. Il sait qu'il ne faut pas le dire. Je n'ai rien à lui apprendre.
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Ce qui m'ennuie, comme je l'ai dit, c'est que la religion n'a pas un avenir, mais plusieurs possibles.
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La religion personnelle de Frédéric Lenoir, c'est le oui-ouisme; je regretterais que, sous son influence et celle conjuguée des ballots de journalistes d'information religieuse, qui, eux, sont incompétents, le oui-ouisme devienne LA religion de l'avenir.
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Je préfère, de loin, l'intégrisme catho.
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jpylg
"Je préfére, de loin, l'intégrisme catho." Houlà, JP, tu me fais peur ! Ca sent le bûcher ! A moi, il me semble que l'intégrisme catho est ce qu'il y a de plus éloigné du christianisme dont il se réclame pourtant. Ne serait-ce pas la définition même du diable, dont il se préoccupe tant? (le diable divise, là où l'amour divin réunit)
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Je suis, ici encore, tout à fait d'accord.
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C'était une boutade : L'intégrisme catho me fait également horreur. Cependant, il y a dans la position des intégristes une cohérence qui n'existe pas chez les catholiques progressistes et les libéraux qui sont des protestants qui s'ignorent . Plus que de la cohérence, il y a de l'exigence... il y a un minimum de connaissance, aussi : ils connaissent l'enseignement de l'Eglise, alors que les autres l'ignorent parfaitement. Mais ils (les intégristes) se fondent aussi sur l'histoire de l'Eglise que l'Eglise donne d'elle-même. C'est là où le bat blesse. Et c'est intéressant de voir que quand on entre en discussion avec eux là-dessus, ces adeptes de la religion d'amour deviennent méchants.
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jpylg
Je ne saurais dire si Frédéric Lenoir est un ouiouiste, mais un pire sourd que celui qui ne veut rien entendre, sans aucun doute. Par exemple : les disputatio, les débats extrêmement riches qui ont eu lieu ces dernières années à Roquefixade entre Mgr Perrier (évêque de Pamiers) et Yves Maris (philosophe cathare) n'ont jamais fait l'objet du moindre entrefilet dans les pages du "Monde des religions". Il y avait pourtant, là, un évènement d'importance du dialogue inter-religieux (quelque 8 siècles après les dernières controverses et avant que l'Inquisition ne "règle le problème"), un intérêt journalistique et philosophique évident. Mais, il paraît que Frédéric Lenoir craindrait fort cette résurgence et ce dialogue recommencé avec le christianisme dualiste...
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" dialogue inter-religieux "
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Le dialogue inter-religieux est un leurre, habilement entretenu par des leaders oui-ouistes comme Frédéric Lenoir.(Et tout un lobby).
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Les oui-ouistes adorent.
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C'est mon opinion.
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jpylg
C'était davantage pour éviter une répétition de "disputatio" ou de "débat" dans mon commentaire. Sur le fond, l'évêque de Pamiers n'en n'est pas ressorti chrétien dualiste... et réciproquement. Il n'en reste pas moins que l'acceptation même, de la part d'un évêque, de participer à des débats avec la "résurgence cathare", comme cela se faisait il y a 8 siècles, est un évènement que "Le monde des religions" aurait dû relever. Au minimum.
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" un évènement que "Le monde des religions" aurait dû relever. Au minimum. "
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Bien sûr. Mais "Le Monde des religions", et d'autres organes du même genre, donnent dans la parodie de réflexion; ils feignent d'inviter leurs lecteurs à réfléchir, alors qu'en réalité, ils les en empêchent, ils le leur interdisent.
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Il est vrai que la réflexion, quelle qu'elle soit, dès qu'elle est authentique, risque d'être ravageuse pour la foi, quelle qu'elle soit.
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jpylg
La "vraie foi", qui serait une intuition "mystique", et non pas un pari fondée sur un calcul, ne saurait être ravagée par quoi que ce soit. Elle est fondée sur le vide, sur l'acceptation d'une "méconnaissance", sur une poésie, au sens premier du mot : le "poïen" grec.
Maître Eckhardt en parle beaucoup mieux que je ne saurais le faire. Il a été trés bien traduit par Jeanne Ancelet-Hustache, pour les éditions du Seuil.
La réflexion, surtout si elle est authentique ( y aurait-il une autre sorte de réflexion, à par celle des miroirs?), nourrit cette "foi"-là. L' intuition a besoin d'une connaissance, comme l'inspiration a besoin d'une expiration.
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D'accord, à 500%
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jpylg
Oui, Pierre, également d'accord avec vous.
Entre 2 blog sur le con parfait, venir prendre des nouvelles de Jésus sur les blogs de JPYLG est un plaisir délectable...
Je ne suis pas oui-ouiste j'adore
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" Je ne suis pas oui-ouiste j'adore "
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Bien sûr, mon cher Christian, que vous êtes oui-ouiste.
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D'une orthodoxie parfaite.
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Les oui-ouistes ne savent pas qu'ils le sont.
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Vous non plus
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Bien sûr !
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Je suis un oui-ouiste comme tout le monde, heureusement pour moi ! Cocu et content !
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C'est ce que les oui-ouistes ne comprennent pas : j'en suis un, ce qui me permet d'en parler !
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J'ai beau employer différents termes, ils comprennent toujours pas !
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Ils comprennent rien, les oui-ouistes !
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jpylg
"L'interrogation d'aujourd'hui porte, à mon avis, sur une nouvelle religion qui renouerait avec le rationalisme et qui chercherait le fond commun de toutes les religions."
Tu le penses vraiment ?
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" Tu le penses vraiment ? "
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Et comment !
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jpylg
Si l'on pose l'origine du mot "religion", Marielle, ne rejoint-on pas l'origine du mot "communisme", Jean-Paul ?
Je ne comprends pas l'emploi du mot "rationalisme".
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Il est tout-à-fait juste qu'il pose problème dans ce contexte et je ne devrais peut-être pas l'employer. Le rationalisme, c'est l'usage de la raison; or la transcendance,( ou Dieu, ou appelons ça comme on veut) , dans ce contexte, se définit par le fait d'être au-delà de la raison, au-delà de la connaissance.
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Tout l'enjeu est de savoir s'il n'existe pas d'"objet" , de "choses existantes" au-delà de la connaissance, voire s'il n'existe pas de moyens de connaissance au-delà de la raison : or, la tradition mystique, sur laquelle s'appuie un certain nombre de philosophes, Rudolf Otto notamment, va répondre oui: ce moyen existe, c'est l'intuition...
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Retour à la case départ : est-ce que la raison est en mesure de raisonner sur l'intuition ?
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Je n'ai pas de lumière inédite en la matière; j'essaie de m'informer. Ce dont je suis sûr ( à peu près), c'est qu'il ne faut pas que l'intuition soit trop en contradiction avec la raison. Pour emprunter la terminologie de Jean Guitton: il y a l'absurde et le mystère. Il y a certains "mystères" religieux (surtout dogmatiques) qui sont des absurdités, mais le "mystère" en lui-même, ne doit pas être a priori déclaré absurde sous le prétexte qu'il transcende la raison.
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jpylg
"est-ce que la raison est en mesure de raisonner sur l'intuition ?" "il ne faut pas que l'intuition soit trop en contradiction avec la raison"...
J'ai cherché un peu du côté de Jung (le dialogue animus-anima) , peut-être pourrait-on le faire du côté des neuro-sciences (le fonctionnement du cerveau par induction, échanges entre les différentes zones) mais me suis perdu dans les marais.
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" J'ai cherché ....mais me suis perdu dans les marais "
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C'est dans la vie qu'il faut chercher, et j'ai bien peur qu'on ne trouve que dans la mort... (1)
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jpylg
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(1) Je n'aurai pas l'hypocrisie de m'excuser pour ma grandiloquence. En réalité, j'adore et je ne rate jamais une occasion quand on me la fournit.
Mystère, absurdité ... c'est sans doute juste une question de point de vue, donc une question d'être humain.
A partir du moment où j'ai cessé de croire en dieu, j'ai commencé à accepter le mystère, et même à en avoir de plus en plus besoin - mystère et énergie vitale, capacité créatrice (depuis l'existence d'un caillou jusqu'à la voûte étoilée). Et j'ai toujours pris Dieu comme une création humaine, une vision anthropomorphique du monde : tout est mystère, et la raison est un petit moyen humain, comme l'imagination pour donner forme.
Et pour paraphraser Queneau : sur dieu je n'ai rien à dire, sur le mystère je n'ai rien à dire.
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A mon avis, il ne faut pas chercher "l'origine" des religions (qui se perd dans la plus profonde nuit des temps, comme l'intelligence et le langage), mais "l'essence" des religions qui est toujours d'actualité et sur quoi bien des philosophes ont écrit.
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Quant aux capacités de l'étymologie à nous aider à comprendre cette essence, je suis sceptique, bien que j'aime beaucoup l'étymologie. Il y a deux étymologies de "religion", dont ni l'une ni l'autre n'est sûre. La première, c'est "religare", (relier) qui sauf erreur remonte à Cicéron; la seconde est "releggere" (relire) qui remonte, sauf erreur, à Emilio Benveniste, le linguiste, qui conteste la précédente.
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Je ne crois pas que les linguistes modernes aient tranché; mais il faudrait vérifier.
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jpylg
Il me semble que peu importe que les linguistes tranchent, réunissons "religare" et "releggere" au contraire. la religion, comme lien, chrétienne n'a rien à craindre de relectures critiques des textes, comme tu le démontres par ailleurs, au contraire. Le dogmatisme et l'absolutisme de la papauté a en craindre, par contre, c'est vrai. Mais la "foi" elle même ? C'est toujours un probléme de traduction-trahison et d'établissement (édition) des textes. Remarques-tu que les prophètes eux-mêmes n'ont pas écrits (que sur du SABLE, quelques signes), ce sont les acolytes qui l' on fait. Or, quand il écrit, le scripteur n' interprète-t-il pas déjà la parole dite? Je crois vraiment que la "foi" est fondée, si l'on peut dire -(peut-on fonder sur du vent, un souffle, une voix de fin silence?)- sur une intuition : une inspiration, une expiration. (Et une nécessité et/ou une grâce, qui serait donnée, au lieu d'une expiation?)
Une nécessité : chercher un chemin ou sombrer dans la folie d'une forêt obscure (Dante Alighieri). On a vu une clairiére, on y va, là est la lumiére. On léve la tête : là où était l'entrelacs des branches on voit un ciel : nuées ou soleil, cela bouge sans cesse, mais cela est. Et au-delà ? "Pourquoi il y a-t-il quelque chose plutôt que rien?" (Martin Heidegger)
Et : bien d'accord , mieux vaut chercher l' "essence" des religions, c'est à dire, aussi, leur origine humaine, leur nécessité humaine, leur "invention" (au sens où l'on "invente" un trésor. Un objet, en droit civil, appartient à celui qui l' invente, c'est à dire qui le trouve. Cela a un rapport avec le fait que l'on puisse "éventer" un secret ? Mais, aussi, et cela me semble intéressant, je crois me souvenir que la communauté -dans le cas du droit civil français, c'est l' Etat, qui nous représente et nous encadre- en préléve une partie. C'est bel et bien, pour moi.)
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Je ne sais pas quoi répondre, car c'est exactement ce que je pense.
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Et tu le dis mieux que moi. Je crois que je vais être jaloux.
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jpylg
Puisqu'on se tourne allègrement vers la nuit des temps il semble que manifestations religieuses et artistiques soient assez liées. Ce mélange d'émotionnel et de rationnel tels que les cultures les ont développés dans les religions trouve une expression plus moderne et plus diverse dans les arts sous de nombreuses formes. Pour ma part je trouve que cette activité satisfait pleinement mon cortex limbique sans présenter les dangers politiques de l'intolérance religieuse
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Evidemment que les vrais artistes sont des croyants.
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Idem les vrais philosophes.
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Idem les vrais scientifiques.
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jpylg
J'ai beaucoup aimé vous lire tous ce soir.
Je vous souhaite une clairière ou une bonne nuit étoilée si vous en voulez.
Le foie est ruiné, la foi est intacte, il reste peu de temps : l'éternité, plus une nuit. Le dernier mot prie et veille sa parturition.
" A partir du moment où j'ai cessé de croire en dieu, j'ai commencé à accepter le mystère, et même à en avoir de plus en plus besoin - " marielle
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. @ marielle:
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Chacun ses mots, chacun ses critères. Selon les miens, si tu as eu de plus en plus besoin du mystère, c'est à ce moment-là que tu as commencé à croire. Croire, ce n'est pas une opinion : c'est une envie...
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" Le dernier mot prie " Pierre.
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@ pierre:
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Oui
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jpylg
Et Mahomet, dans tout ça ?
Pourquoi que des Hommes ? !
C'est pesant cet étalage de machisme diversemment incarné !
Pitié, débroullez-vous pour écrire des articles qui feraient tant soit peu place à la Femme ....
Si je puis permettre : il y a un billet sur, et surtout de Simone Weil , qui date du 25 mai ; on n'y a vu que deux femmes , pour neuf hommes. Vous êtes libre , il ne tient qu'à vous... Simone Weil n'intéresserait-elle donc pas les femmes ? Et pourquoi ? Peut-être ne parle-t-elle pas de la Femme ... (?)
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Dans le fil consacré à Simone Weil
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http://www.mediapart.fr/club/blog/jeanpaulyveslegoff/010908/...
.
j'ai parlé ce matin e t-on de son petit livre intitulé "Lettre à un religieux",
.
Dans un deuxième fil, intitulé : Origines du christianisme : Simone Weil :
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http://www.mediapart.fr/club/blog/jeanpaulyveslegoff/090609/...
.
j'ai voulu montrer qu'au regard de sa proposition n° 35, il y avait fort peu de chances pour qu'elle ait cru à la valeur historique du Nouveau Testament.
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Dans ce fil sur le livre de Frédéric Lenoir, j'ai dit que cet auteur faisait du "comparatisme". Simone Weil dans "Lettre à un religieux" fait essentiellement du "comparatisme" et le comparatisme est fatal à l'orthodoxie doctrinale du christianisme.
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Dans son livre sur Jésus (2007), Benoit XVI écrivait : "Si nous écartons cette histoire, la foi chrétienne est abolie en tant que telle et refondue dans une autre forme de religion "
.
Il en va exactement de même si l'on fait du comparatisme; que ce soit à la manière de Simone Weil, ou que ce soit à la manière de Frédéric Lenoir. Or, d'un point de vue scientifique, ou simplement rationnel, le comparatisme même s'il n'a toujours pas retrouvé droit de cité, compte tenu de la mainmise des théologiens sur l'histoire des religions, le comparatisme est absolument indispensable. Le comparatisme fait apparaître que toutes les religions sont des syncrétismes, c'est-à-dire qu'elles naissent les unes des autres, en empruntant aux unes, en déformant des éléments des autres, en synthétisant. Le comparatisme mène au syncrétisme. Le syncrétisme mène au relativisme. Le syncrétisme est fatal à la théorie de la Révélation qui sous-tend les trois monothéismes.
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La terreur de Benoit XVI se justifie : une nouvelle forme de religion est en préparation. Je reviendrai demain sur le comparatisme de Simone Weil dans sa "Lettre à un religieux".
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jpylg
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Il m'avait semblé poster hier soir un message dans ce fil, que je ne retrouve pas.
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Je le remets donc ci-dessous, quitte à poster un peu plus tard, la suite (les éléments comparatistes de Simone Weil dans sa Lettre à un religieux).
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jpylg.
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Voici donc le message d'hier :
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Dans le fil consacré à Simone Weil
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http://www.mediapart.fr/club/blog/jeanpaulyveslegoff/010908/...
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J'ai parlé ce matin e t-on de son petit livre intitulé "Lettre à un religieux",
.
Dans un deuxième fil, intitulé : Origines du christianisme : Simone Weil :
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http://www.mediapart.fr/club/blog/jeanpaulyveslegoff/090609/...
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J'ai voulu montrer qu'au regard de sa proposition n° 35, il y avait fort peu de chances pour qu'elle ait cru à la valeur historique du Nouveau Testament.
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Dans ce fil sur le livre de Frédéric Lenoir, j'ai dit que cet auteur faisait du "comparatisme". Simone Weil dans "Lettre à un religieux" fait essentiellement du "comparatisme" et le comparatisme est fatal à l'orthodoxie doctrinale du christianisme.
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Dans son livre sur Jésus (2007), Benoit XVI écrivait : "<< Si nous écartons cette histoire, la foi chrétienne est abolie en tant que telle et refondue dans une autre forme de religion >>"
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Il en va exactement de même si l'on fait du comparatisme; que ce soit à la manière de Simone Weil, ou que ce soit à la manière de Frédéric Lenoir. Or, d'un point de vue scientifique, ou simplement rationnel, le comparatisme même s'il n'a toujours pas retrouvé droit de cité, compte tenu de la mainmise des théologiens sur l'histoire des religions, le comparatisme est absolument indispensable. Le comparatisme fait apparaître que toutes les religions sont des syncrétismes, c'est-à-dire qu'elles naissent les unes des autres, en empruntant aux unes, en déformant des éléments des autres, en synthétisant. Le comparatisme mène au syncrétisme. Le syncrétisme mène au relativisme.
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La terreur de Benoit XVI se justifie : une nouvelle forme de religion est en préparation. Je reviendrai demain sur le comparatisme de Simone Weil dans sa "Lettre à un religieux".
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jpylg
. Pour pointer, me souvenir d'y revenir. (Je vais au Lacan, biner)
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" (Je vais au Lacan, biner) "
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Sans lambiner
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jpylg
"toutes les religions sont des syncrétismes"... Rencontrés deux mormons , ce matin , comme ils vont toujours , par deux , chemises blanches. L'un d'eux m'adresse la parole, très poliment, pour me dire ... toujours la même chose: "Avez-vous entendu parlé du Christ". Je n'ai su que leur répondre :" comme je dis toujours aux vôtres , quand je les croise : "la parole du christ ne se résume pas à une secte, la parole du christ se résume à une parole." L'un des deux a souris, d'un grand sourire : "Ah oui! C'est vrai ça!" J'espère qu'ils ne s'ennuieront pas trop, ce soir, dans cette petite ville où ils ne connaissent sans doute personne.
doublon
triplon
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Mormons ou témoins de Jéhovah, c'est pas plus mal qu'autre chose...
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Leur naïveté et leur prosélytisme me gênent un peu, mais, bon...
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J'imagine qu'il y en a aussi qui sortent de cet engouement-là... il faut voir en quoi cela leur a été utile...
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jpylg
Merci pour les liens qui amène aux écrits de Simone Weil.
Je les lirai ce week-end
@ MG2, Merci.
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Voici donc quelques passages de la lettre à un religieux dans laquelle Simone Weil exprime une fort tendance au comparatisme et au syncrétisme :
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"Baal et Astarté étaient peut-être des figures du Christ et de la Vierge" (page 18)
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"Les cérémonies des mystères d'Eleusis et d'Osiris étaient regardées comme des sacrements au sens où nous l'entendons aujourd'hui. Et peut-être étaient-ce de vrais sacrements, ayant la même vertu que le baptême ou l'eucharistie, tirant cette vertu du même rapport à la Passion du Christ. (page 19)
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"Il y eut peut-être dans divers peuples Inde, Egypte, Chine, Grèce) des Ecritures sacrées révélées au même titre que les Ecritures judéo-chrétiennes. Certains des textes qui subsistent aujourd'hui en sont peut-être ou des fragments ou des échos".
(page 21)
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"Si Osiris n'est pas un homme ayant vécu sur terre tout en étant Dieu, de la même manière que le Christ, alors du moins l'histoire d'Osiris est une prophétie infiniment plus claire, plus complète et plus proche de la vérité que tout ce qu'on nomme de ce nom dans l'Ancien Testament. De même pour d'autres dieux morts et ressuscités". (page 22)
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" Et de même pour Prométhée. L'histoire de Prométhée, c'est l'histoire même du Christ projetée dans l'éternel. Il n'y manque que la localisation dans le temps et l'espace". (page 23)
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Etc.
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jpylg