Mediapart participe à la création du Syndicat de la presse indépendante d’information en ligne (SPIIL)

Sept acteurs de l'information indépendante sur Internet ont décidé de fonder ensemble le Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne (SPIIL). A l'heure de la révolution numérique, ils entendent ainsi promouvoir le développement de l'information de qualité sur Internet.

 

Ce syndicat professionnel a pour ambition de regrouper des éditeurs de presse ayant le numérique pour activité de référence et correspondant à la prochaine définition, par décret, des services de presse en ligne ayant un caractère d'information politique et générale.

 

Selon ses statuts, il a pour objet « de procéder à l'étude, à la représentation et à la défense des intérêts professionnels, économiques, déontologiques, matériels et moraux des services de presse en ligne indépendants, généralistes ou spécialisés ». De plus, il s'engage à défendre « l'indépendance des rédactions » et « l'intégrité de l'information », ses adhérents se référant aux principes de la Charte européenne dite de Munich (1971) sur les droits et devoirs des journalistes.

 

Un bureau provisoire a été créé, regroupant les représentants des sept fondateurs. Une première assemblée générale est convoquée pour le 23 octobre à 18 heures à la Maison de l'Amérique latine, 217, bd Saint-Germain, à Paris. Les éditeurs de presse en ligne, généraliste ou spécialisée, nationaux ou locaux, qui se sentent concernés par cette initiative sont invités à la rejoindre. Les demandes d'admission doivent être adressées au président du syndicat.

 

Les membres fondateurs (par ordre alphabétique)

@rrêt sur images

Bakchich

Indigo Publications

Mediapart

Rue89

Slate

Terra Eco

.../...

Le bureau provisoire

Président : Maurice Botbol (Indigo Publications)

Vice-président : Laurent Mauriac (rue89)

Trésorier : Eric Leser (Slate)

Secrétaire général : Edwy Plenel (Mediapart)

Membres : Nicolas Beau (Bakchich), Walter Bouvais (Terra Eco), Daniel Schneidermann (@rrêt sur images)

 

Contact :

Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne (SPIIL)

Courrier :    c/o Mediapart

8, passage Brulon

75012 Paris

e-mail :       spiil.info@gmail.com

- Tél.             Maurice Botbol : 01 44 88 26 16 

 

 

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Vivement la création du Syndicat de la Presse Participative !

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jean-paul yves le goff

http://www.lelivrelibre.net 

"Indépendance des rédaction", "intégrité de l'information", alors que rue89 slate et bakchich acceptent la publicité, et qu'Edwy Plenel nous a enseignés qu'on ne pouvait être indépendant avec un financement par la pub ? Ah oui, j'oubliais, "Marianne" aussi accepte la publicité dans ses pages...tout ça est bien complexe.

Logiquement ce nouveau machin va surtout servir à réclamer de l'argent aux pouvoirs publics, au nom de l'égalité de traitement avec la presse écrite.

Tout ceux là ensemble? Ca mérite une chanson 

Très bonne nouvelle et très bonne initiative car nécessaire...

Fiel ! Des réactions en chaîne... Clin d'oeil

Bon vent au SPIIL !

Dianne,

Ce fiel me laisse un goût amer !

Bonne décision, en espérant que cela fera progresser ces sites en ligne. Autre site indépendant, qui tente à sa mesure de diffuser de l'information libre sur http://www.acturevue.com

Puissent les membres su SPILL s'astreindre à séparer clairement les articles d'opinions et ceux d'information. Le mélange des genres est des plus dommageable à l'intégrité de l'information qu'ils s'engagent à défendre.

C'est ce qu'Edwy Plenel préconisait jadis, et enseigne peut-être actuellement à ses étudiants. Pourquoi ne pas tenter de le faire sur Mediapart ?

Le taux de TVA de la presse est-il enfin appliqué aux sites d'information en ligne non issu de la presse papier (décision des Etats Généraux) ou était-ce une promesse non suivie d'effet ?

Par ailleurs peut-on connaître les actionnaires de ces sites qui se veulent indépendants ? Je pense à Slate par exemple. Quels critères sont-ils retenus pour être accepté dans ce syndicat qui souhaite défendre une presse libre et indépendante ?

Le principe de médias enfin indépendants du pouvoir me semble une EXCELLENTE NOUVELLE .J' attendais quelque chose de ce genre !

Comme c' est un domaine que je connais mal, je me pose des questions:

- Est-ce que le fait de se grouper en syndicat apportera des garanties pour cette indépendance médias ?

- Une meilleure efficacité dans les enquêtes ?

- Plus de subventions ?

- Une force au niveau juridique ?

.....

Bravo et bon courage. Il y a urgence.

bravo a vous enfin une presse independance et  un syndicat  pour defendre cette independance grand merci a vous .

Bravo et longue vie au SPIIL. Ce qui me gêne c'est la présence de Slate;organe notoirement favorable à l'UMP et au néo-libéralisme le plus dur.De tous les membres du SPIIL Slate est le moins indépendant.

Il a surtout été référencé à peine né, donc sans avoir eu le temps de faire ses preuves, notamment sur le "Café-Marianne"... Cela m'a étonnée à l'époque.

Ce "Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne" (je préfère toujours les noms aux sigles) , est une excellente nouvelle.

Bien à vous, 

 

Comment se sont passées les retrouvailles entre E. Plenel et D. Schneidermann ?

Cher Marc Andrault

 

Insolent ! Nuisible ! Multi-utilisateur ! Sarkozyste ! Pédophile (si) ! Il est évident que tous ces braves gens n'ont aucun "conflits de personnes" les uns avec les autres, comme l'assure Edwy Plenel au "Monde" :

 

http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2009/10/08/le...

 

D'ailleurs, quand Edwy Plenel écrivait que le financement de Slate.fr était plus opaque que celui de Mediapart, que Rue89 fonctionnait avec des stagiaires, que la publicité empêchait l'indépendance du journaliste, c'était pour rire. Et s'il ne parle jamais de Daniel Schneidermann (asi) c'est que ces deux-là s'aiment d'une confraternité torride, c'est tellement évident !

En attendant il fallait bien une structure pour faire banquer l'Etat (même quand on a refusé de participer au processus de concertation ayant abouti à ce que tel avantage fiscal ou telle aide soient attribués), et sans doute défendre la liberté d'expression de ces sites en la dissociant de celle des blogueurs non journalistes, cette vermine.

Cela dit devant un juge Edwy Plenel a raconté un contentieux qu'il pouvait avoir avec Denis Robert. Peut-être pour ses salauds d'abonnés nous parlera-t-il de ses rapports avec Daniel Schneidermann et les autres patrons des sites de son nouveau syndicat. Mais je m'égare : il a naturellement tout dit au "Monde".

 

Cordialement et bien à vous

 

La vvvvache !

Vous avez oublié Troll, cher Beber

A Beber 999

Merci pour le rappel des positions d'E. Plenel concernant les sites gratuits. En ce qui concerne ses rapports avec D. Schneidermann,  je ne voulais pas mettre de l'huile sur le feu :  je trouve plutôt positif que tous deux se retrouvent pour défendre l'indépendance des journalistes quelques années après un conflit sur ce sujet (peut-être pour une question de statuts plus que de personnes) qui s'est terminé en justice. Que la participation de l'Etat soit nécessaire à cette liberté, cela vaut aussi pour plusieurs journaux de la presse écrite, et elle pourrait être compensée par la suppression de mesures qui profitent à des organes dont l'information n'est pas le premier souci. Je rappelle enfin que Mediapart accueille des blogueurs non journalistes. Cordialement.   

Cher Marc Andrault,

Avez-vous des liens à proposer sur le net à propos de ce conflit judiciaire que vous évoquez ? Ou au moins pouvez-vous le dater approximativement ?

 

Cordialement

 

En attendant, j'ai exhumé cette relique :

 

http://www.acrimed.org/article1059.html

Le syndicat de la presse indépendante d'information en ligne est, pour faire simple,un syndicat des pure players. "Presse indépendante d'information" me semble mal approprié. Indépendante de qui ? d'un support d'information papier.

S'il fallait en passer par cela pour pouvoir bénéficier des mêmes avantages que les sites liés à un support papier alors il fallait le faire mais le mot "indépendant a du mal à passer".

A Beber 999

 Tapez "Daniel Schneidermann prud'hommes Le Monde. Vous trouverez de la même source que celle indiquée par vous une chronique annonçant à la fin de mai 2005 "deux excellentes nouvelles pour la liberté de la presse" : DS a gagné après son licenciement par "Le Monde" (décision, sauf erreur, prise et notifiée par EP) et été lui-même condamné en tant qu'employeur. La première décision est une confirmation en seconde instance, dans la seconde l'appel du quotidien est annoncé mais le résultat ne figure pas ; y a-t-il eu transaction ?

A Dominique Gautier. Je pense que Mediapart et ASI sont plus indépendants des pouvoirs politiques et financiers que la plupart des organes d'information écrits ou audiovisuels.     

Cordialement à tous deux. 

@ Marc Andrault,

Je ne doute pas une seconde de l'indépendance de Médiapart ou d'ASI ou d'autres encore par rapport au pouvoir politique mais plutôt de celle de certains titres qui figurent dans la liste et dont l'actionnariat n'est pas clair. Je comprends tout simplement que suite aux Etats Généraux de la Presse et compte tenu de la spécificité des pure players par rapport aux sites "titres", ce syndicat était nécessaire pour que les pure players puissent être pris en compte dans les avantages dont peuvent bénéficier les organes de presse. Ce syndicat regroupera à terme tous les sites créés, y compris ceux qui seront financés par les amis du pouvoir de façon directe ou indirecte, indépendamment des supports papier existants C'est la raison pour laquelle je soulignais que l'appelation "presse indépendante" prêtait à confusion et peut être même à sourire mais j'imagine fort bien qu'il était difficile de se mettre d'accord sur un autre titre. Indépendante par rapport à quoi. Cela signifie uniquement qu'ils ne sont pas issus d'un organe de presse traditionnelle. et que tout ceux qui y sont inscrits bénéficieront des mêmes avantages. Il serait absolument nécessaire que, sur ces sites, soit au moins indiqué le détail de l'actionnariat pour que le lecteur se fasse  une opinion sur qui finance qui, qui est majoritaire, même si ce n'est pas toujours évident pour le lecteur de décrypter qui s'abrite en sous main. On peut toujours rêver.

On pourrait également exiger comme critères que seuls les sites employant un certains nombre de journalistes professionnels puissent s'y inscrire. Dans ce cas, bien sûr, peut pourrait y prétendre et c'est bien là la transformation radicale qu'est en train de connaitre l'information.

Bien à vous

On ne voit pas pourquoi "des amis du pouvoir" ne pourraient pas créer des sites tels que Mediapart en effet, le caractère d'investigation en moins peut-être (mais Slate.fr n'est pas sur le marché de l'investigation. Indigo est sur celui de l'info confidentielle ou spécialisée qui se paie cher). Ou des gens d'extrême droite, ce qui ne serait pas forcément une mauvaise chose pour le pluralisme (sous Mitterrand des trucs ne passaient que dans "Minute"). A plus long terme si la gauche gagne en 2012 rien ne dit que Mediapart continuera à faire du journalisme debout, du moins pendant le fameux "état de grâce".

S'agissant d'indépendance je note que ce n'est pas sur Mediapart mais sur Bakchich.info (et dans l'hebdo) qu'on peut lire qu'Elisabeth Guigou et un autre élu socialiste auraient pu être bénéficiaires de commissions dans l'affaire dite des Frégates.

Je ne sais plus quel journaliste (peut-être Edwy Plenel) disait que l'indépendance c'est d'abord dans la tête du journaliste. Alors certes c'est intéressant de savoir que Xavier Niel se refait une virginité en finançant Mediapart et Bakchich.info, mais c'est à l'usage des différents medias et en lisant d'autres sources qu'on voit qui copine avec qui, quels sont les sujets tabous, quelle crédibilité accorder à tel journaliste...

 Que l'actionnariat soit public, d'accord, mais qu'il soit indiqué clairement sur le site franchement ça ne me parait pas une donnée fondamentale par rapport à tous les autres problèmes qui se posent à cette nouvelle presse. Cela dit ce serait intéressant que le contenu des accords entre Mediapart d'une part, Marianne et Orange d'autre part, soient rendus publics. Ou celui entre Bakchich.info et Sine-hebdo. Mais intéressant pour qui ? Un tout petit microcosme, et les salauds de salariés qui travaillent dans ces entreprises.

Déjà ce syndicat est pluraliste, c'est positif. Attendons de voir ce qu'il fera concrétement, si ça ira ou non dans le sens de plus d'information libre sur le net ou non. Et puis, pour réclamer de l'argent au gouvernement, il était nécessaire.

Cher Beber,

Je ne crois pas avoir dit que les amis du pouvoir ne devraient pas pouvoir ouvrir un site d'information. C'est le mot indépendant qui me semble aujourd'hui galvaudé. Tout organe d'information peut exister et même être engagé dans un sens ou dans l'autre, libre d'écrire ce qu'il veut s'il n'est pas sous la pression.

Quant à demander que l'actionnariat soit indiqué sur le site relève du fait que si certains lecteurs ont le temps d'aller chercher pour chacun des sites la composition de l'actionnariat à droite ou à gauche, d'autres ne l'ont pas. Tout le monde n'a pas le temps de naviguer toute la journée sur inténet ou ailleurs. I'indiquer sur le site pour que l'information soit connue rapidement et facilement par le plus grand nombre de lecteurs intéressés me semble la moindre des transparence pour ce type de produit bien particulier que prétend être l'information et très facile à réaliser.

L'asymétrie de l'information (chère à J Stiglitz) me semble  bien  un réel problème de nos sociétés. Pour une fois qu'une information intéressante pourrait être facilement et rapidement accessible, pourquoi s'en priver.

L'actionnariat est une chose, qui détient la majorité en est une autre. Dans le cas de Médiapart, les fondateurs détiennent la majorité. Qu'ils fassent de cette position un journal qui plaisent à certains et déplaisent à d'autres est une chose mais ils le font en toute liberté.  

Les procès à répétition sont bien sûr un des moyens de pression compte tenu de ses incidences financières car tous les coups sont permis. On voit bien à cette occasion que l'indépendance entraînent de nouveaux moyens de rétorsion.

Les analyses, les points de vue, les éditoriaux ne gènent pas. Ce sont les enquêtes, les investigations qui gènent les pouvoirs en place. C'est ce qui disparait progressivement de "l'information" en ligne avec des équipes de journalistes réduites quand elles ne sont pas quasiment inexistantes.

La liberté d'être informé que réclame chacun semble bien difficile dans la pratique. Il suffit de voir, ici même sur ce site, les menaces de désabonnement dès qu'un article ne correspond pas au sentiment de certains lecteurs. mais je deviens hors sujet.

Bien à vous

Chère Dominique Gautier,

C'est une pathologie très "Mediapart", la critique des procès. Jamais je n'ai lu "Marianne" (par exemple) se plaindre de telle ou telle procédure, et même quand il a été proche de la cessation des paiements il n'a pas fait appel à ses lecteurs pour payer son avocate. De même "Bakchich.info" n'a pas pleurniché quand il a été assigné par David Douillet, et son équilibre financier est au moins aussi précaire que celui de "Mediapart". Si vous faites allusion aux dernières accusations contre François Perol, que se passerait-il s'il ne déposait pas plainte ? Des esprits plus ou moins tordus pourraient en conclure qu'il reconnait les faits. Vous ne pouvez pas interdire à des gens de se défendre, de défendre leur honneur de haut fonctionnaire, sous prétexte que vous ne les aimez pas.

Par ailleurs si jamais la bonne foi ou l'offre de preuve de "Mediapart" étaient insuffisantes, je fais entièrement confiance à la justice pour tenir compte des finances du media dans la fixation de la condamnation. 

Au fait, sait-on (pas forcément vous, je lance la question à la cantonnade) si Julien Dray avait menacé en l'air, ou s'il a réellement lancé une procédure contre "Mediapart" ? Je n'ai rien vu à ce sujet sur le site depuis ses menaces.

 

Et une dernière question : en sait-on plus sur l'actionnariat précis de "Slate.fr", et quid de celui d'"Indigo Publications" ?

Cordialement

Cher Beber,

Je fais en effet allusion au dernier procès en perspective auxquels s'ajoute les onze ou douze plaintes intentées par les Caisses d'Epargne et poursuivi par ce même M Pérol aujourd'hui leur président. Le départ (ou plutôt le faux départ de son ancien président) tend à démontrer une gestion calamiteuse dénoncée par Médiapart et que poursuit sans vergone son nouveau président.

Nous en sommes donc à 12 ou 13 procès avec comme plaignant M Pérol.

je ne suis pas choquée que Médiapart fasse appel à ses lecteurs. Individuellement ceux-ci n'ont aucun moyen de se défendre contre la concentration des médias entre les mains du pouvoir et les atteintes à la liberté de la presse. Pour ceux qui le ressentent ainsi ce procès est le leur. Par ailleurs les lecteurs ne sont pas contraints de participer financièrement. Ceux qui suivent, quand ils le peuvent, le font au nom d'un intérêt qu'ils croient le leur et avec les moyens dont ils disposent.

 Vous faites confiance à la justice dans la fixation de la condamnation. libre à vous. Sauf que condamnation il n'y a pas encore, sauf à avoir des infos que nous n'avons pas. Personnellement j'aurais toujours tenance à avoir des doutes lorsque la justice n'est pas indépendante de l'executif ce qui est particulièrement utile dans les affaires dites "sensibles". Tout peut arriver mais je n'aime guère le poker.

Bien à vous

 

Oui enfin bon soyons un peu sérieux :

- c est Mediapart qui sort de conserve avec l'avocat officiel de Dominique de Villepin une nouvelle saillie contre Francois Perol. Ce dernier n a rien demandé;

- pour le moment, par réflexe pavlovien, certains abonnés demandent que "Mediapart" leur réclame de l'argent (bizarrement il n'y en avait aucun quand Julien Dray a indiqué poursuivre "Mediapart");

- Maître Mignard est très assidu au procès Clearstream où à ma connaissance il est avocat de deux parties civiles sur 41 déclarées (je ne me souviens pas du nombre de noms sur les listings). Cette assiduité, il doit la faire payer car il a des charges. Maître Mignard a également déposé des recours devant le tribunal administratif pour ces deux parties civiles. C'est également lui, par contrat d'abonnement, qui défend habituellement "Mediapart". C'est également lui, apparemment hors contrat d'abonnement, qui défend "Mediapart" dans les procédures Caisse d'Epargne. Sauf énorme surprise si François Perol dépose plainte contre "Mediapart" et son directeur de publication on aura de nouveau le cabinet Mignard. Pour comprendre ce qui se passe, il faudra des chiffres, que Laurent Mauduit avait promis en son temps. Laurent Mauduit a sans doute des défauts, mais personne ne peut sérieusement mettre en doute son intégrité.

Toujours est-il que le risque juridique existe quand on accuse quelqu'un de quelque chose. Les fondateurs de "Mediapart" ne sont pas des débutants, ils le savent. Les procès sont le quotidien de la presse d'opinion et surtout d'investigation.

La quête pour les procédures "Caisse d'Epargne", à laquelle j'ai participé dès lors que Laurent Mauduit a garanti la transparence la plus totale, je persiste à penser qu'elle avait moins pour but de rassembler de l'argent que de créer de la mobilisation. Mais tout ceci est vaine discussion tant que nous n'aurons pas les chiffres.

Et enfin, j'ai évoqué l'hypothèse d'une condamnation ("si jamais" ne veut pas dire qu'il y a déjà eu condamnation, chère Dominique Gautier), mais l'affaire n'est même pas encore passée au fond, donc il est bien tôt pour s'affoler...sauf bien sûr si on veut créer une espèce de mobilisation.

 

Cordialement et bien à vous

Dominique Gautier, comme je vous soupçonne de bien connaitre les problèmes de la presse en France (contrairement à moi) je vous soumets cette réflexion : le fait qu'une rédaction ait un droit de veto, ou des fondateurs la majorité du capital, a-t-il réellement aidé les journaux concernés à rester indépendants ? A un moment donné il me semble qu'on ne peut pas faire abstraction des réalités économiques, en tout cas c'est ce que je crois avoir vu pour les journaux concernés.

Quant au journalisme d'investigation, je vous soumets ce qu'en dit David Dufresne, parti en bons termes de "Mediapart" après en avoir tâté :

Investigation = le capitalisme le plus dur appliqué au journalisme

http://www.davduf.net/Clearstream-A-Denis-Robert-en-ces.html

(l'article entier est intéressant, même en faisant abstraction de l'opinion de l'auteur sur Denis Robert, qu'on peut ne pas partager, ce qui est mon cas)

Par contre c'est clair que ça crée de la valeur ajoutée ou de l'illusion de valeur ajoutée par rapport à la presse en ligne gratuite.

 

Et enfin investigation implique forcément petits ou grands compromis, comme l'écrit David Dufresne. C'est tout le sens de la défense par Fabrice Arfi de la thèse du caractère sarkozyste du "Canard enchaîné", dans les commentaires sur son article sur le livre de Karl Laske consacré à l'hebdomadaire, livre intéressant mais que l'auteur avait à mon avis idiotement voulu vendre sous l'angle du dévoilement du caractère prétendûment sarkozyste de l'hebdo... accusation idiote selon moi (déjà quand on lit l'hebdo chaque semaine...),car en fait sous tous les régimes si on veut récolter des infos il faut bien aller au charbon, se salir un peu les mains.

Cordialement

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La connaissance des problèmes de presse dont dispose beber999 n'est pas aussi négligeable qu'il le dit. Je crois qu'il est bien dans le sujet quand il écrit : "en fait sous tous les régimes si on veut récolter des infos il faut bien aller au charbon, se salir un peu les mains. "

De même quand il suggère de faire la nuance entre valeur ajoutée et illusion de valeur ajoutée.

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Idem, je trouve fort utile qu'il signale l'existence du site de David Dufresne, ex-rédacteur de Médiapart ? David Dufresne n'aurait-il pas trouvé sur Médiapart l'indépendance qu'il souhaitait ?

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jpylg 

Cher Jean Paul Yves Le Goff,

Le site de David Dufresne était préexistant à "Mediapart", je crois même qu'il avait une certaine notoriété. Normal qu'il l'ait conservé.

Cher Beber,

Je ne suis pas, loin de là,  une spécialiste de la presse et j'en connais peut être moins que vous. Je suis par contre une citoyenne qui a conscience que la presse a un rôle primordial dans le fonctionnement d'une démocratie. Je suis sans doute la candide du fil qui ne craint pas de se faire rabrouer par les "spécialistes" comme c'est souvent l'habitude sur certains fils. La presse, sauf à considérer que c'est une marchandise comme une autre, devrait intéresser tous les citoyens.

Par contre je sais faire la différence entre propagande, information et communication. ces trois volets ont toujours existé dans la presse écrite mais la révolution du numérique tend à accentuer et à amplifier le phénomène. 

Je ne suis pas naïve au point d'imaginer que la situation puisse être idéale mais au moins il reste la faculté de résister, d'alerter pour minimiser les risques.  Personne ne peut prétendre réussir mais il serait facheux, en tout cas pour moi, de ne pas essayer.

mon point de vue est simple : ouvrir un site pour y agréger de l'info brute, compiler des points de vues de spécialistes finement sélectionnés sans contradiction etc... c'est sans doute se créer une activité commerciale ou de propagande mais sûrement pas assurer l'information nécessaire à toute démocratie.

Le monde n'est guère parfait soyons soucieux qu'il n'empire pas.

Bien à vous

 

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Je suis par contre une citoyenne qui a conscience que la presse a un rôle primordial dans le fonctionnement d'une démocratie. "...

Tandis que moi (qui suis un ancien journaliste) pense que la presse a un rôle primordial dans le formatage de l'opinion publique.

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jpylg 

Serait ce mieux sans information du tout ? A débattre également !

Cordialement

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" A débattre également ! "

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Commençons par ne pas me faire dire autre chose que ce que j'ai dit.

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Je ne pense pas que la problématique soit une presse qui formate l'opinion ou rien. Je dis seulement que la presse, en connivence avec quelques autres institutions, formate l'opinion. C'est tout.

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jpylg 

Cher Jean Paul Yves le Goff,

Là je pense que  nous pourrons être nombreux pour être d'accord avec vous sur ce point. la communication institutionnelle, les plaquettes d'information, les dossiers de presse et j'en passe relayés par la presse y contribuent également largement.

Bien à vous

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"  Il suffit de voir, ici même sur ce site, les menaces de désabonnement dès qu'un article ne correspond pas au sentiment de certains lecteurs. mais je deviens hors sujet. "  

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@ dominique gauthier 

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Non. Vous ne devenez pas hors sujet. Vous entrez dans le sujet et c'est pourquoi c'est à cet instant que vous vous arrêtez.

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jpylg 

Cher Jean Paul Yves le Goff,

Les motivations des lecteurs serait sûrement un sujet passionnant : s'informer, se conforter, que sais je encore, mais je maintiens que pour ce billet il est hors sujet compte tenu qu'il s'agit de débattre de ce nouveau syndicat dont dépend très probablement la tournure que prendra l'information en ligne appelé à un grand développement.

cordialement,

 

 

 

 

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Stricto sensu, c'est hors sujet. Je suis d'accord avec vous. 

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Quant au fond, le rapport entre un journal et son lectorat est au coeur du sujet.

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Même si des capitaux permettent l'investissement nécessaire au démarrage d'un journal (nouveau ou ancien, en ligne ou papier), les fonds nécessaires au fonctionnement du journal ne peuvent qu'émaner du lectorat (la part qui revient à la publicité étant en dernière analyse proportionnelle à l'importance du lectorat).

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Il y a donc, pour le journal, l'obligation d'avoir une ligne éditoriale cohérente qui séduira - qui captera, si l'on préfère - une portion du marché potentiel. Pour cela, un certain contenu idéologique est nécessaire, qu'il soit clair, sans interférence, sans déviance.

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J'ai, pour ma part, tendance à croire, que Médiapart est victime de son club, victime de son pari de la participation, victime de la liberté d'expression qui y est pratiquée.

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Des gens comme beber999 ou moi-même ont un effet catastrophique pour la diffusion, sans parler des trolls. Du moins dans la mesure où ils sont lus par des clients potentiels à qui cela suffit pour ne pas s'abonner.

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Donc, très paradoxalement peut-être, je dis que, du point de vue commercial, ce sont les militants oui-ouistes qui réclament à cor et à cri la modération qui ont raison.

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jpylg 

Au moins vous ne manquez pas d'humour et d'un certain réalisme dans votre retour sur vous-même. Oui les trolls sont un handicap mais les oui ouiste comme vous les appelez ne sont pas forcément un plus lorsqu'ils sont seuls. Des points de vue contradictoires sont toujours stimulants. De plus sans renier ses convictions de base un doute un certain regard différents sur certains points particuliers peuvent être grandement positifs y compris pour les simples lecteurs. Le pire est le militant forcené, jamais habité par le doute. près au pire pour simplement avoir raison ... nous continuerons ce débat ailleurs si vous en faites un billet de blog.

Bien à vous

@ Dominique Gautier et JPY Le Goff : Votre petit échange était fort intéressant. Reprendra-t-il ailleurs ? entre parenthèse, donc :

(Je crois que je aprtage l'avis de Jean Paul Yves :

"très paradoxalement peut-être, je dis que, du point de vue commercial,
ce sont les militants oui-ouistes qui réclament à cor et à cri la
modération qui ont raison
."

Simplement, si nous sommes un certain nombre à quand même défendre l'auto modération, c'est pêut-être parce que nous espérons en un certain nombres de lecteurs, ou lecteurs potentiels, qui sauraient démêler les fils par eux mêmes ?Qui se poseraient aussi en acteurs de modération  et d'auto-modération?

Quoi qu'il en soit, à la rédaction de décider. Et en attendant, libre à chacun de défendre sa position.)

 

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J'aurais plutôt envie de rester tranquille, vu que ces histoires de "hors sujet" me prennent la tête.

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Mais puisque Fantie B relance, je dirais que, oui bien sûr, il faut s'auto-modérer; l'auto-modération est relativement facile à mettre en place si l'on se permet de recourir à l'insulte; mais si, au lieu de cela, on dit de façon forte de fortes convictions, c'est quoi, la modération ? Ne plus dire exactement ce qu'on pense ou le dire mollement ?

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Quoi qu'il en soit, je pense que les abonnés, d'une manière ou d'une autre, devraient, en effet, pratiquer quelque chose comme l'auto-modération,et que - en partie - le succès ou l'échec de Médiapart en dépend.  L'automodération reviendrait à faire de ce journal participatif une école de tolérance. Il n'en reste pas moins que je doute qu'une école de tolérance connaisse le succès économique. Si l'on veut faire du fric, il faut faire une école de bourrage de crâne.

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jpylg 

Cher Jean-Paul-Yves Le Goff,

Avant d'écrire que des gens comme vous ou moi serions responsables de renonciations à des abonnements à "Mediapart", avez vous regardé le genre de commentaires et le genre d'articles qu'on y trouve actuellement ?

Je vous trouve bien prétentieux !

Le vrai problème reste à mon avis que les gens ne veulent pas payer pour du "en ligne" alors qu'ils paient pour du papier. J'ai deux exemples proches de gens qui refusaient de s'abonner à Bakchich.info et qui sont ravis d'acheter le journal en kiosque.

 

Cordialement et bien à vous.

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J'aimerais mieux vous laissiez tomber l'histoire de prétention dont on me rebat les oreilles.

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Il est certain qu'un individu pris isolément n'a aucun impact. Au contraire, dans la mesure où des courants se forment, ils ont de l'impact sur les abonnements, puisque tout le monde accède, directement ou non, complètement ou partiellement, au club.

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Je ne pense pas que la critique systématique à laquelle vous vous livrez, d'ailleurs fort juste, selon moi, ajoutée à la mienne qui procède de considérations complètement différentes mais qui s'additionne à la vôtre cependant,ainsi qu'à un certain nombre d'autres, ce à quoi s'ajoute, in fine, la guerre des trolls, aide beaucoup les visiteurs curieux à adhérer au projet.

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jpylg 

Cher Jpylg,

La "critique systématique" montre au contraire que je suis satisfait du produit, mais que j'aimerais qu'il s'améliore. Quand on n'aime pas on critique peut-être quelques temps mais on finit par s'en aller. Surtout sur un media où menaces et intimidations publiques ou en mp remplacent une modération dont on s'aperçoit pourtant qu'elle serait nécessaire, même réduite au minimum.

Après il est clair que certains journalistes de "Mediapart" ont du mal à descendre de leur tour d'ivoire qui était leur poste dans un journal traditionnel où les réactions des lecteurs sont dirigées directement vers la poubelle (à noter l'intelligente politique de "Marianne" qui publie très largement des lettres de lecteurs mécontents dans son courrier des lecteurs). Quand en plus ils sont mauvais ou ont des problèmes psychologiques, ou aiment bien troller dans les commentaires à leurs propres articles, il est normal qu'il y ait quelques frictions. De toute façon si des egos sont trop malmenés on pourra toujours me recensurer ou m'interdire d'écriture. Je ne crois pas que ce sera en contradiction avec les statuts du syndicat en cours de création !

Par ailleurs, vous parlez d'adhésion à un projet, moi je parle de produit et d'abonnement. Je ne peux adhérer à un projet dont je ne suis pas partie (autrement que pour fournir gratuitement du contenu au site et règler mon abonnement), pour lequel on ne sollicite pas mon avis (à raison, sans doute), et à propos duquel je suis obligé d'aller sur d'autres sites pour avoir de vraies informations.

 

Cordialement et bien à vous.

 

 

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" La "critique systématique" montre au contraire que je suis satisfait du produit, mais que j'aimerais qu'il s'améliore."

Je serais plutôt d'accord avec ça et tout ce qui suit; mais ce n'est pas pour autant que cela est perçu ainsi par tout le monde.

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D'autre part, ce n'est pas ce qui est le plus gênant; le plus gênant me semble être les contributions qui créent une rupture de

cohérence dans le message global que Médiapart voudrait diffuser. Pour adhérer - de même qu'à un journal papier, ce journal papier qui semble tant vous intéresser, il faut s'identifier. C'est l'identification qui est à la base de l'adhésion. Il est impossible de s'identifier au club, pour de multiples raisons. (Pourtant, selon moi, c'est le club qui est intéressant, même dans sa forme actuelle, peu enthousiasmante).

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jpylg 

Ce qu'Edwy Plenel disait, c'est qu'il souhaitait le retour à l'époque où les gens lisaient un seul quotidien et s'identifiaient avec. Mais il parlait du Journal.

Ce qu'on peut constater pour le Club, c'est qu'il est actuellement à l'abandon.

Comme on ne sait rien sur les débats internes à propos du Club (s'il y a débats internes) on est obligés d'en rester au constat.

Il y a sans doute quelques personnes âgées qui se contentent de "Mediapart" et de la télévision pour être informées (dans ce cas très mal mais peut-être sont-ils à la recherche d'autre chose que d'informations), mais je pense que la plupart d'entre nous fréquentons d'autres sites d'information, en fonction du temps que nous avons pour ce faire.

En ce qui concerne le journal-papier, je ne l'achèterai pas, de même que je lis Bakchich hebdo au format pdf sur le site comme auparavant. Mais si Bakchich en kiosque est un succès ce sera une bonne nouvelle pour Bakchich-le site, qui est loin d'être rentable, donc de la garantie de sa survie.

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"Ce qu'on peut constater pour le Club, c'est qu'il est actuellement à l'abandon,  "

Il est à l'abandon du point de vue de la rédaction qui s'en est, d'ailleurs, très vite désintéressée, alors qu'il était, en principe, au coeur du projet.

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En lui-même, il vit, il ne végète pas mais exubère, malgré une participation quantitative relativement faible.

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Le club se présente, par rapport au journal, comme une excroissance cancéreuse.

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A mes yeux, c'est la direction de Médiapart qui est responsable de cet état de choses, assez déplorable, mais normal et, de toutes façons, mille fois supérieur à la "modération" qui aurait fait rentrer les choses "dans l'ordre" (c'est le cas de le dire), mais qui, pour moi, aurait enlevé tout intérêt à l'affaire.

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La direction (et la rédaction à sa suite) n'a pas su - ou pas encore -  trouver un moyen terme entre la modération et le laisser-faire. Ce moyen terme était dans l'intervention; mais cela impliquait une révision radicale de la fonction de journaliste. 

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C'est pourquoi, jusqu'à présent, Médiapart me semble être passé à côté de son projet, mais conserve le très grand mérite d'en avoir eu l'intuition et l'intention et peut, un jour ou l'autre, réviser son orientation et entrer dans la réalisation.

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Tout ceci me semble lié au rôle de pionnier joué par Médiapart à quoi je continue à croire. Que la suite du "journalisme participatif" apparaisse sous ce même sigle (de Médiapart) et avec cette même équipe ou bien autrement, est assez secondaire (sauf pour les salariés concernés) . Ce qui est important c'est que le temps du lecteur passif, soumis, berné et silencieux est fini.

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Il faudra, à toutes forces, que le journalisme s'habitue à un lectorat qui réagit et s'exprime. Je ne dirai pas que la démocratie participative commencera par le journalisme participatif, mais il ne faudrait pas me pousser beaucoup. C'est tout à fait passionnant. 

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jpylg 

@ jpylg

 

Quand vous affirmez : "J'ai, pour ma part, tendance à croire, que Médiapart est victime de son club, victime de son pari de la participation, victime de la liberté d'expression qui y est pratiquée.
Des gens comme beber999 ou moi-même ont un effet catastrophique pour la diffusion, sans parler des trolls. Du moins dans la mesure où ils sont lus par des clients potentiels à qui cela suffit pour ne pas s'abonner.
"

A mon humble avis vous vous méprenez complétement sur le choix des lecteurs. Ne croyez-vous pas que les lecteurs soient capables de distinguer les articles et dossiers des commentaires et fils de discussion ?

 

Bien à vous. 

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Je peux me méprendre, en effet. Je cherche à comprendre.

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Le nombre d'abonnés me semble insuffisant. C'est cela le fait principal. Je ne sais pas à quoi s'intéresse particulièrement les abonnés, journal ou club.

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Ce qui est sûr, c'est que le nombre des désabonnements implique que des gens ont été intéressés par le concept, puis ont été déçus. Par quoi ? Je ne sais pas.

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Je pense surtout aux visiteurs qui, en principe, devraient fournir régulièrement de nouveaux contingents d'abonnés. Là encore, le résultat est insuffisant. Je me demande ce qui les freine, est-ce le journal, est-ce le club ? Je n'ai pas l'impression que le club invite beaucoup à se lancer dans la mêlée.

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jpylg 

@ jpylg

 

A propos du nombre d'abonnés à Mediapart, je pense qu'à ce jour il ne serait pas opportun pour Mediapart de communiquer sur son nombre d'abonnés et encore moins sur les usages de ses abonnés.

 

Le projet est encore trop jeune. Il faut lui laisser encore du temps pour s'installer sur le Web et que les lecteurs s'approprient le médium.

 

Après le temps viendra où il sera intéressant de procéder à un relevé des compteurs et de jouer la transparence sur les statistiques d'usages et autres chiffres ou données.

 

Pour l'instant la concurrence est sur les dents. Tous les coups sont permis si je puis dire et chacun fourbit les armes. Donc je dirai que moins on en dit mieux on se porte.

 

Vous devez me semble-t-il ne pas omettre que la presse en ligne n'a pas encore trouver son modèle économique ! Et les internautes lecteurs sont dans leur grande majorité des zappeurs infidèles qui utilisent plusieurs sources d'information. La plupart ont dans leur esprit que tout doit être gratuit. Donc payer pour accèder à un journal en ligne alors que les autres sont gratuits c'est totalement inconcevable pour la majorité. Il y a un frein psychologique important. A mon humble avis c'est à Mediapart d'envisager de communiquer auprès de sa cible pour montrer sa différence et ses atouts par rapport à ses concurrents.

 

Enfin j'aimerai vous indiquer un dernier frein qui ne concerne pas seulement Mediapart mais toute la société à savoir apprendre le mode collaboratif. Celui-ci est très peu présent dans la société française parce que notre système est pyramidal à l'opposé d'Internet. La société française n'est pas habituée à participer, prendre la parole, s'exprimer. On assiste depuis l'arrivée des outils du Web 2.0 à l'émergence de cet Internet participatif français mais il est encore balbutiant et se cherche y compris sur Mediapart comme chez les autres concurrents.

 

Bien à vous. 

 

~bd+~.

Qu'est-ce que vous racontez sur "ne pas communiquer sur le nombre d'abonnés" ? Médiapart ne le cache pas, ce qui est déjà tout à son mérite : autour de 16 000, chiffre,  à la fois, insuffisant et non négligeable.

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Quant à ce que vous dites  sur " La société française (qui)  n'est pas habituée à participer, prendre la parole, s'exprimer ", je suis tout à fait d'accord et je pense que c'est l'une des principales raisons du succès en demi-teinte. C'est rarement bon, commercialement, d'être pionnier.

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jpylg 

@ jpylg

 

Lorsque vous vous interrogez : "Qu'est-ce que vous racontez sur "ne pas communiquer sur le nombre d'abonnés" ?" et m'indiquez : "Médiapart ne le cache pas, ce qui est déjà tout à son mérite : autour de 16 000, chiffre, à la fois, insuffisant et non négligeable.

 

Vous me l'apprenez je ne connaissais pas le nombre d'abonnés à Mediapart. Je ne savais pas que Mediapart communiquait sur ce point. Tant mieux et 16000 abonnés après seulement un an et demi d'activité c'est pas mal du tout ! Surtout dans un contexte de crise de la presse et où les modèles économiques des journaux en ligne se cherchent encore.

 

Lorsque vous affirmez : "C'est rarement bon, commercialement, d'être pionnier."

 

Je ne partage absolument pas votre point de vue. Il vaut mieux être pionnier plutôt que suiveur sur Internet ! Etre le premier sur un marché c'est difficile. Mais si l'on arrive avec un produit, service ou solution innovant et accompagné d'une vraie vision, je peux vous assurer que le succès est au rendez-vous. Cela fonctionne uniquement si l'on inscrit sa démarche, son projet sur le long terme.

Par exemple la création de ce nouveau syndicat est selon moi tout à fait justifiée et opportune. J'ajouterai qu'il était temps que certains professionnels partageant les mêmes valeurs se regroupent pour défendre leurs intérêts même s'ils ont des divergences entre eux. 

 

Bien à vous. 

 

 

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" Mais si l'on arrive avec un produit, service ou solution innovant et accompagné d'une vraie vision, je peux vous assurer que le succès est au rendez-vous.

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Admettons, admettons. Souhaitons-le.

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jpylg 

Cher Jpylg,

Non, comme l'avait écrit Jean-Christophe Nothias (est-il toujours directeur du développement du site ?) initialement le taux de non-réabonnement était exceptionnellement faible. Sans doute car les premiers abonnés sont des fidèles. Mais son objectif était d'arriver aux taux très importants de non-réabonnement de journaux comme "Le Monde", étant entendu que comme en parallèle l'objectif est d'avoir beaucoup plus d'abonnés ça implique une rotation beaucoup plus importante entre anciens et nouveaux.

Cela dit la vraie question est peut-être la future rentabilité de la version papier, si comme on va peut-être s'en apercevoir les gens paient plus facilement pour un journal vendu en kiosque qu'en ligne.

 

Cordialement

Chère Dominique Gautier,

 

Vos commentaires soulignent le défi essentiel que devra désormais relever le SPIIL: cette notion d'indépendance. Voici donc quelques précisions pour faire avancer le débat.

 

1. Le SPIIL est un syndicat professionnel. Cela signifie qu'il réunit des éditeurs de presse en ligne qui partagent des intérêts communs mais qui n'ont pas forcément les mêmes sensibilités éditoriales. La défense du pluralisme et de ses conditions, par les éditeurs eux-mêmes, suppose qu'eux-mêmes ne commencent pas par exclure selon leurs préjugés ou leurs convictions. En ce sens, les anciennes divergences ou les vieux conflits entre tel ou tel protagoniste de cette initiative n'ont rien à y faire. A la différence de la pédagogie hystérique que ne cesse de mettre en scène le sarkozysme ("tu es avec moi ou contre moi"), nous devons être capables, dans tous les domaines de la vie sociale, de définir ce qui nous unit tout en ne reniant pas ce que nous différencie. Mine de rien, quand on pense aux polémiques inutiles ou aux jalousies déplaisantes, c'est un événement positif d'avoir réussi à rassembler (dans les locaux de Mediapart, pour la petite histoire) une telle diversité d'éditeurs pour se lancer dans cette aventure.

 

2. La révolution industrielle que vivent nos métiers appelle de nouvelles organisations pour construire de nouvelles solidarités. Actuellement, entre les syndicats professionnels de la presse papier (SPQN, SPQR, etc.), qui incluent leurs déclinaisons numériques, et le GESTE, qui rassemble indistinctement les éditeurs en ligne quels que soient les contenus qu'ils diffusent, il n'y avait rien. Rien qui permette de faire entendre la voix de ceux qui, sans être adossés à un groupe existant, se risquent à inventer et innover.

 

3. Il ne s'agit pas seulement de se faire entendre auprès des pouvoirs publics (l'Etat) mais, tout autant, des parlementaires (Assemblée nationale et Sénat) tant le chantier démocratique est vaste. Face aux attaques contre la liberté d'Internet et son bouillonnement démocratique, il nous faut non seulement répliquer, mais proposer. Le SPIIL n'a pas que des intérêts économiques à défendre, mais aussi tout ce qui relève de l'écosystème démocratique nécessaire à l'épanouissement d'une presse vraiment libre.

 

4. La question n'est pas seulement celle des subventions, dégagées dans le cadre d'un fonds dédié à la presse numérique. Elle est tout autant, sinon plus, celle de l'évolution du cadre juridique. Par exemple, maintenant que le modèle payant progresse au-delà de Mediapart, la question que nous avons soulevée dès le printemps 2008 de la TVA reste entière. Elle est de 2,1% pour la presse quotidienne papier quand, pour le numérique qui produit des contenus semblables et relève du même enjeu démocratique, on voudrait nous enfermer dans le taux le plus élevé (19,6%). De même, la question d'un statut de Société de presse à but non lucratif, permettant d'asseoir l'indépendance économique sur des bases nouvelles reprenant une vieille idée du fondateur du Monde, Hubert Beuve-Méry, est plus que jamais d'actualité pour conforter l'émergence de nouveaux acteurs indépendants, dans un paysage médiatique étouffé par la domination que l'on sait.

 

5. Le SPIIL a retenu des critères d'adhésions à la fois précis et ouverts. D'abord correspondre à la définition des services de presse en ligne par le décret à venir, sur lequel nous avons été consultés, qui renvoie aux exigences d'une presse d'information de qualité. Ensuite avoir le numérique pour "activité de référence", ce qui laisse ouverte l'évolution des modèles économiques de chacun. Par exemple, Terra Eco a lancé un mensuel, Bakchich un hebdomadaire et Indigo Publications, tout en faisant le gros de son chiffre d'affaires sur le Net, continue à éditer des versions papier. Enfin, et c'est décisif, la référence commune à la Charte de Munich sur les droits et devoirs des journalistes, associée à la défense de l'intégrité de l'information et de l'indépendance des rédactions. Lisez là (ici par exemple) et vous verrez combien elle est toujours actuelle, notamment dans son rappel que "la responsabilité des journalistes vis-à-vis du public prime toute autre responsabilité, en particulier à l'égard de leurs employeurs et des pouvoirs publics". Tous les adhérents sont supposés adhérer à cette Charte et la respecter, et c'est déjà une première réponse sur la question de l'indépendance.

 

6. C'est dans la construction progressive du syndicat, qui reçoit déjà (notamment venues des régions) beaucoup de demandes d'adhésion, que se précisera ce que nous entendons plus précisément par indépendance. On vient de voir que, pour celle des équipes et de l'éditorial, cela semble assez clair. Reste maintenant l'indépendance en termes économiques: l'origine des capitaux, la transparence des actionnaires, etc. Et cela donnera évidemment lieu à des discussions fructueuses entre fondateurs puisque le bureau est décisionnaire en matière d'adhésions. Pour avoir été, avec Maurice Botbol (Indigo Publications) qui en est le président, à l'origine de cette idée du SPIIL (j'en suis le secrétaire général), je peux vous garantir que Mediapart défendra auprès de ses confrères une conception exigeante de l'indépendance.

 

7. Pour résumer, dans un moment d'ébranlement des modèles anciens et de nécessaire invention pour l'ensemble de ceux qui font profession d'informer, la création du SPIIL marque l'irruption d'un nouvel acteur, sur des bases à la fois claires et prometteuses.Et si nous y sommes arrivés, malgré les divergences passées, c'est sans doute parce qu'entre-temps, les Etats généraux (présidentiels) de la presse, que nous avons critiqués, ont montré à tous l'importance de la bataille pour l'indépendance, comme gage d'une confiance retrouvée auprès des lecteurs.

 

Lors de la première assemblée du SPIIL, le 23 octobre, tout cela sera évoqué et précicé. Merci d'ici là d'alimenter ce fil pour nourrir notre réflexion.

Cher Edwy Plenel,

Merci pour votre réponse mais il n'était pas dans mon intention de dénier l'utilité d'un tel syndicat, ni de suggérer qu'il ne devrait représenter qu'un type d'opinion. C'est le critère professionel qui me posait question car aujourd'hui avec la facilité du numérique, son coût bien inférieur au papier, son rapide développement, tout le monde se positionne comme "journal d'information" sans en être réellement : en se contentant de mettre en ligne la production de non professionnels (experts, homme politique, économistes etc...) ou de mettre en ligne des infos captés ailleurs en se contentant de modifier légèrement le titre ou le contenu. Une nouvelle forme de business !

Vous indiquez vous-même : Le SPIIL a retenu des critères d'adhésions à la fois précis et ouverts.Ce sont ces critères qu'il sera important de connaître.

Peut on être un journal d'information en ligne sans employer un minimum de journalistes professionnels (et pas seulement un ou deux pour faire comme.)

Peut-on être un journal d'information en ligne sans produire en interne (par des journalistes) un quota d' articles, des enquêtes et ne pas se contenter de mettre en ligne ce que l'on trouve ailleurs ou le points de vue "des copains idéologiques" , où l'information n'est plus séparé des articles des non professionnels.

Peut on avoir comme actionnaire majoritaire un grand groupe économique ou autre sans que le lecteur le sache.

 Nous sommes sur le point de basculer dans un autre monde, nous y sommes déjà, où la communication tient lieu et place d'information. Il n'y a rien d'illégitime à ce que les citoyens s'intéresse à leur sort. 

 Fort de ces garanties,  qui ne sont néanmoins qu'un faible rempart, que la pluralité vive et que le citoyen ait la liberté de naviguer comme il l'entend pour se forger une opinion et qu'il ne tombe pas sur un site commercial ou de propagande (ce qui ne signifie pas dans mon esprit : diversité des opinions) qui ne veut pas dire son nom.

Bon courage et très cordialement.

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Chère Dominique Gautier,

 

Le décret à venir, s'il n'a pas changé par rapport au projet qui nous a été soumis, précise explicitement que la presse en ligne dont il s'agit répond aux exigences professionnelles, notamment l'emploi de journalistes ainsi que la nécessaire transparence du capital. Dès qu'il sera paru, nous le mettrons en ligne ainsi que les statuts du SPIIL qui seront alors déposés puisqu'ils se réfèrent à ce décret. Dans tous les cas, si nous avons créé le SPIIL, c'est évidemment pour batailler en ce sens et, notamment, conforter les initiatives prises par des journalistes en région, là où souvent le pluralisme médiatique est réduit à peau de chagrin.

 

Bonne fin de week-end, sur Mediapart ;-)

Cher Edwy Plenel,

Que s'est-il dit finalement le 23 octobre ?

 

J'ai des propositions de modifications statutaires :

1) La nécessité de prendre en compte la diversité dans les rédactions : plus de rédactions BBR.

2) Une échelle de salaire entre patron et journaliste débutant allant de 1 à 5 au maximum

3) la rémunération des stagiaires à hauteur d'au moins 30% du SMIC

 

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Pour alimenter le fil et nourrir la réflexion, je propose que les membres du syndicat, lors de leur prochaine réunion réfléchissent à la deuxième ligne du message de Dominique Gauthier à Beber99, ce jour à  10h27 :

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"C'est le mot indépendant qui me semble aujourd'hui galvaudé..."

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jpylg 

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complément :

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Il y a d'autres mots qu'indépendance, aujourd'hui, qui sont galvaudés.

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jpylg 

Il faudrait déjà préciser: indépendant par rapport à quoi? à qui?

Cher Edwy Plenel,

La création de ce syndicat SPIIL est une excellente idée, elle est même salutaire. Dans cette société marchande qui  incite fortement à remplacer l'imagination par le virtuel, la démarche de création par le concept et l'information par la communication, il est salutaire qu'une telle organisation existe.Faire sens et redonner au mot "indépendant"toute sa farouche plénitude comme le suggèrent Jen Paul yves LeGoff et Dominique Gautier.

N'ayons pas peur d'utiliser des mots qui évoquent des idées fortes , indissociables d'idéaux ambitieux. Et si ces mots sont galvaudés par d'autres, Liberté, Egalité, Fraternité le sont souvent ces temps -ci , ce qui ne les empêche pas de garder leur sens originel.

Enfin, si ce billet est signalé comme étant l'un des plus lu, tant mieux, car il y est exposé des problèmes de fond.

Bien cordialement

 Pierre RATERRON 

Le syndicat a son site internet :

 

http://www.spiil.org/