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Suis-je de gauche ou de droite ?
Je suis contre le néolibéralisme et le système capitaliste. Donc je suis de gauche.
Mais je suis contre l’internationalisme et je considère que les nations sont encore ce qui nous protège le mieux. Donc je suis de droite.
Mais je suis pour la culture et l’éducation du plus grand nombre. Donc je suis de gauche.
Mais je suis pour la pluralité des cultures, mais contre leur confusion qui, en mélangeant tout, uniformise, et mène à une unique « world-culture ». Je suis favorable à ce que l’on cultive sans ingratitude, notre héritage gréco-romain et judéo-chrétien. Donc je suis de droite.
Mais on peut faire cela tout en restant curieux et en s'intéressant aux autres cultures. Donc je suis de gauche.
Je suis pour que règne un certain ordre, et même une certaine morale, et que la police soit présente pour faire un vrai travail contre la criminalité et les actes de délinquance. Donc je suis de droite.
Mais je sais que, s’ils ne déterminent pas, les conditions sociales jouent un grand rôle dans le développement de la délinquance. Donc je suis de gauche.
Mais je suis malgré tout favorable à des sortes de « cours de morale et de politesse » à l’école, donc je suis de droite.
Mais je suis pour une limitation des salaires des patrons en proportion du salaire des ouvriers (de type : pas plus de 100 fois le plus petit salaire). Donc je suis de gauche.
Mais je suis pour l’instauration de taxes douanières sur les produits importés en Europe, donc je suis plutôt de droite ; mais une taxe qui compense les différences de coût de production, et donc de protection sociale entre les pays, donc je suis plutôt de gauche.
Mais je suis contre l’intégration de la Turquie dans l’Europe, donc j’ai l’impression que je suis de droite.
Mais je suis pour la nationalisation de toutes les entreprises vitales pour l’économie du pays (par ex : banques, énergie), donc je suis de gauche.
Mais je suis pour que la France cesse de demander pardon pour son passé. Donc je suis de droite.
Mais je suis pour que l’on aide dans toute la mesure du possible, et de ce qui est efficace, le développement des pays que nous avons autrefois colonisé. Donc je suis de gauche.
Mais je suis pour que la France continue à prendre soin de son influence militaire. Donc je suis (un vieux réac’) de droite.
Mais je suis contre la réintégration de la France dans l’Otan et pour l’indépendance totale de l’Europe vis-à-vis de l’Amérique, donc sur ce sujet, actuellement, je serais peut-être plutôt de gauche (mais autrefois, cette position était plutôt de droite).
Mais je suis pour que l’on investisse massivement pour le développement des énergies écologiques, et que l’on aide bien davantage l’agriculture biologique, donc je suis de gauche.
Mais il m’arrive de manger des pommes. Donc je suis de droite.
Mais j’aime bien aussi les carottes râpées. Donc je suis de gauche…
Pour toutes ces raisons, je dois bien dire que lorsque l’on me pose la question : « t’es de droite ou de gauche ? », j’ai toujours un peu de mal à répondre. Sans doute qu’au sortir de la révolution française, les choses étaient plus claires, mais il semble que depuis les positions ont beaucoup évolué de part et d’autre. Surtout, cette question suppose qu’il n’y a, en gros, que deux politiques possibles, dont toutes les autres ne seraient que des particularisations. Cette vision binaire de la politique, partagée (voire imposée) par la quasi-totalité des commentateurs, m’a toujours paru, disons, comment dire, un peu « limitée ».
C’est pourquoi je ne pourrai pas vous dire qu’aux Européennes, je voterai à gauche ou que je voterai à droite. Par ailleurs, me souvenant que l’on ne vote pas à une élection comme on coche les cases d’une grille de loto, ou comme on joue au tiercé, je vais voter, non pas pour le parti qui me semblera le mieux parti, mais pour celui qui pourra le mieux représenter mes idées, et donc avec lequel j’ai le plus de réflexion en commun, fût-il encore un petit parti : Debout la République, le parti gaulliste de Dupont-Aignan.
Je joins, pour ceux que cela intéresse, un lien vers une interview d’Henri Temple, candidat pour DLR Sud Ouest , où celui-ci résume en 25 mn les critiques et les propositions de son parti.
http://dailymotion.virgilio.it/video/x9clgk_elections-europeennes-henri-temple
Par ailleurs, je vous informe que Dupont-Aignan est le premier candidat (à ma connaissance) qui ait publié un livre en accès libre sur internet (édition InLibroVeritas) sur l’Europe et ses propositions : le Petit Livre Mauve, qui comporte, à la fin, son plan B.
http://www.debout-la-republique.fr/forms/V2/LM/minisite.html








En somme vous êtes tout simplement un citoyen qui pense par lui-même. Pas mal....
Gauche, droite, gauche, droite... Jusqu'au bout j'ai marché: j'ai cru que j'avais affaire à un modémien atypique. La chute m'a surpris.
En tous cas je vous rassure: vous n'êtes pas de gauche. De droite peut-être, mais pas pour les raisons que vous donnez. Continuez à vous chercher, vous avez tout votre temps.
"Pour toutes ces raisons, je dois bien dire que lorsque l’on me pose la question : « t’es de droite ou de gauche ? », j’ai toujours un peu de mal à répondre."
Pour les mêmes raisons que vous , j'ai bien du mal à répondre à cette question.
J'ai souvenir que m'étant exprimée sur ce point dans plusieurs commentaires et même dans un billet , je m'étais entendu répondre que le fait même d'affirmer ne pas savoir si j'étais de droite ou de gauche me situait assurément à droite !!!
Depuis, il me semble que la tonalité générale des contributeurs de Mediapart est plus ouverte ...
(Bien qu'il y ait encore beaucoup de progrès à faire ...)
Intéressant billet, Marc Lefrere...je me considère moi même comme très à gauche sur certains points et sans doute plutôt à droite sur d'autres...C'est ainsi, quant on pense par soi-même...on n'a pas besoin d'être embrigadé ou enserré dans un carcan intellectuel figé ...Je plaide pour la fluidité de la pensée, la capacité de chacun à assumer une solitude, le plaisir de la recherche, l'inachèvement !... J'aime bien votre billet...c'est la métaphore de la quête de l'inaccessible étoile...on sent un vent de liberté...Je revendique avec vous le droit à l'errance comme celui du plaisir de penser...prêt à vous suivre dans votre vagabondage en contestant, ici un point, en en critiquant un là...mais, patatras ! la chute semble mettre fin à cette randonnée...Il y a bien un gaullisme de gauche et un gaullisme de droite...mais le gaullisme de gauche semble avoir disparu et je ne le vois pas, en tout cas, chez Dupont-Aignan...enfin, l'errance n'est pas fini...et puis ce n'est pas à moi de dire si vous êtes ci ou ça...de toute façon, je suis certain de vous rencontrer sur d'autres terrains... Chaleureusement
Cher Marc Lefrère,
Votre billet est très intéressant. Quand le fond se marie avec la forme, on est attrapé.
Que vous soyez de gauche, ou de droite, peu importe.
L'essentiel, et vous me paraissez le démontrer, c'est que vous aboutissez à une conclusion, ici le vote St Aignan, en marchant sur vos deux pieds.
C'est ici où je me sépare des militants fanatiques de tous poils, et à jamais.
J'ai mes convictions, qui se séparent des vôtres sur certains points, et nous en discuterons une autre fois.
Mais dès lors que vous répondez à des principes, que je peux reconnaître, et que vous ne vous tournez pas vers quelqu'un par principe, dans un esprit d'abandon de ce qui vous fait, mais bien pour les vôtres, alors votre position est respectable.
Et nous pouvons jouer au jeu de la démocratie.
C'est ainsi que je vous sauve, en même temps que vous me sauverez, de la barbarie, aujourd'hui sarkozyste.
Bien à vous.
C'est très bien dit Pfsim.
Et bravo à Marc auquel je dois une réponse sur un autre fil.
Je n'oublie pas.
A bientôt.
Il me semble que, pour que se produise réellement un changement d'Europe (et qu'elle ne soit plus simplement un supplétif du néo-libéralisme), il n'y a que deux éventualités :
- soit on espère que l'Union européenne se réformera de l'intérieur. Mais pour cela, il faut donc qu'une large majorité des pays membres, et, pire encore, de leurs gouvernants, le souhaite. Dans ce cas, la réorientation est donc très hypothétique, pour ne pas dire très improbable (cf. Le traité de Lisbonne).
- soit on considère qu'un pays, à lui seul, et en l'occurence la France, a le droit d'exiger une réorientation de la politique européenne; mais ceci suppose qu'elle prenne des décisions importantes (du type : politique de la chaise vide de de Gaulle - pas de Sarkozy.. -, ou "i want my money back" anglais) et qu'elle ose d'entrer dans un réel rapport de force.
Je pense que seule la seconde solution peut fonctionner. Et je ne crois qu'aucun parti, s'il arrivait au pouvoir, ne serait réellement disposé à faire ainsi, sauf DLR qui existe pour cela, si j'ose dire. D'où mon soutien pour leur entreprise.
Dupont-Aignan trouve Darcos "grotesque".
Cité par le Point :
"Pour Nicolas Dupont-Aignan, l'idée de Xavier Darcos est "grotesque".
"Il suffirait de mettre des surveillants qui manquent (...). On a supprimé des postes et maintenant on va mettre des portiques? Tout ça est ridicule", a affirmé le dirigeant du mouvement "Debout la République" sur Canal+."
Voir :
http://blog.nicolasdupontaignan.fr/index.php/post/2009/05/22...
Je vais aller droit au but, Marc Lefrere, vous êtes ce qu'on pourrait appeler un ambidextre, c'et-à-dire que vous ne faîtes pas la différence entre votre main droite et votre main gauche. Pourtant, vous devriez savoir qu'il y en a : il y a plusieurs gauches et il y a plusieurs droites. Relisez René Rémond (Les droites en France) ou Jean Touchard (La gauche en France).
Reprenons :
- on n'est pas de gauche parce qu'on est contre le néo-libéralisme : voyez toutes les politiques de droite qui prônent l'interventionisme d'Etat (même Sarko y est venu pour sermoner les grands du G 20, en paroles bien entendu)
- "je suis pour les nations qui protègent" = de quoi êtes-vous menacés ? Les Etats c'est sûr fixent des règles et vous imposent des droits et des obligations. L'Europe aussi. L'international est sans règle à l'exception de celles qu'on veut bien s'accorder mutuellement. L'internationalisme de gauche est donc ailleurs, il est dans la solidarité d'intérêts face aux atteintes à ce qu'on considère comme de nature universelle.
- "je suis pour que règne un certain ordre" = ce n'est pas le propre de la droite mais le propre du droit. Sans ordre, pas de droit et sans droit, que de l'arbitraire. En revanche, être de gauche, c'est considérer que l'ordre est au service de la démocratie et donc de la liberté de tous, être de droite c'est considérer que l'ordre est au service de la classe dirigeante et si la liberté de tous la menace, elle peut faire usage de la force car elle a été élue ou désignée pour ça.
- "il m'arrive de manger des pommes, donc je suis de droite" = on peut aussi respirer des roses sans être de gauche.
Dupont-Aignan est de droite mais pour une droite eurosceptique. Il y a aussi des eurosceptiques à gauche, donc être eurosceptique n'est ni une preuve de gauche ni une preuve de droite. Cela transcende les courants politiques.
Moralité = puisque les Etats permettent aux peuples d'avoir de l'ordre et donc du droit, il faut voter pour les listes eurofédérales qui visent à créer une fédération d'Etats au niveau européen renforçant l'ordre et le droit autant que l'espace et la diversité des paysages (culturels, politiques, économiques) tout en renforçant les Nations face à la jungle de l'international.
La prochaine étape, c'et bien sûr la fédération d'Etats au niveau international, mais il y a encore du chemin à parcourir. commençons par la fédération européenne, ce sera déjà un grand pas en avant pour l'humanité.
Je crois que vous n'avez pas bien compris mon propos : je désirais montrer que la pensée politique binaire "droite - gauche" n'était pas opérante pour penser la réalité des enjeux politiques actuels, et qu'elle mettait en scène de faux clivages.
Vous dites que je ne fais pas la différence entre la droite et la gauche, mais ensuite vous m'expliquez que tous mes critères sont autant de droite que de gauche. Très bien. Mais alors qu'est-ce que "la droite"? Et qu'est-ce que "la gauche"? Quels critères autre que ceux que j'évoque ai-je oublié?
Je sais bien qu'il y a des gens étiquetés de droite qui sont réellement (et pas seulement en parole) contre le néo-libéralisme, mais ils sont minoritaires (le néolibéralisme a remplacé le gaullisme). Tandis que des gens de gauche qui sont pour, je n'en connais pas (certains ont été très tentés, mais la crise les a reveillé du ronronnement de la sirène idéologique). Ce pourquoi je disais que, selon l'étiquetage ordinaire, cette position était plutôt "à gauche".
Les nations peuvent protéger par exemple du dumping social, si on le veut, évidemment.
Vous dites : "être de droite c'est considérer que l'ordre est au service de la classe dirigeante et si la liberté de tous la menace, elle peut faire usage de la force car elle a été élue ou désignée pour ça" ==> En lisant cela, je crains ce que vous allez me dire sur ce qu'est la droite... (en opposant la gauche - pour un état de droit - et la droite - le droit pour les dirigeants - vous me semblez un peu caricatural). Etre "pour l'ordre" a été fort longtemps une étiquette de droite (surtout si, en plus, on demande une moralisation). La gauche elle-même a admis un certain angélisme en ce qui concerne la délinquance. Ce qui ne veut pas dire dans mon esprit que Sarkozy travaille mieux, au contraire...
Les "pommes" et les "carottes rapées" sont une référence, un peu humoristique, les premières, à la première campagne de Jacques Chirac, les secondes, à une déclaration de Fabius autrefois. Je n'ai pas trouvé d'autres aliments étiquetés, mais si vous avez des idées, je suis preneur.
La droite, pendant les années 80 et surtout 90, a cessé d'être gaulliste pour devenir capitaliste néo-libérale et internationaliste (les deux vont ensemble). Dupont-Aignan est resté Gaulliste, et a pris acte de cette transformation. Pour cette raison, il a rompu avec l'UMP. Voyant par ailleurs que les gaullistes étaient fort peu nombreux et dispersés, il a réaffirmé cette voie, dans son intégrité d'origine, qui recouvre un certain nombre de propositions étiquetés à gauche (ce que l'on appelle le gaullisme de gauche). Ce pourquoi d'anciens chevènementistes l'on rejoint. A mon sens, on ne peut plus dire, selon le sens actuel des termes, qu'il soit de droite ou de gauche : il est gaulliste.
Je ne vois pas en quoi une Europe fédérale, dans laquelle les nations seraient soumises à des décisions "centrales", pourrait renforcer les nations. Voir mes autres billets sur le sujet : "Entrons en résistance" et "Coopération ou coordination...?". Il me semble quelque peu illusoire de penser qu'il est possible de centraliser sans uniformiser; et il faut se méfier des bonnes intentions ("un grand pas pour l'humanité") qui finissent mal.
Par ailleurs, Nicolas Dupont-Aignan n'est pas un "eurosceptique" (expression qui ne veut pas dire grand chose) il est contre la construction européenne telle qu'elle se fait actuellement et veut un autre Europe, au fonctionnement tout à fait différent de l'actuelle. Voir son livre, évoqué plus haut, avec le plan B.
En particulier, il souhaite la suppression de la commission de Bruxelles, chose qui ne semble pas si absurde même à Nicolas Domenach, comme il l'a affirmé dans Ca se Dispute aujourd'hui, et qui n'est pas connu pour être un réactionnaire de droite.
Mais au cntraire, Marc Lefrère, la politique droite-gauche est toujours opérante, même si les repères vous paraissent aujourd'hui brouillés à la fois par notre hyper-président et par l'arrivisme de certains ténors de gauche qui renoncent à leurs valeurs pour conserver des portefeuilles (cf. la fausse hésitation de Bernard Kouchner qui a fait croire qu'il ne voterait peut-être pas pour la liste européenne UMP). Seulement le clivage droite-gauche n'est pas là où vous l'indiquez :
- il n'est pas entre l'ordre et le désordre mais entre des conceptions différentes de l'ordre
- il n'est pas entre le nationalisme et l'internationalisme, mais entre l'Etat-abitre et l'Etat régalien au niveau national, entre la globalisation sauvage des marchés et la promotion d'un droit de la concurrence loyale pour tous, entre la compromission avec les régimes totalitaires et la défense des droits de l'homme au niveau international.
L'Eurosceptique est par ailleurs parfaitement signifiant : "personne qui manifeste des réticences ou des doutes quant à la construction politique, économique et monétaire de l'Union européenne". c'est bien le cas de Nicolas Dupont-Aignant qui ne croit pas en l'UE avec ses institutions et ses politiques et voudrait lui substituer une Europe sans Union mais avec coopérations au cas par cas en revenant à des Etats totalement indépendants non liés par les décisions communes et des institutions européennes complètement diminuées et décrédibilisées. Il est clair que supprimer la commission européenne c'est supprimer toute institution dont l'indépendance vis-à-vis des Etats est garantie et dont l'intérêt général européen seul prime.
Mais je l'ai bien comprise au contraire, votre pensée, Marc Lefrere, sauf qu'à mon avis la politique binaire droite-gauche est au contraire toujours opérante même si elle est brouillée par notre hyper-président qui se réclame de Jaurès et par nos apparatchics de gauche qui retournent leur veste pour un portefeuille (B. Kouchner votera liste UMP et non PS aux européennes !!!).
Par ailleurs, le mot "eurosceptique" veut parfaitement dire ce qu'il exprime : "doute de l'intérêt et de l'avenir de l'union européenne". C'est bien le cas de N. Dupont-Aignan qui en plus de ces doutes a des certitudes sur la nécessité de remplacer l'UE par une Europe assoicative au cas par cas sans commission européenne, c'est-à-dire sans institution à l'indépendance des Etats garantie et à l'assurance d'une poursuite de l'intérêt général communautaire en s'opposant aux intérêts particuliers des Etats.
Mais je l'ai bien comprise au contraire, votre pensée, Marc Lefrere, sauf qu'à mon avis la politique binaire droite-gauche est au contraire toujours opérante même si elle est brouillée par notre hyper-président qui se réclame de Jaurès et par nos apparatchics de gauche qui retournent leur veste pour un portefeuille (B. Kouchner votera liste UMP et non PS aux européennes !!!).
Par ailleurs, le mot "eurosceptique" veut parfaitement dire ce qu'il exprime : "doute de l'intérêt et de l'avenir de l'union européenne". C'est bien le cas de N. Dupont-Aignan qui en plus de ces doutes a des certitudes sur la nécessité de remplacer l'UE par une Europe assoicative au cas par cas sans commission européenne, c'est-à-dire sans institution à l'indépendance des Etats garantie et à l'assurance d'une poursuite de l'intérêt général communautaire en s'opposant aux intérêts particuliers des Etats.
Lorsque je déclarais qu'"eurosceptique" ne veut pas dire grand chose, je voulais dire que cela ne renseignait pas assez, que c'était une catégorie facile et fourre-tout.
En effet, Nicolas Dupont-Aignan a toujours eu des certitudes sur l'incapacité de la construction européenne actuelle à mener à bien ce pour quoi on l'a faite et ce qu'elle promettait : incarner la démocratie, l'indépendance politique et la réussite économique.
Je ne vois pas bien en quoi l'actualité devrait le faire douter en pleine crise, alors que la plupart des pays, dont la France, sont toujours dans l'OTAN et après que le Non au référendum par 3 peuples a été bafoué allégremment.
Il y a des gens à qui on ne pardonne pas d'avoir eu raison.
Je vous signale seulement l'Europe des nations, que propose Nicolas Dupont-Aignan et dont vous avez l'air de dire qu'elle n'est qu'une absence d'Europe est celle qu'avait commencé à construire De Gaulle et qui nous donna Ariane et Airbus.
Ce soir, dans Mots Croisés, Yves Calvi propose (enfin) un débat sur l'Europe.
Voici les invités : Marielle de SARNEZ (Modem), Daniel COHN-BENDIT (Europe écologie), Michel BARNIER (UMP), Harlem DESIR (PS).
Accompagné de Brice TEINTURIER (TNS Sofres), Alexandre ADLER (Figaro et France Culture), Claude ASKOLOVITCH (Journal du dimanche; Europe 1), Jean QUATREMER (Correspondant à Bruxelles pour Libération)
OUF! J'ai eu peur, j'ai cru un instant qu'il y aurait aussi des représentants du NON au référundum de 2005.
Voilà un joli débat entre grands adversaires!
Pour ceux qui veulent se renseigner plus complétement sur l'offre politique, et parce qu'il n'est pas beaucoup invité dans les médias, je signale une nouvelle intervention de Nicolas Dupont-Aignan, où il fait le point sur l'actualité et le double discours du PS et de l'UMP. Il y développe sa vision de l'Europe, sa différence fondamentale avec De Villiers (Libertas est un mouvement libéral pour la dérégulation, ce à quoi s'oppose Dupont-Aignan) et il confirme qu'il est contre la loi HADOPI, mais pour le téléchargement libre avec licence globale.
http://tf1.lci.fr/infos/podcast/invite_barbier/0,,4428038,00...