Avec matraques et lacrymogènes, la CGT expulse les sans-papiers de la Bourse du travail
« C’était prévu : nous l’avons fait ! », assène pour toute excuse l’un des gros bras de la CGT pour justifier l’expulsion par la force, ce 24 juin, des sans-papiers occupant l’annexe de la Bourse du travail, rue Charlot à Paris.
Il est midi, en effet, lorsque des bruits de lutte retentissent dans la cour du bâtiment. Une cinquantaine d’hommes masqués, matraque à la main et brassard rouge au bras droit, s’introduisent en force avant de poursuivre les occupants pour les sortir de l’enceinte du bâtiment.
Comme tous les mercredis matins, la Bourse du travail a été pratiquement désertée par les sans-papiers, partis pour manifester dans la capitale. Seuls quelques-uns occupent encore les locaux comme sentinelles arrières.
Mais il suffit de quelques secondes pour que s’engagent des affrontements d’une rare violence. Face aux coups de matraque des « services d’ordre » de la CGT, les occupants balancent des chaises et autres ustensiles qu’ils ont sous la main. Rapidement, les hommes masqués utilisent les gaz lacrymogènes sans oublier, d’un seul homme, de se protéger eux-mêmes avec des lunettes de piscines. La résistance est vite brisée.
En face, les sans-papiers, surpris par la violence de l'intervention, tentent de fuir dans les étages. Mais ils sont rapidement ramenés par les militants syndicaux. La CGT a pris le contrôle de la Bourse, et en filtre les entrées et les sorties. En une vingtaine de minutes, en tout et pour tout, les derniers résistants sont jetés dehors. Les plus dociles quittent, sans entrave, le bâtiment au milieu des hommes qui gardent leur masque pour ne pas être identifiés.
Initiative purement CGT ou de concert avec la police ? A voir un agent de police en uniforme, sur le coup des 13 heures, parlementer avec les forces CGT dans l’enceinte du bâtiment, la question semble légitime. S’agit-il d’une action émanant de la seule CGT ou d’une expulsion fomentée avec les forces de l’ordre ? Derrière la porte de la Bourse, des sans-papiers de retour de manif. n’ont pas manqué de tambouriner pour rentrer. Mais le cordon des CRS, arrivés en moins d’une demi-heure sur les lieux, avec une quinzaine de cars, les a écartés avant de boucler le quartier. « Nous avons été surpris par ces événements », lâchera finalement un policier en civil, arrivé sur le tard dans les bâtiments, pour évacuer un occupant blessé, et pris en charge par trois sapeurs-pompiers de Paris.
Environ 800 sans-papiers occupaient, depuis le 2 mai 2008, l’annexe Eugène Varlin de la Bourse du travail, aux abords de la place de la République. Début 2008, la CGT avait d’abord incité certains sans-papiers, souvent adhérents, à déposer des dossiers de régularisation de leur situation dans le cadre de la nouvelle législation sur l’immigration. Des associations de sans-papiers, aujourd’hui regroupées au sein de la coordination 75, se sont alors senties exclues. Et, elles avaient décidé d’occuper les locaux en réclamant que tous les dossiers soient régularisés.
Avec ce coup d’éclat, la CGT vient donc de les en déloger par la force. Et, derrière les portes closes, en ce début d’après-midi, les manifestants sans-papiers font front aux CRS. Sur le boulevard du Temple, à quelques encablures de l’annexe Varlin, ils sont encerclés. Impossible de s’en approcher. L’attente s’est installée tandis que les expulsés entonnent des slogans et des appels à la République. A un moment, un mouvement de foule s’engage, et aussitôt les CRS balancent les gaz lacrymogènes. Une femme s’affaisse, plus loin, sur le trottoir, cherchant à respirer.
L’usure aura-t-elle raison des sans-papiers, à la rue ? « Nous devons rester et attendre que la mairie de Paris nous propose une solution d’hébergement », lançait pour tout espoir un membre de la coordination 75, à la force de son porte-voix.
Marc Tori, journaliste







Cela me révolte. Je suis syndiqué à la CGT et j'ai honte de ces "gros bras" qui font plutôt figure de nazis que de syndicalistes censés être à gauche. La médiatisation de cette action aura des effets très négatifs sur l'avenir, et le moment est fort mal choisi pour dévaloriser l'image déjà bien entachée d'un syndicat qui ne cesse de s'abîmer vers la mollesse du consensus avec le patronat et le gouvernement.
La crise financière que l'on traverse depuis quelques mois aurait due, dès le début, à l'automne, être contrée de manière radicale par le premier syndicat de France en faisant blocage partout en France par une grêve générale. Au lieu de cela, voilà ce syndicat qui donne dans l'action raciste, qui fait le jeu du patronat et des Hortefeux en puissance : est-ce ainsi que l'on va pouvoir convaincre les salariés, les chômeurs et les exclus de rejoindre un syndicat censé les défendre et porter leurs revendications d'un monde meilleur. Thibault, tu te trompes de cible, et tes gros bras me font vomir. Vais-je rester à la CGT ? Cette question, je me la pose depuis bien longtemps, et le vase déborde de plus en plus. A ton avis, où est l'ennemi ? Sont-ce les sans-papiers ? Sont-ce les travailleurs, les exclus ? Hélas, tes discours et tes actes sont en-dessous de tout ce qui peut redonner un élan à notre militantisme, nous, les syndiqués d'en bas ! Nous tentons de résister comme on peut dans les entreprises, mais les coups bas de ceux d'en haut nous portent préjudice. Avec ça, comment va-t-on relancer des campagnes de syndicalisation ? Qui assurera la relève, lorsque les plus anciens, dont je suis, partiront ?
L'histoire bafouille ! Déjà, en 1981, je me "battais" par poésie interposée contre les nervis de la CGT qui voulaient me faire taire sur ce qui se passait en Pologne (c'était le clown Krasucki, à l'époque, qui a bien sali l'image du syndicat). C'était l'époque d'une CGT majoritairement stalinienne. Le "mur" est tombé, mais je m'aperçois que les vieux réflexes sont restés. Et qu'ils ont basculés de camp : ils ont brunis !
Il faut vraiment "débarquer" dans cette affaire pour délirer à ce point. Les communiqués de l'UD 75 de la CGT et du conseil d'administration de la Bourse du TRAVAIL (où siègent tous les syndicats) expliquent plutôt bien la difficulté d'une situation "embolisée" : ils sont facilement accessibles sur le net, merci à média part de les récupérer.
Dès le début (plus d'un an), cette occupation a posé des problèmes, tant politiques que pratiques. Sur le plan pratique, ce n'est pas dur de l'imaginer, tant pour la sécurité des sans papiers que pour l'activité de tous les syndicats et syndicalistes, sans compter les réunions de militants non syndiqués, et surtout pour la lutte des sans papiers eux mêmes.
Sur le plan politique, on comprend relativement facilement les occupations de lieux qui symbolisent le pouvoir ou qui permettent de l'interpeler directement : la plupart de ces occupations ne dure pas, car les flics interviennent immédiatement. Les occupations qui durent ou qui veulent durer sont d'une toute autre dimension : les étudiants sont bien placés pour débattre des enjeux et des limites de ces occupations durables, qui tournent fréquemment à l'autoenfermement et à l'auto limitation.
Cette occupation de la Bourse n'appartient à aucune de ces catégories , car occuper les lieux qui permettent à des militants de travailler, c'est les empêcher de travailler. Militer, ce n'est en effet pas que des mots et des diatribes sur le net : c'est se réunir, écrire, échanger, imprimer, photocopier,...c'est bien un travail.
Comme par hasard, rappelons le aux oublieux, cette occupation a été lancée au moment où précisément des militants de la CGT et d'autres syndicats ont accompagné les grèves des sans papier sur leur lieu de travail ou dans leur entreprise (donc une forme d'occupation contre une autre, le soutien d'un côté étant brusquement posé en adversaire de l'autre). Cette occupation est venue interférer dans cette lutte qui montait et en a dévoyé les enjeux et les modalités, alors que, si on s'interéresse évidemment au sujet, on savait qu'à l'intérieur même de la CGT, il y avait des débats très importants (et oui, on débat à la CGT ! et pour qui vit et travaille à Paris, il ne peut être ignoré qu'entre l'UD et la confédé, tout n'est pas rose tous les jours, mais c'est ça la vie, la vraie).
Il ne fait donc aucun doute que la situation est merdique, mais il n'y a pas un côté 100 % coupable et un côté 100 % innocent : pour qui accompagne la lutte des sans papiers depuis plus de 10 ans, il est évident que parmi les soutiens, il y a des "antisyndicalistes primaires" qui n'ont de cesse de chercher à les emmener dans le mur, non pas au nom des intérêts de leur lutte, mais au nom de leur seule idéologie niaise et impuissante. Il faut faire avec, mais on s'en passerait bien.
Surtout, n'oublions pas l'ennemi et le responsable principal : le gouvernement, comme l'a rappelé un militant de RESF ce matin.
Vous êtes vraiment des "sous-rentiers" à deux balles et vous traitez les gens pareils que des animos voire pire encore.
Dites-nous un peu comment la CGT a vraiment dénoncé le drame des sans-papiers dans les entreprises Françaises depuis 30 ans.
Rien, peau de balle, nada, macache bono, vous n'avez rien fait et rien dit = complices, ni plus, ni moins.
@ +NEO-
@vertubleu
Il y a eu un très grave dérapage j'en conviens. Concernant votre propos sur la CGT, je peux témoigner que sur l'Essonne la CGT a fait un travail remarquable, à mes yeux, pour obtenir la régularisation de sans-papiers. Cette même union départementale au travers de personnes très actives très engagées a médiatisé à bon escient des actions de soutien aux sans-papiers dans de grands restaurants parisiens. En conséquence, je trouve votre accusation et notamment sa généralisation très hâtive et injuste. Il y a toujours loin de la coupe aux lèvres, notamment lorsqu'il s'agit de transformer en actes et en réalité un désir de justice, dans le témoignage que je fais ce travail a été effectué. Il faut le reconnaitre. Aussi il me plairait que vous nuanciez votre accusation mais ceci vous appartient. Pour conclure je n'ai jamais été et je ne serai jamais un zélote des "crapules staliniennes" par ailleurs. Mais il ne faut pas tout mélanger et rendre à chacun son dû en évitant les amalgames.
Bon d'accord, si vous reconnaissez-vous même qu'il y a eu dérapage, je veux bien croire aux exploits de la CGT dans la régularisation de certains sans-papiers des resto de Paname.
Mais je trouve quand même et je maintiens que la CGT est venue vachement tard sur le sujet, le mal était fait depuis longtemps, et vous le savez bien.
@ +NEO-
A propos du "retard de la CGT", les sans-papiers dits de "Saint Bernard" sont en mesure d'affirmer le contraire : parmi les soutiens les plus actifs et durables qu'ils ont eu, il y a maintenant plus de 10 ans, il y a la CGT. Quand je dis CGT, ce ne sont pas seulement des militants, qui avaient commencé le travail avant et l'ont continué depuis, mais aussi des dirigeants. Il y a un certain nombre d'ouvrages qui en témoignent, sans que l'on puisse "accuser" les auteurs d'être à la CGT.
C'est vrai que Thibault n'a jamais été enthousiaste sur cette lutte et ses revendications, mais c'est vrai aussi que cela lui a été clairement reproché depuis longtemps dans les rangs mêmes de la CGT, et que, par ailleurs, ce ne sont pas que des "individus" qui bossent : les UD ou les syndicats d'entreprise ont leur part. C'est bien ça qui emmerde Thibault, le pape du syndicalisme ... de services (comprendre = "ni luttes ni grèves").
Dans l'Essonne c'est plutôt Jeanne Davy que la CGT en général, non ?
J'ignore le détail, mais l'activité de la CGT était notoire...
Donc, Vertubleu, dont la finesse d'analyse va devenir légendaire, se propose pour accueillir des "sans papiers". Ca fait un.
Me cherches pas Pierrot, toi je t'aime bien.
@ +NEO-
Ca me rappelle quand des sans-papiers avaient occupé pendant des mois les locaux des Verts à Paris. Au début les sympathiques anti-racistes avaient essayé de faire copains-copains, ils les aidaient autant qu'ils pouvaient...mais au bout de trois mois...
je ne me souviens pas comment ils s'en sont débarrassés.
Beber réfléchit encore un peu.
A mon avis, ils ont du les manger.
La direction de la C.G.T. a toujours pris le parti de l'ordre, le nombre de grèves et de luttes que ce syndicat à casser, remplirait le guiness book des records...Et aujourd'hui, il faut rassembler pas diviser... La CGT peut continuer à jouer à ce jeu là, impunément... C'est terrible.
Pol
Mr le journaliste,
Pourriez vous contacter "la CGT" et la police, savoir s'ils ont des explications à donner ?
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"Nous n'avons pas mis les sans-papiers à la rue", la CGT
Après le reportage d'hier sur le déroulement de l'expulsion des sans-papiers, j'ai pu joindre ce matin et la préfecture de police de Paris et l'union départementale parisienne de la CGT. Le service de presse de la préfecture a nié avoir été impliquée en amont, avec la CGT, pour expulser les sans-papiers. Le cabinet du préfet a relaté que "les services de l'ordre (qui encadraient le défilé des sans-papiers) accompagnaient juste le défilé et ont été les premières à arriver sur place à leur retour du défilé. Qu'en revanche, les forces de police avaient été requises plus tard, en début d'après-midi".
Du côté de la CGT, Bernadette Citot, la responsable communication de l'union départementale 75, a réfuté "tout dérapage". "Cela s'est passé de façon calme et pacifique. Mais face au déchaînement de violence des sans-papiers qui ont jeté du matériel, les forces CGT n'allaient pas rester les bras croisés. Mais il n'y a pas eu de gaz lacrymogènes..."
Des propos qui m'ont laissé pantois. Non seulement l'un des assaillants CGT tenait à la main une longue bombe rouge, ressemblant plus à un extincteur de voyage, et en a largement aspergé les sans-papiers. Mais le service d'ordre a foncé franco sur les sans-papiers pour les expédier manu militari. Mis à part le déchaînement de cette violence choquante et gratuite, il n'y a effectivement pas eu d'intention de casser du sans-papier. "Seulement" une méthode peu digne d'un Etat démocratique.
La CGT se défend cependant en précisant que depuis plus d'un an, elle a tenté d'accompagner les sans-papiers pour la régularisation de leurs situations. "Nous ne nous sommes pas contentés de demander ! Nous avons eu une série de discussions, de réunions, de tentatives de résolution du conflit. Associations et défenseurs des sans-papiers ont été largement associés... Malgré nos propositions et projet de protocole d'accord, rien n'a bougé. Nos propositions ne convenaient jamais. C'était une occupation pour nuire à la CGT sans que des pressions ne soient réellement exercées ni sur le patronat, ni sur le gouvernement. Nous n'avons pas mis les sans-papiers à la rue. Ce sont quand même les locaux de la ville de Paris..."
J' ai alerté les réseaux de SOLIDAIRES mais je pense qu' ils sont au courant !
Je pense que cette "affaire" fera beaucoup de bruit au sein de la CGT qui est traversée de forte contestations avec les actions de 24 heures tous les 2 mois. Des collectifs se sont mis en place dans beaucoup d' Unions Locales et un site :
tous.ensemble.dyndns.org
a été mis en place
Une lettre ouverte a été envoyée aux Confédérations pour dénoncer le manque de mobilisations dans la durée
SOLIDAIRES a aussi mis en place dans les départements des Assemblées Générales hebdomadaires ouvertes à tous depuis février 2009 pour définir des luttes i,nterprofessionnelles Public et Privé dans la durée et cesser ces 24 heures sans suites
D'aprés monsieur Etellin, Solidaires serait prés à accueillir les "sans papiers" dans leurs locaux. Ca fait beaucoup.
J' ai alerté les réseaux de SOLIDAIRES mais je pense qu' ils sont au courant !
Je pense que cette "affaire" fera beaucoup de bruit au sein de la CGT qui est traversée de forte contestations avec les actions de 24 heures tous les 2 mois. Des collectifs se sont mis en place dans beaucoup d' Unions Locales et un site :
tous.ensemble.dyndns.org
a été mis en place
Une lettre ouverte a été envoyée aux Confédérations pour dénoncer le manque de mobilisations dans la durée
SOLIDAIRES a aussi mis en place dans les départements des Assemblées Générales hebdomadaires ouvertes à tous depuis février 2009 pour définir des luttes i,nterprofessionnelles Public et Privé dans la durée et cesser ces 24 heures sans suites
Toutes les unions départementales des syndicats ont été prévenus à l'exception de SUD - Solidaires...
C'est tout bizarre ça quand même, un syndicat qui se détourne des gens qui souffrent vraiment au sein de notre société actuelle, et qui les maltraite au passage avec ses gros bras.
Il est vrai que la Secte des Ecologues de DCB, avait également usé des mêmes méthodes à l'époque, mais c'était dans un but écologique sûrement, peut-être le réchauffement climatique, ou bien les cris perçants des trop nombreux enfants à leur si fragile oreille de bobo mondain, plus habitué à regarder "Home" (traduction de Home : "rentre chez toi dans ta maison à toit ou sans toi, peu importe, mais me fais pas chier !!!") de Yann "L'Artiste" Bertrand, dans un cadre forcément rupestre et bucolique à souhait.
Le monde va mal, et la France aussi, immanquablement.
@ +NEO-
Mais heureusement Vertubleu est là....
Dans un communiqué de l'union départementale 75, hier après-midi, la CGT a confirmé être intervenue pour expulser les sans-papiers, sans préciser évidemment la manière. Les hommes masqués ont indiqué pour certains venir de la fédération métallurgie. Ils s'en sont pris aux sans-papiers refusant de sortir, mais ont laissé partir ceux qui ont fui les lieux sans autre forme de procès.
Les différents syndicats demandaient effectivement depuis plusieurs mois la libération des locaux où ils travaillent. Mais après l'intervention des hommes de la CGT, des représentants d'autres organisations syndicales, présents pendant ces exactions, ont condamné fermement les méthodes et la violence devant les principaux intéressés, cachant toujours leur visage. "Cela n'est pas digne de syndicalistes", ont critiqué certains d'entres eux, manifestement choqués par la tournure des événements.
Il est donc clair que l'initiative est partie de la CGT. Et, en dépit de l'affirmation de certains, les CRS n'étaient pas sur place au moment de l'entrée du service d'ordre CGT. Ces derniers sont arrivés plus de vingt minutes après. Lorsque j'ai interrogé un policier en civil (un commissaire ?), qui laissait passer des dernières personnes de l'annexe de la Bourse, il m'a simplement répondu : "nous avons été surpris par ces événements". Il s'agissait d'une réaction à chaud, et non d'une déclaration officielle.
Je vais évidemment m'efforcer d'obtenir des positions claires.
Pour l'heure, les portes de la Bourse du travail sont bouclées. Seuls des membres de la CGT ont pu y entrer ce matin (en plus des gardiens). Celles-ci devraient rester fermées jusqu'à lundi pour "nettoyage des locaux" m'ont indiqué plusieurs sources concordantes. Des sans-papiers étaient encore présents ce matin, face aux journalistes, à proximité du bâtiment.
c'est vraiment triste tout ça ... ce que devient le CGT fait frémir (surtout ceux qui comme moi y ont cru à une époque : le "premier syndicat de travailleurs")...mais quand on voit sa "direction" et les interventions minables de Thibaut à chaque fois qu'il prend la parole, c'est pas très étonnant...bon sang quelle TRAHISON à une époque où il est urgent de mettre la solidarité en "actes".....
oui, la France va mal, les syndicats pataugent, les plus démunis (et surtout ceux qui n'ont pas droit de vote) finissent par être lâchés par tous.....serait-ce le début de la barbarie?
merci en tout cas d'en parler ! car quand on en parlera même plus, là ça deviendra vraiment grave
dianne
Je dégage désormais de ma boîte tous les appels à soutien qui émanent de la CGT.
Qu'ils se dém... entre eux.
J'avais déjà eu l'occasion d'assister à une empoignage musclée au cours d'une manif, en arrivant près de la rue Charlot (Paris), à l'époque où les "mauvais" sans-papiers, ceux de la coordination, qui n'avaient pas été "accueillis" par la CGT, seule habilitée par le big boss à présenter les dossiers des "bons" sans-papiers, avaient tenté de remettre des documents au leader. Le reste est logique.
Dianne serait prête à accueillir des "sans papiers". Ca fait deux.
Votre petit jeu est indigne.
Savez-vous que des centaines d'anonymes accueillent des sans-papiers depuis des lustres ?
Notamment celles et ceux du réseau RESF.
La méthode policière brutale des sbires de la CGT est impardonnable qq soient les difficultés à résoudre ces problèmes.
Elle rappelle étrangement la "chasse aux gauchistes" des années 60 - 70.
Et pendant ce temps, la Vel Satis de M. Thibault entre dans la cour de l'Elysée...
dianne
Ce qui s'appelle argumenter, cher Pierre Ferron.
J'ai juste écrit ce dont j'avais été témoin. Et qui m'a écoeurée.
Et qui est raccord avec les derniers évènements.
On peut choisir de faire de l'humour sur le sujet.
Personnellement je ne m'en servirai pas pour alimenter la rubrique "rions un peu..."
Cela renvoie aux luttes féroces entre plus ou moins démunis, entre plus ou moins pauvres.
Si l'on suit la logique de certaines interventions ici, il faudrait que les délégués qui utilisent la Bourse du Travail pour faire des réus et des photocopies afin de préserver ceux qui ont encore un emploi, aient la priorité sur ceux qui n'ont rien à défendre puisqu'ils n'ont pas de papiers et souvent encore moins d'emploi. Et inversement.
Les manants contre les gueux quoi. Il y en a qui doivent jubiler : ceux qui organisent cyniquement la chose.
Mais tout cela est alimenté par les dérapages imbéciles d'une partie des forces en lutte qui se bouffent le nez entre chapelles concurrentes. La manif du 19 mars restera à cet égard pour moi la dernière d'une longue, longue participation aux mouvements sociaux.
http://www.mediapart.fr/club/blog/dianne/270509/convergences...
Pourquoi ne pas suggérer aux sans-papiers de s'installer dans les locaux de "Mediapart" ?
Ils devraient se réjouir de les accueillir, puisque ce billet a été sélectionné par la rédaction pour figurer en "une" du journal.
Et après les locaux des Verts et la bourse du travail ça aurait du cachet. Et ça ferait de la pub au site.
Et pourquoi pas les locaux de la CFDT, avenue Simon-Bolivar ? Ils sont magnifiques et il y a les Buttes-Chaumont en face...
ou chez Beber999, visiblement il n'a rien à faire de toute la journée pour nous asséner ses bêtises à longueur d'articles, ça l'occuperait un peu (dans tous les sens du terme, évidemment).
Vous n'allez pas reprocher à un journal de faire son travail maintenant. C'est de l'information.
Tant que vous y êtes, demandez au président de renoncer à son salaire et d'aller bosser incognito à la Poste ou chez Mc Do, pour qu'il comprenne les difficultés des précaires...ou alors à un juge de se faire violer avant de juger un pervers sexuel.
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C'est factuellement profondément choquant , mais.......
sur le fond :
-un syndicat est-il dans son rôle quand il défend les sans-papiers et sans logement ?? Non. Du coup, la CGT a été dépassée/débordée, après avoir promis d'aider, il y a un an, ceux qui tentaient de régulariser leur situation ... sans en prévoir les conséquences. Ce n'est pas son rôle.
Son rôle est , entre autres, de "faire régner l'ordre" (désolée de cette expression) sur les lieux de travail : sans-papiers employés à bas prix , et clandestinement, donc sans droits, les patrons fermant les yeux, et qui "cassent " du coup le niveau des salaires.
Logiquement, il faudrait donc remercier ces employeurs pour leur aide aux sans-papiers !!! Mais alors, qu'ils assurent aussi leur logement . Pourquoi pas ? Plutôt que de demander à l'Etat ou aux collectivités locales de faire le boulot...
J'ai souvenir d'une époque où les grandes entreprises chimiques, textiles, automobiles et minières, (Rhône-Alpes, Nord, Centre, Ile de France) pour extraire les paysans de leur ferme, pour qu'ils deviennent ouvriers, (français, mais aussi italiens, polonais etc.) ont construit pour eux des cités ouvrières (petites maisons avec jardin potager) , (avec écoles, activités sportives et musicales..;) qui firent d'ailleurs le terreau de la gauche communiste. Il parait que c'était du "paternalisme", selon la gauche . Mais c'était mieux que les tours de certaines "banlieues" (pas Versailles, Marly ou Saint-Mandé évidemment , qui n'ont pas droit à ce qualificatif)
- Quelles que soient les motivations de ces exilés économiques clandestins (évidemment la misère, la plupart du temps) , sont-ils en droit de réclamer, d'office, un logement ? Vu de plus, le déficit du parc social et le fait qu'ils se concentrent tous sur Paris, Lyon ou Marseille.
A ce propos, combien sont-ils en fait ? On parle de centaines de milliers .... Cette histoire de la Bourse du travail est donc un épiphénomène.
- Attention au terme "raciste", trop facile pour cacher les vrais problèmes sociaux.
-Si la "gauche" était au pouvoir aujourd'hui, j'aimerais bien savoir ce qu'elle ferait face à l'immigration clandestine et la misère qui en découle. Finis les cris d'orfraie faciles de certains !!!
- Proposition idéaliste et citoyenne : prendre en charge une famille de sans -papiers et l'accueillir chez soi, ou dans sa résidence secondaire (ça ne manque pas) le temps que la situation se régularise. Pourquoi pas ? Mais ça suppose d'ouvrir vraiment sa porte !!!! Dur, dur, Quand il s'agit de s'engager soi-même et de ne plus brocarder "les autres".
@Marie Blaha
Tout en partageant vos interrogations conclusives, je considère que votre introduction est une parfaite caricature des syndicats. Si comme vous dites ils étaient là pour mettre de l'ordre , ils existeraient. je ne parle pas de la fonction publique que je ne connais pas. Mais vous n'êtes pas sans savoir que dans le secteur privée qui emploie plus de 20 Millions de personnes, le taux de syndicalisation est inférieur à 4% (En physique le négligeable est à 10%). Comme moi vous aviez noté le taux de participation aux élections prudhommales. Là où le gros des troupes des sans papiers est employé, il s'agit généralement de déserts syndicaux. Donc dire que ces derniers, d'une manière générale, ordonnancent cet état de fait relève : pour être dans l'euphémisme du phantasme ou de l'égarement, mais dans la réalité ça s'appelle de la calomnie. Bien sûr vous avez sans doute sous le coude votre histoire de syndicaliste ripoux à partir de laquelle on croit pouvoir généraliser allègrement, comme vous le faites.
Je ne comprends strictement rien à votre réponse/commentaire . J'ai du mal m'exprimer. Je le regrette.
Les syndicats, de quelque obédience qu'ils soient, sont là pour défendre les travailleurs sur leurs lieux de travail. Point barre. Pas pour leur donner des papiers ou des logements.
Le faible taux de syndicalisation en France est une catastrophe, dont profitent les patrons . Vous êtes syndiqués ?
C'est quoi cette remarque d'avoir "sous le coude une histoire de "syndicaliste ripoux " ? Vous vous foutez de ma gueule ? Vous êtes qui d'ailleurs ?
Quand on écrit sous un pseudo, on n'insulte pas les gens , on argumente, c'est un minimum.
Moi, c'est mon vrai nom : Marie Blaha, 63 ans, membre de la CGT pendant 30 ans.
Bien à vous
Chère Madame,
Mon vrai nom c'est Marcel Bariou (d'où mbariou, je ne me cache pas derrière un pseudo...) et j'habite Palaiseau 91. J'ai été syndiqué dès que j'ai commencé à travailler (ça fait très longtemps) et je ne suis pas là pour faire une querelle de chapelle. A la lecture de votre réaction, vous me pardonnerez mais il me semble que vous vous soyiez mal exprimée, si ce qui est mis en début de votre commentaire ne correspond pas à ce que vous vouliez dire semble-t-il . Je ne vous insulte pas Madame, mais vous avez écrit (Je fais un copier coller) => (Vous parlez des syndicats)
"Son rôle est , entre autres, de "faire régner l'ordre" (désolée de cette expression) sur les lieux de travail : sans-papiers employés à bas prix , et clandestinement, donc sans droits, les patrons fermant les yeux, et qui "cassent " du coup le niveau des salaires....."
Je crois effectivement comprendre, maintenant, que ce n'est pas ce que vous avez voulu dire.
Mais ... pardonnez ma mauvaise lecture du français, selon vous. Moi je comprend selon la syntaxe et la sémantique que vous employez et je pense que je ne serais pas le seul : => l'ordre que doit faire règner les syndicats c'est les sans-papiers employés à bas prix, clandestinement, etc... etc... (on parlerait de nervi du patronnat, on ne le dirait pas mieux)
En Français strict c'est ce que vous avez écrit d'où mon émoi. Je vous prie de me pardonner cette lecture stricte, c'est ce que vous avez écrit, je ne peux deviner votre pensée réelle.... Vu les généralisations hâtives qui sont faites par ailleurs, sur ce blog, par d'autres pour attaquer la CGT et que j'ai soulignées, à vous lire vous sembliez vous engager dans la même voie. Pardonnez moi, mais les mots ont un sens et la syntaxe comme la sémantique sont parfois fâcheuses.
Encore pardon pour cette confusion, ou plus exactement cette lecture à la lettre. Pour être complet et après ré-interprétation je ne partage pas non plus votre vision restrictive sur le rôle des syndicats. Donc maintenant en interprétant, quand vous voulez parler de l'ordre je dois comprendre la loi et je me permets de vous rappeler que les syndicats sont aussi pour quelque chose dans ce qu 'on a longtemps appelé le 1% logement.... et les sans papiers sont en souffrance aussi sur leur lieu de travail...condition siné qua nun selon vous pour que les syndicats s'en occupent.
Vous avez tout mon respect ma chère Madame, mais certainement pas mon adhésion à votre introduction, même après relecture.
Je m'en tiendrai là.
Marcel Bariou
"Faire régner l'ordre", signifie pour les syndicats (dont la CGT, à laquelle j'ai appartenu avant ma retraite ) défendre les sans-papiers employés clandestinement par les patrons. Voir dans les travaux publics ce qui se passe actuellement. !!! avec les Polonais notamment, . C'est déjà assez compliqué sur les lieux de travail (vu le faible taux de syndicalisation) , sans qu'en plus ils se mêlent de logement et de papiers !!!! C'est tout ce que je voulais dire .
Et bien si vous voulez savoir ce que la gauche ferait, lisez les projets! Il y a plein de bonnes idées, vous verrez...entre autres faire plus de logement social pour résoudre la crise des sans logis, et changer de regard sur l'immigration. Un immigré qui vient en France n'est pas plus un profiteur qu'un Français qui va travailler à Londres. On a le droit de vouloir un revenu et une carrière, d'où qu'on vienne.
Quant à la critique, c'est un droit.
La CGT a baissé les bras depuis bien longtemps il ne represente plus rien , il n'y a plus guère que SUD pour lutter efficacement face à la barbarie et à la violence , utiliser des méthodes comme les voyous en expédition punitive , Good la CGT un syndicat auquel je sourcierai jamais , bravo Thibault. Si les syndicats se sont déculotés face au gouvernement il ne reste plus grand chose pour faire bouger les choses . La chienlit c'est peut être ce que souhaite l'UMP .
Pour tout dire; les personnes qui pensent que les syndicats sont là pour défendre les travailleurs, il y a longtemps qu'ils pratiquent la même politique que nos élus de touts niveaux; leurs carrières avec le plus gros portefeuil, et lorsque çà ne rapporte pas suffisament, on pratique les magouilles, les fausses factures, Etc...
Quand on leur envoie des idées de réforme tel que le REVENU DE BASE GARENTI pour les 58 millions de Français dès l'âge de 16 ans jusqu'à la fin de vie sur la base de 4 critères: 25% pour le loyer toutes charges comprises dont le chauffage; 25% pour l'alimentation et l'habillement; 25% pour les investissements et les loisirs; 25% pour les investissements collectifs et l'assurance maladie.
Pour le calcul vous prenez les prix d'un logement type T1 où F1 sur les prix du marché libre de la capitale de la région de vôtre résidence que vous X par 4 et vous obtenez vôtre revenu net où le salaire d'embauche la hiérarchie des salaires se basant la dessus, le salaire maximum ne dépassant pas 40 fois.
A vos calculettes ???? ne dites pas que se n'est pas possible car ce là fait partie d'une réforme globale chiffrée où les politiques n'auront plus a gérer que les 14% des sommes créditées sur chaque comptes des particuliers et 11% pour l'assurance maladie.
L'ASSISTANAT s'est terminé; le système des cotisations, des allocations, des subventions, de la TVA. , et des impôts auront disparus de nôtre language. jeanclaudejoury@orange.fr
Cher Jean-Claude (vieux356 ?),
Tout d'abord une petite remarque concernant votre appréciation des "chefs syndicalistes" et des "élus" : même si vous avez sûrement (partiellement) raison pour certains, je doute que ce soit une généralité. En revanche il est clair qu'il y a forcément un gap entre le message que les organisations veulent faire passer et l'adéquation de chacun de leurs actes à ce concept.
Pour ce qui est de votre proposition, j'ai suivi votre conseil et j'ai pris ma calculette, j'arrive à un total d'environ 140 Md€ (basé sur un loyer TTC de 600€).
Or, si le PIB de la France est d'environ 2.000Md€, les recettes fiscales représentent environ 200Md€ (et on considère que la pression fiscale est trop importante) pour des dépenses de l'Etat de près de 300Md€ et les dépenses de sécurité sociale d'un peu moins de 300Md€.
Une grande partie de des dépenses de l'Etat (env. 45%) concerne, certes, les traitements (salaires) des fonctionnaires.
J'admets bien volontiers que les équilibres peuvent changer mais j'ai un peu de mal à comprendre comment on passe d'une modèle (l'actuel) à un autre et comment on s'assure (au delà des aspect purement comptables) comment le nouveau système va s'équilibrer. Il ne faut pas oublier (1) que la richesse ne se crée pas toute seule et (2) qu'elle sert principalement à faire vivre les individus. Le dirigisme économique peut être pire que le laisser-faire, car dans un cas on compte sur l'intelligence et l'intégrité de quelques uns (les dirigeants éclairés !!??) alors que dans l'autre on espère que tous les individus pris individuellement et collectivement vont s'auto-réguler. Dans les deux cas il s'agit de vœux pieux.
D'ailleurs, même si le système "capitaliste" est plein de défauts, on a vu l'échec du système "collectiviste" soviétique et par certains aspect du système chinois qui ne reprend du "poil de la bête" que depuis qu'il est devenu "essentiellement" capitaliste.
Sur un autre plan, une famille de 6 personnes toucherait 14.400 € (toujours suivant mon hypothèse). Dans ce cas, en admettant que le reste de l'économie ne change pas trop, comment imaginer que les membres de cette famille travailleraient, comment imaginer qu'ils prendraient leur place dans la création de richesse nécessaire à l'attribution d'un tel revenu.
D'ailleurs, la marié serait tellement belle que la population Française passerait de 65.000.000 d'individus à 3 Milliards, sauf à mettre en place une réglementation (et les moyens coercitifs ad-hoc) excluant d'emblée les autres 6 Milliards d'individus peuplant la terre.
Il ne faut pas oublier une loi immuable : Tout système a un point d'équilibre vers lequel il tend. Si vous mettez en place un nouveau système, il tendra vers un équilibre que vous pouvez difficilement anticiper à moins de maîtriser la totalité des paramètres qui y participent. Ce dont je doute, puisque même dans un système que l'on croit un peu connaître (celui dans lequel on vit) on ne maîtrise pas grand chose.
Je suis demandeur de plus d'information sur le système que vous proposez. A mon sens, il est tellement "révolutionnaire" que je doute qu'il puisse intéresser des organisations établies, qui, par définition, sont "conservatrices". La peur du chaos est parfois plus forte que l'espoir d'un avenir meilleur.
En tout état de cause, dites-nous en plus.
D'après ce que j'ai lu sur le sujet:
-ce revenu remplace un certain nombre d'allocations, et rend les choses plus simples, donc permet d'économiser des frais de gestion administratifs et de réduire d'autres dépenses sociales;
-il ne se substitue pas aux revenus du travail, il les complète. 14 400 euros pour 6 personnes, ça n'est pas du luxe, c'est juste un filet pour ne pas tomber dans la pauvreté en cas de difficultés;
-pour certaines propositions, ceux qui ont des revenus du travail ne touchent pas directement ce revenu, mais se le voient défalqué de leur assiette d'impôts, ou de leur impôt.
C'est une idée toujours polémique, mais très intéressante.
j'ai envie de crier CGT = SS. En tout ça me dégoute.
Que viennent faire là-dedans les Schutzstaffel (SS) du régime hitlérien ?? Il y a quand même des rapprochements à ne pas faire !!!!! Ce serait un minimum !!!!!
ça vous étonne franchement ? la CGT a toujours été un syndicat réactionnaire et stalinien. Stalinien, moins maintenant.
et c'est bien pour cela qu'il faut être à l'intérieur, pour que cela change. La lutte des classes, hélas, existe ! Et c'est les patrons qui l'ont relancée voici déjà 20 ans, après une courte accalmie "consensuelle". Faire évoluer la CGT vers plus de citoyennetédevrait être l'affaire de chaque salarié ! Mais beaucoup d'entre eux sont justes capables de rouspéter lorsque les salaires stagnent tout en restant le nez baissé vers leur boulot...
Cher coco13,
Vous écrivez : "...La lutte des classes, hélas, existe ! Et c'est les patrons qui l'ont relancée voici déjà 20 ans.... Je crains de ne partager aucune de ces deux assertions.
Le terme lutte de classes, en dehors de son côté "irréfragable" laisse entendre que la population est répartie en groupes humains (les classes) aux intérêts antagonistes. Or, ce que l'on peut observer c'est que justement il n'y a plus de "regroupements humains" stables dans le temps, les gens appartiennent à plusieurs groupes en fonctions de leurs affinités, de leurs origines, de leurs options philosophiques ou religieuses, de leurs intérêts du moment. Voire, ne se sentent appartenir à aucun groupe. Nous sommes de plus en plus individualistes. Alors nous avons des intérêts antagonistes avec tous les autres... mais nous avons aussi des intérêts communs. C'est la somme de ces intérêts, la moyenne, qui décrits nos oppositions ou nos dilections.
Il n'y a pas de lutte des classes parce qu'il n'y a plus de classes !
Par ailleurs, vous affirmez que ce serait les patrons qui l'auraient relancée il y a vingt ans (soit en 1989). Admettons que ce soit en 1986-1988 avec la suppression de l'IGF (Impôt sur le Grandes Fortunes) et la baisse (relative) de la fiscalité sur les revenus, la baisse de la TVA (qui profite à tous le monde) et la baisse de l'impôt sur les bénéfices de société. Ce sont des mesures économiques avec lesquelles on peut ne pas être d'accord, mais je ne perçois pas de modifications (voulues ou avérées) dans les relations entre les citoyens.
Vous avez sûrement raison lorsque vous pensez que des individus, dirigeant leur entreprise et employant des salariés, vont chercher à défendre d'abord leurs intérêts plutôt que ceux de leur voisin, quant bien même celui-ci serait leur employé.
De même, vous avez sûrement raison lorsque vous affirmerez qu'un employé considèrera que son augmentation est plus importante que celle de son patron, voire que celles de ses collègues.
C'est la nature humaine. Mais il n'existe pas d'organisation aussi structurée que celles que le terme "lutte des classe" sous-tends. D'ailleurs, vous en avez l'intuition puisque vous concluez : "...Mais beaucoup d'entre eux [les salariés] sont justes capables de rouspéter lorsque les salaires stagnent tout en restant le nez baissé vers leur boulot...".
Pas de classes ! de quoi s'étouffer face à ce monde de plus en plus clivé. C'est sûr, il n'y a plus ceux qui travaillent (ou qui en sont exclus, ce qui est encore pire) et ceux qui dirigent ce monde de voraces : les actionnaires et les oisifs. Pour ma part, je ne me sens aucune affinité sociale avec, par exemple, les Bettencourt (L'Oréal), 2e fortune de ce pays, qui exploitent leur personnel en leur faisant fabriquer des produits nocifs pour la santé (des employés et des utilisateurs). Mais sans doute jmv, faites-vous partie de ces privilégiés bien cotés en Bourse pour ignorer ainsi la misère galopante qui assaille chaque jour des milliers d'ex-salariés exclus de leur gagne-pain... Quant à l'individualisme dont vous parlez, c'est plutôt un effroyable conformisme de la pensée qui revêt d'un linceul les idées joyeuses qui nous animaient voici encore peu de temps : ne les voyez-vous pas, tous ces indivdualistes, avec leur perfusion musicale dans les oreilles, qui se précipitent sur les journaux dits gratuits qui ne sont que des organes de propagande des patrons (Bolloré, Lagardère et compagnie qui sont les financeurs) et de décervelage au profit "de Coca-Cola", comme disait un pédégé rendu célèbre par cette assertion.
Quant à la "nature humaine", je ne la vois hélas que trop à l'oeuvre : chaque jour des enfants meurent ou sont estropiés par les bombes à sous-munition et leurs dérivés que les occidentaux continuent de fabriquer, chaque jour des guerres perpétuent la barbarie. Avec la bénédiction des classes dirigeantes et de leurs alliés...
Vous dites "Avec la bénédiction des classes dirigeantes et de leurs alliés...", c'est à dire les "électeurs". C'est à dire l'ensemble des citoyens en age de voter, dont la plupart préfère aller à la pêche ou se balader dans le centre commercial du coin plutôt que de participer au choix de la politique qui sera menée.
Plutôt que de vous appesantir sur ma supposée proximité avec les "privilégiés que vous dites honnir, vous ferriez mieux de vous interroger sur les vrais responsables de la situation.
Si, bien évidement, les "exploiteurs" ont une part de responsabilité, leurs "donneurs d'ordres" sont, au moins aussi coupables.
Les donneurs d'ordres, je les montre du doigt, je les désigne... ce sont les électeurs !
Même si je regrette comme vous le scandale que représentent les comportements de beaucoup de gens "privilégiés", je ne considère pas, comme vous semblez faire, que c'est une fatalité.
Si messieurs Bolloré et Lagardère complotent contre la France, rien n'empêche la France de choisir des représentants (Parlement, Président de la République) qui mettront fin à de tels agissements.
Si les électeurs ne le font pas, c'est qu'ils y trouvent leur intérêt ! CQFD.
" Si messieurs Bolloré et Lagardère complotent contre la France, rien n'empêche la France de choisir des représentants (Parlement, Président de la République) qui mettront fin à de tels agissements.
Si les électeurs ne le font pas, c'est qu'ils y trouvent leur intérêt ! CQFD. "
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non, c'est que TF1 et les médias leur lavent le cerveau, et que entre le temps qu'ils consacrent pour gagner leur vie et vivre à peu près correctement, s'occuper de politique est un luxe que peu de gens peuvent s'offrir,
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de toute façon, dans notre pays aux dernières présidentielles, il n'y avait le choix qu'entre la lêpre et le choléra, et encore en 2002 on a évité le paludisme toujours pas soigné d'ailleurs.
Je ne demande pas aux gens de s'occuper de politique, je leur demande d'aller voter. D'ailleurs même un choix entre la peste et le choléra est un choix que l'on peut exprimer, ne serait-ce que par antithèse.
D'ailleurs, je ne comprends pas en quoi il était indifférent de voter pour NS ou SR. Leurs programmes étaient assez dissemblables, leur personnalité aussi, de même que leur entourage ou leurs soutiens. Qu'on n'y trouve pas la totalité de ses aspirations ne me surprend pas mais considérer que c'était blanc bonnet ou bonnet blanc m'interpelle.
Quant au paludisme auquel vous faites allusion, je ne suis pas d'accord, les français y ont échappé en 2002, mais il s'est rattrapé en 2007... dans une version particulièrement aiguë et on n'est pas près de le soigner !
" Si messieurs Bolloré et Lagardère complotent contre la France, rien n'empêche la France de choisir des représentants (Parlement, Président de la République) qui mettront fin à de tels agissements.
Si les électeurs ne le font pas, c'est qu'ils y trouvent leur intérêt ! CQFD. "
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ce que je voulais dire est que ils n'ont guère le choix, il y a des responsables politiques issus d'un certain sérail, voila vous votez pour eux ou non plus ou moins à gauche ou à droite, depuis peu cela ne varie pas énomément avec une préférence pour un golden boy, un peu arriviste, que une maitresse d'école autoritaire et touchée par la vierge,
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la politique concerne tout le monde, mais tout le monde n'est pas habilité à se prononcer en politique en dehors de nos votes, et malheureusment les votes si on peut croire crédible ce système est fortement orienté par un contexte médiatique déténu par des puissances financières.
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je ne pense pas qu'il y ait tant que ça de gens qui en soient satisfaits, ou bien les gens sont masos, c'est possible, on pourra en juger en 2012, pour l'instant c'est mal parti, malgré toutes les aberrations de ce gouvernement, et la vacuité de sa philosophie et de son action.
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peut-on remarquer une seule mesure en dehors du bouclier fiscal qui pour l'instant ait satisfait les français, aucune.
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nicolas sarkozy est comme le diable dans south park, il voudrait qu'on l'aime , qu'on l'idolatre, mais il est incapable de générosité, d'humanisme. Il voudrait mais son parcours et son éducation ne lui permettent pas.
jlamo, lorsque vous écrivez, à propos de SR, qu'elle serait une "une maitresse d'école autoritaire et touchée par la vierge", cela peut en dire beaucoup sur vous.
Ce n'est pas pas objectif et donc gâche un peu vos propos... et votre raisonnement.
Cela dit, il est évident que le choix des électeurs est un choix fermé et que tout est organisé pour profiter de l'apathie des citoyens. Mais ce n'est pas une fatalité.
Je maintiens que les gens ne sont pas tous masochistes et qu'ils ont un peu de sens critique. Ils savent ce qu'ils veulent et en sont satisfaits. Ils devraient seulement arrêter de croire que le métier "politique" est un métier difficile, donc réservé à quelques sachants talentueux.
Votre remarque sur le bouclier fiscal me laisse songeur. Je ne suis pas convaincu que la majorité des français en soit satisfaite... n'étant pas concernée.
ha ha! pas de lutte des classes! et l'eau ne mouille plus...si j'avais eu plus de fortune personnelle, j'aurais beaucoup moins galéré dans ma vie, et été obligé de supporter la bêtise de nombreux employeurs...ça c'est un fait, et ça s'est passé entre 1997 et 2009. Alors camembert.
seveg, n'essayez pas de me faire dire ce que je n'ai pas écrit.
Je persiste à dire que la lutte des classes n'existe pas car il n'y a plus de classe. Pour autant il est évident que certains individus prennent le contrôle de la vie d'autres. Par "contrôle" j'entends "influencer pour son propre profit". Je remets en cause l'existence d'un complot de quelques uns au détriment de tous les autres. Même si j'admets que des intérêts communs puissent permettre un association de circonstance.
PS. Je n'aime ni le camenbert, ni l'incitation à me taire.
Désolé si le mot fromager vous a fait mal, il faut dire que certaines expériences de conflit de travail un peu mal digérées me font un peu surréagir sur ces sujets.
Mais je ne suis pas d'accord avec vous sur le point suivant:
"Je remets en cause l'existence d'un complot de quelques uns au détriment de tous les autres. Même si j'admets que des intérêts communs puissent permettre un association de circonstance."
Pour moi il y a un vrai complot de la classe dirigeante des entreprises en France, qui a une vieille haine antisociale à décharger, et se croit propriétaire du pays parce qu'elle emploie des gens. C'est un vrai complot néo-féodal. J'en ai des exemples tous les jours, depuis les mots des personnes qui avaient conçu le CPE, en passant par des déclarations de Kessler du MEDEF, jusqu'à des propos entendus récemment à une table de restaurant proche de la mienne ("y en a marre du social"). Avec pour mot d'ordre d'abrutir les gens par le travail pour casser leur autonomie de pensée et de revendications. C'est ce que j'appelle le fascisme entrepreneurial, et il existe.
rien a signaler, on sait depuis longtemps que l'extrême gauche est avide de désordre.
c'est à dire?
vous semblez guerriers, pas pacifistes, vous jouez svt le role de bouclier face à l'otan par exemple, mais cela ne me semble être qu'une des facettes d'une même réalité.
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vous ne semblez pas constructifs, mais en opposition ( souvent à tout ), et lorsqu'on pose la question par exemple au NPA de la philosophie ou idéologie qui vous anime c'est la confusion la plus totale qui laisse place parfois à la haine, une forme de sectarisme.
en bref, vous vous faites bien manipuler, ou vous manipulez vous-mêmes je ne sais pas, mais votre façon d'être ne me semble pas constructive.
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ceci m'est adressé?
pas personnellement, non,
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c'est comme cela que je perçois la cgt, les syndicats sont utiles mais parfois manipulés , vous ne croyez pas ?
Tout à fait d'accord, j'ajouterai une nuance à votre dernière affirmation, dans les syndicats se sont les syndiqués qui sont bien souvent manipulés.
La direction, les buros, eux savent très bien ceux qu'ils font (je leur accorde d'être responsable de leurs actes).
Quant à l'utilité du syndicat, leur utilité est sujette, pour ma part, à caution. Car que se passerait-il sans direction syndicale, sans double discours, sans réunion secrète à l'abri des micros, sans accords passé en douce, sans mascarade, sans illusion, sans spectacle?
pareil, tout à fait daccord, j'en ai fait vaguement l'expérience avec les intermittents du spectacle, dirigés par la cgt entre autre et différentes organisations politiques et syndicales, c'est sans doute dans ces mouvements ou la démocratie est farouchement défendue qu'elle s'applique sous une forme plutot édulcorée.
on n'attend que tous ces biens-pensants pour faire évoluer les syndicats... Venez prendre votre carte, et on en discutera de manière égale. C'est si simple de désigner des boucs émissaires, qu'ils soient immigrés ou syndicalistes. C'est plus difficile de s'engager pour un autre monde. Et ceux qui luttent, représentants dérisoires, mais élus pour certains, face à l'ordre marchand savent que le combat est désepéré. Mais ils restent présents, actifs et enthousiastes malgré tous les coups, même ceux venant de son propre camp.
OK, pour la manipulation des idées, ça existe. Mais, vu de l'intérieur, il est toujors possible de faire prendre conscience de ce qui se trame aux copains. Et les intermittents sont certainement mieux défendus par la cgt que par d'autres... même si c'est largement insuffisants. Il faut une base solide pour déborder les dirigeants, et c'est par l'intérieur qu'on peut y arriver, non pas dans le sens des gauchistes, très actifs, certes, mais inopérants sur la concrétisation d'une autre société. Le seul pouvoir des salariés, c'est l'action directe partagée.
"Le seul pouvoir des salariés, c'est l'action directe partagée. "
Très juste, c'est d'ailleurs ce que je reproche à la CGT, une entrave spectaculaire à l'auto-organisation salariale, le mythe du "partenaire sociale", l'unique voie des salariés. Les syndicat ne font pas de grève, se sont les travailleurs qui les font.
Mr Thibault est-il un travailleur? mais qu'est-il alors? un politicien (au sens ou son activité professionnelle est la politique) ?
même fonctionnement avec l'écologie, les verts, etc ... on sait même pas comment ça s'appelle leur truc, et la démocratie participative sauce ségolène.
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c'est nous qu'on vous aide à prendre la parole, bien merci maintenant shade up your mouth et votez pour nous qu'on passe à la télé faire les mariolles, révoltant.
que dire quand la description du réel ne permet plus la pensée?
le réel des médias, certes ... de la culture ambiante, du contexte social écrasant ne permettant plus de lever le regard, la crise et la morosité représentent un moyen de controle des plus diffus et indépassable.
la CGT et l'ensemble des syndicats qui gérent la Bourse du travail , ont fait des propositions trés constructives aux malheureux sans-papiers ....dans le vide ! s'agit-il d'empêcher de travailler des syn dicalistes qui se battent depuis le début pour les régularisations ? PROPOSITION: QUE TOUS CEUX QUI CRITIQUENT AUSSI FACILEMENT LA CGT OFFRENT LEURS APPARTEMENTS AUX SANS PAPIERS ! chiche ! trop facile de se tromper en permanence d'adversaires ! La CGT est -depuis le début des luttes , la principale organisation syndicale à avoir réussi à faire régulariser des milliers de sans papiers ! ELLE N'A PAS DE LECONS A RECEVOIR DES PETITS BOURGEOIS BOBOS QUI NE PENSENT QU' A CASSER LE SYNDICALISME .
La CGT casse le syndicalisme mieux que quiconque et elle n'a pas besoin des "petits bourgeois" pour cela.
Espèce de "Sous-Rentiers" va profiteurs de la misère humaine .
Je t'accuse d'inhumanité !!!
@ +NEO-
Il est regrettable que Marc Tori, ainsi que les journalistes qui ont annoncé la nouvelle hier, n'aient pas pris le temps ou ne se soient pas donné les moyens d'enquêter sur les tenants de cette affaire et son historique. Je dis cela non pas pour excuser une méthode brutale d'expulsion qui semble a priori condamnable mais parce qu'il faut précisément distinguer la méthode de la décision d'expulsion. Autant on peut condamner la première, sauf à démontrer que ce ne sont les pas "gros bras" de la CGT qui ont usé les premiers de la violence, autant on peut comprendre la seconde. Visiblement la CGT n'a pas su gérer cette affaire. Attendons les explications des responsables CGT.
Effectivement, à chaud, dans l'événement, il est toujours difficile de prendre du recul et d'avoir en live les retours des différentes parties pour une analyse sur le champ. En revanche, vous pouvez retrouver des éléments de réponse dans les compléments que j'ai mis en ligne cet après-midi :
"Nous n'avons pas mis les sans-papiers à la rue", la CGT
Après le reportage d'hier sur le déroulement de l'expulsion des sans-papiers, j'ai pu joindre ce matin et la préfecture de police de Paris et l'union départementale parisienne de la CGT. Le service de presse de la préfecture a nié avoir été impliquée en amont, avec la CGT, pour expulser les sans-papiers. Le cabinet du préfet a relaté que "les services de l'ordre (qui encadraient le défilé des sans-papiers) accompagnaient juste le défilé et ont été les premières à arriver sur place à leur retour du défilé. Qu'en revanche, les forces de police avaient été requises plus tard, en début d'après-midi".
Du côté de la CGT, Bernadette Citot, la responsable communication de l'union départementale 75, a réfuté "tout dérapage". "Cela s'est passé de façon calme et pacifique. Mais face au déchaînement de violence des sans-papiers qui ont jeté du matériel, les forces CGT n'allaient pas rester les bras croisés. Mais il n'y a pas eu de gaz lacrymogènes..."
Des propos qui m'ont laissé pantois. Non seulement l'un des assaillants CGT tenait à la main une longue bombe rouge, ressemblant plus à un extincteur de voyage, et en a largement aspergé les sans-papiers. Mais le service d'ordre a foncé franco sur les sans-papiers pour les expédier manu militari. Mis à part le déchaînement de cette violence choquante et gratuite, il n'y a effectivement pas eu d'intention de casser du sans-papier. "Seulement" une méthode peu digne d'un Etat démocratique.
La CGT se défend cependant en précisant que depuis plus d'un an, elle a tenté d'accompagner les sans-papiers pour la régularisation de leurs situations. "Nous ne nous sommes pas contentés de demander ! Nous avons eu une série de discussions, de réunions, de tentatives de résolution du conflit. Associations et défenseurs des sans-papiers ont été largement associés... Malgré nos propositions et projet de protocole d'accord, rien n'a bougé. Nos propositions ne convenaient jamais. C'était une occupation pour nuire à la CGT sans que des pressions ne soient réellement exercées ni sur le patronat, ni sur le gouvernement. Nous n'avons pas mis les sans-papiers à la rue. Ce sont quand même les locaux de la ville de Paris...", a précisé Bernadette Citot.
25/06/2009 15:31Par Marc Torl
C'est une accumulation de faits qui rendent la position de la direction de l'UD CGT intolérable, insupportable.
Que les hommes masqués de la CGT qui ont commis ces exactions contre des ouvriers ôtent leur masque et se justifient. Et que les bureaucrates départementaux et confédéraux parlent.
mais ce que je ne comprend pas c'est en quoi la CGT a-t-elle un lien avec la bourse du travail ?
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qui appartient à l'état ? pourquoi est-ce la CGT qui fait ainsi la police ?
D'abord et avant tout: merci à Médiapart et au journaliste Marc Tori qui se sont fait honneur en rapportant avec une grande exactitude le spectacle scandaleux dont ce matin la presse ni surtout l'Huma, ne soufflait mot.
Mais dans la série je l'ai pas vu mais j'en ai entendu causer, certains font quand même un peu fort: il se trouve que j'habite près du bd du Temple et q'hier j'étais passé voir les soldes de Gosport à la répu quand je rentrais chez moi: j'ai assisté au spectacle lamentable et impardonnable de cette _ratonnade_ en plein Paris par des gros beaufs fachos masqués (sans burqa cependant) de la CGT et avec au moins un gros pulvérisateur à lacrymo genre extincteur.
Quant aux CRS: _ ils ont accompagné en les protégeant des sans papiers partis récupérer quelques hardes_!! Fallait le voir pour y croire. Et bien dans leurs pompes sur ce coup là et tous bien fiers avec ça... Les parisiens qui assistaient au spectacle en restaient ko: Bravo la CGT, dans ce quartier historique de la Gauche, vous avez réussi une super opération d'image pour les CRS: kolossale finesse et joli cadeau pour l'arrivée de der Hortefeux :-(!
La CGT est une organisation financée par le pouvoir a travers EDF et d'autres instances publiques ...Thibaut va chercher ses ordres à l'Elysee (prochain remaniement Thibault ok mais 2 voitures de fonction et un I Phone please!). Les syndiqués locaux sont de vrais... comment dire... bisounours. quant aux salariés licenciés, dans le language commun, ils sont des pertes collatérales .... for ever
Vous vous produisez sur quel scéne, Umberto?
bien oui ça on savait que les syndicats sont des vendus pas de soucis, mais de la à ce qu'ils remplacent maintenant la police , c'est quand même un peu nouveau, de cette façon, d'autant plus en souhaitant revendiquer de prendre la défense des sans papiers, si j'ai bien compris.
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Personne n'en veut finalement, des sans papiers ?
Quant à moi, je n'ai jamais pensé que la CGT était une entreprise philanthropique et ce qui vient de se passer est assez édifiant, n'en déplaise aux militants, et à ceux qui au sein du syndicat font quand même du bon boulot, car quoiqu'on puisse en dire, et de façon objective, la CGT a fait quand même avancer les choses en la matière. Pas de contradiction dans ce que je dis. Ne faisons pas d'amalgame, c'est tout. Comme le montrent bien tous les commentaires, personne n'est capable de proposer de solution concrète pour résoudre le problème si ce n'est d'inviter autrui à accueillir ceux dont soi-même on ne veut pas et qui eux-mêmes ne font parfois rien pour faciliter les choses.
A force de trop vouloir synthétiser, j'y perds un peu mon latin, désolé...
Dans cette histoire, la CGT, c'est l'arroseur arrosé.
Et maintenant, les sans-papiers, ils sont sans-logis ?
bah encore et toujours des actions violentes quand on nous vend partout l'idée de médiation synonyme de sécurité et de paix sociale,
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il faille que ce soit des " extrêmes gauches " qui jouent le role des crs en bons matons qu'ils sont, c'est désespérant.
@lambda
"Surtout, n'oublions pas l'ennemi et le responsable principal : le gouvernement, comme l'a rappelé un militant de RESF ce matin.
Alors là elle est bien bonne.
Je rappelle que le gouvernement ne fait que coller à la société Française.
De plus, c'est fatiguant de ne demander aucun comptes aux sans papiers. Ce sont quand même eux les principaux responsables, par définition, de cette situation, de leur situation !!
Il ne suffit pas d'arriver sur un continent sans y être invité, et d'ordonner aux peuples chez qui on s'installe sans autorisations d'avoir des papiers et de profiter des bienfaits de notre "civilisation". (Manifestement il faut croire que ces bienfaits existent et les attirent comme la lumière attire les insectes).
Un peu facile de se croire irresponsables en tout, de manifester en sous développés, de rejeter la faute sur nous, sur vous, sur les Européens, sur les Occidentaux, car USA, Canada, Europe, Australie même combat, mêmes problèmes .....
Ces gens devraient se poser, en empruntant la rationalité occidentale, des questions sur eux même et se demander où se trouve le "bug" qui fait qu'ils sont exclus par leur faute, leur façon d'être, de nos sociétés.
"Je rappelle que le gouvernement ne fait que coller à la société Française."
Faux : les peuples ne sont pas responsable de leur sort.
"en empruntant la rationalité occidentale"
La rationalité occidentale à depuis longtemps oubliée Kant, d'ailleurs le libéralisme produit et entretien la misère par le seul fait qu'il suppute l'homme comme "agent rationnel", ce qui est encore faux.
***
De plus l'économie occidentale, qui à comme moteur et promoteur principale, les USA, c'est bâtie en grande partie sur la traite des noirs (les esclaves ne demandent pas de salaire, pas de charges sociales), le colonialisme et maintenant le néo-colonialisme .
L'exemple d'Omar Bongo n'est pas une exception, il confirme la règle sur le continent noir.
***
Notons ensuite que l'emploi des immigrés, des sans papiers, se fait dans les secteurs d'activités les plus pénible, les plus dur, les plus inhumain (ne regardez pas la télé, regardez simplement autour de vous). Des emplois désertés par les "français", de ce fait ils sont les fondations de la "lumière" occidentale que vous invoquez (un portugais est mort sur le chantier en face de chez moi il y a 2 mois)
***
Ensuite comme le dit jlamo, nous parlons d'hommes (femmes et enfants) qui pour certain ont risqué leur vie pour atteindre "la lumière". Que vous leurs prêtiez métaphoriquement un comportement d'insecte est en soit preuve du caractère irrationnel de l'homme (les migration sont consubstantielles à l'homme, interrogez les USA). Imaginez vous quittez votre terre, vos proches par désespoir, parce que vous crevez la dalle.
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J'espère avoir les moyens matériel et intellectuel pour vous recueillir chez moi, le cas échéant.
vous vous êtes à la CGT ? NPA ? Mort De Faim, ou dans des syndicats qui organisent des manifs et tout ?
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pour quoi manifeste-t-on ? moi je voudrais manifester pour l'art, et la science.
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personne ne voudrait m'aider à organiser une manif en bas de chez frédéric rue de valois, pour lui demander de créer un lieu à paris pour la création et la cohérence sociale.
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on se prend en main, les choses ne changeront pas d'elle-même, je suis certain que bcp sont daccord sur une telle initiative, ça changera pas le monde du jour au lendemain, mais ça permettra peut-être un peu de l'améliorer.
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on peut demander une authorisation à la préfecture enfin je ne sais pas, moi ce que je demande, cela ne passera jamais avec ce gouvernement, trop frileux, trop conservateur, il faut les bousculer, êtes-vous prêt à bousculer les choses ?
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moi de mon côté de façon ponctuelle, je peux réunir environ 500 pers., il faudrait un staff de base motivé pour cette cause de 5 ou 6 personnes engagées, et on boucle ça d'ici la rentrée, ce serait là une vraie révolution.
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perso, je suis partant, je souhaite pas atteindre qu'on me dise quand je dois manifester, dire oui ou non, en démocratie l'état doit prendre en compte nos demandes dès lors que cette demande est raisonnable.
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ça vous tente ou pas ?
Mort de Faim, vous y allez un peu fort avec votre exemple d'ouvrier portugais mort sur un chantier... il y deux mois.
Que je sache, le Portugal appartient à l'Union Européenne, cet ouvrier était donc parfaitement en droit de travailler en France... et pourtant il travaillait dans ce secteur d'activité "pénible", "dur", et "inhumain"... il en est mort !
Il ne faut pas exagérer la situation des étrangers : certains y trouvent fort bien leur comptes, certains éprouvent quelques désagréments, et quelque uns sont dans une situation désespérante, voire désespérée, beaucoup sont exploités... comme la plupart des humains de la planète... de leur plein gré !
"de leur plein gré"
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Le choix est une invention du libéralisme (philosophique)
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Il est mort durant la construction du centre de stockage informatique google, il est venu en France pour gagné un peu plus que dans son pays.
Peu importe que le pays soit dans ou hors de l'union, les mécanismes sont les même.
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Et il est bien entendu que je parle de la situation majoritaire chez les sans papiers, exception n'est pas courant.
Houla, cher cloclo, vous avancez sur un terrain délicat, et fortement miné !
Ce que vous dites peut sembler marqué au coin du bon sens, accoudé au comptoir d'un de nos bistrots typiquement Français.
Il est évident que si l'on fait abstraction de l'appropriation de notre espace (la France), de l'exploitation des ressources tant matérielle qu'humaine d'autres espaces (une grande partie du reste du monde) qui a permis la construction de ce pays, et que l'on s'arrête à une photo d'aujourd'hui, vous avez raison : "nous n'avons pas de comptes à rendre, ils n'ont qu'à faire comme nous" !
Le problème c'est qu'on ne peut pas écarter ce passé. Dans notre richesse nationale, quelle est la part tirée directement ou indirectement des pillages passés (voire présents) ? Peut-on se passer d'immigrés alors que nous vieillissons plus vite que nous procréons ?
Deux solutions s'offrent à nous :
- soit nous essayons de nous montrer "un peu" partageur. Reste à définir où l'on place le curseur.
- soit nous assumons l'appropriation en assénant des raisons "objectives" : notre supposée supériorité, la loi du plus fort, le refus de transiger, ou tout autre justification du même tonneau.
Tout autre posture ne peut être que le fait d'un manque d'analyse de situation.
Cela dit je vous rejoins quand vous écrivez "que le gouvernement ne fait que coller à la société Française".
cloclo, vous êtes clodo?
Je développe (et merci de nous fournir cette occasion de revoir nos fondamentaux de gauche, et par la même de déconstruire de sordides approximations):
"Je rappelle que le gouvernement ne fait que coller à la société Française."
l'électorat du gouvernement n'est pas toute la société française, désolé, et on voit bien dans les mouvements de solidarité vis à vis des sans-papiers que même des gens qui votent pour la politique anti-immigrés se retrouvent à aider des sans-papiers au vu de l'inhumanité de leur traitement.
"De plus, c'est fatiguant"
tiens, c'est fatigant de ne rien faire...vous ne seriez pas un peu paradoxal, vous?
"de ne demander aucun comptes aux sans papiers."
vous rigolez ou quoi? Vous avez vu les arrestations systématiques, les contrôles au faciès, les centres de rétention, l'enfermement pendant 18 mois, les bébés séparés de leur mère?
"Ce sont quand même eux les principaux responsables, par définition, de cette situation, de leur situation !!"
c'est un peu court jeune homme...pourquoi veut-on aller dans un autre pays quand le sien est dans la misère? Pour faire du tourisme?
"Il ne suffit pas d'arriver sur un continent sans y être invité",
vous rigolez (bis): qui a reconstruit la France à sa demande, sinon des cohortes d'immigrés?
" et d'ordonner "
qui a ordonné quelque chose? Revendiquer n'est pas ordonner, c'est faire état de sa condition et essayer de la transformer. tant mieux pour vous si vous n'avez jamais subi d'injustice...
"aux peuples chez qui"
mais on n'est pas "chez un peuple", on est "dans un pays"! je ne sais pas si vous savez combien de "peuples" successifs ont composé notre population actuelle...
"on s'installe sans autorisations d'avoir des papiers"
ben ouais, l'être humain naît libre de ses mouvements...ça vous embête?
" et de profiter des bienfaits de notre "civilisation"."
euh...et travailler pour gagner un peu sa vie, c'est "profiter"? Alors si pour vous travailler c'est profiter, vous devez être trader...
" (Manifestement il faut croire que ces bienfaits existent et les attirent comme la lumière attire les insectes)."
magnifique, l'assimilation des immigrés à des insectes...êtes-vous si grand vous-même face à l'immensité du monde et à l'infini de l'univers?
"Un peu facile de se croire irresponsables en tout, de manifester en sous développés, de rejeter la faute sur nous, sur vous, sur les Européens, sur les Occidentaux, car USA, Canada, Europe, Australie même combat, mêmes problèmes ....."
qui a dit ça...quand on demande juste une régularisation d'une situation de travail?
"Ces gens devraient se poser, en empruntant la rationalité occidentale, des questions sur eux même et se demander où se trouve le "bug" qui fait qu'ils sont exclus par leur faute, leur façon d'être, de nos sociétés."
Hey, vous croyez qu'ils l'ont pas compris, le bug? Sinon ils ne seraient peut-être pas là, à subir toutes vos avanies pour ne pas crever...sous des dictatures mises en places, protégées et nourries par....nous-mêmes?
merci bien seveg, une réponse tout à fait sensée et pondérée.
Sensée ? oui
Pondérée ? ... bof !
ben si pondéré, moi quand quelqu'un parle comme ça, j'ai tendance à pas trop prendre de pincettes pour lui faire entendre sa bêtise, donc quand même chapeau de répondre avec autant de pédagogie.
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vous acquiessez à ces relents de fiels xénophobes ? pas moi.
Clairement je ne partage pas.
Pour autant j'ai conscience de ne pas détenir la "Vérité et donc je concède à tous les "cloclo" le fait qu'ils puissent avoir raison, ne serait-ce que partiellement.
C'est pourquoi je tente l'humilité permanente... et je suis toujours surpris de certaines positions péremptoires.
que des personnes fuient la misère ou la guerre de leurs pays et atterrissent chez nous que l'on soit en droit de les traiter comme des animaux ?
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et vice et versa ?
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vous tentez l'humilité permanente, quel joli sophisme en forme de boutade non ?
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pas mal , moi de mon côté je vais tenter l'aphasisme temporaire, on se donne des nouvelles ?
ah non, c'est encore pire, vous vous parlez de nos zairois qui viennent manger le pain de nos ouvriers arabes, qui eux-memes venaient mange rle pain de nos ouvriers portugais .
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autant pour moi, oui c'est vrai si il ne parivennent pas a s'assimiler à notre belle société moderne qu'il ne viennent pas en france ou qu'ils s'en aillent, personne ne leur à demander de venir dabaord à ces gens, pardons ces insectes.
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ben oui, certains français sont racistes.
D'accord, je n'ai peut-être pas été très humble...Mais je n'en peux plus de la lepénisation de la pensée politique française, et pour tout dire, de la xénophobie européenne.
D'autre part, après le 21 avril 2002 et le 6 mai 2007, je pense qu'en présence d'un propos qui me semble être une énorme erreur, j'ai le devoir de ne plus rester bouche bée, mais de dire "ce n'est pas vrai".
Parce que c'est en ne disant rien, face à cette paresse intellectuelle de fort en gueule qu'est le populisme, qu'on laisse se construire des idéologies dangereuses : sur un empilement d'erreurs, qui créent en définitive une terrifiante machine à ne pas penser, contrairement à ce qu'elle prétend, et surtout une terrifiante machine à détruire toute la partie de la réalité qui ne tend pas à prouver que l'idéologie a raison. Ce qu'on appelle la dictature totalitaire.
On le voit bien actuellement en Iran: le pouvoir a décidé de faire gagner un candidat dans une élection, mais le peuple n'était pas d'accord. Alors on supprime la partie du peuple qui n'est pas d'accord.
Moi je ne supporte pas. Et je ne veux pas que ça arrive à nouveau en Europe.
Je suis peut-être parano, mais au moins j'aurai fait quelque chose.
non mais vous êtes dingues, un mec comme badiou a droit à un début de polémique médiatique via blogs et droit de réponse sur internet pour prononcer le mot " rat " dans un de ses bouquins, et on laisse dire " insecte " pour des êtres humains, c'est quoi c'délire ?
vous oubliez qu'il sagit d'humains, bon c'est vrai c'est un détail mais quand même.
Je veux répondre à la personne qui demande si Solidaires veut accueillir les sans papiers.
J' attends d' avoir des précisions sur ce qui s' est exactement passé à la Bourse du Travail de PARIS par Solidaires National.
Je ne pense pas que les journalistes (Libé, Médiapart, le Monde) qui ont rédigé les différents articles aient raconté n' importe quoi.
Ce que je ne comprends pas, c' est la CGT qui a devancé la Police !
Il devait certainement y avoir au préalable une demande d' intervention de la Police car l' occupation datait de plusieurs mois et au nombre de érésidents" devait entraver le fonctionnement ? Pourquoi des "syndicalistes" se sont déguisés en "commandos" pour les expulser ?
Et la Mairie socialiste de Paris, quel rôle elle a joué ?
Je ne disais pas que Solidaires était prêt à les accueillir car je suis en Savoie et Solidaires n' est même pas logé à la maison des syndicats mais à la périphérie de la ville dans 90 m2 à côté d' Emmaüs, les restos du coeur .......
Je continue à penser qu' un syndicat n' a pas à jouer le rôle de la Police, Hortefeux s' en charge bien maintenant qu' il est redevenu le Ministre "des expulsions" à l' Intérieur !!
J' attends la réponse de Solidaires national pour la vraie, vraie version
Je transmettrai ensuite !
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Inondez le siège national de la CGT de mails de protestation, en leur demandant aussi des comptes quant à son inefficacité de plus en plus grande dans les luttes.
trop fort, une manif pour manifester contre ceux qui manifestent.
viendez plutot manifester avec moi en bas de la rue de valois , on réglera ce problème de façon encore plus constructive en reprenant d'une certaine façon le pouvoir dont ceux à qui ont l'a confié s'en moquent et se servent pour nous contraindre à leurs exigences presque monarchiques.
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il est passé ou JPLYG ? un peu d'action que diable.
quelle société de moutons endormis, c'est pénible.
Méfiance vis-à-vis de l'eau qui dort ami Jlamo.
Les Français mettent historiquement toujours un peu de temps avant de réagir, mais quand ça part, ça fait mal en général.
Moi, c'est pas des excités dont je me méfie le plus, mais des calmes.
@ +NEO-
vous êtes disponible le 25 septembre, attendez je regarde c'est quel jour, si ça vous convient pas on change, c'est vous qui décidez, et les autres seront là ou non.
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mouai, sont pas des révoltés sur le pied de guerre non plus hein, rarement prêts à se bouger, un peu frileux et casaniers je trouve, souvent critiques rarement engagés.
Et oui, il y a une vraie folie derrière le calme, Vertubleu, celle du jusqu'au bout, même, et surtout dans l'extrémité...
Parce que les gros bras de la CGT, par exemple, ont pensé leur affaire, ce n'est pas un coup de tête.
Alors que l'agitation se disperse.
A part ça, une mention spéciale, très spéciale à Cloclo, caricature de beauf, on dirait presque qu'il fait exprès, troll, certainement, et à jmv, pour son analyse si fine, on se fait exploiter pas sa propre faute. Et admirateur du premier.
J'ai au moins trente lignes pour chacun d'entre eux, d'un côté expliquer pourquoi il vaut mieux venir crever en France, ou en Europe, plutôt que chez, soi, si l'on a survécu au voyage, et aussi comment on en arrive là, pauvres idiots.
De l'autre pourquoi on en vient à se faire exploiter, en France, par des capitaux franco-étrangers, étrangers tout court, et des boîtes internationales, pauvres, pauvres idiots.
Il y a même de bonnes explications sur le vote sarkozy.
Mais ce ne sont celles que lui même avance, les siennes, bien sûr.
Et le résultat sera toujours le même.
On se fait avoir.
Oui, c'est assez simple à expliquer, à démontrer, mais pour moi, je n'ai plus envie.
Idiots vous êtes, idiots vous restez.
Continuez donc de nous montrer que chaque fois que nous sifflons, dans la nuit, si la liberté nous écoute, l'ennemi aussi.
Monsieur Tori,
La CGT ne peut pas expulser des travailleurs sans papiers parce qu'elle est très précisément la CGT. Il y a là une impossibilité logique. Elle ne relève pas de l'humain. Elle relève du divin. Du sacré. "Que la CGT commence ! Que la CGT dure toute la nuit ! Et tant pis pour les autres !" Syndicalisme divin. Syndicalisme sacré. Syndicalisme réactionnaire. Les travailleurs sont aimés. La CGT est le seul vrai partenaire du Président Nouveau. Elle ne peut donc pas expulser des travailleurs sans papiers. Le Président Nouveau aime les travailleurs sans papiers. Il ne les expulse pas.
heureusement en 2012 , cécile duflot devrait sauver la planète, bon d'ici là on morfle, et aussi d'autres tentent l'humilité permanente, tout un programme.
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ségolène royale devrait sans doute avoir un projet auquel elle croit pour 2012
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ah oui, j'oubliais le NPA n'a rien à voir avec le communisme, et notre plus grave problème est le port de la burka.
bon qui vient avec moi, vous rigolez je vais pas aller manifester tout seul sur les colonnes de buren, avec mon panneau non non oui oui mais encore en bas des bureaux de F Mitterand pour lui demander de me recevoir
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( j'ai téléphoné à son secrétariat, pour l'instant il gère hadopi, et il ne peut me recevoir et puis il n'y a pas d'argent dan les caisses )
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abusé, vous allez pas me laisser en plan comme ça quand même, un peu de solidartié, un peu de folie et d'enthousiasme, d'ambition.
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s'il vous plait, dejà Marielle est avec moi , ainsi que Vertubleue, Melchior et aussi Vancouver et jplyg et etc , quoi juste pour s'amuser un peu changer les choses quoi, on pourra jamais faire pire qu'eux sincérement.
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on se donne une date à la rentrée, et plutot que de critiquer tout le temps, même si c'est normal, on aide notre gvt à faire un projet nouveau pour soutenir la créativit, l'art, les sciences.
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le 25 septembre, si on est disons 300 ou 500 ça peut marcher, avec simplement votre présence physique, un jour dans votre vie, pour changer un peu de système.
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c'est une demande que je vous adresse, à laquelle je souhaite que vous répondiez, sincèrement.
Je vous parlais de gens calmes dont il fallait absolument se méfier à mon sens Jlamo.
Savez-vous qui est le nouveau ministre de l'intérieur en France depuis avant hier ??
MAM à côté de lui c'était une gentille, une ultra douce, habitée de générosité et de bonté d'âme, et je vous prie de surtout me croire sur ce coup-là, le nouveau c'est un vrai méchant, mais si vous y tenez vraiment je viendrais bien le 25 septembre prochain (une condamnation de plus ou de moins, je suis plus à ça prêt), nous renverserons donc la république ensemble.
@ +NEO-
parfait, pour l'instant il y a rien de fixé, mais c'est bien dejà de se dire que vous êtes prêt à consacer un jour de votre existence et peut-être davantage de s'engager pour une cause qui soit concrête et pragmatique.
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je crois qu'il faut procéder de cette façon, c'est un peu simple et en même temps c'est de cette façon que l'on peut réellement construire quelquechose ensemble.
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bien, merci, 1 + 1 + 1 vous, moi, nous , tous on peut faire changer les choses,
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Hortefeux, je pense pas que ce soit un méchant homme, mais à l'ump ils ont une façon de penser le monde un peu obtue.
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vous pouvez réunir des contacts de votre côté ? de mon côté, je vais tenter également de réunir des personnes, je crois que c'est le seul moyen.
Voilà! Suivons tous Jlamo notre nouveau guide suprême!
que voulez-vous, pourquoi attendre ?
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discutez de programme, de celui de la gauche, des écologistes, de la droite ,du modem, il sagira de personnes différentes qui organiseront la politique avec sans doute des actions différentes, en se focalisant notamment sur une ou des personnes pour mener cette politique, la droite favorisera la logique de l'argent, la gauche tentera de créer des richesses différemment, le role du politique tentera de maintenir une certaine cohésion avec des moyens plutot autoritaires ou plutot tournés vers la pédagogie.
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trés bien, cette volonté de construire une meilleure cohésion par davantage de pédagogie, de mixité sociale et d'épanouissement par la culture, peut se construire dès maintenant, avec l'aide du politique, ou sans forcémment attendre leur approbation.
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si notre société accentuait tout simplement son intérêt pour la culture, les sciences, les relations humaines, on vivrait mieux, se parlerait mieux, s'entendrait mieux les uns les autres, on ne peut pas dire que la politique actuelle joue un role en ce sens actuellement, ou bien dans l'adversité.
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par ailleurs, il est déplorable de constater que toute initiative pouvant aller dans ce sens sera relativement ignorée, ou même dénigrée par le pouvoir en place, pourquoi ?
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pourquoi les responsables politiques ne s'attellent pas davantage à permettre de construire une meilleure cohésion sociale et produire ensemble une dynamique cohérente et optimiste, par incapacité ou par volonté que les uns et les autres ne créent ensemble de meilleures possibilités d'épanouissement ?
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il faudrait alors, démocratiquement, permettre à ce que cette volonté qui serait la réponse à notre malaise actuelle ne puisse être entendue, et parvienne à ce que le monde politique ne comprenne cet intérêt contrairement à la situation actuelle ou le désordre semble être un moyen de controler la politique, et de favoriser une logique d'asservissement collectif pour une vision du monde essentiellement basée sur une compétition morbide qui ignore une grande partie de l'humanité.
Ecoutez bien ce que je vais vous dire jlamo, et conservez même ce commentaire si vous voulez.
Il y aura plus de morts en France sous ministère de l'intérieur Hortefeux, quelle que soit sa durée, qu'il n'y en a eu durant trente ans sous tous les ministères de l'intérieur cumulés, et ça je vous en fais le pari.
On en reparlera bientôt et donc trop tôt, malheureusement.
@ +NEO-
Le grand vertubleu a parlé!
Toi t’es qu’un ex 68 qu’est passé dans les rangs de la réaction, pour ton petit confort personnel (comme les pôvres nervis de la CGT que l’on bolossera bien un de ces quatres matins, perdent rien pour attendre ceux-là, rendez-vous à la prochaine manif Cgt), et ça c’est pas top et pas cool tu vois, c’est pas parce que ta vie ralenti qu’il faut te croire obligé de ralentir celle des autres, le monde il est à tous.
@ +NEO-
Site critique sur la CGT qui aborde beaucoup les événements concernant les sans-papiers :
http://ouvalacgt.over-blog.com/
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kairos
N'y a-t-il pas une procédure légale pour l'expulsion? Appartient-il à un à tout un chacun de faire sa propre loi comme dans un far west de rêve? La CGT aura bonne mine en occupant une entreprise qui licencie après ce coup de force! D'un autre côté, les sans papiers ne s'illusionnaient-ils pas, ou ne les illusionnait-on pas, sur leur régularisation par ce moyen? Par exemple, les "médias" ne nous entretenaient pas ou plus de cette occupation... Il n'existait aucun relai dans l'opinion publique... Je comprends qu'en désespoir de cause, les sans papiers tentent tout, et aussi de "remuer" les syndicats, mais en l'occurrence leur action n'était-elle pas en train de "se perdre dans le sable"?
je suis assez d'accord avec vous kairos
et puis l'info circule trop vite
même pas le temps de réfléchir à rien
ce matin le départ de M Jackson fait déjà la "une"
que dire ? que penser ?
et eux, ceux qui, ce matin, étaient encore bd du temple ! a-t-on pensé à leur demander ce qu'ils en pensent justement ?
et les commentaires "acerbes" ci dessus, mi méprisants mi-condescendants, bref odieux car en plus ils se veulent "au dessus" (de quoi d'ailleurs?) on en pense quoi ?
oui, heureusement que depuis longtemps, certains non seulement s'expriment mais aident les sans papiers, au quotidien, dans "nos" quotidiens (ceux de la "vraie" vie)...évidemment là, ça fera jamais le "une" et alors !!!
zut, suis énervée ce matin (mais soulagée de voir que certains restent solidaires quand même)
@+ les bloggeurs