Les préfets de Sarkozy vont pouvoir vendre les cathédrales

Les journaux («Journal des arts», «Le Monde», «la Tribune de l’Art») qui évoquent l’affaire sont rares et semblent hélas inaudibles, puisque les réactions sont fort peu nombreuses et pourtant l’heure est grave et le péril imminent.

Au détour de l’article 52 de la loi de finances 2010 se profile clairement la destruction par l’état sarkozyste de plus de deux siècles de protection du patrimoine national. C’est en effet en 1794 que l’abbé Grégoire, s’en prenant au vandalisme révolutionnaire  (« Je créai  le mot pour tuer la chose » disait-t-il),  affirme l’existence d’un patrimoine collectif que la Nation a pour mission de  protéger : « le respect public doit entourer particulièrement les objets nationaux qui, n’étant  à personne sont la propriété de tous ».  La Convention  décide dans la foulée de protéger « les objets qui intéressent les arts, l’histoire et l’instruction ».  Guizot en 1830 crée le premier poste d’inspecteur des monuments historiques, poste que Mérimée occupera avec passion de 1834 à 1853, jetant les fondements de la protection par l’Etat des monuments importants et instituant à cette fin le classement  des édifices. Les régimes politiques successifs ont tous depuis poursuivi ce processus de sauvegarde par l’Etat des œuvres patrimoniales dont la définition s’est étendue de façon exponentielle au XXème siècle : aux bâtiments anciens sont venus s’ajouter des créations contemporaines, des témoins de la mémoire industrielle, des jardins  et, plus récemment encore, des « lieux de mémoire » (mur des fédérés, Oradour sur Glane…). Le succès, qui ne se dément pas depuis leur création en 1984, des journées du patrimoine, témoigne de l’adhésion des Français à l’idée d’un patrimoine commun à protéger.

Déjà en 2003 Jean-Jacques Aillagon avait autorisé la cession de certains monuments aux collectivités territoriales mais, outre que peu d’entre elles s’étaient empressées d’acheter des édifices  d’un entretien souvent coûteux, le ministre de la culture avait alors limité très précisément les possibilités pour l’Etat de se défaire de son patrimoine. Or l’article 52 de la loi de finances élargit le périmètre des monuments et sites transférables, qui ne sera plus limité à une liste fixée par décret et couvrira dès 2010 la totalité  des  monuments appartenant à l'Etat et à l'ensemble de ses établissements publics, en outre l’Etat pourra maintenant se défaire aussi des objets mobiliers classés. On peut à première lecture se dire que, si l’Etat cède son patrimoine aux collectivités territoriale il n’ y a que moindre mal, sauf que, la loi étant muette, rien n’interdira aux dites collectivités de  pratiquer un nouveau transfert au profit d’une entreprise culturelle à visée commerciale ou même d’un particulier.  Enfin il est essentiel de signaler que seul le préfet aura à se prononcer sur les cessions, le ministère de la culture, pourtant concerné au premier chef,  n’ayant pas à être  consulté. Une partie de l’UMP s’en réjouit ouvertement et le rapporteur   spécial de la commission des finances du sénat, Yann Gaillard, a ces mots qui dévoilent la logique à l’œuvre : ce processus  « s'inscrit dans la droite ligne de la « désétatisation » du patrimoine monumental …préconisée dans [un] rapport de 2002 sur le patrimoine monumental. De fait, c'est à la société tout entière qu'il appartient de conserver et d'entretenir le patrimoine, l'Etat ne pouvant se prévaloir d'aucun monopole en la matière. » Cette distinction entre Etat et société toute entière, signe tout simplement l’arrêt de mort de la politique patrimoniale nationale. L’extrême gravité de cette décision explique la réaction inquiète de quelques députés de droite comme Nicolas Perruchot, rapporteur spécial de la commission des finances de l’Assemblée Nationale qui, ne voulant pas s’opposer à la logique libérale en action, propose  d’au moins « recenser, au sein d’une « liste négative » les éléments du patrimoine national non transférables ». Ainsi l’Arc de Triomphe, Versailles, les Invalides ou le Louvre (ce sont les exemples cités par Nicolas Perruchot) seraient déclarés « non transférables « mais on pourrait très bien imaginer qu’un préfet accepte de se défaire de la cathédrale de Chartres, de la colonne Vendôme  ou du pont du Gard, voire du Mont Saint Michel si cher au cœur de Nicolas Sarkozy.

A l’heure où le président se gargarise de l’identité nationale, évoque le lien charnel des Français avec la terre et les morts, exige un musée consacré à l’Histoire nationale, on voit clairement que la logique libérale l’emporte, chez lui comme dans son parti, sur l’attachement de la Nation à son patrimoine, qu’il fait fi de toute la tradition française dans ce domaine et qu’en réalité son soi-disant attachement à notre passé ne constitue qu’un fonds de commerce électoral.

 

Lien vers la tribune de l’art :

http://www.latribunedelart.com/Patrimoine/Patrimoine_2009/Decentralisation_Monuments_550.htm

Intervention au Sénat de Yann Gaillard :

http://www.senat.fr/rap/l09-101-37/l09-101-37_mono.html#toc174

Observations de Nicolas Perruchot :

 http://www.assemblee-nationale.fr/13/budget/plf2010/b1967-tIII-a9.asp

 

***Ecoeurant! Bien sûr, on peut déjà imaginer qui pourra les acquérir!

 un peu de laicité ,chez ce gouvernement..il s'en prend enfin à la calotte..vous devriez approuver cela Mme Lavin.

Votre commentaire confirme ma pensée comme quoi le fonfamentalisme n'est pas que religieux

alcyme, que savez-vous de mes croyances (qui relèvent strictement du privé comme il se doit dans un état laïque)? Je vous fais par ailleurs remarquer  que ce gouvernement s'en prend à tous les monuments historiques,  quelle que soit leur nature et que ce n'est évidemment pas la laïcité qu'il met ainsi en oeuvre mais bien le libéralisme le plus obtus, tout en détruisant un des fondements de cette identité nationale qu'il prétend encenser.

Quel raport avec "la calotte" ? je suis athée et ai toujours admiré l'oeuvre des bâtisseurs de Cathédrales. Un oeuvre d'art EST une oeuvre d'art quelle qu'ai été son utilisation. Et combien d'hommes ont laissé leur vie pour nous permettre d'admirer ces merveilles ? E.Gaudin

On a un irresponsable inculte et méprisant l'identité de la france à la tête de l'état, quoiqu'il en dise. Tout ça, parce que môssieur a besoin de remplir les caisses de l'état qu'il a contribué à vider à son profit personnel  et à celui de la fouquet's band. Ce petit homme n'est vraiment pas en train de se grandir en dilapidant le patrimoine de la France. Espérons(mais j'en doute) qu'il y aura des préfets un peu plus avertis  et censés pour empêcher cet abus de biens patrimoniaux? Le petit atteint de pléonexie galopante n'a aucune vergogne.

Au moment ou on nous rabache les oreilles avec l'identité nationale. En effet, quelque chose ne va pas dans le royaume sarkozyste. Je pense que ce président ne ressent absolument pas cette identité. Il ne se sent peut-être même pas français.

J'ai toujours ressenti chez lui, une méconnaissance de la culture française. la culture hongroise a peut être prédominé chez lui. Dans ce cas, qu'il démissionne. 

La france, on l'aime ou on la quitte

 

Hélàs,ce type qui occupe l'Elysée doit ignorer que ce palais est un palais National....Je suggère qu'il soit mis en vente et son occupant expulsé.comme lla loi le prescrit,on attendra la fin de l'hiver pour ce faire.La bande à Sarko est décidément tombée sur la tête;mais,patience,les gaulois vont se rebeller un jour ou l'autre.Tout cela est d'une tristesse sans nom.  (chère amie médiapart on dit "rebattre les oreilles" mais la faute n'est pas grave.On doit cependant être solidaire entre français lucides :je pense que c'est le cas sur Médiapart.Bien à vous.)

Oh,Prunelle, dans la culture hongroise on a le respect des jalons historiques. Après le changement de régime, les Hongrois n'ont pas sauvagement détruit les statues qui glorifiaient la prériode "communiste" mais les ont regroupées dans un musée en plein air où les visiteurs peuvent les revoir et s'en ùmoquer à loisir. Il faut aussi voir et apprécier les efforts consentis pour rebâtir le château royal totalement détruit pendant le siège de Budapest, sans oublier de mentionner les écomusées ouverts dans plusieurs comitats de province. On est loin de ce que que veut imposer notre omniprésident.

Il se dit que les descendants de G. Courbet seraient sur le coup pour la colonne Vendôme...

Personnellement je suis prêt à la leur offrir en cadeau.

Rire

rhalala encore un coup de fama est!

 

La question me semble plus complexe et la réaction instinctive sur les grands principes mérite de prendre en compte d'autres éléments: par exemple, l'Etat est peut-être défaillant dans l'entretien du patrimoine et il ne faut pas exclure que des collectivités ou le privé puissent mieux le conserver. Chenonceau , Vaux-le-Vicomte,privés, ne se dégradent pas plus que Chambord, au contraire. Et si Douaumont pas un hasard appartenait à la ville, il ne cesserait pas, contraitrement à ce que dit Perruchot, d'être un monument national et de raconter la guerre.

Avant d'accuser le libéralisme, il faudrait s'interroger sur la trahison des clercs, conservateurs et autres, qui ont été bien souvent incapables d'entretenir ces monuments, mais aussi d'y attirer le public, de convaincre les élus de leur importance et ils ne faut pas s'étonner qu'ils paient le prix d'une certaine arrogance voire d'une incompétence et que  l'on imagine d'autres moyens d'entretenir le patrimoine. Les rapports de la cour des comptes sur l'arvc de triophe ou le centre des monuments nationaux n'invitent à pas à glorifier la  gestion de l'Etat.

 

Il y a dans votre réaction une observation importante et qui mérite une réponse argumentée, c'est le fait que certaines collectivités territoriales gèreraient mieux le patrimoine que l'Etat. En 2003 Jean-Jacques Aillagon avait chargé l'historien René Rémond de réfléchir à la question du transfert de certains monuments historiques aux collectivités territoriales. Le rapport Rémond que vous trouverez ici http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/rapports/remond/rapport_remond.pdf

est remarquable. Il pose des questions importantes (dont celle-ci qui n'est pas anecdotique; certains monuments sont arrivés dans l'escarcelle de l'Etat par legs, est-il alors possible de s'en défaire?), s'inscrit dans le cadre de la décentralisation pour proposer un classement argumenté des établissements à laisser à l'Etat et de ceux qui devraient être transférés. Il propose aussi, et c'est intéressant, le retour à l'Etat de quelques bâtiments. Si on était resté dans le cadre préconisé par le rapport Rémond les choses ne seraient pas inquiétantes. Mais, comme je l'indique dans mon billet, dans la mesure où rien ne l'interdit, si un bien passe  à une collectivité qui se révèle ensuite incapable de le gérer ou qui s'y refuse à la suite d'un changement de majorité politique, qui pourra empêcher cette collectivité de s'en défaire au profit du privé?  Et c'est là que je ne vous suis plus, le patrimoine de tous les Français ne peut, ne doit pas faire l'objet d'une appropriation privée. La vérité toute bête c'est que l'Etat veut faire des économies, je propose qu'il commence par en faire sur les émoluments de monsieur Proglio.

 

 

   Oui diminuer les émoluments de monsieur Proglio ça me semble judicieux

et lever le secret défense sur les contrats d'achat du vaccin contre la grippe A

et transférer l'argent de cette caisse noire à la conservation des bâtiments

nationaux , ça me procurerait des frissons de plaisir! Il n'est pas encore

interdit de rêver, mais ça viendra!

 

Bonjour,

Nous avons un inculte notoire à la tête de l'Etat, ce n'est même plus à prouver.

Un exemple, la cathédrale de Beauvais est en plein travaux de rénovation, en partie financés par des dons privés ; trouverait-on normal que le produit de sa vente éventuelle tombe dans l'escarcelle de Bercy pour combler l'incurie de nos dirigeants actuels ? Voilà un bon motif de "votation" !

Il y a déjà quelques années, confier certaines responsabilités patrimoniales aux collectivité territoriales avait été tenté. Ca n'a pas été tout seul, comme en témoigne ce rapport du Sénat, très intéressant:

http://www.senat.fr/rap/r06-038/r06-0389.html 

 

Que la protection du patrimoine fasse partie des compétences des régions dans le cadre de la poursuite de la décentralisation, ça n'est pas forcément une mauvaise idée. Le problème est qu'il y a peu on a retiré aux Architectes des Bâtiments de France leur droit de s'opposer aux opérations qu'ils jugent néfastes, droit qui ne souffrait aucun recours (même le chef de l'Etat devait s'incliner). Avec ce verrou en moins, nul doute qu'une telle démission de l'Etat mène à tous les abus. Car si ni l'Etat, ni les ABF n'interviennent, qui va juger du caractère national d'un patrimoine immobilier ?

 

Je ne suis moi non plus pas contre l'idée que la patrimoine national ne soit pas qu'aux mains de l'Etat, mais il faut restaurer l'autorité des ABF. Ou alors s'inspirer de English Heritage, l'équivalent de la caisse nationale des monuments historiques: c'est une sorte de syndicat mixte entre le gouvernement, les collectivités locales et des donateurs privés. 

http://www.rue89.com/2009/11/26/sarkozy-off-un-technicien-de-france-3-a-ete-mis-en-examen-127627

 

...... On vend la République!!!!!

Démocrature............

Elle est belle la "rupture" identitaire : bazarder le patrimoine catholique au privé (ce qui s'apparente aux ventes nationales des biens religieux à la Révolution) et, dans le même temps, ne rien tenter pour empêcher l'édification de minarets saoudiens et la création d'écoles confessionnelles ...

Proposition rationnelle et athée qui va faire hurler...

Les monuments dévolus au culte catholique sont vides. Pourquoi de pas transférer leur utilisation au culte musulman. Dieu y trouvera son compte! Et plus personne ne se plaindra des prières dans la rue.

Sans doutes nous faudrait-il un nouveau Mérimée ! Ceci dit ,les notables vandales ont toujours existé, même avant notre vandale actuel ,aux manettes pour détruire à peu près tout ce qui fait  la particularité de notre pays. C'est soit disant les sacrifices qu'il faut consentir à la "modernité" . A Poitiers, capitale de la région où je vis, il y a un baptistère du treizième siècle , monument unique en Europe, qui faillit disparaître , dans les années 1930, grâce à nos édiles de l'époque soucieuses de faciliter la circulation automobile. Ne parlons pas des pavillons Baltard. Sans chercher à dédouaner nos dirigeants actuels on voit donc que les antécédents sont lourds.

a priori, étant libre-penseur et anticlérical, je serais plutôt pour bazarder les édifices religieux inutiles (nombre d'églises de villages, là où il n'y a plus d'école ou de bureau de poste par exemple).

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que les "associations cultuelles" prévues par la loi de 1905, mais toujours refusées par l'église KTO, achètent et réparent ces édifices avec le denier du culte des rares paroissiens, ou avec la fortune gérée par Ratzinger si ça leur chante (en latin !) !

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après tout pourquoi paierais-je des impôts pour que les bigot(te)s se gèlent le dimanche de 10 à 12 ???

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le problème, c'est que cela donnerait aux religions le droit de disposer d'étendards dans l'espace public.

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il nous faut donc nous résoudre à supporter ces clochers et leurs bénitiers, et à payer pour ça.

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et par conséquent à s'opposer (grr!) à la vente de ces bâtiments. Au moins garderons-nous, certes les témoignages de l'art exquis des bâtisseurs des siècles passés, mais aussi la trace de l'obscurantisme concomitant. 

 

Et bien, qu'écrire à cela...

 Plus d'histoire dans les classes, ou presque...

Plus d'histoire dans nos murs, sauf pour quelques-uns...

Et l'Europe ne dit rien à cela ? Il existe certainement un recours devant la juridiction européenne à la patrimoinisation du patrimoine. 

 

Chartres?

On pourrait en faire une banque!

 

La sainte-chapelle?

Une excellente succursale!

 

Notre Dame de Paris?

Le nouveau stock exchange!

 

Avec SarKoL'UMP, et sa famille, la France est une excellente affaire.
Son frère Oliver (celui qui est un financier américain) saura lui filer la pogne!

Plus belle la vie, avec sarko ... diront les cathos

 

 

 

"Bazarder le patrimoine catholique au privé (ce qui s'apparente aux ventes nationales des biens religieux à la Révolution)". Soit, mais alors refaisons la révolution aussi. Chassons les nobliaux d'aujourd'hui : politicards corrompus, journaleux couche toi--là, pipol en ski ou pas, ...qui vont racheter les trésors de la France. Au contraire exproprions-les.

Soyons cohérents et arrêtons de financer l'édification de minarets saoudiens et la création d'écoles confessionnelles....qui servent d'alibi pour récupérer les voix de la diversité, fût-ce au prix d'un bradage de l'histoire de la France. 

 Je pense que ce président ne se sent même pas français. Sa méconnaissance et son mépris de la culture française, sa parole argotique montrent qu'il ne la respecte pas et le font s'épuiser à ressembler à Obama, pour ne finir qu'en berlusconerie. Sa culture hongroise a peut être prédominé chez lui. Dans ce cas, qu'il démissionne et qu'il aille créer une dynastie en Hongrie avec son fils prodige. 

La France, on l'aime ou on la quitte. On la sert, on ne s'en sert pas.

Qui nous débarrassera de lui ? et vite? Demain Il va brader la France pour faire ses fins de mois et celles de la bande du Fouquet's. C'est un provocateur et un diviseur. Gare à la guerre civile. Ses relents rappellent de tristes souvenirs, ne lui en déplaise !

 

PS : merci à Tam-Tam et  prunelle

 

 

J'approuve et j'adhère, Olstarz, ce type là n'aime pas son pays. Et en plus il ne boît même pas de vin !!! ;-)

Oui, pourquoi pas aussi renationaliser les biens du clergé, comme Talleyrand l'avait imaginé en 1789 pour remédier à la crise. Puis ensuite, comme les autoroutes et bientôt les barrages hydro-électriques, les revendre aux privés (pas trop cher !) pour faire rentrer un peu d'argent dans les caisses vides...

Car en 1789, l'encore royaume était au bord de la cessation de paiement.

 

 

   J'approuve Olstarz; J'ai la mémoire qui flanche pour dater la réflexion de notre premier édile, mais n'at-il   pas  songé un jour à "vendre le stock d'or inutile de la Banque de France?

J'ignore ce qu'il en reste.

Ce que je sais c'est qu'il en a vendu au moins 50 tonnes quant il était au budget à un cours relativement bas....

Un désastre, tout fout le camp et nous restons immobiles et impuissants !!

pendant que d'autres vont s'emparer des biens et témoignages historiques de notre pays, fierté et identité d'une France autrefois, glorieuse et valeureuse.

Il n'y a plus de valeurs plus de limites, cela fait peur.

Une info développée par Delattre, libre belgique....
La culture sous l'UMP/SarKo!

 

27.11.2009
Une fronde, cf delattre
Un peu de culture pour bien terminer la semaine, écrit-on souvent dans ce blog le vendredi, avant une note consacrée à la culture. Mais à Paris, cette semaine culturelle qui s’achève a vraiment été très mauvaise. Par milliers, en effet, des gens ont vainement patienté puis ont dû rebrousser chemin devant le Centre Pompidou, qui, depuis lundi, est en grève et fermé au public. Pendant une journée, le Musée des Arts décoratifs a lui aussi été perturbé. Sans parler des bibliothèques de la ville de Paris qui, dans un autre dossier, ont également fermé leurs portes. Et la semaine prochaine risque bien d’être encore pire. Dès mercredi, en effet, un mouvement de grève reconductible pourrait carrément toucher une centaine d’établissements culturels: bibliothèques, théâtres et musées dont les plus fameux: le Louvre, Orsay, etc.

 

Pour faire court, les grévistes protestent contre les conséquences de l’application aux institutions culturelles de la grande règle générale fixée par le gouvernement pour l’ensemble de la fonction publique: le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Pour eux, dans les musées, les bibliothèques ou les théâtres, cette règle va «menacer l’avenir du service public de la culture». Le conflit social est parti de Beaubourg parce que la situation y est particulière. En vertu de cette politique de dégraissage des effectifs de la fonction publique, le Centre Pompidou devrait perdre 26 postes en 2010, puis 23 autres en 2011. Ce qui annulera quasiment les 65 emplois qui avaient été créés dans cette institution en 2006, à l’issue, déjà, d’un mouvement de grève – qui, lui, avait duré deux semaines.

 

Ces derniers jours, le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a vaguement tenté de calmer la fronde. Sans y parvenir. En effet, il n’entend pas du tout – et, de toute manière, n’a pas le poids politique pour imposer ce revirement à la majorité – revenir sur ce sacrosaint non-remplacement d’un agent sur deux. La culture devra donc elle aussi, comme tous les autres départements de la fonction publique, faire mieux avec moins d’argent.

 

C'est une coïncidence embarrassante pour le gouvernement: hier, au moment où tombait la nouvelle du préavis de grève illimitée déposé pour le 2 décembre contre ce régime d’austérité imposé à l’administration, était publié un rapport (consultable ici) très sévère. Selon lequel «malgré la crise, le train de vie du gouvernement ne cesse de progresser». Ce document a été rédigé par le député apparenté socialiste qui, ces dernières années, s’est fait une réputation pour sa traque des finances opaques et gaspillages au sommet du pouvoir, à l’Elysée particulièrement. A n’en pas douter, ses chiffres seront contestés par la majorité. Il n’empêche, hier, ils ont dû interpeller les grévistes. A les en croire, en 2009, les effectifs des cabinets ministériels ont… augmenté de 11,1%. Ce que ce parlementaire juge «inadmissible, au moment où ces mêmes cabinets recommandent à toutes les administrations de diminuer leur nombre de fonctionnaires».

 

Deux poids, deux mesures dans la fonction publique? Dans les couloirs de Beaubourg aujourd’hui, ce rapport, à n’en pas douter, va faire un tabac.

La loi de finances 20210 est elle à ce jour votée? 

Je crois que ce gouvernemt est passé maître dans le détournement d'attention en lançant à la cantonade des faux sujets tels  que identité natiionale, albert camus ...Tel un maître lancerait à une meute de chiens un énorme os qu'ils s'empresseraient de se disputer. Pendant ce temps là défilent à l'assemblée nationale en douce toutes les réformes crapuleuses qui ne servent que les bons copains friqués de NS (la scientologie....).

Le silence des télés est à nouveau surprenant que ce soit sur toutes les infos sociales (grève et manif) et situation de l'emploi. Que font les journalistes, ils ne lisent pas votre site, pour s'en faire l'écho? Ne me dites pas qu'il ya entre journalistes la même rivalité qu'entre certains hommes politiques?

Si j'ai bien compris, l'article 5 2 a été adopté en première lecture à l'Assemblée qui a adopté un amendement exigeant  un avis du ministre de la culture pour tout transfert.Il est discuté aujourd'hui même au Sénat. Je vous conseille d'aller lire l'avis de monsieur Nachbar, député UMP qui évoque clairement un "risque de dépeçage du patrimoine monumental". http://www.senat.fr/rap/a09-104-3-1/a09-104-3-1.html

L'affaire est à suivre mais je suis pessimiste.

Quelle bonne idée !

J'ai passée un soirée formidable à Notingham, en Angleterre, dans une grande église romane qui avait été privatisée et transformée en pub .   Il y a également des églises transformées en hotel de charme ou en boite de nuit.  C'est très original et cela donne une nouvelle vie a ces batiments, souvent splendides mais qui sont totalement desertés. Il vaut mieux les privatiser et leur redonner une nouvelle vie plutôt que d'esperer que l' état les entretiennent a grand frais alors qu'ils ne servent plus a rien.

Tiens, bonne idée ! Comme on parle de rouvrir des maisons closes, voila un destin tout tracé pour ces vieilles églises décaties qui ne servent à rien ! Des lupanars ! Ca serait très original et ça donnerait une nouvelle vie à ces bâtiments totalement désertés ! J'aime votre proposition, gastounet !

 

   Avant la faillite du one to tow j'ai passé une excellente soirée dans cet établissement transformé en église, mais il est vrai que ce soir là il y avait beaucoup de crétins et peu de chrétiens! Vive le libéralisme, mdr

Votre article me fait froid dans le dos, Marie. La distinction entre Etat et "société" me stupéfie. L'Etat ne doit-il pas être le garant de notre patrimoine, de notre bien commun ? Un grand coup de gomme sur l'histoire. Un reniement de notre passé commun. Et un grand débat, sans doute pour réinventer une "nouvelle" identité nationale ?

 

Et ce silence... Ce silence... 10 secondes pour évoquer le scandale de la non-recevabilité d'une demande d'enquête parlementaire sur les sondages élyséens. Pas un mot  sur cette affaire hallucinante du patrimoine. Comme dit fort justement Nikoljane, mais que font les journalistes ?

 

  je ne suis absolument pas qualifié pour expliquer ce que font les journalistes, n'ayant pas fait-sciences-po journalisme comme notre pm; Mais ils me semble que les journaux appartiennent à des actionnaires qui ont pour chiens de garde 

des rédacteurs en chef qui vous accompagnent gentiment vers la sortie ou censurent les articles susceptibles de déplaire aux actionnaires:-)) d'où l'utilité de Médiapart dont je ne suis pas actionnaire et avec lequel je ne suis pas toujours d'accord, mais au moins il a le "mérite "d'exister :-)

 Il faut bien sûre revendre toutes les beautés de la France pour lui,il s'en fou ce n'est pas sa religion,et depuis le départ il a trés bien fait sentir et même dit qu'il n'aimait pas ce pays,et c'est pour cela qu'il cherche à le dégrader de plus en plus ce sale individu qui pollu notre Pays actuellement et pour moi ne fait pas parti du grenelle de l"environnement car à lui et en lui seul il compte la pollution de toute la Nation réunie,alors dehors à ce malfrat de Président!

Ce président sarko ,avide de pouvoir et d'argent, n'est autre que l'un des cerbère de la FED et il est au seul service de Rotschild et Rockefeller.

Alors qu'il a déjà vendu son peuple à l'OMS en ratifiant la Loi d'exeption que l'on va bientôt gouter, alors qu'il a rajouté le texte liberticide, "note explicative à la charte des droits de l'homme", à la charte des droits de l'homme de la constitution européenne

 lien =>http://eur-lex.europa.eu/fr/treaties/dat/32007X1214/htm/C2007303FR.01001701.htm

celui qui se dit le président de tout les français est en train de vendre le patrimoine et l'âme du peuple Français 

sarko et sa clique devrai démissioner pour haute trahison envers le peuple Français et plus largement le peuple Européen.

Sarkozy génie de l'identité Française

ce petit homme s'occupe!!!!

De grands sujets humanitaires ....

par ex :

 

Alain Delon sur RMC a attribué la libération sous caution (3 millions d’euros tout de même) de Roman Polanski à l’activisme de Nicolas Sarkozy dans ce dossier.

Mathilde Seigner, belle soeur de Roman Polanski, dans les colonnes du Parisien-Aujourd’hui en France, nuance à peine: « Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est grâce au président que Roman a été libéré. Mais il a été super. Et il l’a beaucoup soutenu. Le président a été très efficace. »

Source : Le Post

 

 J'approuve votre opinion, toussa c une histoire de putes et de souteneurs:-)

Mais c est un crime, tout simplement

 

La France sous la periode revolutionnaire declara la guerre au roi de Hongrie et de Boheme ; et l Armee Francaise les bouta hors de France lors de la fameuse bataille de Valmy ; les ressentiments du descendant magyar Sarkozy s inscrivent dans le pur produit des contre-revolutionnaires. C est une indignite nationale que de prendre de telles decisions dont nous avons l imperieuse necessite d en tirer toutes conclusions necessaires.

 http://www.herodote.net/histoire/synthese.php?ID=66

 Je refuse de rentrer tout naturellement dans la discussion sur la nature meme des biens concernes. Le patrimoine national n a pas besoin de distinctions. Et les consequences juridiques de biens provenant de legs vont ouvrir la porte a des proces ; de la publicite sur ces mesures indignes.

 

La France, merci Prunelle, on l aime telle qu elle est ou on la quitte.  Aller simple sans retour. Car trop c est trop, et vive la Revolution 

Bien sûr la nature  des biens n'entre pas en ligne de compte. Quelle que soit leur origine ils ont été à un moment de l'histoire sélectionnés comme essentiels et c'est ça qui compte. C'est ça la laïcité et c'est ça notre identité: des sites préhistoriques, des villas et des temples gallo-romains, des châteaux, des statues et monuments, des champs de bataille, des églises, des jardins, des maisons d'artistes et d'écrivains.

On trouve ici une liste établie par René Rémond en 2003 qui est tout à fait intéressante:

http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/rapports/remond/rapport_remond.pdf

J avais oublie de vous remercier pour votre excellent article qui nous concerne toutes et tous. Je vais consulter la liste que vous me proposez ainsi qu autres lectrices et lecteurs.

Une remarque supplementaire, vous indiquez que la decision de proteger ces biens est une initiative de l Abbe Gregoire, dont le nom est tres repandu aux Antilles et en Guyane, compte tenu de son role pour la suppression de l esclavage.

Midas 2, lui est plus proche de Napoleon dont on connait le role dans le retablissement de l esclavage, avec l appui de sa belle-famille, et notamment de son epouse.

Bonne journee et encore merci pour votre contribution essentielle dans ce quinquennat de malheur. 

C'est en effet (entre autres, Condorcet y est aussi pour beaucoup)  à l'abbé Grégoire, prêtre et républicain que l'on doit l'abolition de l'esclavage par la Convenion le 4 février 1794:  «la Convention nationale déclare l'esclavage aboli dans toutes les colonies. Elle déclare en conséquence que tous les hommes sans distinction de couleur, domiciliés aux colonies, sont des citoyens français et jouissent de tous les droits garantis par la Constitution».    A l'abbé Grégoire aussi cette formule pour qualifier le Français:  "la langue de la liberté"!Il est au Panthéon depuis décembre 1989. Tout ceci étant d'une troublante actualité en ces temps d'identité nationale et de panthéonisation.

 

  Chére Madame j'approuve votre article et vous envoie toute ma sympathie, mais dans les monuments nationaux vous avez oublié les fresques des boxons de Tours  qui ont horrifié le Maire de Tours lorsqu'elles furent classées, moi je être trés vieux me rapelle plus de son patronyme ah si pitêtre c'était jean royer (scuce me Lady, je ne mets jamais de majuscule aux genss que je ne respecte pas)  Ah en + jedéteste cordialement rémond  rené, mais je respecte profondémént Mr Meyer,Mr Tulard,Mr Caron.

Je suis motodidacte, c - cher que auto didacte et + rapide , mais il est certain que l'histoire de France sous la direction de Mr Jean Favier en collection livre de poche "références" est trés intéressante, à part le tome 6 qui manque un peu d'objectivité, mais ce n'est pas grave, monsieur rémond est encore trés bien placé à IEP holding, voui passque les sucursalles de province je ne perdrai pas mon temps à en parler :-)C'est fou ce que l'on peut s'ennuyer au fond d'une province et ce que le sauvignon est bon cette année.

Après des siècles de rois, d'empereurs, de présidents, de citoyens ou, tout simplement, d'habitants de la France qui ont façonné le pays ou, au moins, permis qu'il soit façonné, Nicolas Sarkosy restera dans l'Histoire comme "l'Identitaire Bradeur". Ca, c'est de la rupture !

(au fait, pourquoi ne pas vendre les droits sur la Marseillaise ? Je suis sûr qu'on pourrait en tirer quelques euros...)

Je me fout que le Patrimoine soit "catholique" ou autre. Il est le Patrimoine National, point! Le mettre en vente, c'est vendre la France. Ce bradage de l'Etat et de l'exception sociale et culturelle française dont se vante tant Nicolas Sarkozy mériterait qu'il soit "pendu haut et court" selon l'expression consacrée pour les traîtres à la patrie qui refilent aux copains ce dont ils ont la garde, comme ils trahissent la constitution dont ils ont fait serment de la défendre. Cela devrait annuler purement et simplement son élection.

1ère question simpliste : reste-t-il un Français en France pour défendre son Patrimoine culturel, social, monumental ou autre?

2ème question simpliste : en limitant les impôts des plus grosses fortunes, en facilitant leur transmission héréditaire, en apauvrissant l'Ecole de la République, Nicolas Sarkozy n'est-il pas tout simplement en train de rétablir une monarchie des grands barons de la finance?

 

Réponse à votre 1ére question: Oui vous + moi, donc nous allons boire un petit sauvignon:-)

 

Mais comme fort heureusement nous ne sommes pas tuniques, heu vareuses, 

nous allons louer le champ de mars et faire une teuf avec de nombreux 

médiapartiens et hop aux médiocres les médias :-)

"Les préfets de Sarkosy", euh......vous avez fait un lapsus je pense. Non? à moins qu'on ne vive pas dans le même pays.  

L'expression n'est pas totalement abusive puisque le préfet est révocable ad nutum et que le président ne s'en prive pas chaque qu'un tête ne lui convient pas (voir l'affaire de la fosse septique du cap nègre).

Merci Marie Lavin pour cette importante contribution au débat.

Je vois donc une double confusion dans ce panel de mesures :

- politique immobilière de l'Etat et appropriation par l'Etat du patrimoine national d'une part (l'Etat dispose de biens immobiliers pour loger ses services qu'il peut vendre, louer ou qu'il occupe lui-même en location, ce qui est très différent du patrimoine national des monuments historiques et préhistoriques dont l'Etat est simplement dépositaire sans pouvoir lui-même en disposer à sa guise mais en ayant la charge de l'entretenir et de le mettre en valeur)

- administration centrale ou ses représentants (préfet, par exemple) et administrations municipale, départementale, régionale, d'autre part, qui représentent ensemble l'Etat au sens large, c'est-à-dire la puissance publique dans le champ de compétences qui leur est confié par la constitution et par la loi. En confiant au seul préfet le soin de décider du devenir du patrimoine national, on est sur la voie de la recentralisation de l'Etat dans la perspective d'une "rationalisation" des collectivités locales jugées trop nombreuses, trop bureaucratiques et trop superflues. 

 

 

vous avez parfaitement raison Monsieur , c toutafé ça , il n'y a pas de raison pour que 22 potentas locaux se gâvent avec des pots de vins que seuls les jacobins parisiens se partagaient auparavant, au temps pour moi:-))

1) je ne m'appelle pas Monsieur mais Lincunable (cette manie qu'ont certains à vouloir absolument appeler les gens autrement que par leur nom...)

2) pots de vins et peaux de phoques : c'est peanuts comparé aux parachutes dorés, primes annuelles, détournements de fonds, confusion de caisses, j'en passe et des meilleurs, des centaines de potentats entrepreneuriaux du privé 

@Marie Lavin

Merci pour votre article. Je ne suis pas sûr que les réactions aient été à la hauteur de ce que le sujet et la façon dont vous l'aviez abordé auraient mérité. A cet égard, je doute que beaucoup aient utilisé les liens que vous indiquiez...C'est un euphémisme !

Je n'ai pas lu tous les commentaires. Je rappelle cependant que ces monuments historiques sont classés ou inscrits et à ce titre soumis au contrôle scientifique et technique de l'Etat quelque soit le propriétaire.Des questions peuvent se poser pour des édifices non protégés et logiquement  de moindre intérêt patrimonial ( encore que ...) mais pas pour les cathédrales, exemple donné souvent, comme pour les édifices majeurs. Je pense que l'Etat doit rester propriétaire d'édifices emblématiques de l'identité nationale justement ( arc de triomphe....) mais l'Etat est incapable de sauvegarder tous les monuments. Beaucoup sont dans une grande misère.Est il préférable de voir des monuments s'écrouler en restant propriété de l'Etat ou bien d'imaginer des propriétés de collectivités ou même privées en assurant leur sauvegarde?Les régions ont un grand rôle à jouer dans les décennies à venir commed ans d'autres pays ( Espagne, Allemagne....). Aujourd'hui la propriété de l'Etat n'est plus une garantie de pérénénité. Attention cependant il est vrai à conserver les édifices emblématiques, n'est ce pas M. Beisson ?!!

J'oubliais, petit rappel : l'autorité déconcentrée de l'Etat c'est le Préfet et à ce titre les services du ministères de la culture en dépendent. Le prefet va décider mais on imagine mal, vraiment très mal, qu'il ne commence pas par consulter les repésentants des directions régionales des affaires culturelles ( ministère d ela culture) s'il est saisi d'une demande de transfert de proprité sur un monument du patrimoine ! Alors après il décide c'est vrai mais bon on ne va faire voter sur une demande qui serait portée par elus locaux ! !

On peut par exemple très bien imaginer que le préfet des Hauts de Seine ne consulte pas la DRAC Ile de France sur la cession du domaine de Saint Cloud, sûr de son refus et certain aussi que le président du Conseil général de ce département tient beaucoup à ce transfert.

Je précise que l'exemple n'est pas pris au hasard!

Oui, tout est imaginable et cet article 52 assez inimaginable!!!

L'article 52 est un peu comme la boîte de Pandore. Heureusement qu'il reste l'espérance au fond de la jarre.

Je pense qu'on fait trop de catastrophisme sur le sujet, objectivement. S'agissant du premier volet de transfert qui a eu lieu, s'est-il posé un problème ? NON. Des leviers de sécurité ont-ils été actionnés : OUI. Le patrimoine transféré est-il moins bien entretenu qu'auparavant, l'accès au public s'n est-il trouvé amoindri ? NON. Si quelqu'un peut prouver le contraire, sa contribution est la bienvenue... Pour ma part, je trouve que la plupart des critiques que j'ai lues procèdent d'une conception très centralisée et centralisatrice de l'Etat (Ah, la grande tradition jacobine !), alors que tout le monde devrait savoir que l'Etat n'a plus les moyens d'assumer seul la charge d'entretenir et de restaurer les monuments historiques. Hélas, sans doute, mais c'est un fait. Celà coùte horriblement cher et tout le monde connaît le budget de la Culture...De là à pousser des cris d'orfraie sur l'hypothèse d'école que constitue la cession des monuments français les plus emblématiques...Tiens, histoire d'enfoncer le clou, je propose la création d'une nouvelle taxe, la taxe "vieilles pierres", applicable à tous sans restriction : à vos poches !!! Moi, je suis disposé à payer...Tant pis si mon pouvoir d'achat continue désespérément de diminuer...

Autre chose : j'ai un peu plus confiance en les collectivités locales (quoique, les Hauts de Seine effectivement...) pour valoriser le patrimoine culturel qu'en l'Etat. Bien sûr il y aura toujours des exceptions qui confirmeront la règle, mais arrêtons par pitié de caricaturer à l'excès le dispositif législatif projeté. Et puis voyons comment les travaux parlementaires, les amendements, vont le faire évoluer, cela promet d'être intéressant. Et n'oublions pas l'attachement et la capacité à se mobiliser des Français pour leur patrimoine, immobilier ou mobilier, cela devrait réfréner certaines velléités je pense.

 

l'Etat n'a plus les moyens d'assumer seul la charge d'entretenir et de restaurer les monuments historiques. 

 

Non:  l'Etat NE SE DONNE PLUS les moyens d'assumer ....

 

Nuance. 

Mais l'article 52 ne vise pas à répondre aux questions que vous posez, Lemovis.

Même sans lui, l'Etat n'a jamais prétendu tout financer depuis qu'il existe. Le mécènat date d'Auguste, pas de Frédéric Mitterrand. Quant à la taxe "vieille pierre", elle existe déjà pour les fouilles archéologiques à l'occasion des grands travaux où les entreprises concernées sont tenues de financer pour partie du moins la découverte et la conservation du patrimoine culturel. 

Quant aux collectivités locales, elles ne sont pas à ma connaissance plus riches que l'Etat même si jusqu'à présent, elles étaient dotées de responsabilités propres avec des moyens financiers propres et non dépendants du bon vouloir préfectoral

Ce genre d'amendement ou d'article cavalier à la loi de finance révèle justement le véritable soucis du pouvoir : trouver de nouvelles recettes ou, pour respecter à minima l'engagement de Sarkozy de ne pas augmenter la pression fiscale, développer des mesures d'économie assez significatives.

Nous devons faire face à une approche strictement comptable, d'autant mieux assumée par ceux qui la conduisent que la valeur symbolique des monuments concernés leur échappe totalement.

Nous ne pouvons pas demander au Boston Consulting Group qui dirige, de facto, le processus actuel de "Rationalisation de la Dépense Publique" de se comporter comme un Français lambda.

Sa bible est celle de la mondialisation où le travailleur n'est qu'une variable d'ajustement et où ce qui nous préoccupe en l'espèce (le rôle historique de l'Etat en matière de sauvegarde du patrimoine) n'entre pas en ligne de compte.

Cette vision conduit à un Etat se réfugiant dans ses seules fonctions régaliennes et confiant à des collectivités, qu'il maîtrisera totalement via les tranferts fiscaux, la responsabilité d'assurer un semblant de solidarité sociale réparatrice.

Cette approche ultra-libérale permet aux gros détenteurs d'actifs financiers de bénéficier "d'effets d'aubaine" et la photo de la bande du Fouquet's autorise déjà à en désigner d'office les futurs principaux bénéficiaires....

Certes, cette description est attristante et peu optimiste, mais tant que notre destinée collective restera en de telles mains, on ne peut espérer un changement salvateur de politique.

Le mal est déjà fait et notre gnome est encore là pour deux ans et demi !

Ce genre d'amendement ou d'article cavalier à la loi de finance révèle justement le véritable soucis du pouvoir : trouver de nouvelles recettes ou, pour respecter à minima l'engagement de Sarkozy de ne pas augmenter la pression fiscale, développer des mesures d'économie assez significatives.

Nous devons faire face à une approche strictement comptable, d'autant mieux assumée par ceux qui la conduisent que la valeur symbolique des monuments concernés leur échappe totalement.

Nous ne pouvons pas demander au Boston Consulting Group qui dirige, de facto, le processus actuel de "Rationalisation de la Dépense Publique" de se comporter comme un Français lambda.

Sa bible est celle de la mondialisation où le travailleur n'est qu'une variable d'ajustement et où ce qui nous préoccupe en l'espèce (le rôle historique de l'Etat en matière de sauvegarde du patrimoine) n'entre pas en ligne de compte.

Cette vision conduit à un Etat se réfugiant dans ses seules fonctions régaliennes et confiant à des collectivités, qu'il maîtrisera totalement via les tranferts fiscaux, la responsabilité d'assurer un semblant de solidarité sociale réparatrice.

Cette approche ultra-libérale permet aux gros détenteurs d'actifs financiers de bénéficier "d'effets d'aubaine" et la photo de la bande du Fouquet's autorise déjà à en désigner d'office les futurs principaux bénéficiaires....

Certes, cette description est attristante et peu optimiste, mais tant que notre destinée collective restera en de telles mains, on ne peut espérer un changement salvateur de politique.

Le mal est déjà fait et notre gnome est encore là pour deux ans et demi !

Ce genre d'amendement ou d'article cavalier à la loi de finance révèle justement le véritable soucis du pouvoir : trouver de nouvelles recettes ou, pour respecter à minima l'engagement de Sarkozy de ne pas augmenter la pression fiscale, développer des mesures d'économie assez significatives.

Nous devons faire face à une approche strictement comptable, d'autant mieux assumée par ceux qui la conduisent que la valeur symbolique des monuments concernés leur échappe totalement.

Nous ne pouvons pas demander au Boston Consulting Group qui dirige, de facto, le processus actuel de "Rationalisation de la Dépense Publique" de se comporter comme un Français lambda.

Sa bible est celle de la mondialisation où le travailleur n'est qu'une variable d'ajustement et où ce qui nous préoccupe en l'espèce (le rôle historique de l'Etat en matière de sauvegarde du patrimoine) n'entre pas en ligne de compte.

Cette vision conduit à un Etat se réfugiant dans ses seules fonctions régaliennes et confiant à des collectivités, qu'il maîtrisera totalement via les tranferts fiscaux, la responsabilité d'assurer un semblant de solidarité sociale réparatrice.

Cette approche ultra-libérale permet aux gros détenteurs d'actifs financiers de bénéficier "d'effets d'aubaine" et la photo de la bande du Fouquet's autorise déjà à en désigner d'office les futurs principaux bénéficiaires....

Certes, cette description est attristante et peu optimiste, mais tant que notre destinée collective restera en de telles mains, on ne peut espérer un changement salvateur de politique.

Le mal est déjà fait et notre gnome est encore là pour deux ans et demi !

C'est à pleurer. D'une part nous vivons une arnaque culturelle : on nous parle d'identité nationale et on brade sa principale marque palpable (puisque le bâtit est à la fois comme un livre ouvert et comme un témoin passé de génération en génération) D'autre part nous sommes face à une arnaque économique : on réduit les impôts à tout va (ceux des riches et des grosses entreprises en particulier) et on compense en vendant les bijoux de famille. On n'a jamais autant pris les gens pour des c*ns.

Et bien il n y a pas de fatalite : inscrivez vous sur les listes electorales avant la fin de cette annee et que les jeunes majeurs le fassent en nombre : le changement commence par le vote, pour paraphraser Jean Jaures.

Pas de suffrages pour l UMP ; le debut de la reconquete passe par la.

Salut et Fraternite et bonne journee.

Le titre de l'article est à peine croyable:comment des monuments,qui n'appartiennent ni à la droite ni à la gauche,résultat d'une somme de

travail considérable et qui constituent une des fiertés nationales pourraient etre

vendus???Cetes,ce patrimoine est quantitavivement important à gérer,mais si

le train de vie de l'Etat ne progressait pas une vitesse anormale,si on ne finan-

çait à tort ou à travers des investissements à l'etranger,si on avait une politique

fiscale plus saine ou si enfin on ne cherchait pas à rivaliser avec l'avion de

Mr Obama,il est certain qu'on aurait moins de question à se poser pour un

patrimoine qui ne saurait etre remis en cause.

Vive un Changement salutaire pour enfin un peu plus de solide et de sérieux.

Que le conseil général récupére le domaine de st cloud n'est pas vraiment scandaleux. Le probleme est de savoir ce qu'il en fait !

Très important d'attirer notre attention sur ces textes extrêmement dangereux. Dans d'autres domaines, le gouvernement se comporte de la même manière : il peut jurer ses grands dieux qu'il n'a aucune des méchantes intentions que ses opposants lui prêtent - on passe à autre chose, et quand l'indignation s'est calmée, tout tranquillement, le gouvernement applique la loi qu'il a fait voter par sa majorité et ce qui avait été prévu se réalise - cf. pour le délit de solidarité ! D'où la nécessité d'être vigilant sur tous les points et de ne pas se laisser berner par ceux qui demandent d'attendre avant d'alerter. Quand le mal est fait, il est trop tard pour pleurer.

Pour le patrimoine, il est salutaire de rappeler le long combat qu'il a fallu mener pour que l'Etat, la collectivité, reconnaisse qu'il lui appartenait de le protéger contre tous les "vandalismes". Mérimée, bien sûr, qui n'était pas de gauche, (un certain Xavier Darcos lui a consacré une biographie, il y a quelques années, on attend avec impatience qu'il donne son avis sur cette nouvelle orientation de la politique française en la matière) et tant d'autres (je pense au travail de Léo Drouyn pour le Sud-Ouest). Et votre billet est le bienvenu.

Certains arguments des commentateurs m'ont laissé rêveur, néanmoins. Je suis bien d'accord sur l'inculture profonde de S., sur le ressentiment qui semble régler nombre de ses réactions. Mais le fait qu'il soit d'origine hongroise ne le condamne pas à la barbarie : je rappelle que la culture hongroise est d'une richesse et d'une variété remarquables et pour ne parler que des auteurs contemporains, Sandor Marai, Imre Kertesz (prix Nobel de littérature) très au-dessus de ce qui fait les beaux jours de l'édition française !!! Faut pas se tromper de cible !!!

Bien d'accord avec vous sur l'ensemble de votre message. J'ai souri en imaginant le président avec sous le bras Marai ou Kertesz...Il a déjà du mal avec Zola....

les reactionnaires, vous me faites rire. Vendre les cathedrales, oui, et alors ??

 

Vous y allez, dans ces cathedrales ? Les chiffres de frequentation des eglises semblent indiquer que non.

Et s il y a des gens assez ***** pour les acheter.

 

De plus, nos voisins, des Pays Bas ou du Royaume Uni, ont transformé des Eglises en bibliotheques ou en boites de nuit sans que Manchester ou Amsterdam ne soient plus, respectivement, anglaises ou neerlandaises.

  je ne suis pas sûr de bien comprendre ce dernier commentaire, la confusion y atteind des degrés assez remarquables en un nombre limité de signes. Le patrimoine n'est pas uniquement constitué par des bâtiments religieux - le problème est donc bien plus vaste que le pense  un anti-cléricalisme, anti-christianisme primaire. La fréquentation des chefs d'oeuvre de l'art roman ou gothique n'est pas liée obligatoirement à la croyance religieuse ! on peut avoir un certain goût pour l'architecture, la peinture etc. qui ont permis à des hommes croyants de célébrer leur foi, sans partager cette foi. Les gens qui se pressent à des concerts de Bach, qui visitent le Mont Saint-Michel etc trouvent là un accès à une culture qui est une des richesses fondamentales de l'humanité. Certes, on peut préférer les boîtes de nuit, mais je vois mal en quoi ça pourrait être le signe qu'on est révolutionnaire (réactionnaire, je rappelle, est le contraire de révolutionnaire !),

Maintenant, ponctuellement, on peut désaffecter un bâtiment religieux,sans particulière valeur architecturale, pour en faire - c'est le cas à Bordeaux, mais il doit y avoir des exemples dans d'autres villes - une maison de retraite ou un lieu d'exposition et de concert

 

je me refere specifiquement au titre de l'article, sans elargir aux autres batiments cessibles.

 

Et reactionnaire au sens de conservateur, comme si la France avait vocation a superviser de maniere eternelle son patrimoine de maniere uniquement etatique. Le commentaire de reactionnaire portait sur le mode de gestion, pas sur l'usage du baitement.

 

Vous etes un ecrivain et philosophe (re) connu donc je ne vous ferai pas l'insulte de rappeler la difference qui existe entre anti clericalisme laicard et simple indifference vis a vis du fait religieux, y compris, dans le cas specifique des cathos, des "croyants non pratiquants".

J'ai juste dit que tous ces batiments religieux qui nous entourent, ils font partie du decor, sans plus. Les gens les visitent peut etre de maniere occasionnelle une fois l'an mais ne s'en servent pas dans leur usage originel. On peut donc parfaitement imaginer les privatiser, y compris pour les maintenir en tant que lieu de culte. Apres tout, certains musees sont privés, ca n'empeche pas les gens de les visiter.

 

Ou est la confusion ?

 

Cordialement.

et l'article vient dêtre déclaré anticonstitutionnel ! à suivre

Je viens de voir ça en effet. Il y avait donc bien matière à s'insurger.