Mépris confirmé aujourd'hui au Palais de L'Elysée

30000 evs traites avec mepris

 

 

Embauchés en 2006 dans le cadre du plan de cohésion sociale de JL Borloo pour remplir des fonctions d'aide à la direction d'école ou d'accompagnement des enfants handicapés, les Employés de Vie Scolaire ont parfaitement rempli leur mission dans les écoles.

Ni L'Etat, ni le Ministère du Travail et encore moins le Ministère de l'Education Nationale et leurs représentants (préfets, directeurs départementaux du travail et de la formation professionnelle, recteurs), n'ont rempli leur part du contrat, à savoir la formation et l'accompagnement de ces salariés. Ils organisent un turn-over général, s'abstenant ainsi d'offrir des solutions et des perspectives à 30 000 personnes arrivant au terme de leur contrat aujourd'hui.

 

Pire que cela ! Sollicités à maintes reprises par nos organisations pour débattre des perspectives d'emploi ou de formation qui leur seraient offertes au bout de leurs trois années de contrats, le 1er ministre comme le ministre du Travail et de l'Education Nationale n'ont pas daigné nous recevoir.

 

Une délégation de nos organisations s'est rendue ce matin à l'Elysée pour y déposer les 100 000 signatures collectées dans le cadre du lancement d'une pétition unitaire. Il n'a pas été possible d'être reçus et entendus par une personne ayant connaissance du dossier. Nous avons pu faire enregistrer le dépôt des pétitions dans l'indifférence générale.

Le déploiement d'une banderole «  30 juin – 30 000 EVS licenciés – Prolongez leurs contrats M. le Président «  a suscité beaucoup plus d'émoi. Il y a des vérités que l'on n'aime pas entendre !

 

Avec l'ensemble des signataires de la pétition, nous n'acceptons pas le mépris avec lequel sont traités les EVS. Nous exigeons aujourd'hui un suivi personnalisé de chaque situation et l'étude de toutes les solutions de réemploi possibles.

C'est le discours que nous tiendrons au Président de la République  ou à son représentant   puisque nous réitérerons officiellement nos demandes d'entrevue pour l'on nous assuré qu'elle serait reçue positivement.

 

 

Thierry Cadart,  Secrétaire Général du SGEN-CFDT

Christian Chevalier, Secrétaire Général du SE-UNSA

Gilles Moindrot, Secrétaire Général du SNUipp-FSU

Catherine Perret, Co-secrétaire Générale de l'UNSEN-CGT

Murielle Michelin, Présidente de l'UNCEVS

 

 

Tout cela procède d'une politique plus générale: Nous sommes entrés dans l'ère de la précarisation des emplois publics, des recours massifs aux vacations, des suppressions de postes etc...

Je ne sais où j'ai entendu dire (France Inter?) que ces contrats seraient renouvelés.

C'est bien possible. Il faut effectivement comprendre que ce sont de nouvelles personnes qui occuperont ces postes.
Ahh!! La sémantique, ou l'art du quiproquo...
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Et le gâchis est bien là. C'est à dire que le besoin est toujours présent mais:
- Il n'est pas question de garder les mêmes personnes plus de trois ans car il y un risque juridique de requalification des postes en CDI.
- L'expérience acquise sur le tas risque de ne plus servir à l'EVS, ce qui était quand même l'objectif initial de ces emplois.
- L'expérience acquise sur le tas ne servira plus dans les écoles.
- Les élèves devront se réhabituer à d'autres personnes, ce qui, dans beaucoup de cas, n'est pas souhaitable dans l'intérêt de l'enfant.
- Les nouvelles personnes embauchées, aussi peu formées que celles d'il y a trois ans trois ans, seront moins efficaces dans l'immédiat, et tout aussi perdues, face à des situations parfois difficiles, et face au monde très particulier qu'est celui de l'école.

Merci pour ces précisions: une sorte de mépris, donc, malgré tout.