Attention, il est interdit de filmer une bavure policière
En lisant le texte de Georges Moréas, commissaire principal honoraire de la Police Nationale - publié sur son blog « police et cetera » et que vous trouverez reproduit à la fin de ce billet - vous découvrirez comment il est devenu pénalement répréhensible pour tout citoyen de filmer une bavure policière.
En effet, Georges Moréas nous alerte sur une loi de mars 2007 reprise dans le Code pénal qui, au départ, était censée lutter contre le phénomène du « happy slapping » (littéralement « joyeuse baffe »), ces vidéos de brutalité qui circulent sur les téléphones portables des collégiens.
Problème, ce texte de loi dépasse largement le cadre de la lutte contre ce phénomène… car, effet pervers, il transforme tout citoyen qui filme une infraction en complice de cette infraction. Vous verrez comment, du coup, un citoyen qui filme avec son portable une bavure policière devient complice de ces policiers.
En découvrant cette loi, je ne peux m’empêcher de songer à l’affaire qui nous préoccupe actuellement, celle de la journaliste Isabelle Cottenceau accusée de complicité de violence pour avoir filmer une suspension (voir les différents articles de ce blog qui en font largement référence). Mais véritable paradoxe, cette loi ne la concerne pas car est notamment reconnue l’exception pour les journalistes « lorsque l’enregistrement résulte de l’exercice normal d’une profession ayant pour objet d’informer le public ».
Lors du procès Cottenceau à Toulouse, la vice-procureure a admis la légitimité d’informer le public sur un tel thème, ce qui ne l’a pas empêché de requérir 6 mois de prison avec sursis contre Isabelle… Visiblement, c’est le fait d’avoir été présente sur place qui constitue à ses yeux un délit.
Bref, on marche sur la tête.
Je résume : des journalistes qui ne peuvent pas, en filmant un délit, être accusés d'être complices mais qui sont tout de même poursuivis pour avoir été présents sur les lieux du délit, des citoyens qui, eux, sont forcément complices dès qu'ils filment un délit parce qu’ils ne sont pas journalistes… J’avoue, j'en perds mon latin.
Une chose est sûre : le 12 mai prochain, si Isabelle Cottenceau est condamnée, outre le fait que cela créerait un fâcheux précédent car depuis Vichy aucun journaliste n'a été condamné à une peine de prison en France pour avoir exercé son métier - cette nouvelle jurisprudence transformerait le journalisme audiovisuel en une activité à haut risque : comment en effet filmer une guerre, des émeutes, des sans-papiers, un trafic… sans se retrouver condamné de complicité des délits invoqués ?
Entre cet incroyable procès fait à Isabelle Cottenceau et ce texte de loi, qui transforme tout citoyen-témoin en complice des violences qu’il a filmé… pas de doute, on vit une époque formidable.
Mais attention ! Surtout n’essayez pas de montrer l’inverse, c’est interdit par la loi.
Nicolas Valode
Journaliste et producteur associé TAC Presse
PS : voici la reproduction du texte de Georges Moréas
(lien vers son blog : http://moreas.blog.lemonde.fr/)
13 avril
VOUS FILMEZ DES VIOLENCES, VOUS RISQUEZ LA PRISON
Comment un texte pour lutter contre le « happy slapping » se transforme en instrument de criminalisation de dénonciation de violence policière.
Le simple fait de sortir votre téléphone portable pour filmer des violences vous rend complice de ces violences. C’est une loi de mars 2007 reprise dans le Code pénal (art. 222-33-3), qui dit : « est constitutif d’un acte de complicité des atteintes volontaires à l’intégrité de la personne (…) le fait d’enregistrer sciemment, par quelque moyen que ce soit, sur tout support que ce soit, des images relatives à la commission de ces infractions ».
Ainsi, il suffit de filmer ou de prendre en photo des violences pour être « légalement » complice de ces violences. Et si ces actes entraînent le décès de la victime, vous voilà présumé complice d’un meurtre. Et cela même si vous n’avez aucun lien avec les agresseurs.
Au départ il s’agissait de lutter contre le happy slapping (joyeuse baffe), ce comportement de collégiens qui consiste à filmer des scènes violentes pour ensuite en diffuser les images, situation où le plus souvent le « caméraman » est de connivence avec les agresseurs. Mais mine de rien, le législateur est allé beaucoup plus loin : il a créé un délit autonome. Ce que les juristes appellent un cas de présomption légale de complicité.
Ainsi, un badaud filme avec son téléphone portable une agression dont il est le témoin, peu importe ses intentions : il est coupable et il encourt les mêmes peines que les agresseurs. Aucune justification possible, aucune possibilité de preuve contraire. Les faits sont dits irréfragables. Et le quidam se retrouve complice d’un délit ou d’un crime dont il ignore tout. À la merci d’une peine qui peut aller de 3 ans d’emprisonnement (et 45.000 € d’amende) à la réclusion criminelle à perpétuité. Il existe seulement deux exclusions : « lorsque l’enregistrement ou la diffusion résulte de l’exercice normal d’une profession ayant pour objet d’informer le public ou est réalisé afin de servir de preuve en justice ».
Les journalistes sont donc exclus de ce texte, mais du bout des lèvres. À eux de prouver qu’ils agissaient dans l’exercice de leur profession. Pour un photographe de presse free-lance, pas évident !
Mais de quelles violences parle-t-on ?
Cela vise les crimes et délits prévus aux articles 222-1 à 222-14-1 et 222-23 à 222-31. Autrement dit, violences légères, torture, viol, actes de barbarie, etc. Dans un document paru dans la documentation juridique LexisNexis, Stéphane Detraz, maître de conférences à l’Université Paris XI, nous dit que la définition va bien au-delà de la forme classique du happy slapping, « elle recouvre non seulement ce type de comportement (…) mais également le fait de filmer, par exemple, des violences accomplies sur le mode « humoristique » à l’encontre d’un individu consentant, la rébellion d’une personne contre des fonctionnaires de police - ou, à l’inverse, un « passage à tabac » de leur part - ou encore des bagarres survenant lors d’une manifestation ».
On en arrive à un paradoxe étonnant où une personne qui filmerait des violences policières (illégitimes, s’entend) se verrait poursuivie comme complice des policiers qui ont commis ces violences.
Elle est pas belle, la vie !
Bien sûr, vous vous dites que ce n’est pas possible. Les juges vont apprécier les faits, ne pas appliquer le texte, un peu comme ils le font pour le délit d’assistance. Et dans quelques décennies, on aura sans doute un autre Éric Besson qui nous dira : « En 65 ans d’application de cette loi, personne en France n’a jamais été condamné ».
Quel drôle de pays où les élus pondent des lois sans en mesurer les conséquences, à charge aux juges de s’en dépatouiller !
Si l’on veut rapprocher le Code pénal de l’actualité, on parvient à cette conclusion : à Strasbourg, le manifestant qui a filmé des représentants de l’ordre en train de lancer des pierres peut être poursuivi et condamné si lesdits représentants de l’ordre sont eux-mêmes poursuivis et condamnés.
Bon, vous me direz, l’enquête est en cours…
La complicité « automatique » ne vise que l’enregistrement. Pour la diffusion des images, le législateur a créé un délit distinct, punissable de 5 ans de prison et 75.000 € d’amende. On pourrait donc penser que le policier qui a diffusé sur Facebook la vidéo d’une agression dans un autobus risque de le payer cher. Mais pas du tout ! Ces images ont été prises par une caméra de surveillance, pour servir de preuves, et dans ce cas l’alinéa 3 de l’article 222-3-3 précise que ledit article « n’est pas applicable ». Cette vidéo peut donc être diffusée sur le Net (ce qui n’est plus le cas, puisqu’elle a été retirée) alors que les vidéos des manifestations anti-Otan tombent sous le coup de la loi et ne devraient pas être diffusées (alors qu’elles y sont toujours). Bizarre, non !
À noter que si l’on applique à ce délit de complicité la définition habituelle de la complicité, le simple fait de prêter par exemple son appareil-photo, peut constituer une «complicité de complicité». Et pour la clarté du texte, il est bon de rappeler que le complice du complice encourt les mêmes peines que l’auteur principal et ses complices.
Je me demande, en racontant tout ça, si je ne me fais pas le complice de quelque chose…









Cela est cohérent avec les menaces sur la démocratie que fait peser Nicohélas Tsarcosy. Etre étonné, c'est avoir un temps de retard. Nous avons changé de paradigme.
Bon, je vais faire mon comig out, "je crois que je vais voter Ségolène Royal en 2012".
"lorsque l’enregistrement ou la diffusion résulte de l’exercice normal d’une profession ayant pour objet d’informer le public ou est réalisé afin de servir de preuve en justice"
Il me semble que filmer des violences policières rentre clairment dans le champ de la deuxième exception.
eh ben moi, je crois qu'en 2012, l'élection présidentielle, ça n'existera plus...
Tout a fait d'accord!
Ils nous aurons fourgués leur machine a voter!!!
L'excès rend ta remarque inutile.
Témoigner, interpeler, agir, voilà les actions à faire et refaire.
Si l'élection présidentielle est menacée, que fais tu pour la défendre...
bien amicalement,
serdan
Quand on voit quelqu'un se faire tabasser gravement au point qu'on se demande si sa vie est en danger (comme pour Malik Oussekine en 1986), et qu'on ne fait rien, n'est-on pas coupable de non-assistance à personne en danger ?
Je crois que je vais aussi voter Olivier Aubry-Kahn en 2017.
Je vais diffuser en Belgique.
Cher charpie, j'espère effectivement.
Mais cette notion reste floue dans le droit français.
Car il me semble qu'un enregistrement audio ou vidéo ne constitue pas véritablement une preuve...
D'après mes quelques vieux souvenirs d'étudiant, il existe plusieurs catégories de preuves, et les enregistrements sonores ou video n'en sont pas sur lesquelles on peut fonder une accusation.
Il y a les preuves parfaites et les preuves imparfaites.
Les enregistrements font parties des preuves imparfaites.
Ils ne viennent qu'en complément d'une preuve parfaite ou d'un aveu, par exemple.
Bref, il est à craindre que filmer des violences policières, avec cette loi, ne soit pas systématiquement considéré comme une exception. En tout cas, cela participe à semer la confusion. Pourtant, filmer une violence policière pour la dénoncer devrait être considéré comme un devoir de citoyen.
A propos des bavures policières, qui rappelons-le est un vrai problème en France, pour preuve les rapports de Amnesty International ou les condamnation de la Cour Européenne des Droits de l'Homme, il existe aux Etats-Unis un phénomène intéressant.
Ce que l'on appelle les "copwatchers", des bénévoles qui suivent les policiers des nuits entières dans les rues, les filment et prennent des notes.
Leur mouvement est né en Californie à Berkeley suite à une révélation d'une femme qui après avoir vu que dans le parc non loin de son domicile des policiers maltraitaient les SDF. Seulement voilà, personne ne la croyait. Elle décida alors de filmer ces pratiques policières pour les rendre publiques. Aujourd'hui de nombreuses municipalités ont "légalisé" ces groupes de contrôle citoyen.
Le texte lui-même indique "ou est réalisé afin de servir de preuve en justice", donc la question de la valeur de la preuve n'est pas le sujet.
Le sujet est plutôt de savoir ce que signifie "afin de".
Si on filme ou photographie ou fait un croquis ("images par tous moyens" dit aussi le texte) dans l'intention de "témoigner", fut-ce via Internet, contre les auteurs d'une infraction, on peut quand même espérer que le justice saura faire le distinguo.
Il me semble que la distinction repose en fait sur le "contre les auteurs" ou pas.
Bref, faux procès... en attendant que les vrais donnent la jurisprudence.
Oui il faudrait des copwatchers et des POLITICWATCHERS aussi !
Merci de ce billet cher nicolas,
J'ose imaginer toutefois que nos juges, dans leur immenses lucidités et sagesses, savent encore faire la différence entre un Slapp et un Fight de manif, c'est quand même pas tout à fait pareil et ça crève (enfin si je puis me permettre ce terme.....) quand même bien les yeux à l'image.
@ +NEO-
Effectivement Vertubleu
un "Slapp" et un Fight de manif, ça n'a effectivement vraiment rien à voir.
Mais, vous avez raison, pourquoi s'inquiéter ? Nos policiers et nos juges démontrent tous les jours qu'ils sont toujours très lucides et très sages. ;-)
Rien qu'à TAC, l'affaire Cottenceau et la perquisition qui a suivi le reportage sur les Békés en Martinique le démontre.
Sérieusement, n'est-ce pas le début d'une forme de règne de l'arbitraire quand les lois - notamment quand elles sont trop compliquées à appliquer - ne dépendent plus que de la seule interprétation d'un juge ? Il faut alors s'attendre qu'à Maubeuge, Montreuil ou Toulouse, la justice ne soit plus la même. Mais c'est encore un autre débat.
Vous avez raison Nicolas, mais je maintiens pour ma part que quelle que soit l'étendue d'une Loi c'est toujours le Juge qui décide en ultime ressort et qui peut de surcroît, par jurisprudence, en amoindrir les effets.
Le Juge est un homme ou une femme comme un(e) autre, la question est de savoir s'il est ou non inféodé au pouvoir, la récente affaire du Conseil d'Etat revenant sur l'initiale décision du CSA de ne pas décompter le temps de parole du Chef de L'Etat au sein des médias, et l'annulant, nous prouve fort heureusement le contraire.
En ce qui concerne le muselement des journalistes par le pouvoir je suis d'accord avec vous, en France c'est criant de vérité.
Le système du Cop Watch aux States existe et se maintient essentiellement par le fait de la division de l'institution policière elle-même, ce systéme permet en effet à l'Etat Fédéral Central d'avoir un oeil indirect sur beaucoup des pratiques employées par les différentes polices locales de chaque Etat.
Il s'est également développé par le fait de la démultiplication de la violence aux States étroitement liée aux trois facteurs principaux que sont, la crise économique, les divisions communautaires et l'accès aux armes.
En France, l'institution policière est unique et centralisée, disposant en son sein d'une police des polices, qui met à jour des affaires telles que les ripoux à la carte bleue de Toulouse et les CRS ripoux Parisiens qui rackettaient les prostitués, nous laissant à penser que ce système de contrôle d'éventuel dérapage fonctionne plutôt bien.
Je ne suis pas certain, que notre institution policière Française vive bien le fait d'être filmée.
Toutefois, crise économique, communautarismes et phénomènes de violence augmentent bel et bien en France, et par ailleurs la possible future disparition du Juge d'Instruction va entraîner de fait la démultiplication d'officines de détectives privés qui se chargeront des enquêtes pour les parties au dossier à sa place.
Et je crois qu'alors le principe du Cop Watch apparaitra à nouveau dans les débats en France, et ce texte de Loi sûrement débattu et revu.
@ +NEO-
Cher Alain Feler,
Faux-procès, je l'espère de tout coeur.
Mais dans notre époque du politiquement correct absolu, où le simple fait de dénoncer une réalité qui dérange déclenche les foudres du parquet... j'ai quelques doutes.
L'aventure de la brillante journaliste Isabelle Cottenceau envoyée devant un tribunal correctionnel pour complicité de violence en témoigne. Et pourtant à en croire ce texte elle était protégée par l'exception en tant que journaliste.
"En attendant la jurisprudence" comme vous le dites... ce sera le 12 mai prochain avec le délibéré de cette affaire. 6 mois de prison avec sursis pour avoir pratiqué son métier, c'est à dire porter à la connaissance du public une réalité qui dérange ? Ce que d'ailleurs le parquet ne remet pas en cause...
Mais alors pour quelqu'un qui n'est même pas protégé par la carte de presse que va t-il se passer ?
Oui, pour quelqu'un qui n'est même pas protégé par la carte de presse que va t-il se passer ?
Merci Mr Valode pour ces post citoyens qui nous alertent et nous font réfléchir sur l'état de notre république :)
ahurissant de voir qu'il y a encore des citoyens pour s'étonner !!!Refus de voir la réalité en face ou réelle imcompétence a analyser ,??
ce n'est pas en él(y)sant les socialistes ,qui laissent tout faire ,que l'on changera l'état de la république !! il y a surement en France des hommes et des femmes capables d'être désignés par une majorité de citoyens pour "arrêter le massacre "!!!!
rappelons -nous cette évidence d'Edwy plenel : c'est l'abdiction de tous qui rend cete situation possible !!!
N'oublions pas cette célèbre et éminemment pertinente citation de Tacite, qui en connaissait un rayon en matière de politique:
"Plus l’État est corrompu, plus il y a de lois".
Il est impératif que la majorité des Français, y compris ceux de l'opposition de gauche, comprenne que nous avons affaire en France avec M. Sarkozy a un état « à tendance totalitaire... ». Les libertés collectives et individuelles sont mises à mal d'une façon systématique. Pour ce qui concerne les libertés individuelles je conseille à chacun la lecture attentive des 44 pages du dernier rapport d'Amnesty International sur la France : « Des policiers au-dessus des lois ». Un parlement, aux ordres, vote à une allure record toutes les lois répressives que lui propose un gouvernement qui ne fait que répercuter les désirs du roi de France Sarkozy 1er... Le système, bien connu, est bien huilé : devant les privilèges laissés aux riches, la non pris en compte des difficultés et des plus démunis et la baisse des libertés, surtout en période de crise économique, les tensions sociales inévitables aboutissent à des débordements, du style prise en otage de patrons ou dégâts massifs lors de manifestations pacifiques comme à Strasbourg, et génèrent donc en retour la massification de la répression... Militant au RESF et à AI, je suis confronté tous les jours à des problèmes de droits de l'homme dans notre pays... Jean-François Khann disait fort justement avant l'élection présidentielle de 2007 que M. Sarkozy était quelqu'un de dangereux car « quelque part un peu fou ». Ce paranoïaque mégalomaniaque est la pire chose qui soit arrivée à la France depuis des lustres et c'est un médecin qui vous le dit...
Dr Claude Lamy, PS, 85.
Ca en ferait des complices de malfrats. Caméra vidéo filmant un braquage -> la société les distribuant complice ? Caméra de tf1 filmant des casses dans une banlieues -> Bouygues en prison ? Un radar flashant une voiture à 90 km/h en ville ayant servi à un braquage -> la société posant les radars en garde à vue ?
Vous faites certainement partie de ces nombreux français qui croient avoir des droits face à la police. Votre croyance est normale, car au pays auto proclamé des droits de l'homme la presse se garde bien de vous informer de la réalité de la violence policière que subissent chaque jour de simples citoyens qui ont le malheur de croiser des policiers. Sauf, quand un journaliste est à son tour victime de la police. Nous avons tous entendu le cas de ce journaliste de libération qui à subit le zèle de la police. Toute la presse en a parlé, pour une fois. Elle a dénoncé un …dérapage de la procédure… Ils sont impayables ces journalistes. Tous les jours de simples citoyens se font brutaliser par des policiers dont l'assurance n'a d'égal que leur sentiment d'impunité, et ils appellent cela un dérapage. Un dérapage d'après vous c'est à partir de combien de cas en France, pour des citoyens français bien blancs ? Car les étrangers, sans papiers, basanés de tout poil, français ou pas sont hors concours… voire même hors statistique.
Patrice Hénin
Oh combien c'est vrai.
Lors du meeting au théâtre de la colline, j'ai vainement attendu, réclamé le micro pour ne pas arriver à dire :
"où placez-vous la frontière entre la liberté de la presse et le courage d'en user ?"
Je suis passé par le dépôt, la souricière, et je voulais reprocher à ce pauvre journaliste réveillé au petit matin pourquoi il ne disait pas un mot de cet univers. Il ne parlait que de son c.. qui était inspecté !
Voir mon cri de colère :
http://www.mediapart.fr/club/blog/patrice-henin/161208/crs-s...
Et la solution :
http://www.lepost.fr/sondage/2009/03/25/1470133_sarkozy-doit...
Savez-vous que j'ai découvert que des "camarades" de gauche essayent de saboter ce sondage ? C'était 92,5% contre Sarkozy, au début (démarré le 24 mars).
Amitiés
Oui tout les jours en effet ou presque... Mais je crois que le véritable soucis c'est qu'a force de côtoyer les "malfrats", la police a tendance à copier leurs "façon d'être" qu'ils ont envers eux. C'est celui qui sera "le plus dur des durs" qui finit par s'imposer dans leur esprit. Je crois que la majorité de la police face à la croissance de la violence pense que l'attaque est la meilleure défense, même face qu'a un danger supposé. C'est un métier qui doit faire devenir parano à force de prendre des coups d'un coté de règle sur le doigt de la hiérarchie et de l'autre des coups physiques parfois l'extrême de la part des voyous.
Je crois que régulièrement la police des police devrait faire des contrôles d'aptitudes et/ou de psychologique sur leurs collègues ne serait-ce déjà pour éviter que certains d'entre eux en viennent à l'extrême bavure ou voir même se suicide.
N'oublions pas avant tout que sont des êtres humains comme nous tous mais confronté souvent à une violence quotidienne. Certains craquent comme par exemple chez les professeurs sauf qu'eux, sont armé de pistolet (et/ou tazzer) pour certains
Patrice Hénin
Je pense que l'on sait d'instinct ce qui est convenable de faire ou pas.
Par exemple, filmer à la dérobée des gens juchés sur le ballast d'une voie ferrée, qui caillassent des gens qui défilent en contre-bas, c'est un acte civique qui pourrait permettre d'identifier les délinquants et peut-être de découvrir comment ils ont pu se procurer des armures, boucliers, casques volés à la police.
Et la logique conduit à commencer par le début : tapez dans Google :
Sarkozy doit-il démissionner
et vous tombez direct sur le sondage dans le journal Internet "Le Post".
Édifiant ! Stupéfiant ?
Déjà vu 7643 fois, 1621 votants, allez voir les résultats, que j'ai bien l'intention de présenter à l'intéressé, par courrier pour qu'il en prenne acte.
Il me semblait qu'on ne pouvait commettre un délit que si on avait une intention délictuelle, à l'inverse de la simple contravention constituée par le seul fait commis.
Par exemple, celui qui filme une rixe dans l'intention de participer au règlement pacifique du conflit et à la sauvegarde des blessés (assistance à personne en danger), comment pourrait-il être accusé de complicité dans la bagarre ?
Et puis, je croyais que le citoyen qui participe spontanément à la poursuite du "malfaiteur" était considéré comme accomplissant une mission de service public.
Du boulot pour les avocats et pour les futurs correcteurs les lois les plus hasardeuses de madame Dati.
Oui nous continuerons à filmer ou photographier les abus de toute nature...
(Sachez qu'il est toujours possible de le faire discrètement...)
Halte à cette folie sécuritaire et paranoïaque.
Résistance au néo-totalitarisme...