Des primaires à gauche
La question d'organiser des primaires ouvertes à gauche pour démocratiser la sélection des candidats de celle-ci à l'élection présidentielle a franchi un seuil. Elle était restée jusqu'ici un sujet traité par des titres comme Libération ou Mediapart. Mais elle n'était pas vraiment sortie du cercle de leurs lecteurs. Pas un mot ne lui avait été consacrée à la tribune du congrès socialiste de Reims. Désormais, elle concerne la Parti socialiste tout entier. La Lettre de la Rénovation (quinzomadaire du secrétariat à la Rénovation du PS) qui paraîtra ce lundi lui est entièrement consacrée. On livre ici la primeur de quelques-unes de ses analyses.
Les partis ne peuvent plus affronter les élections comme avant. Quel que soit le régime politique de leurs pays respectifs, l’extension du champ de la démocratie les conduit à adopter des procédures de choix de leurs candidats incluant le plus grand nombre possible de citoyens. Aux Etats-Unis, c’est l’accomplissement d’une histoire moins ancienne qu’on ne le croit. En Europe, l’Italie et la Grèce ont vu ces derniers temps leurs formations de gauche pratiquer des Primaires pour sélectionner leur leader dans les élections nationales.
En France les socialistes travaillent à la définition d’un système qu’ils pourraient mettre en pratique pour les présidentielles de 2012. Il ne s’agit pas de transplanter le dispositif américain adapté à un Etat fédéral mais d’inventer un processus tenant compte des traditions du socialisme français. Ces traditions sont celles d’un mouvement qui fut parmi les plus précoces d’Europe à affronter le suffrage universel après 1848, même quand il ne souhaitait pas gagner les élections. Après sa création en 1905, la SFIO est peu à peu devenu une machine électorale apte à élargir son influence locale.
Au congrès d’Epinay en 1971, le nouveau Parti socialiste s’apprêtait à affronter une élection présidentielle entièrement contraire à ses convictions. François Mitterrand démontra en 1981 qu’il était possible de la gagner. Il le fit à partir de ce diagnostic qu’on a eu tendance à oublier depuis : « Il était de règle à la SFIO, de mesurer l’importance d’une fédération au nombre de ses adhérents plus qu’à son audience populaire. Jusqu’à un certain point, cette pratique était raisonnable. Au-delà de ce point, la machine devenait folle . Quand il n’y a plus de relation directe entre le nombre des adhérents d’un parti et le nombre de citoyens qui font confiance à ce parti, une situation artificielle et dangereuse se développe. A la longue, rien de moins démocratique qu’une organisation politique dont les militants font leur chose en oubliant que la démocratie est la chose de tous les citoyens. Le parti a pour vocation d’animer, d’éduquer, d’informer les masses, non de se substituer à elles » (« Ma part de Vérité »,1969, p.226).
N’est-ce pas ce qui s’est reconstitué depuis ? Tout s’est passé comme si le Parti socialiste étendait toujours plus sa toile à la périphérie pour ne plus savoir conquérir le pouvoir central faute d’audace démocratique. C’est cela qu’il faut changer.En 2006, les primaires fermées organisée par le PS ont suscité un intérêt qui a surpris jusqu’à la droite la plus bonapartiste. L’ouverture aux « adhérents à vingt euros » a symbolisé une volonté de résoudre la contradiction en question.
Elle était un premier pas vers la subversion d’un système mortifère pour la gauche : il entretient sa division et ce jusqu’au cœur de chacune de ses composantes ; il la coupe de ses sympathisants seulement conviés à des fins acclamatoires ; il confine ses partis dans le statut d’avant-gardes éclairées. Tout se passe comme si la troisième révolution technologique attendait toujours sa révolution démocratique.
La société de l’information ne vaut pas en effet que pour le monde de l’économie et de la production ; elle enfante des citoyens qui ont toujours plus de moyens et de désirs de participer à la vie politique. Si celle-ci ne se résume évidemment pas à l’élection présidentielle ni à sa complexe préparation, elle est devenue un moment de politisation grandissante. Il s’agit donc de faire que les socialistes renversent la perspective qui est restée jusqu’ici la leur : ne plus s’en tenir à une politique de l’offre (d’un projet, d’un ou d’une candidate, d’une campagne verticale) mais s’ouvrir à la demande de sympathisants mais aussi de laissés pour compte, d’associations organisées mais aussi de réseaux sociaux. C’est en réussissant cette conversion que les démocrates ont assuré le succès d’Obama.
En France cela suppose l’invention d’un nouveau monde et pas seulement d’une procédure : un nouveau rôle des militants du parti dans la mobilisation de millions de sympathisants ; un nouveau processus de définition d’un projet ; un nouveau mode de sélection pluraliste des candidats ; une nouvelle dynamique de convergence des personnalités et des intérêts.
La réussite d’une telle entreprise changera durablement la nature du Parti socialiste en le liant organiquement à la société, durablement pour peu que son projet, ses valeurs, son fonctionnement lui correspondent. Bien évidemment, cette démarche ne règlera pas tous les problèmes ; en particulier celui de la contradiction entre une adaptation de la gauche à l’élection du président de la République au suffrage universel direct et la présidentialisation du régime que celle-ci encourage.
L’engagement de la gauche et de son candidat en faveur d’un parlementarisme majoritaire et donc d’une 6° République reste un sujet d’une brûlante actualité. Mais la voie de passage est étroite : c’est celle de la réconciliation d’un parti avec le peuple de gauche dans la première manche de la reconquête du pouvoir.
(On trouvera plus d'information à partir de lundi dans La lettre de la Rénovation n°4: renovation@parti-socialiste.fr)







"En Europe, l’Italie et la Grèce ont vu ces derniers temps leurs formations de gauche pratiquer des Primaires pour sélectionner leur leader dans les élections nationales".
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Toujours en Grèce mais au niveau local, le PASOK (Parti socialiste grec) avait entrepris un processus plus ambitieux encore pour désigner son candidat aux élections municipales. Un sondage délibératif avait ainsi réuni un échantillon représentatif de citoyens de Marousi (banlieue d'Athènes), qui ont ensuite passé une journée de délibération pour départager les candidats. L'idée est de concilier la représentativité des votants avec la qualité de la réflexion qui doit mener au vote.
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http://cdd.stanford.edu/polls/greece/
http://www.aueb.gr/statistical-institute/deliberative-pollin...
RLa.
Très juste. L'expérience des grecs est méconnue. Ceci étant, mon collègue et ami Georges Contogeorgis m'a confirmé il y a quelques jours la réalité de la procédure tout en restant sceptique sur les résultats à en attendre pour le PASOK. Mais il est vrai qu'il est globalement très critique sur ce parti.
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Quel verbiage que ce texte de Paul Alliès ! Entre lui et Montebourg comme responsables de la rénovation, on peut déjà entrevoir comme il va y avoir du nouveau !
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Et cette citation "A la longue, rien de moins démocratique qu’une organisation politique dont les militants font leur chose en: oubliant que la démocratie est la chose de tous les citoyens. " !
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C'est oublier que l'auteur de "Ma part de vérité" était lui-même le prince du mensonge. Oublier que cette belle phrase était un pur bluff. Comme tout ce qu'il dit toute sa vie !
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La démocratie alléguée a été pour Mitterrand le moyen de construire un système de pouvoir personnel dont le seul but était de satisfaire les exigences fantasmatiques d'un égo hors du commun. Ce faisant, il a corrompu irrémédiablement deux ou trois générations politiques.
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C'est pas de rénovation qu'il faut parler, mais de régénération. Pour commencer que disparaissent, que retournent à leurs métiers, tous les politiciens professionnels qui en sont toujours à s'arracher les lambeaux de son lamentable héritage.
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La rénovation ne consistera pas à trouver un nouveau schmilblick pour faire illusion dans la désignation du candidat socialiste à l'élection présidentielle. "ne plus s’en tenir à une politique de l’offre (d’un projet, d’un ou d’une candidate, d’une campagne verticale) , écrit Paul Alliès dans son jargon pas rénové pour un sou, mais s’ouvrir à la demande de sympathisants mais aussi de laissés pour compte, d’associations organisées mais aussi de réseaux sociaux. .
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En langage courant, je traduirai par: "draguons aussi large qu'on peut" ! Et notre politologue appelle ça rénover la vie politique !
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Quel blabla mitterrandesque ! Il faudra qu'un jour les politiciens professionnels qui squattent l'Assemblée nationale, se souviennent du principe de base de la démocratie qui est que tout électeur est éligible. C'est aussi simple que cela. Et tout électeur est éligible quel que soit le type d'élection.
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Par conséquent, prétendre faire porter la réflexion sur l'élection présidentielle, c'est en réalité, vouloir empêcher la réflexion sur les processus électoraux, sur tous les processus de détournement - ils sont nombreux ! - que le système mortifère du parti politique a établi pour assassiner l'utopie démocratique que l'on aurait dû tenter de réaliser.
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jean-paul yves le goff
démocrate utopiste
républicain réaliste
militant anarcho-monarchiste
C‘est très bien d’être démocrate utopiste, et tout à votre honneur, mais ça ne nous dit malheureusement pas comment nous débarrasser en 2012 de celui qui nous la mine beaucoup plus sûrement qu’aucun de ses prédécesseurs, ladite démocratie…
Car, et malgré tous vos (nos) souhaits, la régénération n’est tout simplement pas quelque chose qui se décrète (sauf a l’attendre d’un système politique totalitaire auquel je ne peux pas croire que vous puissiez vous rattacher). Et si l’on doit tout simplement attendre que ceux qui sont naturellement en position de réformer au fond les processus électoraux de la Vème République (c’est-à-dire la classe politique qui lui doit son existence, y inclus les élus du PS) se fassent volontairement hara-kiri, autant abandonner dès à présent toute espérance…
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A mon sens, il ne s’agit donc pas (ou en tout cas pas seulement) de draguer le plus largement possible, mais bien plutôt d’essayer de sortir par le haut d’un système verrouillé par l’habituel « combien de divisions ?» qui remplace depuis beaucoup trop longtemps la recherche des compromis politiques consensuels (indispensable préalable à la constitution de majorités d’électeurs) par l’établissement de simples rapports de forces tactiques au sein du PS, que ce soit par le biais des « courants », des écuries « pachydermiques », ou des baronnies fédérales.
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De même, il ne s’agit pas de faire porter la réflexion uniquement sur l’élection présidentielle, mais de considérer que cette élection là demeure la première de nos cibles tant elle structure fondamentalement autour d’elle l’ensemble de nos actuelles institutions. N’est-ce pas sa nature Monarchique (fut-elle Républicaine), 1er exemple de l’irresponsabilité politique érigée en système, qui structure autour d’elle les autres maux dont nous souffrons le plus, aux premiers rangs desquels le cumul des mandats, leur durée illimitée, et la professionnalisation des politiques qui s’ensuit naturellement ?
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Certes, la voie est étroite puisqu’elle ne peut échapper à l’impératif de composer avec les institutions existantes pour pouvoir espérer les modifier profondément. Mais l’appel à la participation la plus large, n’est-elle pas justement l’un des seuls moyens pour imposer la responsabilité à des politiques qui ont trop souvent pu s’en affranchir grâce à leurs règles de fonctionnement en vase clos ?
Et je ne parle pas là des mécanismes visant à confondre militants et sympathisants (dont le niveau d’implication n’est par nature pas le même) en s’appuyant sur des systèmes d’adhésion temporaire au rabais. L’organisation de primaires élargies me semble en effet procéder d’une toute autre logique, à la fois par l’ampleur qu’elle suppose en matière de participation des citoyens à ce processus démocratique (sans pour autant exiger d’eux un engagement auquel seule une très faible minorité est aujourd’hui prête à se plier), et par la responsabilité nouvelle que l’ampleur de cette participation fait peser sur les responsables politiques qui auront accepté de s’y prêter (ainsi d’ailleurs que sur les militants qui les soutiennent).
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Comme la démocratie elle-même, le système des partis politiques est sans doute le pire des systèmes à l’exception de tous les autres, mais faute de croire à l’avènement ex nihilo d’une démocratie directe sur les ruines de notre démocratie représentative (et après quel grand soir ?), n’est-il pas plus réaliste d’essayer au moins dans un 1er temps de rendre ce système ne serait-ce qu’un peu plus responsable et plus représentatif de la volonté collective ?
A jean paul yves le goff: républicain réaliste anarcho-monarchiste !....Bakounine,Jaurés et Blum doivent éternuer dans leur tombe...Miterrand lui doit sourire il adorait les jeux de masques
.Démocrate utopiste me plait bien c'est en fait la situation oû nous sommes une démocratie apparente qui est le gros souci (la censure avance dernier ex France inter avant hier matin on filtre les questions pour Mme AlliotMarie qui malgré son nom n'est pas une enfant de M...mais plutot de Mme Thatcher)
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@ CFO
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Peut-être disons-nous la même chose, mais autrement ?
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Je résumerai mon point de vue en disant que le problème n'est pas de savoir comment des usurpateurs de démocratie, des politiciens professionnels, des squatters d'assemblée nationale, de conseils généraux et de mairies, éliront leur candidat à la grande élection? Le problème est de rendre au peuple la fonction de représentant du peuple. Sans doute ne s'agit-il pas de la rénovation bidon à la sauce PS. Il s'agit d'une révolution, une révolution dans les moeurs, une révolution dans les comportements, une révolution dans l'esprit.
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jpylg
@jpylg
Peut-être sommes-nous en accord sur les fins, mais sans doute demeurons nous néanmoins en désaccord sur les moyens…
En effet, de mon point de vue vous vous positionnez clairement sur le « souhaitable », lorsque je me positionne sur le « possible ».
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Car ce qui fait la faiblesse de l’outil de conquête (et d’-éventuel- exercice) du pouvoir que constitue un parti comme le PS, c’est-à-dire son inscription dans le réel et les compromis / compromissions que cette inscription entraîne avec elle par sa nature forcément réformiste, en fait à mes yeux aussi la force.
Partant en effet du principe que la révolution que vous appelez de vos vœux n’a aucune chance d’advenir par la simple force des choses, je ne vois en effet d’autre voie que le réformisme (appelé ici rénovation) pour commencer à faire bouger les lignes dans l’espoir de créer un cercle vertueux qui nous rapprochera à terme des objectifs recherchés.
Dans le cas qui nous intéresse ici, et qui est celui de la transformation de nos institutions visant à leur redonner le caractère de démocratie active qui semble aujourd’hui s’éloigner chaque jour un peu plus, l’appel à une révolution dans les mœurs, les comportements et dans les esprits s’apparente en effet pour moi à un simple vœu pieux. Et quelques puissent être mes doutes, notamment à la lecture de son histoire récente, sur la capacité pour un parti comme le PS à aller au bout de la démarche, je ne vois malheureusement pas d’autre moyen d’influer sur le cours réel des choses que de porter le projet de cette transformation à l’intérieur même de cette organisation, seule susceptible à gauche (ou en tout cas à la gauche de la droite…) de reconquérir un jour les leviers du pouvoir pour la mettre en application.
On peut discuter jusqu’à plus soif de la légitimité politique du PS actuel à représenter l’axe principal de cette capacité d’alternance, mais très franchement, si ça n’est pas lui qui en constitue le cœur, qui peut le faire à sa place dans l’état actuel du paysage politique à gauche… ?
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Et j’en conclus donc que plutôt que de chercher à discréditer par avance les velléités de rénovation actuellement portées par tel ou tel au sein du PS (et je suis pourtant moi-même un déçu de Montebourg…), l’heure me semble être plutôt au soutien sans état d’âme excessif d’un tel processus, d’autant plus que cette fenêtre d’opportunité ne me semble pas pouvoir rester ouverte pendant très longtemps. Si nous avions à attendre pour décider de la mise en place de primaires élargies que l’échéance présidentielle se profile à nouveau à l’horizon immédiat, nul doute que les conditions seraient alors à nouveau réunies pour un nouvel échec.
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Pour utiliser une métaphore astronomique, la présidentielle est au monde politique ce que les trous noirs sont aux galaxies. Tapie en son centre, elle recèle une énergie destructrice démesurée en attirant en son sein sans espoir de retour tous ceux qui tentent de briller en l’approchant d’un peu trop près.
Toute tentative pour faire imploser ce trou noir ne peut être que soutenue sans réserve. C’est tout simplement une question de survie pour l’idée même d’une démocratie active rendue aux citoyens.
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@ CFO
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Peut-être disons-nous la même chose autrement ?
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Je résumerai mon point de vue en disant que le problème n'est pas de permettre aux usurpateurs de démocratie, aux politiciens professionnels, aux squatters d'assemblée nationale, de conseils généraux et de mairies, d'élire leur candidat à la grande élection. Le problème est de rendre au peuple la fonction de représentant du peuple. Sans doute ne s'agit-il pas d'une "rénovation", mais d'une révolution. Révolution dans les moeurs, révolution dans les comportements, révolution dans les esprits.
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jpylg
Mitterrand avait un savoir-faire de l'ombre, c'était une éminence noire. On lui doit le musèlement des syndicats, aujourd'hui vous voyez les dégâts ils se demandent tous comment se mettre en grève et surtout quelles raisons à la grève. On lui doit aussi le délabrement du Parti socialiste. Le sachant, Mitterrand a livré des mémoires "vraies", il a dit les écueils et les solutions.
Quand il est parti, je pensais sérieusement que le parti ne serait plus capable de proposer quelqu'un pour lui succéder. Ils ont sortis Jospin du chapeau. Je pense que la suite est éloquente, même s'il a joué une partie de cohabitation tiède avec Chirac. Ca veut dire aussi que personne n'a tenu compte du testament de Mitterrand. Ils ont continué à voir le parti comme une machine à gagner les élections alors qu'elle devenait progressivement une machine à perdre et à trahir.
L'époque n'était plus la même, les choses et les gens avaient changé, le PS ne se rendait plus compte de rien.
Des primaires pourquoi ? Parce que la base sympathisante de gauche s'est retrouvée chez Bayrou au 1er tour de la présidentielle. C'est elle qu'il faut reconquérir et séduire. Et pour cela il faut sortir de l'ornière des primaires fermées qui ne font que rebattre les cartes au profit des apparatchiks habituels dont certains pourraient convenir par la stature politique au rôle de candidat présidentiable du reste. Mais ceux qui se retrouveraient sur la touche craignent pour leur dignité et pour leur image. Voir la vérité en face pour un Hollande ou un Fabius, vous imaginez ? Les primaires élargies aux sympathisants de gauche seraient aussi une bonne occasion pour remettre les egos à leur juste niveau d'appréciation et de confiance populaires.
Je pense que c'est une bonne idée.Mais elle sera excellente lorsque le PS se sera donné les moyens, précisément, d'empêcher la fraude dans ses fédérations.
JPLYG va bientôt éclater tel la grenouille de la fable, tant sa prétention à tout savoir prend de proportions... Je suis pour ma part en accord avec millefeuille et partisante de primaires élargies aux sympathisantsq de gauche, dont on tient si peu compte des avis depuis des années. Je sais de quoi je parle, j'ai 79 ans et me souviens fort bien d'être allée avec mon père chanter l'internationale devant la mairie de Nogent / Marne.Il me semble que oui, nous, nous étions utopistes quand on constate ou nous en sommes, mais j'ai toujours espèrè et je continuerai, à croire en une gauche qui redeviendra l'espoir de tous. Edith Gaudin
Un système de primaires pourrait-il remédier à la faiblesse des partis politiques ? Comment cela se fait il que la proportion d'adhérents par rapport aux électeurs soit si importante ? Je ne sais pas si cela inciterait les électeurs à adhérer puisque le rôle des adhérents serait automatiquement banalisé.
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" la faiblesse des partis politiques ? " ???
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Qui, quoi d'autre qu'eux fait la vie politique ? du moins le simulacre politicard qu'on nomme la vie politique ?
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jpylg
Des primaires à gauche, un excellente idée, pour toutes les raisons évoquées par millefeuille , mais quelle énergie il va falloir développer; En même temps, ce serait l'occasion de donner un coup de pied dans l'immobilisme du PS , une façon de reprendre la main en s'ancrant dans le tissu social, une façon aussi de faire bouger les lignes traditionnelles des partis et d'être vraiment novateurs.
Des primaires à gauche, j'étais pour (et je ne suis toujours pas contre). Mais imaginez l'effet d'élections bizarres comme en novembre ! C'est la gamelle assurée avant le premier tour.
il me semble qu'il y a 58,5 millions d'habitants en France dont actuellement 59 millions oublient un point de détail de la politique de la France: ily a 30 millions de français qui votent à droite quand le scrutin est clairement Droite contre Gauche. Alors pôurquoi la gauche gagne t elle certaines élections. Parce que très souvent les élection ne sont pas bloc contre bloc:elles sont européennes, locales etc. Mais les lois étant ce qu'elles sont, l'élection présidentielle au deuxième tour est le cas de la confrontation brute nue D contre G; et on ne peut la gagner en France que quand la droite l'offre sur un plateau à la gauche. Le seul qui gagna était un quasi obscur politicien , François Mitterrand, à qui Chirac offrit la victoire plutot que de la voir partir à autre candidat de droite que lui. Alors, ratiocinez tout ce que vous voulez, et cherchez plutot comment diviser le Droite ... Et tachez à Gauche d'écarter tout sujet qui aura eu une piqure de succucurarium.
il me semble qu'il y a 58,5 millions d'habitants en France dont actuellement 59 millions oublient un point de détail de la politique de la France: ily a 30 millions de français qui votent à droite quand le scrutin est clairement Droite contre Gauche. Alors pôurquoi la gauche gagne t elle certaines élections. Parce que très souvent les élection ne sont pas bloc contre bloc:elles sont européennes, locales etc. Mais les lois étant ce qu'elles sont, l'élection présidentielle au deuxième tour est le cas de la confrontation brute nue D contre G; et on ne peut la gagner en France que quand la droite l'offre sur un plateau à la gauche. Le seul qui gagna était un quasi obscur politicien , François Mitterrand, à qui Chirac offrit la victoire plutot que de la voir partir à autre candidat de droite que lui. Alors, ratiocinez tout ce que vous voulez, et cherchez plutot comment diviser le Droite ... Et tachez à Gauche d'écarter tout sujet qui aura eu une piqure de succucurarium.
A CFO, Robjulern, millefeuille, Edith Gaudin, Sylvain Manyach, Nadja, Melchior Griset-Labûche: Vos commentaires m'intéressent vraiment et me conduisent à préciser trois directions concernant ces primaires ouvertes:
- il s'agit d'inventer un un système contre la machine à détruire la gauche qu'est l'élection présidentielle. C'est évidemment parfaitement inédit et même contraire à la tradition qui s'est installée depuis 1981. Donc oui, ces primaires doivent s'adresser à toute la gauche même si on sait d'ores et déjà que plusieurs de ses composantes préféreront jouer le 1° tour de la Présidentielle comme une primaire ouverte à gauche qui rapporte notoriété et financement public. Mais faut-il se résigner à rejouer indéfiniment le 21 avril 2002 ?
- il faut avancer en même temps dans la définition d'une procédure et dans la bataille pour une 6° République parlementaire démocratique. Cela suppose de faire l'inventaire du présidentialisme/bonapartisme de gauche donc des années Mitterrand mais aussi des erreurs qui ont suivi (les années Jospin, de 2000 à 2002: quinquennat, inversion du calendrier, mot d'ordre de la campagne du funeste Séguela "présider autrement"...). Citer Mitterrand ne signifie pas oublier de ces inventaires et donc rappelons sa terrible phrase: "Ce régime (la V° République) était dangereux avant moi; il le restera après moi".
- cela suppose de concrétiser une démarche réformiste comme l'entendait Mendes-France, ce qui signifie ne pas passer par profit et pertes l'utopie et ne pas s'accommoder de petits arrangements entre amis et avec l'air du temps. Exploitons donc l'opportunité offerte par l'actuelle direction du PS qui fait figurer la rénovation de ce parti comme un objectif prioritaire. La décision de Martine Aubry de tenir une Convention nationale pour la rénovation d'ici la fin de cette année en est l'expression. Faisons le pari que la question des primaires sera au centre de celle-ci parce que elle obligera de traiter la question de la faible insertion du socialisme français dans la société civile, de sa désertion des couches populaires, de la faiblesse du nombre de ses militants... Pour cela il est nécessaire de faire de la question des primaires une question très politique, brassant l'histoire, la culture, les traditions organisationnelles du PS. C'est ce à quoi s'emploie le secrétariat à la rénovation (voir le calendrier des réunions de travail sur la La Lettre de la Rénovation qui parait demain).
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@ Paul Alliès
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Vos propos m'intéressent vraiment et me conduisent à réffirmer toute l'attention que je porte à la façon dont vous rendrez crédible cette incroyable bouffonnerie de la rénovation.
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jpylg
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A CFO, Robjulern, millefeuille, Edith Gaudin, Sylvain Manyach, Nadja, Melchior Griset-Labûche:
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Dans l'inénarrable article d'Edwy Plénel intitulé "Nicolas Sarkozy ou le mépris du monde" daté du 19 avril et renouant avec la non-moins inénarrable série sur le coup d'état polymorphe de l'hyperprésident, commencé le 9 mars et interrompu pour cause de charge de travail, excessive, j'ai vu le fondateur de médiapart saluer Ségolène comme l'avocate de la démocratie participative.
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Je me demandais si, dans le cadre de la rénovation, il convenait de considérer le concept de démocrative participative comme ringard, rénové ou rénovable ?
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jpylg