Après Xynthia: de l'évaluation du risque et de sa prévention

Après les banques, les naufragés de la tempête Xynthia. Dans les deux cas, un risque de nature privée, mal évalué, une défaillance coupable des autorités de surveillance et en fin de compte, une prise en charge par la communauté nationale, c'est à dire par le contribuable.

Le franc, l’euro et le manque d’Europe

Donc, près de 70% des Français regrettent le franc, selon un sondage commandé par Paris Match, magazine à la pointe de l'information économique.

Triple A: ne jamais dire jamais...

Il n'y a pas que la Grèce dont la situation des finances publiques suscite l'inquiétude. L'agence Moody's a lancé un sévère avertissement au gouvernement des Etats-Unis: mettez de l'ordre dans vos affaires ou préparez-vous à perdre le «AAA», cette note d'excellence qui est réservée aux meilleurs risques souverains et les autorise à emprunter aux conditions les plus favorables. Perdre le triple A ? «Cela n'arrivera jamais à ce pays», a aussitôt assuré Timothy Geithner, le secrétaire américain au Trésor. Vraiment ?

 

Banques: où sont les yachts des clients ?

Au temps de sa splendeur, la défunte Banque Indosuez possédait à Hong Kong un somptueux «cabin cruiser» à l'usage de ses dirigeants et (accessoirement) de ses clients.

Retour sur la déflation japonaise

En 2001, dans sa chronique du quotidien londonien Evening Standard, l'économiste Andrew Smithers m'a accusé de proposer une conception fantaisiste d'une possible sortie de crise pour un Japon englué depuis une décennie («perdue») dans les retombées de l'éclatement de la formidable bulle spéculative des années 80.

Le colbertisme à motocyclette

On a déjà vu avec les banquiers à quel point les convocations solennelles à l'Elysée pesaient lourd sur le comportement des dirigeants des principaux établissements financiers français, qu'il s'agisse de l'extension des crédits à l'économie, de la rémunération des dirigeants ou de celle des opérateurs de marché.

Les exploits commerciaux du "sauveur d'Alstom"

Dans le «storytelling» sarkozyste, peu d'épisodes ont plus d'importance que le «sauvetage d'Alstom», une fable qui attribue à celui qui était alors un éphémère ministre français des Finances (ils le sont presque tous) le mérite principal, sinon exclusif, d'avoir sauvé de la faillite ou du dépeçage, au profit de «l'étranger», un fleuron industriel tricolore.

Protectionnisme: vous en reprendrez bien une petite dose?

Sur proposition de la Commission européenne, l'Union européenne a décidé fin décembre de reconduire pour 15 mois les mesures antidumping appliquées depuis 2008 aux chaussures en cuir importées de Chine et du Vietnam, qui auraient dû expirer le 31 décembre.

L'emprunt national et l'université: la démarche du crabe


De «grand» l'emprunt Sarkozy est devenu «national». De fait, comme les deux mille et quelque milliards d'euros (si on inclut les retraites non-provisionnées des fonctionnaires), cette levée de fonds modeste, au regard de ce que la France doit emprunter chaque année pour boucler ses fins de mois, entre dans le «patrimoine», si l'on peut dire, de chaque citoyen, qu'il soit au biberon ou sur son lit de mort.

 

Le yuan, le yuan, le yuan...

Une nouvelle fois, les deux Jean-Claude (Juncker et Trichet) et leur comparse Joaquin (Almunia) ont fait le voyage de Pékin pour aller convaincre la Chine de réévaluer le yuan, ce qui serait, disent-ils, dans l'intérêt bien compris de l'économie chinoise. Comme les hiérarques de Zhongnanhai estiment savoir mieux que quiconque ce qui est bon pour la Chine, notre trio est évidemment rentré bredouille. Les Chinois n'allaient pas accorder aux Européens, fût-ce en marge du sommet annuel UE-Chine, exercice protocolaire vide de sens, ce qu'ils venaient tout juste de refuser à Barack Obama, en visite d'Etat dans l'empire du Milieu.