C'est en 1970 que le jeune et brillant chercheur Jean-Claude Chermann lance, au sein de l'Institut Pasteur à Garches, les premières recherches françaises en matière de rétrovirologie, persuadé que se trouvait là une réponse au problème du cancer.
En 1971 il recrute une jeune chercheuse, Françoise Sinoussi, qui le secondera dans ses recherches jusqu'à son départ de Pasteur en 1985.
En 1972 il découvre le premier agent antirétroviral, le HPA23.
En 1974, suite à la fermeture de Garches, il remonte un laboratoire de recherche sur les rétrovirus au sein du département d'oncologie du Dr Montagnier.
En 1982 il s'intéresse à cette nouvelle maladie appelée SIDA, qui touche seulement des homosexuels mâles. Il estime, avec Robert Gallo du CDC américain qu'il connait bien, que la cause de la disparition des cellules CD4 (marqueur de la condition SIDA) pourrait bien être du à un rétrovirus, du type HTLV1 précédemment découvert par Gallo comme étant la cause de la leucémie T - en ce cas multipliant plutôt que tuant ces mêmes céllules.