Carbone : le temps de la responsabilité et de la solidarité

Pour quinze députés, Verts et membres du pôle écologique du PS, et députés européens Europe Ecologie, signataires de ce texte, la voie est étroite entre «la démagogie anti-fiscale» et «les aménagements et les renoncements» qui vident la contribution climat énergie de son sens.  

 

Pour Jean Monnet, « nous n'avons le choix qu'entre les changements que nous aurons su vouloir et accomplir et ceux qui nous seront imposés ». La prise de conscience de ce que représente le défi climatique pour l'avenir de nos sociétés et des efforts qu'il faudra accomplir pour le relever progresse. L'idée que l'inaction finira par coûter plus cher économiquement et socialement que l'action fait son chemin. Mais, dès lors qu'il s'agit d'envisager concrètement une mesure mettant à contribution chacun d'entre nous, les résistances et les oppositions se dressent. C'est compréhensible de la part de nos concitoyens tant que le travail d'explication n'a pas eu lieu. Mais ça l'est beaucoup moins de la part de dirigeants politiques qui prétendent conduire notre destinée collective. Les belles proclamations sur la nécessité de prendre en compte l'urgence écologique s'évanouissent devant la démagogie et l'électoralisme.

 

L'irruption du débat sur la contribution climat énergie en cette rentrée politique en est l'illustration. Nul n'ignore que le feu couvait sous la cendre, au PS, mais aussi, bien sûr, à l'UMP. De retour de vacances, les députés de la majorité ont commencé à exprimer leur opposition au projet de taxe carbone, même largement édulcoré, que porte encore le gouvernement.

 

Si l'on ajoute à cela l'opposition frontale des extrêmes, à droite comme à gauche, les conditions sont réunies pour que la classe politique choisisse de remettre au placard l'une des principales propositions du Pacte écologique de Nicolas Hulot, une proposition fédérant toutes les associations environnementales.

 

Au-delà de la question du prix de la tonne de carbone, et de celle, cruciale, des modalités de redistribution, de quoi s'agit-il ? Rien de moins que de choisir d'avancer vers la transformation écologique de notre économie et de notre société.

 

Il y a vingt ans déjà, à  la veille du premier sommet de la terre à Rio, un premier projet de taxe carbone, d'envergure européenne, a échoué, victime des égoïsmes nationaux. Aujourd'hui, c'est la démagogie anti-fiscale qui risque de disqualifier, et pour longtemps, la possibilité de construire un consensus national autour de ce qui peut constituer une avancée majeure dans la voie de la responsabilité collective.

 

Si rien n'est fait pour limiter, maintenant, la dépendance de notre société et de notre économie à l'égard du carbone, alors, soyons en certains, comme Cécile Duflot le déclarait à La Rochelle, «demain, ce seront les prolos qui paieront la facture la plus lourde». Nos sociétés n'ont plus le choix; soit elles prennent dès maintenant des mesures, certes contraignantes, mais solidaires pour faire face aux chocs climatique et énergétique soit elles les subiront demain dans l'improvisation et l'injustice.

 

Certains croient peut-être que l'on pourrait s'en remettre au marché : sans la moindre anticipation, le choc des prix de l'énergie sera brutal. Les conséquences sociales seront dramatiques.

 

Tel est l'enjeu de la création de la contribution climat énergie : permettre à chacun d'adapter son comportement et ses modes de consommation progressivement.

 

Pour être réellement efficace, socialement et environnementalement, la contribution climat-énergie doit remplir trois conditions, que le gouvernement ne semble malheureusement pas disposé à mettre en œuvre.

 

Le périmètre de cette contribution doit inclure impérativement le secteur de l'électricité et pas seulement celui des énergies fossiles. Pour deux raisons : une partie de notre électricité est produite par des centrales thermiques, de plus il n'est pas souhaitable d'encourager le chauffage électrique, coûteux en particulier pour les ménages modestes. L'objectif de la contribution Climat Energie ne peut se réduire à une taxe carbone qui privilégie une énergie par rapport aux autres mais doit favoriser les économies d'énergie.

 

Le « signal prix » doit être suffisamment clair pour modifier les comportements. Cela signifie qu'à moins de 32 euros la tonne de carbone, niveau proposé par la commission Rocard, il est peu vraisemblable que cette contribution ait un impact significatif, la hausse du prix de l'énergie n'étant pas suffisamment sensible, ni suffisamment certaine, pour que les utilisateurs modifient leur consommation.  L'Allemagne a instauré une taxe carbone sous-évaluée qui n'ayant pas produit d'effets sensibles sur la consommation est contestée. A contrario, la Suède en a instauré une dès les années 1990 et a obtenu les meilleurs résultats d'Europe en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. C'est par ailleurs la social-démocratie la plus souvent citée comme modèle en Europe...

 

Il faut fixer un prix adapté dès la création de la contribution, avec un prix qui augmente progressivement avec les années comme le prévoit le rapport Rocard.

 

Enfin, il faut que la contribution climat énergie ne pénalise pas les ménages les plus modestes ou les plus contraints (habitants des zones rurales) ou les artisans et les TPE/PME qui n'ont pas le choix, pour le moment, de leurs modes de transport ou de chauffage.

 

Il est clair que la condition de l'acceptabilité  de la contribution climat énergie est qu'elle ne contribue pas à  creuser les inégalités. Au contraire, elle doit être un premier pas sur la voie de la solidarité à construire face à l'injustice climatique.

 

Cela signifie que l'intégralité  du produit de cette contribution devra être reversée aux ménages et aux entreprises qui la payeront. La contribution Climat Energie n'est pas un impôt supplémentaire destiné à dégager des ressources nouvelles pour combler partiellement un déficit ou remplacer un impôt supprimé. Elle est une incitation à changer de comportements. Plusieurs mécanismes redistributifs ont été évoqués. Le plus simple et le plus lisible consiste à reverser aux ménages et aux entreprises de la manière la plus égalitaire possible le produit de cette taxe sous la forme d'un chèque vert. C'est précisément ce qui permet à chacun d'accompagner financièrement les changements de comportement et de récompenser ceux qui font le plus d'efforts en la matière. D'autres mesures plus ciblées sont envisageables, notamment pour les zones les moins bien desservies par les transports en commun.

 

Au-delà de ces mesures, cette contribution doit être incluse dans un «paquet énergie/climat» d'ensemble, prévoyant notamment une contribution supplémentaire des grandes entreprises, des compagnies pétrolières et des grands groupes énergétiques qui font des bénéfices.

 

La contribution climat énergie prend tout son sens dans le cadre d'un plan d'action en faveur des transports en commun ou du covoiturage d'une part et de mesures pour l'isolation des logements pour les économies de chauffage d‘autre part.

 

En effet, il importe que notre pays s'engage vers la sortie du pétrole et invente les dispositifs d'accompagnement de tous dans la transition énergétique et écologique. Sans cette perspective, la contribution climat énergie risque, faute d'un sens commun et d'une portée collective, de n'être qu'un coup d'épée dans l'eau.

 

Telles sont les conditions qui nous paraissent devoir être remplies pour assurer le succès de la contribution énergie climat. Face à la responsabilité qui est la notre vis-à-vis des générations futures nous n'avons pas le droit de rater sa création. C'est pourquoi nous appelons à suivre le chemin difficile refusant d'un côté les renoncements et les aménagements qui tentent le gouvernement et récusant de l'autre les facilités de la démagogie anti-fiscale qui tente certains de ses opposants.  

 

Les députés Verts : Yves Cochet, François de Rugy et Noël Mamère

Les députés européens d'Europe Ecologie : Sandrine Bélier, Yannick Jadot

Les députés et animateurs du Pôle écologique du Parti socialiste : Christophe Caresche, Pascal Deguilhem, Jean Launay, Geneviève Perrin-Gaillard, Philippe Plisson, Philippe Tourtelier, Géraud Guibert, Eric Loiselet.

Noël Mamère - La carbonisation de la politique Edito du 7 septembre 2009

Il y a des jours ou il faut dire la vérité meme si elle doit choquer certains.

Ce texte contient au moins une contre-vérité flagrante: La contribution des energies fossiles a la production d'electricité en France est minime. Prendre pretexte des emissions de CO2 par les centrales thermiques pour etendre la taxe carbone a ce qui ne produit pas de CO2 est une maniere de s'attaquer au nucleaire. Les signataires de ce texte pourraient au moins avoir le courage de l'avouer.

Or, s'il faut , comme je le crois, arreter de bruler des combustibles fossiles parce qu'ils emettent du C02, mais aussi fermer les centrales nucleaires, on ne s'en sortira jamais. Jamais l'eolien, le solaire et les biocarburants ne permettront de maintenir une production d'energie a un niveau acceptable. C'est la contradiction principale du programme des Verts, toujours englués dans leur obsession anti-nucleaire.

Nous n'avons pas d'autre choix que de developper le nucleaire, grace en particulier aux EPR, centrales modernes et sures, et plus tard grace a la quatrieme generation  de centrales qui bruleront tous leurs dechets (le Plutonium principalement). C'est ce que faisait SuperPhenix qui, apres quelques problemes techniques au demarrage (c'etait mieux qu'un prototype mais encore une tete de ligne commercialisable) a admirablement fonctionné pendant toute l'annee qui preceda sa fermeture. Cette fermeture fut decidee par Lionel Jospin, lequel y avait ete contraint par un accord de gouvernement avec les Verts (Dominique Voynet).

 Sebastien Balibar

 "50% des habitants sont des locataires, ce ne sont pas eux qui vont pouvoir transformer la qualité thermique de leur appartement. Certes ils pourront réduire fortement leur chauffage mais l’enjeu est d’abord la nature du logement… Alors il existe des alternatives comme faire payer aux propriétaires une taxe sur le logement en fonction de la classe thermique ( A,B,C,D…). Si le propriétaire fait des travaux, ceux-ci sont déduits de l’impôt cela s’ajoutera à l’éco-prêt à taux zéro. Pour les plus impécunieux, il faudra doper la Prime d’Amélioration de l’Habitat qui est une subvention complémentaire."

Cette proposition est de Mme Marie-Noëlle Lienemann. 

Il y a des socialistes qui font des propositions crédibles pour réduire les inégalités. Mais les autres !!!!   

Pourquoi compromettez-vous votre crédit politique sur une mesure alibi?

 

35 Euros la tonne de CO2 équivalent à 15 $ de hausse par baril de pétrole, c'est-à-la volatilité trimestrielle des cours pétroliers, et bien moins que la baisse des cours enregistrée depuis début 2008!  Compte tenu de la « sensibilité prix » de l’énergie (1/25 selon l’OCDE), cette taxe aura un impact inférieur à 1% sur la demande d’énergie fossile. Pour provoquer par le signal prix une baisse de 20% (objectif 2020), il faut une hausse bien supérieure en amplitude, qui augmente d’un ordre de grandeur le prix du baril.

 

Auriez-vous la naïveté d’imaginer que c’est « le premier pas qui compte » ? Que les différents lobbys (transports routiers, constructeurs automobiles, agricultures, chauffagistes…) ne se mobiliseront pas quand on mettra sur la table des niveaux réellement dissuasifs pour la taxe ?

 

Vous citez l’exemple de la Suède. Mais ne comprenez vous pas qu’il est beaucoup trop tard ? La Suède a engagé son plan d’action il y a 20 ans, comme nous aurions du le faire à l’époque (où le sujet de la taxe CO2 était déjà sur la table !). Il faut aujourd’hui des résultats à court terme, si nous voulons tenir nos engagements.

 

Ne serait-il pas plus utile d’user votre crédit politique pour défendre un plan de mesures contraignantes (et donc impopulaires) de limitation de l’offre et de la demande de CO2 dans le transport, le logement et l’agriculture, à l’instar de ce qui fonctionne aujourd’hui sur l’industrie ?

 

Notre vrai problème aujourd’hui c’est le syndrome de la grenouille dans sa casserole qui chauffe à petit feu, bien illustré par Al Gore dans son film. Ces débats autour de demi mesures alibi sont pires que le mal, car ils ne donnent pas à l’opinion la mesure des enjeux. Il est vraiment temps qu’émergent des figures politiques capables d’un engagement radical pour porter le « catastrophisme éclairé » que le philosophe Jean-Pierre Dupuy appelle de ses vœux.

1° Tous les scientifiques (et beaucoup de profanes) savent que la planète Terre est sujette depuis son origine à des variations climatiques parfois excessives (glaciation ou réchauffement, etc., qui peuvent durer des millénaires). Le CO2  intervient dans doute dans le réchauffement actuel, mais est-il, scientifiquement, la seule cause ?

2° Les générations vivantes ont subi les modes de vie et de consommation qui sont les leurs. Je n'ai pas de préjugé sur la façon de me déplacer, de me nourrir, de me vêtir ni de me chauffer. Alors, pourquoi vouloir "m'éduquer", en me faisant payer les cours de surcroît ? Si j'ai une voiture, c'est que je vis à la campagne et je mets au défi les signataires en question de me prouver que je pourrais utiliser des transports en commun… Si je me chauffe au fioul, c'est qu'on nous a martelé des années durant que c'était une bonne solution. On a fait de même avec le gaz et des dérivés, ainsi qu'avec l'électricité. Si je décidais de me chauffer au bois (et des millions de Français avec moi), on me reprocherait de contribuer à la déforestation…Je m'associe à la remarque que beaucoup de Français ne décident pas (comme locataires) de leur mode de chauffage.

3° Ces politiques pour lesquels j'ai plutôt de la sympathie pensent-ils sérieusement que me faire payer quelques centimes de plus le gazole (dont on m' a répété durant des années qu'il était plus écologique que le super) va faire changer ma consommation ?  Je pense que ce ne sera pas nécessaire, mais si cela me gênait financièrement je ferais des économies sur autre chose. Je causerais alors un préjudice à une ou des professions (moins de nourriture, moins de livres, moins de DVD, moins de théâtre ou cinéma, moins de concerts, etc.).

 4° Quant à la soi-diasant redistribution aux contribuables, laissez-moi rire. On connaît l'histoire de la vignette auto. Et puis si on me rend un euro pour me le rendre, à quoi aura servi ce cirque ? 

En gros, malgré mon engagement politique viscéral, toute cette querelle me paraît relever du spectacle. Surtout que je vois d'ici les routiers, les marins pêcheurs, les agriculteurs et d'autres corps de métier échapper à ladite taxe. Sans compter les industriels encore plus gros producteurs de CO2 (même si on me dit par ailleurs qu'ils paient déjà). Et que la taxe professionnelle disparaît…

Responsable et solidaire : OUI ! Mais pas dans n'importe quelles conditions. Je ne veux pas être une fois de plus être roulé dans la farine (ça devient une habitude).

 

Que fait-on de la TIPP ?D'autre part ,si je dépense mes économies à payer ma taxe carbonne ,je ne suis pas prête à pouvoir changer ma chaudière à  mazout et isoler ma maison .Comment une taxe peut résoudre le problème de CO2 ?Ah! le pouvoir de l'argent !En France ,on ne parle plus ,on tape    non, on taxe!

Sébastien Balibar,

Le but est de diminuer l'émission de gaz à effets de serre, quels qu'ils soient. Contrairement à ce que l'on veut nous faire croire, le nucléaire est loin d'être neutre en terme d'émission de gaz à effets de serre: extraction de l'uranium, construction des centrales, démantèlement des centrales. Tout cela consomme beaucoup d'énergies fossiles et donc émet du CO2.

 

De plus, savez vous quel est le gaz qui intrinsèquement produit le plus d'effet de serre (on en parle peu car actuellement il n'est que faiblement émis dans l'industrie ou les transports)? Ce n'est ni le CO2 ni le méthane , c'est la vapeur d'eau. Et que rejette en masse les centrales nucléaires? De la vapeur d'eau. Je vous accorde que c'est peu par rapport aux volumes de CO2 mais ce n'est pas neutre.

 

Enfin, vous dites que sans le nucléaire nous n'atteindrons jamais un niveau de production d'énergie acceptable. Cela pourrait se discuter : Qu'est ce qu'un niveau acceptable? L'énergie solaire n'est-elle pas une source infinie? Mais je préfère vous rejoindre et en déduire la nécessaire diminution de nos besoins en énergie. En d'autres termes, aller vers la décroissance.

Au printemps, profitant des avantages du prêt à taux zéro, j'ai amélioré l'isolation de mon pavillon.et non pas pour quelque sibside. En cela, je n'ai fait que mon devoir d'ex-citoyen de la  regraitée IVème République.En effet,  je considère que depuis le mois de mai 1958, nous ne sommes plus en régime Républicain: mais revenu à l'Etat Français conçu par Philippe Pétain et restauré par les institutions de la Vème qui n'a que le nom usurpé de république.

Oyez!citoyens réveillez-vous d'une létargie de plus d'un demi siècle.

 

Mais ce n'est pas contradictoire ! Le CO2 ce n'est pas que dans le logement !

Les inégalités sociales croissantes font qu'un impot indirect uniforme tel que la taxe proposée frappe beaucoup plus durement les classes défavorisées.

 

Qui peut croire que cette taxe limitera l'achat et l'utilisation de gros 4x4 par les ménages aisés, qu'elle les poussera à eteindre la climatisation de leur voiture ? Qu'il y aura, par exemple, moins de véhicules "de loisir" (de quads ou de yachts ) ?

 

Et l'énorme gaspillage d'énergie qui consiste à déplacer
d'énormes quantités de nouriture (ou autre) par camions du nord au sud
de l'Europe et inversement ne sera pas touché : gageons que les
transporteurs obtiendront l'exonération ou la compensation pour cette
taxe. Et cela probablement pour bien d'autres secteurs professionnels.

Non ! le seul impact positif sur l'environnement sera dû aux économies de fioul de ceux qui ont deja du mal à remplir leur cuve en début d'hiver... pas très juste.

 

Pourtant je ne suis pas "anti-fiscal ". Une bonne grosse taxe sur tout vehicule consommant plus de 8l/100 m'aurait moins faché !

 

Et quand on voit  qu'on ne peut même pas imposer le bridage des voitures à 130 km/h  (ou mieux à 110 : une mesure qui serait tres efficace en terme de carbone et quasi gratuite), on sent l'arnaque...

 

Surtout avec des arguments du genre "ne vous inquietez pas : ce qu'on vous prend d'une main on vous le rendra de l'autre" ! Je suis prêt à parier avec les auteurs de l'article que cette promesse ne sera pas tenue.

 

 

Ah, le nucléaire! Super superphénix qui a si bien marché, comme marcheront si bien les EPR. Je rêve! J'ajoute Tchernobyl, une centrale très sûre, dont plusieurs tranches ont fonctionné très très bien pendant 14 ans, de 1986 à 2000 (cette info est aussi vraie que les précédentes) .Pour ce qui concerne l'état de nos centrales en France, relisez les nouvelles sur Médiapart de l'été 2008.

Et c'est curieux comme on prévoit bien l'avenir du nucléaire! Pour les autres énergies: les mêmes nous prévoient aussi l'avenir, bizarre, c'est pas le même. C'est pas la peine d'essayer, disent-ils, on y arrivera pas. Alors, on n'essaye pas. Certains n'ont rien entendu, installent photovolataïque ou éolien... et produisent pour leur foyer plus qu'ils ne consomment (tout compris). Et en sont les premiers surpris.Magie noire?

Rappel: en hiver, lorsque la France se chauffe, EDF importe une partie non négligable de son électricité, et celle-ci est d'origine thermique (gaz,pétrole, charbon...). C'est que les centrales nucléaires ne sont pas pas modulables à l'infini.

Je vous conseille vivement de lire l'étude d'UFC Que choisir (sur leur site) qui montre de façon très clair qu'il n'y a pas d'élasticité prix dans l'énergie et surtout démontre l'injustice sociale que représente la taxe carbone.

 

Il y a des jours ou il faut dire la vérité meme si elle doit choquer certain :

  • dire que les EPR sont des "centrales modernes et sures" n'est guère plus qu'une affirmation d'optimiste, puisqu'aucun n'est en exploitation,
  • compter sur la quatrième génération de centrale qui "brûleront tous leurs déchets" reste du domaine de l'incantation,
  • affirmer que "jamais l'éolien, le solaire et les biocarburants ne permettront de maintenir une production d'energie a un niveau acceptable" ne définit pas ce qu'est un niveau acceptable. Et si on contrôlait notre consommation pour que le "niveau acceptable" soit tout simplement la quantité d'énergie renouvelable mobilisable ? Et pourquoi oublier la biomasse et l'hydro-électricité ?
  • ... en outre c'est négliger les scénarios établis par exemple par Negawatt et Sortir du nucléaire
  • confier aux générations futures le soin de gérer les déchets nucléaires, pendant des centaines de milliers d'années, après que nous aurons produit de l'électricité nucléaire pendant environ un siècle n'est pas moralement acceptable

Ayant la chance d'habiter en campagne depuis fort longtemps entre Aix et marseille je me considère et agit comme un citoyen raisonnable au quotidien dans mes déplacements, mon alimentation etc. L'écologie, la mode du moment ne m'attire pas c 'est le business je préfère agir. Depuis très longtemps je consomme raisonnable. En observant notre environnement on constate la dégradation, l'aménagement du territoire, l'urbanisme les transports une fumisterie que nous allons payer très chère bien au delà de cette taxe.

Concretement, il y a 18 mois je change ma chaudière fuel pour une condensation fuel ou bio carburant une marque allemande. Figurez vous qu'en France ce carburant ne se vends pas. Je suis Cocu. On me donne pas le choix et on va me taxer parce que les allemands eux ont le choix. Je refuse, on plaidera et tout les exemples vont dans ce sens.

Polution à l'ozone  qui décidera l'arrêt de l'activité humaine pendant le pic? La grippe qui décidera l'arrêt des voyages pendant la durée de l'épidémie? Quand pourront nous emprunter les routes livrées au transports en communs aux vélos, que de changements radicaux. Bref dire la vérité et agir pour de reelles désisions qui préservent notre planète. La finance, le manque de courage des politique pour ne pas prendre des mesures fortes ce sont eux les pollueurs et malheureusement même en payant on ne peut s'en remettre.

 Changer complètement de comportement par des mesures contraignantes.

C'est un contre-sens. Ajouter de la vapeur d'eau dans l'atmosphere fait des nuages. Les nuages, de couleur blanche, on tendance a reflechir la lumiere et la chaleur du soleil, qui repart dans le cosmos. Je sais pas d'ou vous avez vu que la vapeur d'eau ajouter a l'effet de serre, mais c'est totalement faux.

 

Je pense que vous faites parti des anti-nucleraires a tout prix. En tous cas, la, vous n'etes pas credible, se planter autant sur la physique elementaire, que meme un gamin de 5 ans peut comprendre, c'est bof...

Bonjour Thomas,

Je confirme ce que dit le Père Vert Pépère. Il a raison. C'est en tout cas ce que dit la Fondation Nicolas Hulot. C'est page 5 ou 6.

Parmi les GES, certains sont émis naturellement (vapeur

d’eau, CO2…), d’autres sont fabriqués par l’homme etc...etc...

http://www.fondation-nicolas-hulot.org/sites/default/files/pdf/Livretdecouverte.pdf

Cordialement.

 

Entièrement d'accord!

Revoilà les belles paroles des politiques, sourds aux arguments  qui disent OK mais pas comme ça, qui sont aveugles dans leur bunker politique, exactement le même coup que pour le référendum sur l'Europe.

"Vous dites non c'est que vous n'avez pas compris !!!"

Donc si on n'est pas d'accord on est mauvais, stupides, cupides !!!!  Et si vous nous écoutiez un peu, juste un peu, avec l'intention de comprendre les appréhensions et la nécessité de prévoir la mise en place de mesures égalitaires, socialement justes et non détournables de leur destination.

Sarkozy et son gouvernement sont des menteurs.

Pas une des mesures nécessaires ne sera réellement prise, rien ne dérangera cette classe politique servile et aveugle et leurs mentors patronaux plus soucieux d'être riches que de sauver la planète. 

La politique ce n'est pas seulement de s'agiter sur la scène médiatique en montrant son meilleur profil. Vos propositions sont mauvaises en ce sens qu'elles tiennent peu compte de la réalité,

Elles sont sans souplesse, la progression est évoquée plutôt comme un épouvantail que comme un élargissement touchant des nouvelles économies à faire.

Non décidément malgré le ton grandiloquant je ne me convainc pas que ce soit là les solutions qu'il faillent appliquer. 

 

 

"La démagogieanti-fiscale"... ce n'est pas une formule lapidaire qui peut suffire à éluder le débat... j' y opposerai une autre formule: "le dogme de la TC" ... ou de la CCE (peu importe l' appellation )! Une taxe, d' accord, mais il faudrait AU MOI NS qu'elle atteigne ses objectif

Ceux qui m'ont précédée dans les commentaires ont expliqué les raison pour lesquelles ce impôt nouveau, tel qu'il était présenté,  était asocial et inefficace. Tout le monde est d' accord, y compris ceux qui sont aimablement qualifiés de "démagos", pour dire qu'il faut adopter un autre comportement, moins "énergivore"... mais justement, encore faut-il que cette taxe incite à changer réellement.

Si on considère une personne à faible revenu, qui doit se déplacer avec une vieille voiture d' occasion gourmande en carburant ( un chômeur victime de délocalisation par exemple ) faute de transport en commun, et qui vit dans une appartement chauffé au fuel, même avec un chèque vert, il ne pourra certainement pas "changer de comportement", cad utiliser un mode de transport moins polluant , installer une nouvelle chaudière..

Vous évoquez une nécessaire anticipation ... les démagos sont d' accord... et c' est le cas pour cette taxe; il faudrait attendre, pour la mettre en place que des transports en commun existent partout, et aider les personnes à faibles ressources pour qu'elles installent , quand c' est nécessaire, de nouveau systèmes de chauffage, de l' isolation ...seulement nous avons pris du retard

Vous considérez que pour être efficace, cette taxe doit remplir 3 conditions "que le gouvernement ne semble pas disposé à mettre en oeuvre" ...

Heureusement que quelqu'un a lancé le débat, car  cette loi aurait été débattue tardivement, entre parlementaires et sénateurs ... et on sait bien qu'à ce jeu le gouvernement, graâce à sa majorité "mouton de panurge", fait passer toutes ses lois .

Les Verts semblent naîfs en ce qui concerne le gouvernement qui a comme objectif de demnader un nouvel impôt aux françoais pour renflouer les caisses de l' état!

Nouvelle trouvaille de Fillon, on augmenterait le fuel et l' essence, mais on allègerait les impôts ... alors que les plus faibles revenus ne sont pas impôsables !.....  

Cela, et le forfait ( je dirais la forfaiture ) hospitalier pour les journées d' hospitalisation ... le gouvernement a vraiment un besoin urgent d' imposer les "petites gens", il lui faut des sous, les caisses sont moins vides que vides !.

Pendant ce temps les frais de l' Elysée ont explosé, quand le Président se déplace, et c' est souvent , c' est  à grand renfort de transports polluants ; alors qu'il s' est augmenté dès le début de son mandat ...  .

Nicolas Hulot est un journaliste qui a fait de l'écologie son fond de commerce depuis 20 ans, Les écolos posent de bonnes questions, mais, comme Lepen, donnent de mauvaises réponses. Traités, les opposants à leur mauvaises solutions, de démagos, c'est refuser tout dialogue démocratique. Et Cécile Duflot déclarant à la Rochelle, "demain ce sont les prolos qui paieront la facture la plus lourde" c'est pas de la démagogie. Qui paie la facture de la politique ultra-libérale des 30 dernières années, chômage, précarisation, temps partiel, privatisations et démantèlement des services publics, de la protection sociale, de l'Éducation nationale, de nos université, de nos hôpitaux, du droit du travail, toujours plus d'inégalités avec le bouclier fiscal, le sauvetage des banquiers 400 milliards, le plan de relance 26 milliard et vouloir nous mettre dans l'engrenage d'un impôt indirect injuste et inefficace en matière d'économie d'énergie ou d'énergie renouvelable, en faisant payer chaque année plus cher les victimes d'une politique où la grande distribution, les banques, les pétroliers, la mondialisation, etc. nous imposent un mode de vie énergivore. Un petit exemple, Total 13 milliards d'€ de bénéfice en 2008, a fermé, en 2008, une station service à Clamecy distribuant du GPL, le carburant le moins polluant, en refusant de financer les travaux de mise en conformité, pas rentable. La grande distribution Auchan, Leclerc qui ont le monopole de vente des carburants refuse l'installation d'une pompe de GPL, pas rentable... Pour faire le plein, il faut aller à Auxerre ou Nevers 120 km aller et retour. Il ne faut pas confondre pollueur-payeur, une sanction pour la pollution par exemple Total avec son Erika après un procès long et coûteux et sanctionner par l'impôt les consommateurs qui n'ont pas le choix, ni les moyens de faire autrement. Ce ne sont pas les derniers tarifs de l'électricité, hausse pour les petits consommateur et baisse pour les gros consommateur, qui va vers les économies d'énergie. Et les débauches des villes lumières. L'écologie est devenu un marché juteux, des prix avec des marges considérables pour les équipementier et les installateurs, des subventions et crédit d'impôts pour ceux qui ont les moyens et la possibilité de se payer l'isolation ou modification de leur installation de chauffage, de changer de voitures avec des allègements fiscaux ou de lieu d'habitation. Mais en zone rurale, 2 heures de travail partiel au SMIC pour une aide à domicile, c'est 40 Km de déplacements en voiture. ce sont des emplois, sans transport en commun, 120 km par jour... pour aller travailler. C'est la grande distribution qui impose à son personnel des temps partiels avec,dans la même journée,des amplitudes de travail qui obligent à 2 allers et retours 80km... Les écolos qui veulent nous donner des leçons en nous culpabilisant se trompe de cible. C'est Sarkozy et sa politique au profit des plus riches qui est coûteuse en énergie dans la producion, la distribution, les transports,etc...

 

Comment peut on dire que la taxe sera redistribuée à l'euro près au contribuable. Sur quels modèles se base t on?

Deuxième observation, beaucoup plus dramatique: la Terre est en danger, pas seulement de notre fait, mais il est vrai que nous devons changer nos modes de consommation. Il faut donc passer par du rationnement des consommations des élites, qui, au moins, ne pourront plus faire miroiter aux classes populaires, la super vie: quartiers chics, jets privés, résidences secondaires dans les îles, etc... Il faut donc, je le crois profondément, taxer très rapidement, toute l'industrie du luxe, des voyages, et des consommations superflues déjà citées.

J'ai vu ça sur le site du CNRS, cher Thomas-Goirand, une vague association d'obscurantistes anti-nucléaires, j'imagine.Sourire

Entièrement d'accord! J'ajoute que le soin de gérer les déchets nucléaires par les générations futures, est une "nouveauté" du 20° siècle.  Jamais cela n'a jamais été fait dans le passé. Il est vrai que le 20° siècle n'est pas avare d'innovations dans le domaine du comportement humain...

Les arguments et les exemples sont excellents !

Cela me conforte dans mon opinion qui est que les écolos bon teint sont encore loins de la construction d'une véritable écologie politique qui fasse de la question sociale un axe transversal à toutes leurs propositions. Mais le plus grave, c'est que les partis de gauche et entre autre le PS ne parviennent pas plus à se saisir de ce nouveau paradigme pour proposer un nouveau modèle de développement ; comme si ils avaient peur que les écolos les accusent de piller leurs idées !

Alors, ils restent comme englués, même si ils font quelques propositions ou quelques analyses pertinentes mais à la marge, dans le vieux modèle productiviste. Ils ne se montrent pas capables de développer un vaste projet écolo-économico-social radicalement différent du passé, capable d'emporter une large adhésion et entre autre celle des plus démunis sur qui l'avenir pèse le plus. Projet global qui pourrait montrer que "c'est Sarkozy et sa politique au profit des plus riches qui est coûteuse en énergie dans la producion, la distribution, les transports,etc..."

 

OK avec Christianpuech : comment savoir si cette taxe sera bien redistribuée ; on en a tellement connu des taxes déguisées soit pour aider le 4ême âge, soit pour toute autre bonne cause à défendre, et à l'arrivée : RIEN.

Bien sûr le réchauffement de la planète va provoquer d'énormes changements et il faut prévoir, mais avec tous les dirigeants mondiaux et en tenant informé toute la population, mais je rêve certainement...

Mesdames et Messieurs les invités de "Mediapart", 

Mitterrand aussi est solidaire. De l'UMP. Quant à sa responsabilité, elle est indéniable.