Primaires à gauche : lever les ambiguïtés

Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès, initiateurs de l’appel « Gauche 2012 », expliquent pourquoi l'idée de primaires ouvertes n'est pas, à leur sens, une urgence: «Ce dont la France a besoin, ce n’est pas seulement d’une alternance, mais aussi d’une politique alternative.» C'est de ce projet que naîtra, selon eux, la mobilisation de la gauche qui mènera jusqu'à la victoire.



La « pétition des 100 » du club Terra Nova commence bien, avec cette interpellation: « Nous appelons à une primaire populaire ouverte aux citoyens de gauche… ».

 

Mais, très vite, le malaise s’installe. Dans la liste hétéroclite des signataires, on trouve, entre autres, Jean Peyrelevade, vice-président du Modem, les principaux soutiens socialistes à la ligne d’alliance du PS avec le centre…..mais aussi des responsables socialistes, qui faisaient pourtant partie des deux tiers de militants du congrès de Reims opposés à cette alliance ! Si de nouvelles formes de démocratie doivent être inventées, elles ne sauraient se substituer à des délibérations collectives organisées. Chacun se souvient que ce débat est d’une importance capitale dans l’histoire de la gauche française. On sait par exemple ce qu’il en est advenu de l’idée que la « démocratie à la base » devait se substituer à la « démocratie bourgeoise »!

 

Alors, soyons clairs, ce débat sur les primaires ne doit pas être l’occasion de faire passer par la « petite porte » un accord politique avec le Modem -nouvelle mouture de la vieille lune de la « troisième voie »-, qui se révèlerait doublement inefficace :

  • en empêchant l’unité de toute la gauche, ou au moins de toute la gauche prête à gouverner ;
  • en réduisant les ambitions à quelques références, à des valeurs « communes » qualifiées de « progressistes » et dont on ne sait qui les définirait.

 

Le malaise s’accroît, lorsque l’on essaie de comprendre ce qui est proposé. S’agit-il de désigner le candidat du PS ou un candidat du « centre gauche » ou un candidat du rassemblement de la gauche et des écologistes ? Tout au long du texte et des déclarations qui l’accompagnent, la confusion est entretenue et, comme on n’aperçoit nulle part de volonté d’associer l’ensemble des forces politiques à une démarche commune, large et globale, on en déduit qu’il s’agit de désigner le candidat socialiste. Les partenaires du PS, invités à se rallier et placés en position subalterne, ne pourront que refuser cette démarche méprisante. Au passage, cela arrangerait bien les tenants de l’alliance au centre…… et, sans doute, Nicolas Sarkozy!

 

Le chemin vers une candidature unique de la gauche et des écologistes, qui est la seule stratégie susceptible de permettre la victoire de la gauche en 2012, passe par la définition d’un cadre commun, qui ne saurait se limiter à l’organisation de primaires. Il faut un accord global pour une majorité alternative (et pas seulement un président), sur la base d’un projet, puis d’un programme. C’est cela l’urgence. Toute prise de position préalable du PS qui ne chercherait pas à être partagée et établie en commun avec ses partenaires serait une grave erreur et conduirait à l’échec.

 

Pour sortir de l’ambigüité, il faut dire clairement:

  1. que les primaires ont vocation à désigner un candidat unique de la gauche et des écologistes ;
  2. qu’elles doivent être préparées dans un cadre unitaire, à l’issue d’une démarche globale, qui aura permis de jeter les bases, en commun, d’un accord de gouvernement et d’un programme.

 

Notons que la préparation du programme doit faire appel à un processus aussi participatif que le choix du candidat, sauf à définitivement basculer dans le présidentialisme, en confortant la logique dévastatrice de la Ve République. Comment comprendre à cet égard que les promoteurs d’une 6VIe République parlementaire semblent faire de la désignation du président l’alpha et l’oméga du renouveau de la gauche ?

 

Prenons garde, à travers ce choix de ne pas accélérer une évolution « à l’américaine » de nos institutions. Outre le fait que les traditions politiques américaines sont très éloignées de notre culture politique, elles ne sont pas cohérentes avec les idéaux de la gauche, qui privilégient le collectif et ne croient pas en l’homme providentiel ! Partir tête baissée dans cette direction, c’est faire la même erreur qu’au moment de la décision de passer au quinquennat et d’inverser le calendrier électoral, décision alors plébiscitée dans les sondages, mais peu soutenue dans les urnes et dont on voit aujourd’hui les nocives dérives !

 

Les signataires de la pétition ont bien senti que l’on ne saurait éluder le fond, puisqu’ils indiquent : « Le périmètre de la primaire ne pourra être arrêté qu’à l’issue d’un travail préalable sur le fond, permettant d’élaborer des fondamentaux idéologiques communs. Mais le principe doit être arrêté dés maintenant, sereinement et non dans l’urgence pré- électorale ».

 

Cette idée – la recherche de « fondamentaux idéologiques communs » — ne nous semble pas bonne. En effet, elle risque de conduire à se limiter à des formules creuses sur les valeurs, sorte de « fourre tout », que certains, même à droite, pourraient accepter ! Ou alors, il s’agira de tenter d’unir largement toute la palette idéologique de la gauche derrière une forme de pensée unique. Mission quasiment impossible, compte tenu de la diversité des courants culturels qui s’expriment dans la gauche française (communiste, écologiste, social-démocrate, altermondialiste, libertaire, chrétien de gauche, républicains sociaux, …), peu enclins à noyer leur identité idéologique dans un discours minimal, qui risque, de plus, de ne pas être clivant avec la droite.

 

En revanche, ils peuvent s’unir autour d’objectifs de transformation sociale concrets et actuels, fondés sur des valeurs communes. C’est à ce travail que doivent être conviées une large part des forces vives de la gauche et de l’écologie, tant dans le monde associatif, les ONG, les clubs, les syndicats, parce qu’ils s’intéressent d’abord aux propositions et aux changements effectifs qui doivent être engagés, avant de se préoccuper de la personnalité qui l’incarnera.

 

C’est avec cette, préoccupation que nous avons proposé de constituer un Nouveau Front populaire qui associe, à la démarche de définition d’un programme et de désignation du candidat, non seulement les partis mais aussi les nombreux citoyens engagés dans différentes organisations militantes et de réflexion et qui ne se reconnaissent plus dans le paysage partisan actuel. Ils ne conçoivent pas la politique comme un « zapping électoral » et veulent être acteurs de choix politiques précis ; pour eux, le projet de la gauche doit se construire « tous ensemble ».

 

L’appel que nous avons lancé en ce sens il y a 6 mois (« Gauche 2012 : le logiciel de la victoire » www.gauche2012.org) et qui a rassemblé 900 signatures de militants, d’élus et de responsables issus des diverses sensibilités de la gauche, nous semble toujours pertinent. Il propose un calendrier comportant 6 phases:

    • 1re phase (été 2009). Décision de mettre en place un Comité de préparation des « Etats généraux de la gauche ».
    • 2e phase (2e semestre 2009). Travaux du Comité de préparation :
      • fixation des objectifs des Etats Généraux, du mode de débat, de la date et du fonctionnement des Etats généraux.
      • rédaction de textes introductifs et choix des enjeux prioritaires à débattre.
    • 3e phase (décembre 2009 - janvier 2010). Préparation des Etats généraux nationaux par des rencontres décentralisées
    • 4e phase (juin 2010, après les élections régionales). Etats Généraux : vote du projet en vue de la préparation d’un accord de gouvernement, détermination du mode de fonctionnement des primaires (auxquelles participeront les militants et adhérents de toutes les organisations ayant accepté le projet).
    • 5e phase (2e semestre 2010). Mise en place d’un comité unitaire de préparation des primaires et arrêtant les grandes lignes d’un programme ; établissement de la liste des votants ; Campagne des candidats se présentant aux primaires.
    • 6e phase (début 2011). Primaires.

Ce dont la France a besoin, ce n’est pas seulement d’une alternance, mais aussi d’une politique alternative à la logique dominante. Sans l’unité de toute la gauche, pas de victoire possible ; sans « rupture », pas de mobilisation du peuple de gauche, des employés, du monde du travail, qui risquent fort de bouder ces primaires ». C’est par une nouvelle dynamique unitaire que deviendra possible la reconquête des couches populaires. Cette tâche est certainement plus prioritaire que la méthode de désignation du candidat, pour rénover la gauche et assurer sa victoire en 2012.

Sans doute je dois manquer de finesse dans mon analyse politique mais je ne comprends toujours pas pourquoi accepter l'idée de proposer au plus grand nombre de participer à la désignation du candidat de la gauche empêcherai de s'atteler aux programmes.

Une primaire nécessitera de toutes façons un débat idéologique, la mise au jour d'idées programatiques, des propositions concrètes, tout cela pourrait très bien se marrier avec le calendrier proposé par "Gauche 2012".

C'est étonnant comme souvent les choses les plus simples deviennent compliqués pour certains.

Et puis je vois là, encore un contre calendrier Solférinesque alors que l'on m'avait dis à Reims que nous avions réglé l'essentiel puisque 70% du PS était sur la même ligne politique.

On en reviendrait donc à ce que je pensais en Novembre, 70% du "PS" c'était mis d'accord juste pour faire barrage à une seule socialiste et aujourd'hui rien n'est réglé?

Dites moi pas que c'est pas vrais!

1re phase (été 2009). Décision de mettre en place un Comité de préparation des « Etats généraux de la gauche ».

Passe le temps... et cette première phase n'a pas eu lieu et la politique alternative semble mort-née.

Pour ma part et tant par nature que par destination, Marie-Noelle Lienmann et Paul Quilès ont fondamentalement raison dans de bien nombreux domaines, celui-ci compris.

Tout le reste, proposé par la jeune meute de quadras arrivistes n'est que du folklore de campagne électorale, à la mode "Show-Bisnessique Américaine", donc à oublier au plus vite, à moins bien entendu d'être capable de vendre son âme au diable (comme Valls par exemple, qui parle ouvertement de "charters" de blancos bien white à réintégrer rapidement à sa commune d'Evry, évoquant ainsi les gens comme de simples rats de laboratoire)

@ +O-NE

 

C'est étonnant comme souvent les choses les plus simples deviennent compliqués pour certains.

les choses les plus simples rendent aveugles ceux qui ne veulent pas les voir. Ils ne veulent pas voir que choisir des alliances détermine une orientation politique qui elle-même est une continuation ou une alternance.

Qu'est ce que les écologistes peuvent bien avoir à faire de cette proposition ? Le Front Populaire n'est pas dans leur culture ! C'est n'importe quoi.

sauf à définitivement basculer
dans le présidentialisme

Il serait grand temps de basculer dans le réél !

Par ailleurs, entièrement d'accord avec jmpadovani, ci-dessus.

 la jeune meute de quadras arrivistes

est devenue quinta... pour ce que j'en dis !

Les jeunes quadras du PS font leur "Mai 68" à eux, c'est extraordinaire, ne pensant qu'à leur carrière politique individuelle avant tout autre chose, ils bouleversent tout et font plein de moulinets avec leurs petits bras..

En tête de file ce week-end le tout sémillant et non moins tonitruant Arnaud Montebourg dans le rôle de l'ultimatum définitif, claironnant à tue tête à Frangy que "s'il n'y avait pas de "primaires" il retournerait alors planter ses choux" (sic), il a même réussi à convaincre le petit Hamon, de passage pour la circonstance à cette grande kermesse de la poularde de Bresse de la justesse de sa cause en lui refilant un verre de glou-glou du coin, afin d'opportunément récupérer le micro des journalistes qui étaient tendus au petit Benoît.

Trop fort cet Arnaud, c'est lui le jeune homme du "22 mars 68" version quadras rebelles du PS 2009.

Je sens que cette nouvelle "mini-révolution en carton" va très mal se terminer moi.

Mettre les hommes avant les idées, c'est pas bien soce tout ça dans l'esprit.

@ +O-NE

Le Front Populaire n'est pas dans leur culture !

Pour les écolos et pour nous tous :

"La mémoire collective des Français conserve présentes les images du Front populaire : grèves, occupations d'usines,, manifestations, accords de Matignon, semaine de 40 heures, congés payés, etc.

C'est une France provinciale et rurale qui semble se réveiller d'un long sommeil tranquille et découvre avec stupeur les nouvelles contraintes de ce temps de crise ... Les partis politiques et les syndicats vivent des clivages, des scissions ou des recentrages...

Le Front populaire est l'instant privilégié de ces changements : signe de santé sociale, élan d'optimisme, volonté d'un mieux-être"

Jacques Kergoat, La France du Front populaire, La Découverte

PS- Jacques Kergoat (1939-1999), sociologue, historien du socialisme a milité au Parti Socialiste Unifié avant de rejoindre la Ligue Communiste Révolutionnaire dont il était devenu l'un des dirigeants. Fondateur de la Fondation Copernic, il a publié aux éditions La Découverte  une Histoire du Parti socialiste (collection "Repères", 1997) et codirigé l'ouvrage Le Monde du travail (1998).

Le Front Populaire appartient à l'Histoire, et à notre patrimoine culturel commun; il n'est pas dans la culture de la praxis des écologistes, lesquels ont une culture du pragamatisme, essentiellement basé sur la culture associative.

Je suis d'accord pour dire que les idées doivent prévaloir sur les hommes.

 

Ceci dit, je pense que la question du leadership doit effectivement passer avant le vote d'un projet. En effet, un projet, une fois voté devient le cadre idéologique et programmatif du parti. Et alors, comment un leader qui émergerait après l'élaboration du projet pourrait il se l'approprier pour le défendre efficacement ?

 

Je pense que le débat sur le fond doit avoir lieu dans un premier temps, afin de mettre en avant de nouvelles idées et de nouvelles visions.

Mais seul un leader incontesté peut au final permettre de trancher et parvenir à un consensus entre les différents courants. Forcer un leader a accepter un concensus revient à le priver de toute légitimité (en gros : tais toi et fait ce qu'on te dit) ! Il ne sera jamais crédible dans la défense de ce projet.

 

"L'appel gauche 2012" de Paul Quilès et Marie Noëlle Linemann n'a pas bénéficié, depuis 6 mois, de la médiatisation dont bénéficie la pétition toniturante de Terra Nova pour une primaire ouverte dans la plus totale ambiguité. Il s'agit bien d'un choix, entre deux méthodes, deux projets. Le Front Populaire, à partir de 1934, est un grand rassemblement anti--fasciste avec un programme, une stratégie etc, victorieuses aux élections dès 1936 avec Léon Blum comme Président du Conseil. Le Programe commun et l'Union de la gauche à partir de 1972, c'est un programme et une stratégie qui sera victorieuse avec l'élection de F. Mitterand à la Présidence de la république en 1981. La désignation d'un candidat (unique ou pas) constitue une primaire. Le débat porte donc sur l'orientation, le contenu, le rassemblement qui proposera aux français(e)s un candidat aux présidentielles 2012, mais aussi aux Régionales de 2010. L'anarcho-libéral Cohn Bendit a déjà décidé de sa stratégie, l'autonomie" qu'il cherche à imposer aux verts avec une alliance avec le Modem. Son idéal, c'est la magouille à la mode de l'Assemblée de l'Union Européenne, surtout pas de majorité, des majorités changeantes au jour le jour, dans le cadre d'une Europe Ultra-libérale. En fait la pensée unique du Tout Marché , tout est à vendre, même son âme... Non merci, Il faudra bien tirer la conclusion de l'échec magistrale  de Ségolène Royale en 2007.  Elle demande  l'investiture du PS dans une primaire,  où avec l'aide des médias et des sondages à la solde du gang du fouquet's, elle obtient l'Investiture. du Ps, pour aussitôt prendre ses distances avec le PS. La Féministe rebelle à ses origines veut  faire la démonstration  qu'elle peut gagner sans le PS et lui reproche ensuite de ne l'avoir pas soutenu. Elle n'en fait qu'à sa tête, en se référant à la démocratie participative (opposée à celle du PS) et entre les 2 tours, au lieu de se lancer dans la bataille, elle court arpès le soutien de Bayrou à qui elle promet le poste de Premier Ministre. Mais ce dernier à sa propre stratégie personnelle et il la laisse poireauter en bas de son domicile, c'est ridicule... Nous sommes à un Tournant, les prétendus quadras- quinquas considère que leur heure est venue, et qu'il faut tourner la page du PS, du Socialisme, de la gauche et nous propose de tomber dans le piège de la présidentialisation: la désignation d'un candidat qui comme Ségolène, considère q'une fois désigné à la candidature, il a carte blanche. Avec 47% au 2ème tour, Ségolène crie "victoire" alors que Sarkozy triomphe et elle revendique le leadercheap pour le PS avant l'élection présidentielle de 2012. Rassembler et construire une dynamique sur un projet à gauche, c'est l'espoir et le rêve de toute les victimes du capitalisme financiarisé qui nous impose la dictature des marchés ultra-libéralaux avec une pseudo-concurrence délibérément faussée, et ses  inégalités croissantes, le pillage systématique des biens et fonds publics...  Des aventure personnelles, avec des primaires dans la confusion manipulée par les médias de Sarkozy, Non merci...

 

 

Complot, tout n'est que complot, tout s'explique!

Comme j'ai quelques minutes devant moi et que j'adore ce genre de commentaire j'en profites pour aider ceux qui ne suivent pas à la loupe les aventures extraordinaires du PS.

Permettez que je vous propose un lèger retour en arrière grâce à la fiche wikipédia du congrès du Mans http://fr.wikipedia.org/wiki/Congr%C3%A8s_du_Mans

C'était en Novembre 2005, les malfaisants étaient déjà à l'oeuvre mais Hollande, comme d'habitude a acheté sa tranquilité dans les couloirs d'un l'Hôtel du Mans en échangeant des doses de Fabius contre des doses de DSK pour arriver au grand n'importe quoi qui a été imposé à la candidate surprise Ségolène qui de toutes façons ne pouvait pas en quelques mois construire quelque chose de crédible.

Au fait, amusez vous à imaginer un DSK désigné et obligé de reprendre le même programme à son compte, une élection imperdable?

Ce que fait L.Devignes dans son commentaire n'est rien d'autres que de la plus pure propagande pour ses idées mais n'a pas grand chose à voir avec la réalité qui, si vous avez lu la fiche wikipédia du congrès du Mans vous sera apparut bien plus compliquée que ce qu'il raconte.

Mais la propagande, c'est vrais, ne s'accorde pas bien avec la réalité c'est pourquoi, la pluspart du temps elle est réinventée dans nombres de commentaires.

Pour les connaisseurs de l'histoire de ce parti ou pour ceux qui le suivent régulièrement il n'y a pas trop de problème pour s'y retrouver mais pour les autres, lecteurs occasionnels de nos aventures c'est pas très sympa de vous fournir en fables diverses et variées.

 

 

jean marie, ces gens là passent leur vies dans des courants et ça fait 30 que ça dure. Les plus jeunes sont biberonnés au lait des courants dès leur adhésion, chacun croit que son courant est le nec plus ultra; comment peuvent-ils comprendre, accepter, une Ségolène, qui n'a jamais voulu entrer dans cette spirale infernale ?

 

 

 

900 signatures ! Vous avez bien lu 900 signatures ! Voilà vraiment un résultat impressionnant qui prouve à quel point le projet proposé déclenche un enthousiasme irrésistible...

Et le Front populaire, quelle idée neuve, parfaitement adaptée à notre temps et à notre société !

Vite, que Mme Lienemann et M. Quillès continuent à nous éblouir de leur inépuisables imagination, sens de la nouveauté  et originalité...

Les primaires à gauche constituent un sombre piège :

  • l'UMP en fera son miel.
  • elles déboucheront sur un programme de droite mené par un(e) arriviste dont l'unique but sera de remplacer Ubu par son double.
  • la personnalisation excessive, les pom-pom girls et autres "supporters" effaceront les militants car il ne s'agit plus de convaincre à gauche mais de battre le tambour plus fort que les autres
  • finalement, pas besoin de programme, qui n'engage que ceux qui y croit, l'ordre juste médiatique régnera

Au PS, les crocodiles auront remplacé les éléphants. On appellera ça la modernité. Sarkozy sera réélu.  Manuel Valls fera son entrée au gouvernement. Et les Français n'auront pas fini de souffrir.

 

Et l'alliance au centre, c'est d'un neuf. Vous devez être trop jeune pour avoir connu la SFIO ou trop peu au fait de ce qui se passe en Italie, par exemple. La gauche y est laminée, pour longtemps. Et Berlusconi s'amuse.

Tiens, encore un avis de cartomancienne, décidément ç'est le truc à la mode chez certains commentateurs.

Les auteurs de l'article s'étonnent de ce que des promoteurs d'une Sixième république parlementaire en viennent à considérer le choix du présidentiable comme étant l'alpha et l'omega de la politique. Moi de même. Il est vrai que si l'on s'arrêtait à des considérations de logique, de cohérence, voire de dignité politique, ce serait nouveau.

Pour le reste la démocratie sondagière va balayer leurs propositions. Et le grand cirque des Primaires, qui n'intéressera que les électeurs socialistes de Premier tour et les bookmakers, va se mettre en place; c'est inévitable comme l'a dit Fabius.  

Je crois que ces promoteurs ont compris quelque chose d'assez simple, pour changer de république il faut d'abord conquérir l'actuelle et la cinquième on ne l'attrape pas qu'avec un programme, il faut quelqu'un pour l'incarner.

 

je rejoins M Padovani : l'exemple de Miterrand le prouve ; il a d'abord constitué un leadership puis créé une base programmatique de rassemblement : ajoutons, ironiquement, qu'il a gagné une fois que le "programme commun" était mort par la faute de ses partenaires ! Le projet Lindemann est de la SFI0 de congrès car ceux qui cornent contre l'alliance centriste oublie que la SFIO n'est pas mue par l'alliance au centre mais par des congrés escomptés à gauche toute et une pratique d'alliances post-électorales au centre , donc un double langage qui est en fait celui d'une partie de la direction actuelle .

Certes guitard, certes, mais pour faire dès 1983 la plus puissante politique de droite d'affaires que la France n'ait jamais connu auparavant (même Giscard en pâlissait d'envie et de rage face aux outrances économico-financières de l'ère Fabiusienne, qu'il aurait pû lui-même mener).

Faut savoir ce que l'on veut dans la vie, de la solidarité ou bien du sacrifice.

Moi, j'ai choisi et je changerai pas de sitôt.

@ +NEO-