A nos amis socialistes qui parlent de primaires sans savoir de quoi ils parlent

Pour Jacques Claude, ancien membre des cabinets d'André Chandernagor, Ségolène Royal, Jean-Jack Queyranne et Alain Richard, et Fred Abram-Profeta, ancien secrétaire de la section PS de Boulogne-Billancourt, les primaires ouvertes existent déjà: il s'agit du premier tour de l'élection présidentielle. Il suffirait de renforcer constitutionnellement la logique bipartisane pour les rendre pleinement opérationnelles.

 

Pour faire des primaires, il ne suffit pas de sauter sur sa chaise comme un cabri et crier « primaires, primaires, primaires » ! Il faut laisser au vestiaire les postures, les invectives et les menaces, faire cesser les divisions stériles, réfléchir un peu et travailler au programme. En incluant notamment le question des primaires. 

Nous ne sommes ni aux États-Unis, ni en Italie.  

Les primaires américaines appartiennent à l'histoire des Etats-Unis. Encore le modèle américain n'est-il pas parfait, en raison de sa diversité  de régimes locaux et en raison du système des grands électeurs qui a permis à G.W. Bush d'être élu à la minorité absolue des citoyens. 

Des primaires à l'italienne auraient peut-être inversé le dernier résultat aux États-Unis. De plus, le système est loin d'avoir conduit à  des succès, autre que d'estime. Il s'agit plus d'un avatar de la « combinazione » que d'un système miraculeux. Même si cela peut ressembler à une sorte de progrès. 

En France, nous n'appliquons ni le régime présidentiel, ni le régime d'assemblées. Il ne faut pas se tromper de contexte, ou alors, il faut le dire ! 

Nous avons essayé l'adhésion à 20 euros, sans que le succès ait été au rendez vous de leur initiateur, qui, ensuite, a voté la réforme incomplète voulue par le président Sarkozy. On nous propose maintenant le suffrage censitaire à 2 euros. Ambition, ou régression ? 

Certes, la Ve république fait débat : si elle permet à l'exécutif de s'appuyer durablement sur une majorité parlementaire stable, elle ne répond plus à certaines exigences liées, soit à son propre fonctionnement, soit à l'évolution générale du pays. 

Certes, les modes de désignation des candidats se sont révélés critiquables , mais, du moins, étaient-il légitimes. En revanche, les primaires à l'italienne qui nous sont proposées, et qui se situent dans un contexte de structuration de l'offre politique et de nature du mandat différents n'auraient permis d'éviter ni le problème de 2002, ni celui de 2007.  Surtout, il n'interdirait en aucune façon, dans le futur, aux partis marginaux, au Front national ou au Modem de présenter leurs propres candidats, et ne garantirait en aucune façon le respect, le cas échéant, de leurs engagements par les alliés de l'ex gauche plurielle. 

La constitution et les lois électorales actuelles organisent les pouvoirs de façon à ce que soit proposé aux électeurs un choix binaire (deux candidats au second tour de la présidentielle ; règles d'élimination des marginaux dans les seconds tours des autres élections ; mécanismes inspirés du parlementarisme rationalisé afin de délimiter clairement majorité et opposition). Toutefois, la constitution, tout en confirmant le rôle des partis, ne va pas au bout de la logique bipartisane que confirme pourtant depuis 1914 la tradition politique française, qui laisse fluctuer de façon constante une droite et une gauche proches de l'équilibre à chaque scrutin national.  

L'élection majeure, en France, concerne le président de la république, qui se fait à deux tours. Le premier permet de choisir son camp et le second, d'éliminer, le cas échéant, la peste ou le choléra. La France en a fait l'amère expérience en 1969 et surtout en 2002. Renforcer le clivage entre la droite et la gauche permettrait d'atténuer des risques aussi différents que celui de la fragilisation des coalitions majoritaires par leurs propres minorités (ce que n'évite pas le système italien) ou que celui de l'absence d'alternance, qui nous guette. 

L'instauration de primaires au suffrage universel rétablirait la logique initiale du système : il faudrait dissocier le premier tour du second pour transformer le premier en véritables primaires, sans autrement modifier le second tour de l'élection au suffrage universel. 

Ainsi, le premier tour serait transformé en véritables primaires : les candidats s'inscriraient, soit au titre de la droite, soit au titre de la gauche à un scrutin au suffrage universel à un tour ayant pour objet de désigner les deux candidats restant en lice pour l'élection proprement dite.  

Rendre constitutionnelle cette nouvelle règle rendrait impossible le parasitage des « primaires à l'italienne », que l'on nous propose, par des électeurs pouvant parfaitement venir de l'autre bord pour imposer le pire des candidats.  

Le second tour, sans changement, et qui deviendrait un tour unique, institutionnaliserait ainsi le choix entre un candidat de droite et un candidat de gauche. 

La difficulté  de faire admettre l'inscription dans la constitution des notions de droite et de gauche, bien que consacrées par notre tradition, ne résulterait que de l'opposition de ceux qui prétendent ne se reconnaître ni dans l'une ni dans l'autre. Marginales, ces oppositions ne suffiraient pas à faire obstacle à une telle réforme car les électeurs et les grands partis y trouveraient un avantage : maintenant lors des primaires l'offre politique dans sa totalité, le choix serait laissé aux électeurs, dans chaque camp, entre les partis ou les personnes ; l'élection proprement dite départagerait des candidats clairement identifiés. 

Le fait que, de surcroît, depuis l'apparition de Nicolas Sarkozy sur le devant de la scène, la droite s'affirme sans complexe comme étant de droite, lève l'hypothèque du confusionnisme ambiant qui précédait. 

Il est évident que, faute d'avoir imaginé un tel dispositif avant la dernière réforme constitutionnelle et de l'avoir négocié à temps, ce qui aurait rendu l'ensemble du « paquet constitutionnel » unanimement acceptable, ce système n'est aujourd'hui pas réalisable. Encore faudrait-il en débattre dès aujourd'hui et l'inscrire dans le programme de la gauche, puis de gagner les élections et  de le mettre en œuvre dans la foulée.  

A cette condition préalable, peu importe le mécanisme à mettre en place maintenant pour désigner le candidat unique de la gauche (que fut plusieurs fois François Mitterrand et que fut Lionel Jospin au second tour des élections de 1995, sans aucune sorte de primaire), pourvu qu'il soit bon. L'essentiel est de gagner donc, de bâtir un programme sur des valeurs solides, incluant cette réforme de fond, seule démarche permettant de gagner la confiance de nos concitoyens davantage que d'entretenir leur insatisfaction. 

Or, pour y parvenir, il faut mettre fin aux débats délétères, y compris sur la question des primaires, et faire bloc derrière la première secrétaire du Parti socialiste, et ne pas fragiliser davantage sa légitimité de chef de l'opposition. 

Le problème de ce pays n'est celui de savoir comment parfaire une élection présidentielle, qui débouche, depuis l'instauration de la Vième République à une paralysie de la vie démocratique dans ce pays. 

L'hyperprésidence actuelle en est une parfaite illustration. Nous devrions sérieusement nous poser la question de savoir pourquoi en sommes nous encore à croire en l'homme - ou femme - providentiel (le), alors que le vrai problème de ce pays et de savoir comment se débarrasser au plus vite de cette Vième République qui n'est ni vraiment présidentielle, ni vraiment parlementaire et qui entraîne des dérives démocratiques comme nous en vivons en ce moment, avec un pays de 60 millions d'habitants accrochés aux lèvres d'un agité hyperactif qui veut, à lui seul, avoir réponse à tout. C'est pathétique.  

Notre peur d'un vrai régime parlementaire, qui date certainement des échecs et des magouilles de la IVième, n'exprimerait-il pas quelque part notre incapacité à être vraiment démocrate, vraiment transparent comme le sont les citoyens des pays du nord? 

Sommes nous toujours encore, parce que latin, attirés par les hommes forts, les régimes forts pour ne pas dire les dictatures?

L'argument des tenants de la cinquième, n'est-il pas celui de la stabilité politique apporté par cette constitution? Oui, mais à quel prix. 

Alors, amis du parti socialiste, posez vous les vrais problèmes de la société France et arrêtez de vous engluer dans un système dans lequel ne sortent fort que les gens de droite, car prôner des primaires, se focaliser sur les présidentielles est un comportement incontestablement de droite. Un homme de gauche est forcément quelqu'un qui se méfie du pouvoir personnel, et notre système débouche invariablement sur un pouvoir personnel. Ne serait-il pas plus judicieux de cristalliser l'opposition autour d'une véritable renaissance politique avec comme cheval de bataille une VIième République vraiment démocratique et vraiment transparente, car elle seule pourra sortir la société France de l'impasse paralysante dans laquelle elle se trouve. 

Enfin un peu de sens dans ce débat mortifère sur les primaires. En effet, ce qui marche, plus ou moins bien, aux Etats-Unis n'a que peu de sens en France, et le particularisme français des élections à deux tours pourrait, avec quelques modifications, les remplacer avantageusement. Il n'est d'ailleurs peut-être pas nécessaire d'arriver à une reconnaissance des notions de droite et de gauche par la constitution, qui se révèlerait en effet ardu (imagine-t-on le Modem se dire de gauche?), les notions de partis au pouvoir et d'opposition étant plus facilement maniables et définissables. Cela permettrait d'une part de mettre en avant la notion de bilan: les partis au pouvoir ne peuvent pas soudainement se réclamer de la rupture, et ils doivent avant tout assumer un bilan politique. De plus, les alliances et refus d'alliances et de report des vois sont quasiment automatisés, puisqu'il ne s'agit plus d'élir un candidat de tel ou tel parti, ou de telle ou telle coalition de partis, mais le candidat de l'opposition.

 Mais je doute très fortement qu'un tel projet voie le jour...

La, leçon d la défaite de 2007 n' a servi à rien.Le P.S. n'a pas voulu admettre que tous les média sont pour la droite. Et, aujourd'hui,demander des primaires, c'est Gribouille qui se jette à l'eau quand il pleut. Je ne comprends pas pourquoi il envisagede provoquer des primaires. La leçon n'a pas servi. Lorsque le P.S. a lancé sacampagne d'adhésion à 20€, en 2007, cette campagne a provoqué un afflux desympathisants, dont on ignorait tout de leurs motivations ni de leur culturepolitique. La droite s'est engouffré dans la brèche. Elle savait que son seulconcurrent dangereux était Strauss-Kahn. Pour l'éliminer, elle a lancé, danstous les média qui lui sont inféodés, journaux et télé, une campagne en faveur deSégolène Royal. Ceux-ci ont présenté une belle jeune femme, présentant bien,parlant bien , avec conviction, bien plus sexy que Strauss-Kahn. Combien de cesnouveaux adhérents lisaient-ils des journaux et se contentaient des télévisions? On a vu le résultat lors de la confrontation des candidats entre les deuxtours. Ségolène n'a pas fait le poids face à Sarkozy, sur aucun point, niéconomique, ni social.  Et unmanque de sang-froid. Et vous voulez recommencer ? La droite trouvera le moyende choisir, à votre place,  lecandidat pour 2012 le moins dangereux pour elle, et peut-être, même, celui ou cellequi sera le ou la plus complaisant ( e ) pour cette droite si jamais il ou elleétait élu ( e ). Jamais la France n'a subi, sauf pendant les guerres,  un tel bourrage de crânes, et le P.S.lui sert la soupe. Voyez comment elle a su faire retourner leur veste à Kouchner,Besson, Bockel, et j'en oublie.

 

La France poujadiste , vous connaissez ?

Notre peur d'un vrai régime parlementaire, qui date certainement des
échecs et des magouilles de la IVième, n'exprimerait-il pas quelque
part notre incapacité à être vraiment démocrate, vraiment transparent
comme le sont les citoyens des pays du nord?

Je ne crois pas les français moins capables d'être vraiment démocrates que leurs voisins. La démocratie représentative fonctionne dans nos parlements régionaux sans l'instabilité chronique des gouvernements de la IVème. D'ailleurs on va bientôt  vérifier que les régions peuvent être gouvernées par des majorités représentatives de l'opinion de leur électorat

Le problème de la représentation nationale vient de l'archaïsme d'une Constitution concue par et pour une droite attirée par le pouvoir dit fort, et que la gauche dite de gouvernement se refuse à remettre en cause. Les périodes de cohabitation ont montré que le gouvernement pouvait mettre en oeuvre le programme sur lequel la majorité parlementaire avait été élue. La gauche réalisera-t-elle avant  2012  que ne pas gagner les présidentielles avec le meilleur candidat issu des primaires, c'est  secondaire à condition de  gagner les législatives avec un bon programme de gouvernement?

Le problème de la représentation nationale vient de l'archaïsme d'une Constitution concue par et pour une droite attirée par le pouvoir dit fort, et que la gauche dite de gouvernement se refuse à remettre en cause.

Je suis d'accord avec cette analyse. Mais justement, cette gauche dite de gouvernement, ne fréquente-t-elle pas un peu trop assidûment  les salons parisiens, les grandes loges maçonniques où elle côtoie ces hommes de droite qui savent séduire avec les clés du pouvoir?  L'épisode Kouchner, Bockel, Besson et consort en est la preuve, car voilà même que cette droite de séduction arrive à faire cohabiter ces personnes issues de la gauche avec la vieille droite poussiéreuse et souverainiste de de Villiers?

Mesdames et Messieurs de la rédaction "Mediapart", 

Ces socialistes qui parlent mal des gens. Qui parlent mal des hommes qui se réfugient dans un square, à Paris. Et qui les maltraitent. Au Salon du Socialisme, qui vendra le mieux ses mensonges ?

1958-2012 çà suffit du régime "PETAINISTE" restauré après le coup d'ETAT du 13 mai 1958.

C'est la raison pour laquelle, tout comme en mai 1981, j'attends du peuple de gauche qu'il restaure la République. Non! la lutte des des classes n'a pas disparue...Déjà,  avec le grand Paris qui nous est promis: c'est de nouveau le bannissement en un lieu bien plus éloigné que la banlieu actuelle qui attend le peuple des opprimés de la région parisienne.

Citoyens ressaisissons-nous!!! 

Cinquante Quatre années çà suffit. 

oued kniss, 

Nous ne sommes pas en 2012. 

@ Hamburger,

Elle (la droite) savait (en 2007), que son seulconcurrent dangereux était Strauss-Kahn .....

La droite trouvera le moyende choisir, à votre place,  lecandidat pour 2012 le moins dangereux pour elle

 

Pour votre information 

 

http://www.mediapart.fr/club/blog/jean-marie-padovani/250809...

Sondage - Dsk préféré de l'Ump

Egalement un lien vers itw de JF Copé :

le meilleur candidat Ps est Dsk

Clbast37

Vous avez raison, il fau privilégier le programme plutôt que le leader. Je dirais même que ce sont les valeurs sur lesquelles la gauche doit avoir l'ambition d'élaborer un programme qui sont premières. Le programme peut, à l'usage, se révéler imparfait, mais j'aimerai ne plus jamais entendre un président de gauche dire: " contre le chômage, on a tout essayé". 

 

Cordialement 

Victor Cova,

remplacer droite/gauche par pouvoir /opposition ne changerais, à mon avis, pas grand chose. Imagine-t-on le Modem se dire d'opposition...avec le NPA ?

Cordialement

Hamburger

La  gauche , aujourd'hui, ne devrait pas, selon moi, se  polariser sur un problème de primaires institutionnelles ou à l'italienne. Mais puisque le P.S. en débat, je donne mon avis hors les murs. Instutionnellement rien ne changera, faut pas rêver, dans un avenir proche. Et des primaires à, gauche, avec des adhésions au P.S. à 20€ c'est la porte ouverte à n'importe quoi. Mais il doit quand même être possible de circonscrire "la gauche" aux adhérents de souche des partis et associations qui s'en réclament, non ? 

 

Cordialement 

Oued Kniss

Je vous donne raison, la lutte des classe n'a pas disparue !

Cordialement

Or, pour y
parvenir, il faut mettre fin aux débats délétères, y compris sur
la question des primaires, et faire bloc derrière la première secrétaire
du Parti socialiste, et ne pas fragiliser davantage sa légitimité
de chef de l'opposition. 

    La légitimité de la première secrétaire du Parti est consubstantielle à la façon dont elle a été élue à ce poste .. élément dont ni elle ni ceux qui l'ont amené à ce poste n'avaient envisage les consequences . Tres lourde responsabilite dans le contexte de crise actuelle!  Claude

l'analyse anti S.R. de Hamburger est digne d'un fast-food idéologique :sur à peu près tous les sujets, S.R. a dominé lors du débat , N.S; se réfugiant dans les mensonges ( par astuce ou incompétence ou les deux ) notamment sur les handicapés, sur l'Iran etc...Je passe sur la mysoginie irréductible du "militan" digne de la LCr de 68 ou du bon vieux PC de Marchais, mais cette histoire de "culture politique" des miltants à 20 euros me fait rigoler : il est probable qu'effectivemment comme moi, ils ne savent pas bourrer les urnes et faire des fausses cartes ! J'ajoute qu'être partisant de DSK conntre SR est amusant du point de vue des rapports à la droite ! DSK ayant accepté un poste au FMi grâce au soutien de ... Sarko ! ne parlons pas de Rocard !

Je suis mille fois d'accord avec vous. Et je suis profondément navré que la rédaction de MédiaPart nous propose de "faire bloc derrière la première secrétaire du Parti socialiste, et ne pas fragiliser davantage sa légitimité de chef de l'opposition."

Il faut en finir avec tous ces candidats au trône. Il faut arrêter de braquer les projecteurs sur leur faces satisfaites et crâneuses. Aucun équilibre durable ne peut émerger de cet idôlatrie frénétique à laquelle participe tous les médias. Mettons les vrais questions au centre du débat, au lieu de nous demander si c'est plutôt Machin ou Bidule qui va nous sortir de la merde dans laquelle Truc nous a foutu précédement.

On contrôle bien le prix du pain, pourquoi ne contrôlerait-on pas  aussi le prix de l'immobilier afin de permettre à tous d'avoir un logement descent ? Pourquoi l'alimentation bio est-elle inaccessible au plus grand nombre ? Ne dervait-il pas exister un droit à une alimentation saine pour tout le monde ?

 À NOS AMIS SOCIALISTES  (OU NON) -"LES SACHANTS" - QUI, EUX, SAVENT DE QUOI ILS PARLENT

il faut mettre fin aux débats délétères, y compris sur la question des primaires, et faire bloc derrière la première secrétaire du Parti socialiste, et ne pas fragiliser davantage sa légitimité de chef de l'opposition. "

C'est le type de texte qui signifie : Pas une tête ne doit dépasser. On se tait. Et on obéit sagement à la première secrétaire.

Et qu'est-ce qu'elle nous dit la première secrétaire ?

-"Non au cumul des mandats pour les parlementaires socialistes."

Et pourquoi seulement pour les parlementaires ?

Mais çà elle se garde bien de nous le dire :

"Je suis Maire d'une grande ville (200 000 habitants) et présidente de la Communauté Urbaine de Lille (25 communes et 1 1000 000 habitants).

Alors pour les maires comme moi, on pourra toujours continuer à cumuler.

Finalement, j'ai eu de la chance de perdre mon mandat de député.

Merci les Lillois !"

Tous derrière la première secrétaire. Et silence dans les rangs ! 

Vous ne savez pas de quoi vous parlez.

Faites-nous confiance, et surtout, laissez-nous faire.

Nous, SOCIALISTES dûment estampillés IMPORTANTS, nous saurons conduire la Rénovation du parti comme nous l'avons toujours fait...

Des primaires généralisées débouchant sur du bi-partisme seraient-elles vraiment un facteur de renforcement de la démocratie ou l'amplification de sa momification à l'instar du système américain? Je pense au contraire que cela empêcherait l'émergence de nouvelles idées.Les crises actuelles et à venir exigent des approches alternatives que ne permet pas  le consensus  actuel autour de l'économie de marché,  destructrice des liens sociaux et  de  l'environnement. Ce débat masque la nécéssité d'un renouvellement idéologique.Après les échecs des systèmes socialistes autoritaires et du système dit libéral quand ils sont devenus exclusifs, dans certains pays, il faut les dépasser sans renier leurs aspects positifs.(voir mon blog sur Médiapart).A quand de nouvelles utopies réalisables sans sombrer dans les excès?

JM Masson 

 

 

 

JM Masson 

Le fait est que l'on est toujours ravi de lire un article au titre quasi insultant pour le lecteur avec un contenu mille fois rabaché, ranci et enquisté la grande certitude des autoproclamés-meilleurs à parvenir à la sagesse avant les autres. L'enfer de la politique est pavé par les donneurs de leçon qui vivent dans leur passé et n'ont de contact avec le réel qu'au jour de leur mort.
la démocratie est une forme mouvante comme la vie, le pouvoir d'un parti politique réside dans celui de vivre avec la vie, en y traçant un chemin, une utopie, la forme du désir de vivre ensemble. Cela est absent de tout nos partis et du PS, hélas, depuis trop longtemps. Son anémie idéologique vient de ce premier manque de substance et non pas de l'inexistance des pensées qui converge vers lui. il suffit d'ouvrir les yeux et les oreilles pour voir que "ça pense" comme jamais en ce moment. mais en dehors, loin d'une polution onaniste des vieilles cases analytiques où l'on ne peut plus survivre qu'en apnée.
On sait, nous tous au bord du gouffre nommé PS , qu'il n'y a de survie en ce mouvement qu'avec sa déconstruction à l'air libre. Le fantasme d'une selection phagocytée par les méchants (le FN et l'ump, rien que ça) revient tout simplement à prendre les sympathisant pour de cons. Jospeph Roth qualifiait l'Europe, en 1937, de "cadavre qui ne cesse de mourir ne sachant pas qu'il l'est déjà". On peut en dire autant des gardiens du temple PS.

A vrai dire, il ne s'agit pas d'une proposition de La rédaction Mediapart, qui n'est ici que l'éditeur de ces tribunes, mais du point de vue de «Jacques Claude, ancien membre des cabinets d'André Chandernagor, Ségolène Royal, Jean-Jack Queyranne et Alain Richard, et Fred Abram-Profeta, ancien secrétaire de la section PS de Boulogne-Billancourt».

Le problème auquel avait faire face les Français en 1789 était de résoudre enfin un ensemble de questions politiques, économiques et sociales alors que le pays était au bord de la banqueroute et endetté notamment à l'égard de l'Angleterre.Quant à la situation elle avait été largement décrite par Vauban dans ses Oisivetés dont les textes sur toutes ces questions d'impôts, de financen de réformes du monde rural avait été publiées en 1707. 

Jamais la France n'a connu un véritable parlement travaillant avec un gouvermement. Quant au moyen d'entendre l"opinion de l'électeur et de regouper ses voix sur des candidats, il est possible de voir qu'en Europe, les moyens diffèrent sensiblement. Inutile de parler des EU, le Royaume-Unifonctionne avec un système à un seul tour. Néanmoins, ce système n'a toujours pas éliminé une partie de l'opinion se reconnaissant dans ce système, ainsi que quelques partis à sensibilité identitaires.

L'Italie tente de regrouper un immietement liée à une forte proportionnalité. L'Allemagne vit avec un système où toute représentation est subordonnée à un pourcentage minimal de 5% . Nombre de pays abouttissent à un résultat similaire par l'effet du découpage électoral, qui cause des déchets électoraux non récupérés. 

Le fait que l'Assemblée nationale n'est pas un Parlement est un héritage de l'histoire de la France remontant à 1789. La modification récente a réduit en pratique la distance, mais n'a pas instauré un Parlement seul pouvoir souverain législatif. Les mots ont perdu leur sens. Ne parle-t-on pas de voie " parlementaire " et de voie référendaire. Or, il n'y a pas de Parlement et le choix entre les deux voies est décidé par le Président.Mitterand,Chirac, Sarkozy ont décidé, chacun à leur tour, de la voie à prendre. 

La situation d'un pays comme la France aujourd'hui est comme celle de l'Allemagne, de l'Italie et de tous les pays d'Europe grosso modo la même.Le système financier est quasi paralysé, les finances publiques sont en grandes difficultés. De grandes mutations technologiques devraient être entreprises. Le chômage est très important, les écarts de fortune et de revenus entre les familles, loin de se réduire, s'accroissent. Nombre de chiffres sont aléatoires. Il n'empêche. Il semble que le chiffre réel des sans emplois tenant compte de ceux qui ont renoncé à en trouver un est aux Etats-Unis de l'ordre de 16%.

Pour le moment, les gouvernements aux abois craignent par dessus tout que les gens, qui ont encore une capacité d'épargne, parce qu'ils ont encore un emploi augementent encore leur épargne et donc réduisent leur consommation. Et comme des avoirs énormes " toxiques " en centaines de millards  doivent encore être " amortis  " ou " placés de côté " il est vain de penser qu'il puisse y avoir une véritable reprise. En dehors de la production de biens indispensable au présent - la nourriture etc - il faudrait donner la direction politique à des investissements utiles d'avenir.

Je vois ci-dessus que l'on évoque 1937. A cette époque, un pays avait investi dans la guerre pour s'emparer des richesses des autres et notamment de la Russie On connait la suite. La question du programme est première. 

 

 

 

 

jdbalt, 

Vous êtes sévère. Mais juste. Des jours et des jours que j'écris : "Le PS est mort." Et je suis très attaqué dans certains commentaires. Ce qui n'est pas grave. Ce qui est plus grave, c'est cet aveuglement volontaire, dont les nihilistes de tous poils ne cessent, avec un acharnement qui ne les honore pas, de faire, sur "Mediapart", l'apologie. Leur haine de tout ce qui, de près ou de loin, ressemble à quelque chose de construit est l'un des symptômes qui permettent de caractériser l'époque. Bon courage à vous et à bientôt.

@ hêtre

J'avoue ne pas comprendre grand chose à ce qui se passe. Si je réfléchis à un échelon que je connais bien, celui du Valenciennois,je constate que deux villes comme Valenciennes et Saint -Amand l'une à majorité atypique avec Borlow l'autre avec Bosquet PCF à avoir fait 75% au municipales font grosso modo la même politique. Ils améliorent la situation urbaine, tram à Valenciennes, contournement urbain avec une grande galerie commerciale à Saint - Amand, soutien à la rénovation industrielle dans les deux villes.Arrivée à Saint -Amand de la firme pharma anglaise Glaxo. Projet d'un deuxième hôtel sur la grand place où s'achève la rénovation de la tour de l'abbaye de Saint - Amand, monument unique en Europe etc.

Pour revenir au tram de Valenciennes, il part de l'Université, passe par la gare en centre ville et en sort soit 14 kms. Il va être prolongé pour aller vers Condé et d'autres gros village vers la fontière belge, soit environ 40kms. Des trams sont apparus ou réapparus dans de nombreuses villes de France, Strasbourg, Nancy, Bordeaux, Paris, Orléans, Marseilles. Ce mouvement se retrouve en Suisse, en Allemagne et si on sort d'Europe, en Algérie, etc.

Dans le cas d'une ville de " gauche " on parlera d'un succès du socialisme municipal et dans une ville de droite d'une réalisation d'avenir. Au niveau local il y a certainement des différences de personnes poussées en avant, ou employée, mais quoi.

En revanche, au niveau national et, surtout, au niveau européen tout coince. Le département du Nord, où le moins que l'on puisse dire que le PS y est présent et depuis longtemps a voté non lors du référendum à l'Europe à une majorité de 65% ! Or, ce département est un département frontalier comme l'Alsace et non un département du Massif central!

J'avoue ne pas comprendre. S'il est exact que la visibilité démocratique européenne est faible, on ne comprend pas pourquoi elle est finalement plus forte avec un parti qui reprend l'extrème droite et maintenant un parti" vendéen " qu'un parti qui a en principe des liens avec de nombreuses formations équivalentes dans d'autres pays européens. Monsieur Fabius en particulier est un mystère complet. La manière dont il a traité en particulier la question du moteur V 6 - le plus gros moteur de l'industrie française lorsqu'il était Ministre des finances - fut en son temps critiqué à raison par Libération. Puis plus rien. Si vous pouviez m'éclairer je vous en saurais vraiment gré.