Droits, justice & sécurités

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Droits, justice & sécurités

Le club Droits, justice & sécurités inscrit résolument sa réflexion dans le travail collectif engagé à gauche, pour préparer les conditions de l'alternance en 2012.

Nous voulons nous adresser aux professionnels du droit et de la Justice, comme aux citoyens, membres ou non d'associations ou d'organisations politiques ou syndicales, qui se sentent concernés par la place donnée au droit dans notre société  et que les évolutions récentes inquiètent.

Sécurité : l'échec de Sarkozy

Depuis huit ans, Nicolas Sarkozy répète aux Français qu'il est le seul à vouloir, et à pouvoir, éradiquer la délinquance, présentée comme le fléau n°1 de notre pays.

Arrêt Medvedyev de la CEDH: réaction du Club Droits, Justice et Sécurités

La Grand Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) vient de rendre son arrêt dans l’affaire Medvedyev après neuf mois et demi de délibéré. Elle confirme l’arrêt de section du 10 juillet 2008 qui avait condamné la France pour violation de l’article 5 §1 de la Convention européenne des droits de l’homme, à savoir la privation de liberté sans base légale d’un équipage arrêté en haute mer.

Arrêt Medvedyev de la CEDH: pas de réforme en trompe l'oeil ! Pour une vraie réforme du Parquet !

La Grande Chambre de la CEDH, a de nouveau condamné la France dans un nouvel arrêt Medvedyev, mais sans rappeler le considérant par lequel, le 10 juillet 2008, elle adressait une sévère mise en garde au gouvernement français en affirmant que le Procureur français « n'était pas une autorité judiciaire, faute d’indépendance suffisante à l’égard du pouvoir exécutif pour être ainsi qualifié ». Cette jurisprudence ne faisait que refléter pour le cas français, la conception que la Cour se fait depuis toujours de l'autorité judiciaire: n'en relèvent que les magistrats indépendants, qui ne sont pas soumis dans l'exercice de leur fonction à une influence extérieure, notamment celle du pouvoir exécutif.

Café Justice le 29 mars sur le statut du Parquet

Café Justice sur le statut du Parquet, "L'arrêt Medvedyev de la Cour européenne des Droits de l'Homme et ses enjeux à l'aune de la réforme de la procédure pénale française", l

10 propositions pour réformer la garde à vue

Sans remettre en cause le principe de la garde à vue, conscients de l'importance des enquêtes policières et soucieux de garantir les droits des victimes, nous refusons que leur nombre soit utilisé comme indicateur de l'activité et de la « performance » des services de police et de gendarmerie. Cette dérive a pour conséquence une hausse considérable et souvent injustifiée des gardes à vue : près de 900 000  aujourd'hui, soit 55% d'augmentation en 8 ans.

 

La garde à vue, une exception française

Au nom du respect des droits de la défense et des libertés fondamentales, le club Droits, justice & sécurités souligne l'urgence de mettre fin aux dérives de la garde à vue et de permettre effectivement à tout suspect de s'entretenir, dès le début d'une garde à vue, avec un avocat qui aura accès au dossier.

Pour une simplification du contrôle de la constitutionnalité des lois promulguées


Par Paul CASSIA, Professeur de droit public


Pour le Club "Droits, Justice et Sécurités"

Tout au long du 20ème siècle, les juges français ont considéré qu’il n’entrait pas dans leur compétence de contrôler la conformité des lois à la Constitution. Toutefois, à partir de 1975 pour le juge judiciaire, puis de 1989 pour le Conseil d’Etat, cette incompétence a été compensée par le « contrôle de conventionnalité », c’est-à-dire la confrontation d’une loi aux stipulations d’une convention internationale.

Il aurait alors été logique que le juge revienne sur son incompétence pour contrôler la conformité des lois à la Constitution : si la Constitution est la norme suprême en France, il doit exister une manière de faire respecter sa suprématie ; autrement, de fait, les normes les plus élevées devant le juge ordinaire seraient celles issues des conventions internationales.

Réforme pénale : intentions inavouées et conséquences imprévues

Par Dominique COUJARD, pour le Club Droits, Justice et Sécurités 

 

On ne devrait pas réformer la procédure pénale à la légère. Beaucoup a déjà été dit sur la suppression du juge d'instruction telle qu'elle nous est présentée par le comité Léger. Il est cependant deux conséquences prévisibles de cette réforme annoncée qui semblent être passées inaperçues et sur lesquelles il conviendrait de s'attarder quelque peu. Deux conséquences qu'on ne saurait suspecter ses inspirateurs d'avoir prévues sauf à les accuser de masochisme.

Du "présumé innocent" au "présumé coupable"

 

L'utilisation
erronée et abusive de certains termes juridiques finit par rendre déjà
coupables des individus qui sont encore innocents. Ce n'est pas sans
influence sur leur sort final.

 

Pour la Justice

Le juge d’instruction que nous connaissons aujourd’hui est une juridiction indépendante. Saisie obligatoirement pour les crimes, à l’initiative du parquet dans les affaires complexes, ou sur la plainte de la victime, cette juridiction dirige les services d’enquête dans un cadre procédural qui respecte le principe du contradictoire, les droits de la défense et donne toute sa place à la victime, constituée partie civile. A son terme, ce magistrat décide, en toute indépendance, du renvoi, ou non, devant la juridiction de jugement.