Presse libre ! Une soirée Mediapart et RSF

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Mediapart et l'association Reporters sans frontières ont décidé d'organiser le lundi 24 novembre une soirée consacrée à la défense de la presse libre et indépendante. L'événement se tiendra au Théâtre national de la Colline, à Paris, à partir de 20 heures.

 

Lecteurs et abonnés de Mediapart, vous y êtes évidemment conviés.

 

Reporters sans frontières, où Jean-François Julliard vient de succéder à Robert Ménard, et Mediapart se sont aisément retrouvés pour prendre une telle initiative. Au moment où l'Elysée prétend, par ses « états généraux de la presse », remodeler l'ensemble des systèmes d'information, il nous apparaît urgent de faire entendre d'autres voix. Celles des lecteurs, bien sûr, mais aussi celles des blogueurs, des journalistes et d'intellectuels, aujourd'hui largement absents de la procédure élyséenne.


Loin des cénacles fermés, nous vous appelons donc à vous joindre à cette soirée que nous souhaitons la plus diverse possible. Dans les jours qui viennent, nous vous informerons du détail de l'organisation de cet événement. D'ici là, vous pouvez nous faire part de vos remarques et contribuer à notre édition participative « Etats généraux de la presse, le off ».


Pour accéder au site de Reporters sans frontières, cliquez ici.
Pour accéder au site du Théâtre de la Colline, cliquez ici.


« Pour une presse libre et indépendante ! », lundi 24 novembre, 20 heures, au Théâtre national de la Colline, 15, rue Malte brun, Paris 20e (métro Gambetta). Entrée libre.

 

 

Super bonne idée ! j'ai bien envie de venir ! :o)

Excellente initiative ! Plus le "contre-pouvoir" prendra des initiatives de cette nature, plus il se prendra en mains, plus la supercherie va sortir de l'écran de fumée actuel.

Bravo et que cette soirée ait le plus de retentissement possible.

Il faudrait toutefois garder l'esprit critique et vigilant à l'égard d'un Reporteurs sans Frontières qui n'est pas "sans frontières". Un peu de lucidité dans un monde de brute.

Avant cette soirée, puis-je me permettre de rapporter ici, le début de cette interview de Philippe Sollers ?
(Voir : http://www.pileface.com/sollers/article.php3?id_article=395)
Voici :
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CONTRE LE MASOCHISME :
" Je ne peux pas inventer une révolte. Il faut qu’elle se manifeste. Je l’appelle de mes voeux".
Par A.Gauvin- 30/03/2007
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En novembre 2002, Sollers s’entretient avec Jean Ristat dans Les Lettres Françaises. Cela se passe quelques mois après un certain "21 avril" qui verra la défaite de Lionel Jospin au 1er tour des présidentielles. Le 2ème tour opposera Le Pen à Chirac. Puis ce sera le plébiscite (démocratique, bien entendu). Traumatisme durable pour la gauche.
Pourquoi et comment en sommes-nous arrivés là ? Qu’en est-il de la "servitude volontaire" ? Du masochisme en politique ? Pourquoi les intellectuels ne se battent-ils pas ?

L’analyse a-t-elle perdu de son actualité ?

Philippe Sollers. Il y a un livre, à mon avis, qu’il faut relire d’urgence, la Servitude volontaire de La Boétie. On y trouve formulé pour la première fois, d’une façon décisive et périodiquement oubliée, l’axiome suivant : " Tout pouvoir ne vit que de ceux qui s’y résignent. " On agite toujours le fait que le méchant serait à l’oeuvre, à l’insu des peuples ou contre eux, sans qu’ils participent le moins du monde à ce qui leur arrive : comme si, les intellectuels n’avaient pas décidé de baisser les bras, voire de ne pas se battre. La servitude volontaire insiste pourtant sur le fait que le tyran, quel qu’il soit, si on cessait de le soutenir, s’effondrerait de lui-même. Supposons que ce qu’on a appelé " la gauche ", dans toutes ses composantes et ses histoires souvent dramatiques, parfois glorieuses, soit structurée masochistement : le surmoi lui dit à l’oreille de l’inconscient : " Tu jouiras de perdre, car c’est la seule voie qui te soit offerte imaginairement pour jouir. " Ça jette une lumière sur ce qui peut arriver dans certaines périodes de l’histoire (...), (etc.)...
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Bonjour,
Sortirez-vous de Paris, un jour?

Très juste votre réserve sur une RSF qui n'a pas toujours été impartiale, qui a été financée en partie par des fonds de conservateurs cubains et la NED américaine et qui s'est peu ou pas occupée des problèmes du journalisme en France.

Voyons-nous là venir une nouvelle ligne après le départ de Robert Ménard? Il faut l'espérer et pousser RSF à reprendre la tâche essentielle qu'elle s'était fixée : défendre les journalistes et reporters de tous bords mais aussi l'indépendance du reportage.

Le premier pas à faire par cette équipe non pas nouvelle, mais remaniée, serait de combattre la désinformation sous toutes ses formes de manifestation depuis les causes systémiques (mainmise des ploutocrates et du sarkozisme sur les média) jusqu'aux causes psycho-sociales (intox, guerre psychologique, manipulations des faits, mensonges, silence, auto-censure imposée, mise à l'index, chantage à l'emploi et à la violence). Réhabiliteront-ils Thierry Meyssan et d'autres journalistes d'enquête qu'ils ont laissé tomber comme des lâches (dans l'intérêt de qui? c'est facile à comprendre)?

La seule issue est là, montrer l'endroit même où ça fait très mal aux ignobles pouvoirs, le point sensible et vulnérable pour lequel ils nous empêchent si ardemment de nous exprimer.

Dommage que je ne pourrai me rendre à cette rencontre. Dites le haut et fort pour moi, pour nous.

Excellente idée.
J'espère de tout coeur que cette initiative prendra écho dans la blogosphère, pour le cas où le 4ème pouvoir soit, par le plus grand des hasards, occupé ailleurs (à un 1/2 marathon, un pré-lancement de produit ou autre événement majeur de notre quotidien)

Oui mais, pour nous provinciaux, comptez-vous rendre cette conférence interactive via le net, qui nous puissions également écouter et envoyer des questions?

Merci Mithra pour ce texte et le rappel du contexte.
Et même sans aller aussi loin que Sollers, peut-être que tant que nous pouvons imputer la faute à un autre, cela nous est indifférent de perdre ? Nous pourrons au moins continuer à protester, ce qui est plus facile que d'agir ensemble pour "faire société" dans un monde d'individus devenus des petits "ilôts" à eux tout seuls.

Bonne idée si virage de RSF il devait y avoir !
Rappelons quand même les indignations très sélectives de celui qui a été promy "Président d'honneur" de RSF, Robert Ménard.
Ce dernier se félicitait d'être financièrement soutenu notamment par la NED, filiale de la CIA !
Comment s'appelle la soirée ?

Est-ce que Reporters sans frontières s'est définitivement débarrassé de Ménard? Est-ce que cette association - de laquelle j'ai été membre jusqu'à ce que je constate ses curieuses et très sélectives orientations- est enfin décidée à remplir son rôle sans être inféodée à de drôles de pourvoyeurs de fonds? Sinon je jugerai cette alliance avec Mediapart très peu convenable.

Merci Mithra, je pense exactement pareil. Je trouve que cela ne va pas trop loin, mais en plein dans le mille.

On sort très souvent... Tenez par exemple, j'étais en Vendée en octobre, le 15 novembre, je serai à Toulouse. Pour ne parler que de moi.

Merci Mithra pour cette contribution au débat.
L'intérêt de MediaPart et d'une presse indépendante est bien cette liberté critique qui se manifeste ... et nous arme pour "ne pas nous résigner !"

Je ne vois pas l'intérêt de Médiapart à travailler avec RSF qui s'est déconsidéré par ses positions clairement orientées (liées à ses financements?) et par les dégâts qui ont été causés. Faudra-t-il se poser des questions sur l'indépendance de Médiapart? Dommage!

Il était taquin, le Reporter de plage! Bien sûr qu'elles sortent souvent les bonnes plumes de Médiapart! Ceci dit la question de RdP ( joli pseudo) peut se comprendre vu de l'ouest. Sortir de Paris, cela veut dire que les grandes inititatives peuvent aussi être "organisées" par des groupes d'adhérents à l'extérieur de Paris, autour d'initiatives fédératrices (concerts, débats, etc.).
Pour info : le 23e Festival du Scoop d'Angers débute le 17 novembre et s'achèvera le 29 novembre. Le thème de l'année est "la femme, acteur du siècle". A découvrir sur www.festivalscoop.com
Je détaillerai cela bientôt sur http://www.mediapart.fr/club/blog/christophe-journet bonne journée justement!

Excellente initiative !! Parce que franchement, des Etats généraux de la presse sans les journalistes, ceux qui au quotidien vivent les difficultés de la presse, c'est un peu limite ??

Plusieurs questions me taraudent l'esprit. Pourquoi n'invitons-nous pas les journalistes (jeunes, moins jeunes, expérimentés, débutants, étudiants,...) à ces Etats généraux ? Peut-être parce que cette diversité de statut ne doit pas toujours être en accord avec les plus influents et "grands" patrons de la presse ? Et les intérêts, sont-ils les mêmes ? Et la passion, l'essence de se métier, est-elle toujours au rendez-vous dans la tête des patrons de presse ?
A 25 ans, on pense à changer le monde. A 60 ans, on pense peut-être davantage à enrichir ses finances et à laisser sa marque ?
Pour ma part, peut-être est-ce utopiste ou naïf, mais j'espère qu'à 60 ans c'est encore la passion qui sera mon essence et non la recherche du pouvoir ou de l'enrichissement pécuniaire. En tout cas, j'ai envie d'y croire... car certains "grands" patrons de presse que je connais ont encore cette essence-là.

Sur le site ACRIMED: un dossier RSF
http://www.acrimed.org/recherche.php3?recherche=rsf

Sur l'affaire Clearstream et Denis Robert : l’inculpation de trop :
http://www.davduf.net/Affaire-Clearstream-Denis-Robert-l.html

Il est intéressant de noter que, sauf erreur et malgré l’usage du moteur de recherche, le site de « Reporters sans frontières » (http://www.rsf.org) ne fait aucune allusion à Denis Robert, encore moins à cette dernière affaire...

Etonnant non ?

Rien d’étonnant du tout : Reporters sans frontières a toujours refusé de défendre les journalistes lorsqu’ils sont attaqués par des entreprises (y compris de presse) ou des pouvoirs économiques quels qu’ils soient. RSF n’est là que pour protéger les journalistes attaqués par des gouvernements, c’est même une position affirmée et revendiquée par ses (son) dirigeant(s). RSF est financé par des entreprises, ils ne vont pas cracher dans la soupe ! Ce qui se traduit, dans la bouche de Robert Ménard, par cette fausse question impayable : « Comment, par exemple, organiser un débat sur la concentration de la presse et demander ensuite à Havas ou à Hachette de sponsoriser un événement ? » (extrait de son livre Ces journalistes qu’on veut faire taire, chez Albin Michel). Alors comment défendre Denis Robert contre Clearstream, alors que ceux qui sponsorisent RSF sont partie prenante du système de mondialisation financière dont Clearstream est l’un des plus beaux symboles ?

Sur le site liberté-dinformer.info :
http://www.liberte-dinformer.info/60828.html

Bien d'accord jamesinparis. Et ne pas oublier que RSF est aussi financé par certains gouvernements (par exemple via la CIA via NED). RSF ne protègerait donc que les journalistes attaqués par les gouvernements ne participant pas à son financement. La Chine aurait dû financer RSF! Désolant! Mais que va faire Médiapart dans cette galère? Mettre en cause le fonctionnement de RSF?

Nous attendons une réponse claire de François Bonnet et de Mediapart sur les "nouvelles relations" avec RSF qui a toujours Robert Ménard comme "Présidenr d'honneur".
La NED couvre-t-elle les frais ?
Bon, c'est une provo gratuite mais une réponse est indispensable.

Je partage entièrement vos réserves.
J'espère que cette "association" ne sera qu'une passade...

voir aussi http://www.prixnatali2008.eu/fr/ et sur mon blog ici, les dix ans de la mort de zongo

On ne comprend toujours pas que Mediapart s'adonne aux délices du duo avec RSF dont les positions ambigües voire désinformatrices de Robert Ménard devraient faire fuir n'importe quel média !
C'est désolant.

Je partage les réserves émises sur ce partenariat ...Comme celles de Beaulieu et d'autres.
Pour info sur certaines sources de financement de RSF sur son site (les comptes), les subventions dues au mécénat :
"Les entreprises qui aident Reporters sans frontières sont principalement sanofi aventis et la CFAO, tandis que la liste des fondations privées contient la Fondation Soros, le Center for a Free Cuba, la National Endowment for Democracy, le Sigrid Rausing Trust, la Overbrook Foundation et la Fondation de France."