Presse libre! Jean-Michel Ribes vous invite lundi 15, au théâtre du Rond-Point

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Vous aussi rejoignez les 5.000 signataires de l'Appel de la Colline pour une presse libre et indépendante!

Directeur du théâtre du Rond-Point, Jean-Michel Ribes accueille le débat public organisé, lundi 15 novembre, par Mediapart et RSF sur la liberté, l'indépendance et le pluralisme de la presse. François Bayrou (MoDem), Benoît Hamon (PS), Hervé Mariton (UMP), Daniel Bensaïd (LCR), Patrick Braouezec (PCF) et Noël Mamère (Les Verts) ont répondu à notre invitation. Ce débat sera précédé d'une intervention de Pierre Rosanvallon.

Dans cette vidéo, le directeur du théâtre du Rond-Point, Jean-Michel Ribes, explique son engagement pour la liberté de la presse.

De nombreuses autres personnalités et responsables politiques seront présents dans la salle, dont François Hollande, Aurélie Filipetti, Cécile Duflot, Alain Krivine.

 

Débat public lundi 15 décembre à 19 heures,

Théâtre du Rond-Point,

2bis avenue Franklin D. Roosevelt

75008 Paris,

métro Franklin Roosevelt.

Entrée gratuite.

Réservation souhaitée au 01 44 83 84 84

ou par mail à: appeldelacolline@mediapart.fr

 

Après le succès de la soirée au théâtre de la Colline (vidéos ici), qui a rassemblé près de 700 personnes, et l'Appel de la Colline pour une presse libre et indépendante (déjà plus de 4.500 signataires), nous vous attendons nombreux pour ce nouveau rendez-vous du 15 décembre. De quoi s'agit-il? De poursuivre ensemble le débat lancé depuis notre Lettre ouverte aux états généraux de la presse, le 13 octobre. Nous y dénoncions la procédure pilotée par l'Elysée, simulacre de consultation, au moment où le pouvoir exécutif tente de remodeler l'ensemble du dispositif médiatique.

 

Depuis, la quasi-totalité des organisations et syndicats de journalistes ont quitté ces états généraux. D'autres événements sont intervenus depuis. Protestation de la société des rédacteurs du Journal du dimanche, interpellation par la police de l'ancien directeur de Libération, Vittorio de Filippis, et débat acharné, à l'Assemblée nationale, autour de la réforme de l'audiovisuel public.

 

Outre la présentation de l'Appel de la Colline, par Jean-François Julliard, secrétaire général de RSF, et Edwy Plenel, directeur de Mediapart, une intervention de Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France, introduira cette soirée en rappelant les enjeux d'une pleine liberté d'information pour construire un espace public démocratique.

 

« Aujourd’hui, on réduit le journalisme à ses pathologies, à ses infirmités les plus manifestes (...) A simplement dénoncer, d’ailleurs souvent à juste titre, les dérives de la presse écrite ou audiovisuelle, on ne réfléchit plus au journalisme en tant que fonction d’organisation de l’espace public et donc, au sens large, de la représentation», nous expliquait Pierre Rosanvallon dans un entretien publié au mois de mars (cliquez ici pour lire l'intégralité de cet entretien).

 

Cette intervention sera suivie de plusieurs interventions de journalistes de la presse écrite et de l'audiovisuel, dont celle de l'ancien directeur de Libération, Vittorio de Filippis.

 

Le débat s'engagera ensuite entre les responsables politiques et la salle. Les représentants des six formations politiques, de l'UMP au NPA, répondront aux interpellations et aux questions venues du public mais aussi de représentants d'associations de journalistes, de sociétés de rédacteurs et des clubs de la presse régionaux.

 

D'ores et déjà, réservez votre soirée du lundi 15 décembre.

Théâtre du Rond-Point, 2bis avenue Franklin D. Roosevelt 75008 Paris, métro Franklin Roosevelt.

Entrée gratuite.

Réservation souhaitée au 01 44 83 84 84 ou par mail à: appeldelacolline@mediapart.fr

 

Un avant gôut de l'article 8 de la réforme de l'audiovisuel public:

Dans un communiqué du 10 décembre, la société des journalistes de Radio France Internationale vient de protester contre une intervention de la présidence de RFI, Alain de Pouzilhac dans l'éditorial. A. de Pouzilhac avait été nommé à la tête du holding coiffant TV5 Monde, France 24 et RFI en février par Nicolas Sarkozy.

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Paris, le 10 décembre 2008

Sermon de Noël

Ce mardi matin, après l'interview de Noël Mamère (http://www.rfi.fr/actufr/articles/108/article_75822.asp) sur Radio France Internationale, notre confrère Frédéric Rivière, chargé de mener cet entretien, a reçu la visite du Président de RFI accompagné de la Directrice de l'information.

Notre confrère s'est vu reprocher « d'avoir laissé dire des contrevérités » à l'antenne. Il ne fait aucun doute que ce « sermon » fait suite aux propos extrêmement critiques tenus par le député de la Gironde sur la réforme de l'audiovisuel français et sur la gestion actuelle de RFI.

Frédéric Rivière conduit l'interview du matin depuis presque trois ans, c'est la première fois qu'il reçoit une telle visite. La SDJ s'en étonne d'autant que le Président Alain de Pouzilhac nous a assuré à plusieurs reprises de son attachement à l'indépendance des journalistes.

La SDJ condamne cette intervention de la Présidence de RFI dans l'éditorial et rappelle que la séparation des pouvoirs est un principe nécessaire à la crédibilité de notre média.

Vos questions, vos remarques, vos commentaires sdjrfi@gmail.fr
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On est à un moment difficile de l'histoire de la liberté en France, y compris celle de la presse et des média...

Est-il possible d'envisager un tel débat public à Angers en janvier ou en février 2009, avec le soutien du Club de la presse Anjou Val de Loire, qui vient de se prononcer pour de telles initiatives ouvertes à d'autres métiers et aux personnes d'autres régions que la nôtre?
Nous pensons que ce serait utile de délocaliser un thème qui demeure malgré tout très parisien intra muros...

Cher Christophe Journet,

Non seulement il est possible d'envisager de délocaliser ces débats mais nous le faisons déjà. Edwy Plenel sera, notamment, à Lille aux côtés du Club de la presse et autres personnalités, le 16 décembre ;
Nous envisageons d'être présents dans plusieurs villes entre janvier et juin 2009 et je retiens votre proposition pour Angers en Février... Par ailleurs et pour ne pas léser nos abonnés non-parisiens, la soirée sera retransmise en direct sur notre site ainsi que sur celui de RSF, comme pour la dernière soirée au Théâtre de la Colline.
J'espère avoir répondu à votre souhait. A très bientôt, donc !

Yolande Laloum Davidas (communication Mediapart)

OSER SOLLICITER MEDIAPART ?

Ce sont les bourgeois qui ont fait la révolution.
Aujourd’hui samedi 13 décembre 2008, les gens des quartiers populaires, les ouvriers, sont-ils au courant de l'invitation à la prochaine réunion de lundi 15 décembre, au théâtre du Rond-Point, sur la presse libre ?
Les personnes les plus défavorisées en France, sont-ils abonnées à Mediapart ? Voient-ils de la publicité placardée, ou des "papiers" dans leurs bistros ou autres ?
Les gens les plus modestes - et parmi eux, combien d'analphabètes ?, que presque seul, à mes yeux en France, Bernard Thibault paraît aujourd'hui défendre -, ne sont-ils pas ceux qui ont le plus faim et soif d’apprendre, et ne seraient-ils pas honorés de pouvoir entendre - entre autres -, un homme tel que Pierre Rosanvallon, ou la parole de Edwy Plenel ?

La Lorraine est-elle sur la liste des régions ? Si oui quand ?

débattez débattez
ce n'est pas ça qui donnera un peu de courage aux journalistes, si respectueux du pouvoir, si prompts à relayer la propagande, les mensonges et les cris de victoire de notre cher président
quand on entend sur France Info le premier ministre dire qu'on parviendra à l'équilibre budgétaire en 2014, on se demande pourquoi la presse prend la peine de diffuser ce genre de non information: qu'en sait il? avait il prévu la crise? sait il combien de temps elle va durer?
les journaux dont j'ai été grand lecteur vous tombe des mains en ce moment tant ils sont vides et mensongers.

quel journal aura le courage de faire tous les jours que le bon dieu fait un article à la une sur la honte que sont nos prisons, la honte que sont nos centres de rétention, la honte que sont nos gardes à vues?
et ce jusqu'à ce que cela change.
quel journal aura le courage de parler tous les jours à la une des français qui ne mangent pas à leur faim?
et ce jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus.

Chère Mithra,
Vous avez raison: l'immense promesse démocratique que contient la liberté de la presse, c'est d'être accessible à tous, de diffuser les savoirs, les connaissances, les alertes, les vigilances en enjambant les frontières sociales et les injustices économiques. Cette promesse rejoint tout simplement l'infinie promesse originelle de la démocratie, toujours inachevée, toujours à construire, défendre et étendre: un régime ouvert à tous, sans privilège de naissance, de fortune ou de diplôme. C'est une bataille, ce n'est jamais une donnée naturelle, ça se construit, ça s'organise, ça se protège. Evidemment, et vous l'avez bien compris, notre combat d'aujourd'hui rejointe et réveille ces principes fondamentaux, face à un pouvoir qui profite de l'immense crise économique, sociale et éditoriale qui atteint nos métiers au détour de l'actuelle révolution industrielle (celle qu'incarne le numérique), pour diminuer nos libertés, restreindre notre autonomie, imposer ses hommes, son agenda et ses financiers. Bref, ce n'est pas une bataille de privilégiés, comme le souligne explicitement notre appel, mais le combat de tous les citoyens pour une liberté publique fondamentale. Et, comme le rappelle le petit édito-vidéo que nous avons commis, n'oublions pas que des ouvriers sont morts, en 1830, pour cette liberté qui, aujourd'hui, légitime la profession de journalistes.
Notre réunion de lundi soir sera retransmise en direct sur Mediapart. Et sera évidemment en accès libre. Pourquoi ne pas inciter toutes celles et ceux qui ne peuvent être présents dans ce lieu, j'en conviens, très parisien à suivre ce rassemblement autour d'un écran, à en débattre et à en discuter? Pourquoi ne pas démultiplier la soirée de lundi par d'autres soirées, en région et en simultané?
Bon dimanche!

Merci Edwy Plenel, vous me redonnez courage !

Je comprends parfaitement votre révolte, votre cri du coeur. Mais ce n'est pas parce que la majorité se couche qu'il faut baisser ,les bras. Il faut soutenir ceux qui se battent, même si je le reconnais ils sont peu nombreux. S'il n'en reste plus alors oui tous les problèmes que vous évoquez et bien d'autres encore ne seront plus connus, plus évoqués. La liberté de comprendre et donc de réagir passe par la liberté de savoir.

la présence de rosanvallon illustre bien l'ambiguité fondamentale de la démarche-
Qui se souvient de la grève de 1995, du clivage fondamental, de la position de ces intellectuels d'Esprit ,de Notat. etc
Ne pas oublier que pour Rosanvallon "c'est à l'histoire individuelle plus qu'à la sociologie qu'il faut de plus en plus faire appel pour analyser le social"(la nouvelle question sociale.Points, Seuil, p.200).
A la trappe Durkheim et vive l'individualisme de Boudon, Maffesoli etc.Je ne pensais pas que c'était la tasse de thé de Mediapart, ni du Rond-Point.....

la présence de rosanvallon illustre bien l'ambiguité fondamentale de la démarche-
Qui se souvient de la grève de 1995, du clivage fondamental, de la position de ces intellectuels d'Esprit ,de Notat. etc
Ne pas oublier que pour Rosanvallon "c'est à l'histoire individuelle plus qu'à la sociologie qu'il faut de plus en plus faire appel pour analyser le social"(la nouvelle question sociale.Points, Seuil, p.200).
A la trappe Durkheim et vive l'individualisme de Boudon, Maffesoli etc.Je ne pensais pas que c'était la tasse de thé de Mediapart, ni du Rond-Point.....

Cher Masnata,
Votre lecture de l'œuvre et donc du cheminement de Rosanvallon date un peu, voire beaucoup. Depuis la fin des années 1990, en se lançant notamment dans l'aventure de la République des Idées, il s'est éloigné de certains et rapproché d'autres: en clair, il est redevenu plus social et plus à gauche. Surtout, tout son travail historique, très savant et très documenté, sur l'idée démocratique au XIXe siècle, face au bonapartisme français, est au cœur de notre sujet: l'enjeu radicalement démocratique de la question de l'information et de sa liberté. Relisez l'interview qu'il nous avait accordé au moment du lancement de Mediapart, et vous verrez qu'il ne dit là rien qui soit en contradiction avec notre projet, tout au contraire. Relisez aussi l'entretien qu'il nous a accordé à propos de son dernier livre, paru cette rentrée. Rosanvallon, au moins, est un intellectuel qui travaille, cherche, trouve – pas un idéologique indûment médiatisé, improvisant au bonheur la chance et à la petite semaine. Enfin, peut-être faudrait-il en finir, à gauche, avec ces sectarismes et exclusives bien inutiles et bien dérisoires face à l'offensive conservatrice et régressive actuelle?
Bonne nuit et bonne lecture!