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Presse libre! L'appel de L'Observateur, Mediapart, Marianne, Rue 89 et les Inrockuptibles
Cinq titres – Le Nouvel Observateur, Mediapart, Marianne, Les Inrockuptibles et Rue 89 – lancent un appel commun pour la défense de la liberté et du pluralisme de l'information face aux projets du gouvernement. Voici le texte complet de cet appel.
«Plusieurs projets du gouvernement menacent clairement l'indépendance et le pluralisme de l'information.
Depuis vingt-cinq ans, quelles que soient les majorités politiques, les réformes concernant les médias, malgré leurs imperfections, ont toutes contribué à renforcer la démocratie et l'Etat de Droit. Et pourtant, notre pays est encore loin d'être exemplaire, comme en témoignent les condamnations dont il fait l'objet devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme pour violation de la liberté d'expression.
Or, non seulement le pouvoir actuel ne poursuit pas ce nécessaire mouvement démocratique, mais il impose à dessein un recul inacceptable de la liberté d'information.
C'est évidemment le cas quand il abolit l'indépendance de l'audiovisuel public en accordant au Président de la République le pouvoir d'en nommer et révoquer les PDG. C'est aussi le cas lorsqu'il se mêle directement de l'avenir de la presse écrite en organisant et contrôlant ses Etats Généraux. C'est enfin le cas quand il envisage d'assouplir les dispositifs anti-concentration dans les médias.
Il faut d'urgence stopper ces projets et, au contraire, promouvoir le respect du droit moral des journalistes, refuser le mélange des intérêts industriels et médiatiques, préserver l'intégrité du service public de l'audiovisuel, permettre l'accès à toutes les sources documentaires, protéger les sources des journalistes, limiter les concentrations et défendre le pluralisme.
Chacun de notre côté, nous nous sommes efforcés de mobiliser nos lecteurs pour faire obstacle à ces projets. La cause nous paraît tellement importante et urgente que nous avons décidé de joindre nos efforts par cet appel commun.»
Les Inrockuptibles, Marianne, Mediapart, Le Nouvel Observateur, Rue 89







Le temps n'est plus à la parole mais à l'action. Signer une pétition semble ne faire aucun effet sur le comportement du gouvernement. Je pense que vous devriez demander à Patrick de Carolis s'il désire ou pas "résister" avec vous à la liberté d'expression en général. S'il désire ne pas accéder à la demande du gouvernement d'annoncer lui-même la fin de la publicité sur la télévision publique, vous devriez prendre cet acte de bravoure comme exemple et être et rester à ses cotés pour l'aider à résister aux pressions.
Enfin, c'est qu'un avis personnel....
j'ai cru comprendre qu'une manifestation publique devrait avoir lieu très prochainement ; je ne vois pas d'autre issue, mais surtout, ne pas l'inclure au mouvement prévu par les syndicats le 29 janvier.
Il faut que ce soit réellement orienté vers la défense des libertés ; un dimanche ?
j'ai cru comprendre qu'une manifestation publique devrait avoir lieu très prochainement ; je ne vois pas d'autre issue, mais surtout, ne pas l'inclure au mouvement prévu par les syndicats le 29 janvier.
Il faut que ce soit réellement orienté vers la défense des libertés ; un dimanche ?
La prochaine fois, Mediapart,
Pensez à inviter des femmes sur la tribune. Hier soir, cette assemblée d'hommes pour parler de la Liberté de la presse était d'un archaïsme inouï .
C 'était ma pensée aussi ! Ou alors est-ce que les femmes journalistes ou politiques seraient toutes pliées à la haute pensée Sarkozienne? Décidement, il y a encore du boulot devant nous...
C'est pareil dans tous ces plateaux TV ou radio (bien que moins dans les radios, l'on dirait que les hommes prisent leur image... encore une formule à l'inverse) ou tous les "experts" sont entre soi, des hommes. Lorsque parfois une femme apparaît c'est sur un thème enfants/famille, et encore... "C' dans l'air", "Rispostes" ...
On attend les réactions en ce sens des femmes habituées de Mediapart :
Anne Guérin-Castell, Antine Legrand, Fantie B, MG2, Corinne N, Naruna Kaplan, Tink Hardenbol, Dominique Conil, Emmanuelle Caminade, Dominique Gautier, Yolande Maillet, Christine Marcandier, Bérengère Bonvoisin, Marielle Billy,
Armelle Chevassu, MIChelle, Etoile66, Anne Marie Kraft, Christel, Myriam Entraygues, Samia Oualalou, Christiane Garnier, Nadja, Françoise Mesnard, Josie, Pascale Fourier, Pet de nonne, Marie-Paule93, Mithra, Sophie Bialek, et toutes les autres.... Et de tous les hommes qui voudront bien participer à ce cri de colère d'Art Monika !
En effet, il serait temps de passer à l'action en s'appuyant sur les sociétés de rédacteurs, les associations de journalistes, les syndicats de journalistes, les associations citoyennes. Il est vrai que notre profession a maintes fois fait la preuve de son individualisme. Mais nous sommes dans une période de graves restrictions et de menaces concernant l'ensemble des libertés et il faut espérer que l'ensemble de la profession en est consciente. Comme il s'agit avant tout d'une démarche citoyenne, et non catégorielle, sortons du cercle "journaux et journalistes", sous peine de rester catalogués comme une démarche d'intellos ou de Parisiens (je suis journaliste à Toulouse). Constituons, chacun à notre échelle, partout en France, des réseaux préparant à diverses actions : manifs, distribution de tracts, mails aux élus... tout est envisageable. Utilisons les moyens que nous donne Internet (de toute façon, nous sommes déjà fichés !) : Facebook, Twitter, posts.
NB : effectivement, ça manque de femmes, qui pourtant constituent la moitié de la profession !
Merci, Lysiane pour le NB: effectivement, ça manque de femmes, qui pourtant constituent la moitié de la profession !.
Il ne faudrait pas les oublier dans les États généraux de la presse....ni attendre le Grand Soir pour les convier ;o)
Peut-être que ce genre de dérapage de la part de ces Messieurs de la Presse démocratique et plurielle est, par cet acte manqué visiblement misogyne, un peu à rapprocher, de celui « assumé » de B. Kouchner, fustigeant plus facilement le poste de Rama Yade d’autant qu’il avait affaire à une « femme » que s’il avait eu affaire à un homme !
Dommage personne ne l’a interrogé en ce sens
Donc, je rejoins la déception et la critique justifiée de Art Monika et Pénéloppe.
Pour ma part j’ai toujours pensé que ce n’est pas le maître qui libère l’ esclave mais l’esclave qui SE libère du maître et en se libèrant, parfois aussi, libère le maître…
La presse « libre » ne peut pas oublier que la régression tous terrains véhiculée par la politique et les pratiques N. Sarkozy peut devenir insidieusement transmissible.
*** Pourquoi ne lancerions pas nous-mêmes - les abonnées et abonnés de Médiapart - une demande de réajustement et surtout de prise en compte de notre besoin de « parité » visiblement affichée en ce genre de colloques ou manifestations se réclamant des libertés pour l’expression démocratie ?
Ceci, sans vouloir, par ailleurs et d’ aucune façon, nuire au mouvement indispensable que Médiapart initie et structure pour défendre une Presse libre (sanq attache imposée par le pouvoir exécutif) et plurielle.
Des journalistes de valeur & femme en autre qualité, ne manquent pas pour venir avec talent et conviction soutenir et appuyer ce besoin citoyen.
Par exemple, en écrivant ce commentaire, j’avais en mémoire Florence Aubenas.
G. Miski
Bravo, MG2 !
Alice rejoint Monika ;o)
bonsoir
Donc ici, c'est le combat des femmes contre la misogynie journalistique...sur rue 89, c'est l'origine de la pétition (que j'ai signé pour les mal-intentionnés), un internaute ayant l'outrecuidance de donner le site de Marianne, the big boss (P. Richet) a de suite signalé que ce n'était pas le bon endroit pour signer.....bref et in fine, Nicolas - le Génie du nouveau siècle que personne ne nous envie - et sa suite nobilière ont de beaux jours sereins et plein de pétales de fleurs de cerisier sur la voie royale qu'ils vont pouvoir parcourir jusqu'en 2018, et qui, plus, si affinités!!!!
Chris
@Art, penelope
Eh bien j'y participe...
Merci, Zénon, de rejoindre notre petite troupe ...qui reste toute petite.
Mediapart n'a pas répondu à mon appel.
Edwy Plenel, François Bonnet, quid de ce silence ? C'est donc toujours une cause secondaire ?
C'est ensemble qu'il faut agir !
Plus jamais ça ! C'est une tache !
kairos
chère Monika,
Les intervenants relevaient-ils du choix de Mediapart ou directement des partis politiques représentés (pour les Verts, j'ai cru comprendre que Mme Duflot était présente, mais sans doute est-ce Noël Mamère qui est en charge du dossier)? Sans vouloir sous-estimer l'exclusion que vous signalez, je me demande tout de même si le journal est vraiment en cause? Mais tout à fait d'accord pour partir en compagnie des dames et laisser les autres hommes dans la salle la prochaine fois... Très cordialement.
Cher Kairos,
Ah! Merci ! Notre troupe s'agrandit. Une armée bientôt se lèvera ;o)
La prochaine fois, nous préviendrons d'abord, évidemment. Nous n'allons pas brutaliser notre média chaud, (nous) tirer sans sommations.
Mediapart n'est pas en cause mais ici j'écris dans Mediapart. Donc il faut bien que je les interpelle.
Mais ils font silence. Je vais devoir crier deux fois plus fort. Si nous nous y mettons à plusieurs, ils entendront. peut-être.
D'accord Art Monka, je crie avec vous et toutes les autres,
"ET LES FEMMES, OU SONT-ELLES DONC PASSEES ???????? . C EST LA SEGREGATION ?????
Marie Paule.
@Kairos, c'est pas compliqué : il suffit de le préciser à chacune des parties invitées...
On peut rédiger l' invitation ainsi : "nous vous remercions de veiller à la parité quant à celles et ceux qui nous feront l'honneur de leur présence pour vous représenter"... Quelque chose comme ça. Et de veiller ensuite à l'équilibre hommes/femmes à la Tribune, en rappelant éventuellement les parties invitées pour s'adapter.
Sans en faire une condition absolue, cela ferait avancer le shmilblik, non ? Merci de votre bon esprit !
Non, Chrisreal, ici ce n'est pas le combat des femmes contre la misogynie journalistique...
J'étais au Théâtre du Rond-Point, solidaire de la Presse. J'ai signé toutes les pétitions. J'ai adhéré à Mediapart avant sa sortie.
Je ne me suis pas levée et je n'ai pas quitté le Théâtre. Et pourtant, il était vraiment choquant de ne voir aucune femme sur la Tribune.
Il est normal de le dire. Ou alors, cette parole-là doit être elle censurée ?