Caisses d'épargne-Banques Pop': l'indispensable débat

Ce projet d'une «édition participative» autour des Caisses d'épargne, des Banques populaires et de leur filiale commune, Natixis, est une idée qui chemine depuis plusieurs mois. Et, à quelques uns, nous avons finalement décidé de passer à l'acte. Et donner naissance à notre projet. Je voudrais ici rapidement en exposer les raisons en même temps que l'ambition.

 

Les raisons en sont multiples, car ce projet est en fait le produit d'une rencontre. Il y a d'abord les raisons propres de Mediapart. Voici plus d'un an, avant que notre journal en ligne ne voit le jour dans sa formule définitive, nous avons présenté sur le pré-site de Mediapart ce que serait notre ambition. Et pour donner une illustration de la priorité que nous donnerions au journalisme d'enquête, au journalisme indépendant de tous les pouvoirs, nous avons mis en ligne fin janvier et début février 2008 une très longue enquête, en six feuillets (qui nous a valu dix mises en examen), racontant les dysfonctionnements dans lesquels étaient prises les Caisses d'épargne. Une longue enquête qui a donc eu une fonction d'alerte, car elle a mis à jour, bien avant que la crise financière ne se creuse, les turbulences dans lesquelles a été emporté cet établissement, en rompant son pacte d'actionnaires avec la Caisse des dépôts, et en s'éloignant de ses missions d'intérêt général, pour mimer le fonctionnement des marchés financiers américains.

 

Puis, dans la foulée, tissant de nombreux liens de confiance avec de très nombreux acteurs des Caisses d'épargne, -cadres dirigeants, membres de comités de direction régionaux, syndicalistes de toutes sensibilités, sociétaires, salariés...-, nous avons continué, les mois suivant, à tenir la chronique de l'actualité mouvementée des Caisses d'épargne, des Banques populaires et de Natixis. Une chronique, grâce à tous ces liens de confiance tissés au fil des mois, très informée puisque nous avons été, pour ne parler que de la période récente, les premiers à annoncer le départ de François Pérol de l'Elysée ou encore les problèmes de légalité que cela posait. Participant à l'aventure de Mediapart, c'est l'une des grandes satisfactions que j'ai éprouvées: dans mes recherches d'informations, j'ai toujours été aidé, épaulé, conforté par de nombreuses personnes travaillant dans ces établissements, dont j'ai le plus souvent caché l'identité pour des raisons d'évidentes confidentialité. Mais le journalisme participatif a souvent pris cette forme-là: depuis plus d'un an, je profite d'aides dévouées et précieuses, même si elles ont souvent été discrètes. Des aides formidables, dans le souci d'informer le mieux possible les salariés concernés de ces entreprises, et au-delà les citoyens.

 

Mais, en retour, nous avons aussi senti que nombre d'acteurs avec lesquels nous étions fréquemment en contact, ou tout simplement des salariés de ces différents établissements, au premier chef concernés, ressentaient le besoin d'un lieu de dialogues ou d'échanges, pour aller au-delà de la lecture des article mis en ligne par Mediapart. Lors des journées portes ouvertes que nous avons organisée à Mediapart, le 21 mars dernier, des syndicalistes et des salariés des Caisses d'épaargne et de Natixis sont ainsi venus engager ces échanges.

 

C'est donc ce cheminement qui a conduit à ce projet : en plus des informations que nous publions, créer ici, sur Mediapart, un lieu de débat collectif. Pour parler de tout. Parler du bilan d'abord : de la fuite en avant dans laquelle les Caisses d'épargne se sont lancées à partir de 2006 avec l'assentiment de la puissance publique ; des dangers qui pèsent maintenant sur les missions d'intérêt général que sont la rémunération de l'épargne populaire et le financement du logement social ; de la crise financière et de son onde de choc. Pour parler aussi de l'actualité, de l'affaire Pérol jusqu'au projet de fusion, et ses conséquences notamment sur l'emploi. Et pour parler aussi de l'avenir : d'une refondation du mouvement mutualiste et coopératif, attaché d'abord à l'intérêt de ses sociétaires en même temps et à l'intérêt général.

 

A tous ceux qui juge ce débat important, je voudrais donc lancer une invitation : venez débattre ici. Faites connaître autour de vous ce lieu de débat. Cadres, syndicalistes de toutes sensibilités, salariés de tous les établissements, vous êtes tous les bienvenus. Quiconque veut poster des billets dans cette «édition participative » et avoir les droits pour le faire peut m'en faire la demande en passant par l'onglet «devenir rédacteur», en haut à gauche de cette page : plus nous serons, plus le débat sera fécond.

belle proposition laurent.

Je vrai suivre le débat attentivement.
Mais peut-on avoir le petit rectangle : "envoyer à un ami" ou est-ce interne à MEDIAPART ?
Merci d'avance.
Marie-Paule;

Monsieur MAUDUIT,
Vous avez à la fois beaucoup de courage et beaucoup de talent : nous serons donc des lecteurs très attentifs.
Malheureusement, nous ne pourrons guère vous aider dans cette tâche gigantesque.
Par contre, nous espérons que vous pourrez compter sur le personnel de ces entités, comme sur les personnels de tous les établissements bancaires & financiers car, sans eux, il sera difficile de "changer les choses".
C'est dans leur intérêt.
C'est aussi dans l'intérêt de notre Société que de dénoncer la stratégie suicidaire et les manoeuvres dilatoires de la Haute Finance européenne (Banque Centrale Européenne et EUROSYSTEME compris) qui cherche à se remplumer avec l'argent et le pouvoir d'achat des Européens en espérant que "tout rentrera en ordre" comme avant, pour leur plus grand bien.
Ils feront donc tout ce qu'il faut pour maintenir en survie ce système des plus-values faciles et des "salaires" démesurés (de véritables détournements d'actifs) : haute corruption, tricheries en tout genre, fausse monnaie, paradis fiscaux, sociaux et judiciaires...
Il faudra donc "ouvrir l'oeil", le bon : sacré challenge!
Merci,
J.M

Nous étions présents mon épouse et moi au cours de cette journée portes ouvertes. Monsieur Mauduit; je m'associe au commentaire ci dessus concernant votre courage. Excellente idée que cette édition participative, si vous en faites sur les questions de Sécurité, j'y participerai Très Très activement

D'accord pour cette édition participative. Comment devenir rédacteur? En ce qui me concerne, au titre de sociétaire de la Casden-Banque Populaire, je souhaite regrouper le maximum de sociétaires de la CASDEN pour faire échec à la demande de quitus demandés par les Administrateurs pour l'exercice clos au 31 décembre 2008 par la première résolution, Son PDG a refusé d'ouvrir un large débat sur les dérives de la Banque Populaire, de Natixis et les projet de prise de Contrôle par Sarkozy (par jean Pérol interposé) sur une structure commune à la Caisse d'Épargne qui sera voté au parlement, Ce qui constitue une véritable déni de démocratie et une trahison de l'esprit mutualiste à la quelle il prétend se référer... L'Assemblée Générale est convoqué pour le 20 mai prochain ou le 27 mai en cas d'absence de quorum. Le Conseil d'Administration qui soutient le projet de fusion imposé par Sarkozy, refuse l'ouverture d'un large débat des sociétaires sur un site internet pour ne pas avoir à répondre aux questions légitime que nous sommes en droit de nous poser. Cette Direction doit être combattue par tous les Moyens. Ce commentaire vaut lettre ouverte à Pierrre DESVERGNES, Président de la CASDEN Banque populaire, qui dans un éditorial du bulletin LIAISONS N° 89 d'avril 2009 nous indique:
L'originalité (de la CASDEN) demeure dans ses modalités de sociétariat, dans son absence de but lucratif, dans ses principes de gouvernance (qui n'informe pas les sociétaires des dérives de la Fédération des Banques Populaires).
.... Comme il y a 60 ans, la CASDEN est et se veut une banque différente, la banque de ses sociétaires, leur coopérative. Telle demeure notre volonté et demeurera notre vocation (bla, bla, bla).
La constitution d'un organe central commun avec les Caisses d'Épargne (imposé par Sarkozy par une Loi votée par le parlement) doit évidemment respecter les obligations juridiques et morales nées de notre protocole (aucun document joint) poursuit et poursuivra son action, plus que jamais au services des sociétaires BLA, BLA, BLA fermez le ban.

Je vais vérifier, mais je pense que comme pour tous les articles, vous pouvez faire suivre à qui vous voulez...

Cher Laurent Desvignes, pour devenir rédacteur, rien de plus simple. Dans cette page, en haut à gauche, vous cliquez sur l'onglet "devenir rédacteur". Et comme vous vous doutez bien que je serai d'accord avec votre demande, vous serez aussitôt agréé, et vous aurez le droit de poster tous les billets que vous souhaitez dans cette éditions. Je souhaite que nous soyons très nombreux...

[...] Pour parler de tout. Parler du bilan d'abord [...] Pour parler aussi de l'actualité [...] Et pour parler aussi de l'avenir [...]
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Et si on parlait aussi du passé (récent) et de celui qui a mis moins de 10 ans pour anéantir les Caisses d'Epargne que des dizaines de générations de directeurs "normaux" avaient mis 180 ans à construire !... Car il ne faudrait quand même pas oublier que c'est "grâce à" un mégalomane entouré de quelques acolytes et autres courtisans que les Caisses d'Epargne en sont arrivées où elles en sont aujourd'hui. Et la perte de trading et la crise n'y sont pour rien ou pas grand chose. Et que deviennent ces charlots depuis quelques mois ? Sans doute profitent-t-ils de nouvelles fonctions - discrètes et/ou exotiques - et/ou d'une retraite dorée ? C'est inadmissible !
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Encore et toujours bravo pour cette initiative !

Excellent article de L.Mauduit et excellent commentaire de Junon Moneta. .
Junon moneta ecrit "C'est aussi dans l'intérêt de notre Société que de dénoncer la stratégie suicidaire et les manoeuvres dilatoires de la Haute Finance européenne ".
Oui , audelà de l'indispensable description des faits il faut aussi dénoncer à qui profite le crime in finé.

Bonjour,

Je vous ai envoyé mon problême avec NUANCES PLUS et l' Assurance Vie
(transformation de PEL à échéance après avis d' un Conseiller financier
Nous sommes maintenant rn - dessous des versements initiaux après 2 ans 1/2
Est - ce normal ?