Lettre à Arnaud Montebourg, «socialiste qui espère»
18 Juin 2009
Par
Les invités de Mediapart
Edition :
Les invités de Mediapart
Paul Quilès – membre du conseil national du parti socialiste et ancien député – répond à Arnaud Montebourg – en charge de la rénovation au PS – qui lui-même avait répondu à la «lettre à ces socialistes qui nous désespèrent» d'Edwy Plenel. Pour revaloriser le travail des élus, il faut d'abord imposer le mandat unique estime Paul Quilès. Nous publions sa lettre.
A Arnaud Montebourg,
Secrétaire national du PS à la rénovation,
Député de Saône et Loire,
Président du Conseil général de la Saône et Loire
Secrétaire national du PS à la rénovation,
Député de Saône et Loire,
Président du Conseil général de la Saône et Loire
Cher camarade,
Tu es chargé au sein de la direction de notre parti de la rénovation. On nous dit que tu présenteras très prochainement des propositions de «rénovation profonde» du PS à ses instances dirigeantes.
J'ai le privilège –que tu partages en partie avec moi– d'avoir connu, après chaque échec du PS, les longues complaintes du remords, suivies des promesses de changement (dénommées, suivant les périodes, «rénovation», «nouvelles pratiques», «refondation», ou même «big bang», ou encore «révolution culturelle»....). Tu as toi-même contribué à médiatiser, avec le talent qu'on te connaît, certains de ces concepts.
Las, les mots finissent par s'user, quand ils reviennent comme des litanies ou des slogans vides de sens, sans jamais s'incarner dans des actes à la hauteur des promesses. Et il ne faut pas oublier ce constat dans la liste des raisons qui éloignent de plus en plus nos concitoyens à ne plus croire à la politique et à ceux qui l'incarnent. On retrouve ce thème, parmi d'autres analyses très pertinentes de l'excellente interpellation d'Edwy Plenel («lettre à ces socialistes qui nous désespèrent»), à laquelle tu as répondu.
Dans ta réponse, tu admets que «le PS est devenu un parti de professionnels, assis sur une accumulation d'intérêts personnels». Alors, nul ne comprendrait que toi qui fus le héraut du non cumul des mandats (avant de dire étrangement que tu n'étais plus «pratiquant»), tu ne proposes pas immédiatement au PS la seule mesure susceptible d'éviter son glissement vers les pratiques mortifères de la SFIO: le mandat unique?
Cette mesure, que je réclame depuis des années, aurait aussi une conséquence d'une extrême importance sur le fonctionnement de nos institutions. En effet, comme chacun le sait, la cause principale de l'affaiblissement du Parlement est le cumul des mandats. Cette «particularité» française s'est accentuée sous la Ve République: en 1936, environ 33% des députés exerçaient un mandat local; sous la IVe République, ce chiffre est monté à 40%; il a dépassé aujourd'hui 90%! Malgré quelques modestes limitations apportées aux plus gros cumuls depuis une vingtaine d'années, la situation actuelle demeure difficilement défendable dans une démocratie digne de ce nom.
Deux exemples récents ont démontré de façon éclatante la dérive insupportable de ce système.
Le 14 janvier dernier, le débat sur l'intervention israélienne à Gaza s'est déroulé à l'Assemblée Nationale en présence d'une quarantaine de députés! Le monde entier s'inquiétait de ces affrontements sanglants, que toutes les télévisions nous montraient presqu'en permanence; des manifestations se déroulaient partout, y compris en France; l'ONU et les grandes puissances s'efforçaient de trouver une issue à ce terrible conflit qui embrasait le Proche Orient; on s'inquiétait de la montée des passions et des risques de "contagion" dans notre pays... et voici que 500 députés au moins avaient considéré qu'ils avaient plus urgent et plus important à faire que d'être présents à ce débat!
Las, les mots finissent par s'user, quand ils reviennent comme des litanies ou des slogans vides de sens, sans jamais s'incarner dans des actes à la hauteur des promesses. Et il ne faut pas oublier ce constat dans la liste des raisons qui éloignent de plus en plus nos concitoyens à ne plus croire à la politique et à ceux qui l'incarnent. On retrouve ce thème, parmi d'autres analyses très pertinentes de l'excellente interpellation d'Edwy Plenel («lettre à ces socialistes qui nous désespèrent»), à laquelle tu as répondu.
Dans ta réponse, tu admets que «le PS est devenu un parti de professionnels, assis sur une accumulation d'intérêts personnels». Alors, nul ne comprendrait que toi qui fus le héraut du non cumul des mandats (avant de dire étrangement que tu n'étais plus «pratiquant»), tu ne proposes pas immédiatement au PS la seule mesure susceptible d'éviter son glissement vers les pratiques mortifères de la SFIO: le mandat unique?
Cette mesure, que je réclame depuis des années, aurait aussi une conséquence d'une extrême importance sur le fonctionnement de nos institutions. En effet, comme chacun le sait, la cause principale de l'affaiblissement du Parlement est le cumul des mandats. Cette «particularité» française s'est accentuée sous la Ve République: en 1936, environ 33% des députés exerçaient un mandat local; sous la IVe République, ce chiffre est monté à 40%; il a dépassé aujourd'hui 90%! Malgré quelques modestes limitations apportées aux plus gros cumuls depuis une vingtaine d'années, la situation actuelle demeure difficilement défendable dans une démocratie digne de ce nom.
Deux exemples récents ont démontré de façon éclatante la dérive insupportable de ce système.
Le 14 janvier dernier, le débat sur l'intervention israélienne à Gaza s'est déroulé à l'Assemblée Nationale en présence d'une quarantaine de députés! Le monde entier s'inquiétait de ces affrontements sanglants, que toutes les télévisions nous montraient presqu'en permanence; des manifestations se déroulaient partout, y compris en France; l'ONU et les grandes puissances s'efforçaient de trouver une issue à ce terrible conflit qui embrasait le Proche Orient; on s'inquiétait de la montée des passions et des risques de "contagion" dans notre pays... et voici que 500 députés au moins avaient considéré qu'ils avaient plus urgent et plus important à faire que d'être présents à ce débat!
Plus récemment encore, début avril, le résultat du vote des députés sur la loi Hadopi –«évènement» qui a fait beaucoup de bruit par ailleurs– a fait apparaître le nombre ridicule de députés qui ont participé au vote: 36, soit 6,2 % de la «représentation nationale». Alors que le thème du piratage sur Internet passionnait l'opinion publique, qu'il mobilisait les débats dans les médias et sur le Web... 541 députés avaient préféré vaquer à d'autres occupations, probablement plus importantes à leurs yeux.
Cet état de fait nuit gravement à la crédibilité du Parlement et il est regrettable que l'institution parlementaire s'accommode ainsi de sa propre faiblesse. Depuis des années, j'ai montré que le Parlement resterait une chambre d'enregistrement –quelles que soient les mini réformes engagées– tant qu'une réforme profonde ne serait pas engagée: celle du «mandat unique», rendant impossible le cumul entre mandat national et mandat local. Si l'on veut vraiment revaloriser le travail et la fonction des parlementaires, si l'on veut donner plus de poids au Parlement, pour contrôler un exécutif envahissant et ses risques de dérive, c'est la seule voie efficace. Elle mettra fin au discrédit qu'on inflige au Parlement et, par voie de conséquence, à la démocratie.
Le PS et la gauche ne peuvent plus se cacher derrière l'attente d'un hypothétique changement législatif, même si on peut tenter de le faire adopter par une proposition de loi lors d'une «niche parlementaire». Il faut commencer à montrer l'exemple immédiatement, en imposant la mise en place de la règle de non cumul dès les prochaines élections régionales. Ce n'est qu'un premier pas vers le mandat unique, mais sans cela, la «rénovation» aura bien du mal à s'imposer et à convaincre.
J'ose espérer que tu partages mon analyse. Merci de me dire quand et comment cette question essentielle sera soumise à l'approbation des militants du PS, dont je sais qu'ils sont impatients d'en débattre, afin qu'elle devienne un engagement solennel de leur parti.
Cet état de fait nuit gravement à la crédibilité du Parlement et il est regrettable que l'institution parlementaire s'accommode ainsi de sa propre faiblesse. Depuis des années, j'ai montré que le Parlement resterait une chambre d'enregistrement –quelles que soient les mini réformes engagées– tant qu'une réforme profonde ne serait pas engagée: celle du «mandat unique», rendant impossible le cumul entre mandat national et mandat local. Si l'on veut vraiment revaloriser le travail et la fonction des parlementaires, si l'on veut donner plus de poids au Parlement, pour contrôler un exécutif envahissant et ses risques de dérive, c'est la seule voie efficace. Elle mettra fin au discrédit qu'on inflige au Parlement et, par voie de conséquence, à la démocratie.
Le PS et la gauche ne peuvent plus se cacher derrière l'attente d'un hypothétique changement législatif, même si on peut tenter de le faire adopter par une proposition de loi lors d'une «niche parlementaire». Il faut commencer à montrer l'exemple immédiatement, en imposant la mise en place de la règle de non cumul dès les prochaines élections régionales. Ce n'est qu'un premier pas vers le mandat unique, mais sans cela, la «rénovation» aura bien du mal à s'imposer et à convaincre.
J'ose espérer que tu partages mon analyse. Merci de me dire quand et comment cette question essentielle sera soumise à l'approbation des militants du PS, dont je sais qu'ils sont impatients d'en débattre, afin qu'elle devienne un engagement solennel de leur parti.
Cordialement.
Paul Quilès
membre du Conseil national du PS, ancien député







moi j'ai rien contre le cumul du moment que les gens peuvent assumer leur boulot, on est en 2009 quand même
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quoi d'autre ?
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A Paul Quilès,
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Votre lettre à Montebourg relève du dialogue de compère.
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1° Il est inexact de dire, comme l'a fait Montebourg que "le PS est devenu un parti de professionnels". Si vous voulez rectifier votre camarade, faites-le à bon escient. Par conséquent, faites-lui remarquer que cette professionnalisation, cause de toutes les dérives, véritable injure aux principes de base de la démocratie, n'est nullement le fait du seul PS, mais de tous les partis, aussi bien Front National que NPA. Ce n'est tout de même pas pareil.
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2° Il s'ensuite que l'expression "cumul des mandats" est totalement inadéquate et n'a qu'une fonction : cacher la réalité du problème. Vous avez déjà, vous, les politiciens professionnels, prétendu que ce problème était réglé par la loi du 5 avril 2000. On voit bien qu'il n'en est rien. Vous ferez encore des nouveaux projets, des nouvelles théories, des nouveaux plans, des nouvelles lois et vous demeurerez ce que vous êtes et n'auriez jamais dû devenir : des professionnels de la politique, ce qui est incompatible avec le principe de base de la démocratie où tout électeur doit être éligible sans avoir à réaliser une première carrière à l'intérieur d'un parti politique.
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En conséquence, cessez de parler de lutte contre le cumul des mandats, ce qui est un bluff, et parlez nous de lutter contre la professionnalisation de la politique.
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Dites que vous souhaitez que l'on rende au peuple la fonction de représentant du peuple.
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Si vous ne le dites pas, je le dis :
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Rendez au peuple la fonction de représentant du peuple.
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jean-paul yves le goff
démocrate utopiste
républicain réaliste
activiste anarcho-monarchiste
Ha, qui sera le prochain à répondre à la réponse de la réponse de la réponse? Claude Bartolone? Jean-Christophe Cambadélis? Peut-être même Benoît Hamon ou Manuel Valls?
Finalement peut-être qu'Edwy Plenell aura été l'initiateur d'une vraie refonte participative du PS, sur Mediapart :-)
la réforme la plus importante : la limitation des mandats dans le temps, deux mandats maximum, afin d'éviter les rentes de situation des professionnels de la politique vivant hors de la réalité et réélus par le clientélisme
A Monsieur Paul Quilès...
Cher Monsieur,
Je ne crois pas que vous ayez besoin de Médiapart pour communiquer avec Arnaud Montebourg, j'imagine que vous devez pouvoir le croiser de temps à autre...
Il me semble que votre qualité de membre du conseil national du parti socialiste est due, en grande partie, à votre notoriété - outre vos qualités personnelles, j'imagine. Cette "notoriété" qui a été largement payée par les citoyens, donne à ces derniers une créance sur vos actes et propos publics. (Je précise que ce constat vaut pour la plupart des personnages publics et, en tout état de cause, pour tous les politiques).
Et même si votre diagnostic n'est pas dépourvu de bon sens, la forme de votre plaidoyer : "La lettre ouverte à un coreligionnaire", fait passer un piètre message aux citoyens.
"...Finalement, même lorsqu'ils militent pour une meilleure gouvernance, les politiques ne le font que pour mieux poignarder leur concurrents...".
Le Paradis est pavé de mauvaises intentions...
Je ne suis pas sûr que c'ait été votre démarche, mais c'est ainsi que je reçois votre message. Et pour le coup, ce sont tous les citoyens qui vont désespérer !
J'aime les débats d'idées, je n'aime pas les luttes stériles qui détournent des vrais enjeux et favorisent les ennemis de la démocratie. Vous n'êtes pas de ceux-ci, par pitié, ne les favorisez pas !
Espérant que vous ne me désespérerez plus, je vous prie de croire, cher Monsieur, en l'assurance de mes salutations citoyennes.
Ceux qui sont pour le cumul vont prendre pour excuse la nécessité d'une attache locale qui leur semble nécessaire.
Un poste de conseiller municipal, par exemple, devrait donc leur suffire.
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J'irai beaucoup plus loin que Paul Quiles, il faudrait aussi peut-être penser au renouvellement de la classe politique pour éviter cette professionnalisation.
Pourquoi ne pas instaurer également une limitation à 3 du nombre de mandats dans le temps ?
Et, à cela, j'ajouterai un âge limite : plus d'éligibilité après 70 ans.
Merci, Mr Quilès, de votre intervention, dans un vrai sujet.
Cette interpellation appelle un bouleversement, si le cumul des mandats était supprimé, les parlementaires ne se sentiraient exister qu'à défendre la loi, et leurs électeurs, et ces derniers aussi.
Qui sait, même l'abstention pourrait décliner, et la citoyenneté retrouver un sens.
Mais Monsieur Montebourg n'est pas sérieux. Venu écrire ici, on a cru, à le lire, du moins, moi même, en une volonté réelle de se mettre en question.
Et il s'abstient sur la loi Hadopi, dans un magnifique discours en pure langue de bois? Enfin, on n'avait pas besoin du Conseil Constitutionnel pour vérifier cette loi.
Je crains que vous ne soyez seul, Mr Quilès, ou quelques isolés, à ressentir vraiment le besoin de rendre socialiste ce parti, qui en est même venu à s'interroger sur son nom.
Depuis quand le nom de socialiste serait-il devenu obsolète, ou négatif? C'est de l'UMP ce genre, personne à gauche ne peut l'imaginer.
A moins que cela ne le soit devenu, alors, à qualifier, justement, un parti, où ceux qui ne le sont pas, socialistes, font la loi.
Bonne chance, Monsieur Quilès, pour ce combat, et pour d'autres, s'ils lui ressemblaient.
Monsieur Quilès a été le ministre qui a séparé la Poste et France télécoms et les a transformé en Epic(1991-1992).Ce qui a facilité le chemin vers leur privatisation .Il fut le ministre des Armées(en 1985-1986)qui reprit en main les services secrets(DGSE) pour étouffer les conséquences de l'attentat contre le bateau de Greenpeace(Edwy Plenel doit se souvenir!).Enfin il fut à la fois député et maire dans le Tarn de 1995 à 2002.Un ancien Postier qui n'a pas oublié le "travail" de ce ministre de "gauche".Jean-Yves Pire
Ce qui signifie qu'en 2009 on est multi-Tâches ? J'adore ces phrases qui ne veulent rien dire...
@l'anarcho-monarchiste, récidiviste qui écrit :
Il est inexact de dire, comme l'a fait Montebourg que "le PS est devenu un parti de professionnels". Si vous voulez rectifier votre camarade, faites-le à bon escient. Par conséquent, faites-lui remarquer que cette professionnalisation, cause de toutes les dérives, véritable injure aux principes de base de la démocratie, n'est nullement le fait du seul PS, mais de tous les partis, aussi bien Front National que NPA. Ce n'est tout de même pas pareil "
Dans les commentaires qui ont suivi " l'attentat de Karachi, les révélations d'un agent secret",j'avais contré cette affirmation concernant le NPA, quand on accuse les autre d'inexactitudes, il vaut mieux ne pas en commettre soi-même.
Les Montebourg, Quilès qui répondent à la lettre ouverte d'Edwy s'aventurent en terrain hostile, je doute donc que leurs exemples soient suivis. Pourtant , sur la forme,ils ont un certain mérite à le faire, sans plus.
Je soutiens entièrement la proposition du mandat unique proposée par M. Quilès. Proposition nécessaire mais insuffisante pour que notre démocratie formelle retrouve une légitimité démocratique.
A cette proposition, j'en ajouterai deux autres qui me paraissent tout aussi importantes.
Tout d'abord, la limitation des mandats nationaux dans le temps déjà évoquée dans ce blog. Par exemple, un maximum de deux fois deux mandats.
Ma deuxième proposition serait la reconnaissance du vote blanc, vote qui dit bien ce qu'il veut dire : "aucun des candidats ne mérite mon soutien". Une véritable prise au sérieux de ce vote blanc aurait les implications suivantes : si les votes blancs arrivent en première position, de nouvelles élections doivent avoir lieu et les personnes qui se sont présentées à cette élection doivent laisser place à d'autres candidats. (On peut imaginer l'impact qu'une telle mesure aurait eu sur les élections européennes !)
Ces trois propositions, conditions sine qua non d'une légitimité démocratique, devraient être intégrées à la Constitution.
Bien sûr, cela n'est pas suffisant pour arriver à un bon fonctionnement de la démocratie. Il faudrait qu'en amont de tout cela, les électeurs aient accès à une information honnête et plurielle.
Il faut reconnaître à MM. Montebourg et Quilès une certaine forme de courage pour venir répondre à la lettre d'Edwy Plenel et ce quels que soient leurs défauts.
Jack Lang proposait une adhésion à 1 euro mais même 1 euro c'est encore trop cher pour ce que l'on nous offre.
Je propose une idée toute simple pour requinquer l'électorat et parallèlement un intérêt pour Mediapart. Que le PS propose une vaste campagne d'adhésion dans laquelle serait incluse un abonnement à Mediapart. Je pense que la rédaction saura faire au PS un tarif de groupe.
Cela serait chouette d'échanger avec 100 ou 150 000 abonnés.
Changer le fond, changer les personnes oui ! Surtout ne pas changer de nom comme le "parti Carmin" proposé par un publiciste ce matin, et tout le monde d'approuver sur le plateau. Parti Carmin ou PC : ils n'ont vraiment rien dans la tête ces communicants mais sont chers payés.
ça veut pas rien dire, on peut facilement travailler à distance , si il sagit seulement d'être présent physiquement comme à l'assemblée pour prétendre remplir une fonction ...
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on peut être relativement ailleurs et remplir ses responsabilités, dans une certaine mesure.
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on peut donc prendre radicalement le problème à l'envers, c'est à nouveau un peu démagogique, et sans grande porté réformatrice sur la situation politique et économique.
quel courage en effet, ces hommes sont des foudres de guerres, ils trompent la mort sur médiapart, au péril de leur existence, c'est certain.
Bien des députés prétendent qu'ils ont besoin d'un mandat local pour "sentir" le peuple. Il me semble qu'ils ont tous un suppléant qui pourrait fort bien assurer ce "senti".
Les commentaires précédents n'évoquent pas l'aspect alimentaire du problème de la professionnalisation des politiques, et cela, je crois, parce que la plupart des députés sont des fonctionnaires ou des gens des professions libérales.
Citez-moi un député battu qui se soit inscrit au chômage.
On s'est battu pour la parité, avec un résultat pour les élections européennes.
Il faut se battre avec Quilès pour le mandat unique.
Il faut se battre dans les partis pour que la représentation nationale ne soit pas réservée à ceux qui retrouvent leur gagne-pain quand ils sont battus.
Mais surtout il faut faire une politique de lutte contre les inégalités
je vous en supplie
aimez vous les uns les autres
quoi
allez un bon geste
vous me donnez la migraine
Excellente initiative que le mandat unique; elle serait symbole d'une vraie volonté de rénovation.
Ainsi une nouvelle réconcilation entre citoyens et hommes politiques pourrait se mettre en marche.
Et si, tout simplement, le PS était de Gauche ? Pas une Gauche relative, au sens moins à droite que la Droite, mais une Gauche absolue c'est-à-dire contre le Traité de Lisbonne, contre l'indépendance de la BCE, contre le libre-échangisme qui met en concurrence des pays avec des niveaux de protection sociale totalement différents, contre la retraite par capitalisation, contre les privatisations pour le retour de l'Etat etc...
Pensez un peu à cela Mesdames et Messieurs du PS, il ne faut pas aller chercher midi à quatorze heures, la solution est sous votre nez !... je sais, je rêve... c'est tout ce qu'il me reste.
rire, millefeuille ...
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si cela pouvait être aussi simple, mais il y a un peu de ça, l'ensemble de ces débats ne sont que des tentatives de s'aimer nous-mêmes et de s'aimer les uns les autres, et bien souvent on s'aime davantage que les autres, d'ou une certaine confusion, l'égocentrisme, l'égoïsme, l'égo sont un des mals de notre société contemporaine, ancrée dans nos esprits, on ne s'aime et défend sa vision du monde davantage que l'on ne parvient à intégrer celle de l'autre.
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par manque de confiance sans doute. de capacité également à se libérer, d'oublier nos défenses pour mieux s'accepter sans se heurter mutuellement pour tenter de se comprendre.
Je suis bienheureuse en effet, que les uns, les autres, hommes et femmes dirigeants politiques, comme autant les citoyens que nous sommes, commencions enfin à nous parler.
Apprendre à se parler, apprendre à parler : pas chose si facile, malgré les apparences, mais n'est-ce pas là un vrai début de réel dialogue social ?
Bien cordialement à vous,
Cher jmv, cela pose en effet la question clé de "à qui s'adresse-t-on en réalité ?"
L'on parle souvent à quelqu'un, mais en réalité, notre voix réelle se plaignant (notre plainte), ne s'adresse-t-elle pas à un autre ?
Je crois que vous, vous le savez.
Les hommes et femmes politiques aiment-ils la littérature ? (et là, je m'adresse indirectement à Paul Quilès).
Lire ou relire "la lettre volée" d'Edgar Poe...
C'est sincèrement et véritablement passionnant.
Bien cordialement à vous,
Ne s'autorise-t-on pas que de soi-même ?
Cordialement,
Raymondb
M. Quilès lit-il les commentaires ? Sait-il qu'il peut y répondre ? Pourquoi ne le fait-il pas ?
Il faut lui poser la question à lui.
Cordialement,
Oui Jean Yves, mettre en regard les étapes franchies dans le passé, donner du sens à cette déliquescence politique qui n'a plus rien à dire si ce ne sont des propos sur la refonte de ceci, de cela ...
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" Pourquoi ne le fait-il pas ? "
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parce qu'il a son idée à lui sur la participation.
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jpylg
Ce qui voudrait pratiquement dire que le lecteur de médiaprt serait adhérent du PS: pas d'accord du tout! D'ailleurs, le PS devrait se rebaptiser "UMP de gauche", ce serait parfaitement cohérent avec les pratiques des leaders (DSK, Lang, Besson, j'en oublie sûrement).
J'allais le dire.
Cher Eric,
J'ai du mal à vous suivre sur ce que serait "être de gauche".
Etre "contre le Traité de Lisbonne" ne me semble pas spécialement être de gauche, d'ailleurs nombre de gens de droite, y était également défavorables. Au contraire, le Traité de Lisbonne, permet une meilleure "régulation".
Etre "contre l'indépendance de la BCE" ne peut pas non plus être spécialement de gauche car la politique monétaire n'a pas de couleur. C'est un peu comme si vous déclariez une balance de gauche ou de droite. La politique économique, c'est à dire favoriser la consommation, l'investissement, la propriété, le travail, les loisirs, l'entreprise, etc. est totalement indépendante de la politique monétaire qui, elle, se contente d'équilibrer la masse monétaire avec la richesse réelle du pays. Elle n'a qu'un rôle de constatation. Si l'on laisse les politiques jouer avec la monnaie pour satisfaire tel ou tel objectif économique, on peut être sûr de recevoir un retour de baton : l'Histoire en est remplie.
Etre "contre le libre-échangisme qui met en concurrence des pays avec des niveaux de protection sociale totalement différents" n'est pas toujours de gauche car si à court terme il peut y avoir un transfert de "production", on constate qu'à moyen terme un nouvel équilibre se forme. Il est alors du ressort des citoyens de faire en sorte que leurs gouvernants ne remettent pas en cause le niveau de protection. Ce n'est pas être de gauche, c'est voter au élections
Etre "contre la retraite par capitalisation" peut être de gauche, quoique je ne suis pas sûr que ce soit les plus démunis qui profitent le mieux d'un tel système... mais probablement en serait-il pareil avec la capitalisation. De toute façon je pense que la retraite est un sujet suffisamment important pour que son financement ne soit pas un sujet de discussion. Je reste convaincu que la retraite devrait être payée par l''impôt.
Etre "contre les privatisations et pour le retour de l'Etat" n'est pas être de gauche car cela dépend des activités. Le tout Etat peut être de Droite (ça dépend quelle droite). Franchement je préfère acheter ma voiture à Peugeot ou BMW qu'à Trabant.
Tout ça pour dire que la notion "Droite"ou "Gauche" ne doit pas s'apprécier de cette façon mais plutôt sur la base d'un "Contrat Social", et là je vous suis, les partis doivent en proposer un.
Bonne idée le mandat unique.
Par contre, un mandat unique ou limité dans le temps, ça se discute car les allemands montrent au Parlement Européen que l'expérience et le tutorat ont de grands intérêt : la politique est un métier qui doit se pratiquer avec sérieux.
La seule limite qui devrait prévaloir est tout simplement celle de la retraite.
Oui, Mr Quilès le cumul des mandats, leur professionnalisation à couper l'air de notre démocratie. Et pas seulement celle du PS.
N'hésitez pas - ainsi que tous ceux dans ce fil qui sont convaincus de la toxicité pour notre démocratie de cette pratique que l'on ne retrouve dans aucune autre digne de ce nom - à soutenir l'initiative citoyenne de Stop cumul !
Identifier les maux c'est bien, agir pour les guérir définitivement c'est bien mieux.
http://www.mediapart.fr/club/blog/Stop+Cumul
stop.cumul@yahoo.fr
Cécile Duflot, des Verts,
http://www.mediapart.fr/club/edition/les-invites-de-mediapar...
à lire.