Identité nationale: que doit dire la gauche?

Pour les deux anciens ministres socialistes Marie Noëlle Lienemann et Paul Quilès, la gauche ne doit pas déserter le débat. Même si la manœuvre est électoraliste.

-------------------------------

Tout a été dit sur la grossièreté de la manœuvre : le moment choisi pour parler de ce sujet sérieux et complexe -à quelques mois d'élections difficiles pour la droite- ; la problématique -des thèmes sélectionnés pour plaire à l'électorat d'extrême droite- ; la méthode -une fausse consultation, ignorant le Parlement, à partir d'un questionnement faussé et tendancieux- ; son maître d'œuvre - un renégat socialiste, ancien pourfendeur du sarkozysme et de ses inquiétantes dérives... Bref, tout concourt à disqualifier l'opération, dont la finalité électoraliste ne fait aucun doute.


    La gauche a raison de ne pas se prêter au jeu politicien qui consiste à organiser des réunions dont le caractère superficiel et la finalité ne font aucun doute. Pour autant, elle ne doit pas se contenter de dénoncer la manœuvre, car elle peut la retourner contre ses auteurs, en requalifiant les enjeux et en refusant de se placer sur le terrain erroné et dangereux choisi par le « ministre de l'identité nationale et de l'immigration ». Héritière des conceptions universalistes et progressistes de notre histoire, elle doit répondre aux incertitudes nationales et démontrer que la politique du gouvernement est fondée sur l'exaltation des différences, la compétition entre groupes et communautés, le creusement des inégalités. La devise de la République, liberté, égalité, fraternité est vidée de sa force propulsive.

 

Une crise d'identité ? Plutôt un manque de perspective d'avenir


    Nos concitoyens voient bien que cette opération est un dérivatif pour éviter le débat sur les sujets brûlants: le chômage, les difficultés sociales, la désindustrialisation, les inégalités croissantes, la fiscalité et l'endettement, la remise en cause des services publics, la montée de la violence... Ils veulent des solutions concrètes à leurs problèmes, mais ils s'inquiètent de l'avenir de leur pays et de leurs enfants,  ils regrettent la perte de cohésion de la société et l'affaiblissement de la transmission des valeurs républicaines -auxquelles ils adhèrent très majoritairement- et ils aspirent à un projet commun qui porte une vision d'avenir, une perspective de progrès.


    Car ils savent que l'identité nationale -si ce concept a réellement un sens- est d'abord la construction d'un espace politique autour de principes partagés, qui évoluent au cours du temps en s'enrichissant et autour d'une langue commune. Quand ce pacte n'est plus explicite, quand les promesses de progrès s'éloignent et que se creuse un fossé entre les principes et la réalité, le pays connait un lourd malaise et, d'une certaine façon, une crise d'identité.

 

La mondialisation libérale et la politique de Sarkozy menacent plus l'identité nationale que l'immigration


    Expliquer ce malaise et cette crise à partir de la question de l'immigration est inacceptable et erroné. En réalité, c'est plutôt la mondialisation libérale qui tend à contester et à remettre en cause les principes républicains, fondateurs de notre identité nationale. Ceux-ci se sont forgés au cours de l'histoire, se développant et s'élargissant, souvent grâce à l'apport décisif de la gauche. Ces éléments majeurs du pacte républicain, qui constituent l'identité française aujourd'hui, s'appellent :
- la devise de la République: liberté, égalité, fraternité ;
- les droits de l'homme et du citoyen ;
- l'Etat, qui incarne l'intérêt général, garantit la cohésion nationale, prépare et garantit l'avenir du pays ;
- le peuple souverain, qui entend maitriser son destin ;
- la délibération collective, contre le pouvoir personnel ;
- le droit du sol;
- la laïcité ;
- l'école publique et l'attention au développement et aux droits de l'enfant
- la protection et la sécurité sociale ;
- les services publics, acteurs essentiels de l'égalité et garants des biens communs, en particulier des ressources naturelles

    Qui ne voit que ces conceptions ont été mises à mal par la montée du libéralisme économique et la domination des conceptions anglo-saxonnes ?
    
    Nicolas Sarkozy avait d'ailleurs clairement annoncé, au cours de sa campagne présidentielle, qu'il fallait rompre avec le modèle social français. Il s'est fait depuis le chantre de ces thèses, en sapant d'autres piliers de cette identité ou en prétendant la rénover : remise en cause de la laïcité (discours de Latran, Loi Carle, accord Kouchner/Vatican ...) ; discrimination positive (tentative d'inscrire dans la constitution la reconnaissance des diversités !) ; accroissement de la dérive monarchique du pouvoir ; utilisation fréquente de propos « provocateurs », qui mettent à mal la vision humaniste que devrait promouvoir le chef de l'Etat. La Présidence de Nicolas Sarkozy est donc bien une menace pour l'identité française.

L'identité de la France, c'est la République

    Plus largement, le problème vient surtout du fait que nos valeurs républicaines s'incarnent de moins en moins dans le réel et ne semblent plus orienter l'évolution de la société française. Comment convaincre que la devise inscrite sur nos frontons est notre ambition commune, quand les inégalités sociales s'accroissent, le racisme s'installe, la promotion sociale est stoppée, certains quartiers dérivent en ghettos, quand se développent les privilèges pour certains et se multiplient les handicaps pour les autres, quand l'héritage et la fortune transmise comptent plus que le travail et le talent de chacun, quand le mauvais exemple vient du haut et que la République est sans cesse convoquée pour imposer des contraintes, des limitations et de moins en moins  pour favoriser l'émancipation de tous ! Certains enragent, d'autres se résignent. Le pays est désorienté.

    Il est évident que l'intégration des populations immigrées est plus difficile, si le pays doute de lui-même, perd ses repères  et ne se donne pas les moyens de la réussir.

La France n'est ni un territoire unique, ni une nation ethnique

    Le choix du terme « identité » est contestable, car il privilégie une vision intemporelle et statique de la nation : approche partagée par ceux qui nient l'apport permanent des immigrés à notre pays et ceux qui valorisent la référence à la terre « éternelle ». Tenter de rattacher cette identité à la terre est d'ailleurs assez cocasse. De quelle terre parle-t-on ? Celle de Philippe Auguste? De Louis XIV, qui lui ajouta quelques provinces étrangères comme l'Artois ou le Roussillon? De Napoléon Bonaparte, qui crut pouvoir l'étendre à toute l'Europe? Des colonies, de l'Algérie d'avant 1962?....Cela n'a pas de sens. La France n'a jamais été une réalité achevée, une donnée figée de la nature et de l'histoire. Ni territoire ni « esprit d'un peuple », la France est, comme l'a rappelé Fernand Braudel, un résidu, un amalgame, des additions, des mélanges.


    Géographiquement, la France hexagonale est un carrefour entre des mondes  - continental, océanique, méditerranéen-, fait de centaines de micro-milieux, d'une mosaïque de paysages marqués par l'homme, lui-même contraint par la diversité des milieux. Il n'existe pas une France naturelle, mais des France géographiquement différentes. C'est encore plus vrai aujourd'hui, avec l'apport de l'outre mer.


    La réalité démographique et ethnologique est, elle aussi, complexe et artificielle, faisant cohabiter les trois principaux mondes de l'Europe occidentale: germanique, celte et méditerranéen. La population française est - sur notre continent - celle qui a le plus précocement et le plus complètement brassé les ethnies.
    Le pacte républicain est devenu le fondement déterminant de notre destin commun et le socle de l'unité de notre nation. C'est le 14 juillet 1790, au Champ de Mars, à Paris, que les représentants des provinces décidèrent de créer ce que Renan définissait comme "cette grande agrégation d'hommes, saine d'esprit et chaude de cœur, qui crée une conscience morale qui s'appelle une nation".

La gauche a une responsabilité historique


    La France naît à chaque instant d'un contrat collectif et d'un combat permanent qui, s'il s'interrompait, ferait tout s'écrouler. Peut être cette «  fragilité » apparente inquiète-t-elle nos concitoyens, surtout lorsque personne n'éclaire plus l'avenir. Là est la tâche de la gauche.


    Elle a imposé l'égalité dans notre devise, alors que la droite l'a toujours contestée, en tentant, récemment encore, de lui substituer l'équité. Elle a promu la fraternité, en alliant reconnaissance des droits individuels, des droits fondamentaux avec l'indispensable solidarité, la mutualisation des risques, le brassage social. Elle a porté en permanence l'élargissement de l'idéal républicain à l'ensemble des champs de la vie collective et singulièrement dans l'économie et le social.


Elle a toujours occupé une place déterminante dans les combats pour la liberté, dont certains reprennent, hélas, une singulière acuité, comme celui pour la laïcité, l'humanisme ou le développement des libertés publiques. Quant à l'internationalisme, c'est un des grands apports de la gauche, qui n'a jamais confondu la nation et le nationalisme, l'amour de la patrie et le repli sur soi ou le rejet des autres. Elle sait que, lorsque le nationalisme s'installe dans notre pays, il s'affaiblit, il recule et les problèmes intérieurs, les difficultés sociales s'accroissent. Elle sait aussi que la citoyenneté française n'exclut en rien la revendication de participer à une citoyenneté européenne et même l'espérance d'une citoyenneté mondiale.


    L'épopée républicaine de notre pays n'est pas achevée. Elle constitue toujours un moteur  puissant pour nos concitoyens et elle conserve une force d'attraction indéniable dans le monde. On le voit bien, la crise et les bouleversements actuels requalifient  le modèle français, que le cycle ultralibéral a tant malmené. Y a- t- il dans notre pays une volonté politique suffisante pour engager cette reconquête ? Aurons-nous l'audace et le courage d'affronter le grand défi de l'égalité ?  Sans progrès vers l'égalité, le doute prendra le pas sur l'espoir. La gauche a, là, une responsabilité majeure et doit porter cette vision mobilisatrice de l'avenir. L'identité nationale a moins besoin de débat que d'action.

 

Marie Noëlle Lienemann et Paul Quilès, anciens ministres, animateurs du club Gauche Avenir 

Rien. Qu'elle se taise. Non au débat, oui à la politique.

La gauche doit se taire ou énoncer : "hors sujet"

Dianne, 

Même pas. Se taire. La gauche n'a pas droit à la parole. Pas plus que l'UMP. Et encore moins sur ce sujet-là.

"Identité Nationale"

Que faire dès lors des binationaux disposant de la double identité Franco-Israelienne, tel Arno Karsfeld par exemple, qui vont servir dans l'armée fascisante et meurtrière de Tsahal pour accomplir des crimes de guerre et contre l'humanité selon le rapport Goldstone de l'ONU, ils s'identifient comment aux valeurs de la France des Lumières ??

Doit leur laisser la nationalité Française ??

Facile de les reconnaître, ils portent pas de burqa.

mmddrr de mmddrr !!!

@ +E-ON

 

Et si la gauche devait revendiquer qu'un Etat Républicain a aussi des droits vis à vis de ses citoyens et des devoirs vis à vis du maintien de cette identité.

Quand sera-t-elle reconnue l'injustice qui a vu fusiller de nombreux compatriotes, français d'hier et d'aujourd’hui, qui se sont refusés à réagir comme des baïonnettes intelligentes et n'ont été exécutés que pour valeur d'exemple  à ceux qui se refusaient de servir de chaire à canon ? Quelle leçon la République tire-t-elle de cette identité là ?  De ces périodes les plus noires, quel regard l’Etat porte-t-il aujourd’hui sur ces veuves et veufs qui continuent de mourir dans l’indifférence la plus totale.

 

Besson a déclaré, entre autres : "je suis là pour fabriquer des citoyens rationnels", personne ne le relève, je l'ai entendu et lu. Non, on ne participe pas à cette saloperie!

Désolé d'être à contre-courant. 

Se taire dans un débat dont le but est tout autre qu'un forum citoyen, c'est donner à Besson tous les moyens de conclure que le consensus se fait sur les valeurs quasi vichystes qui prévalent en Sarkozye.

Se taire, c'est comme s'abstenir lors d'une élection.

Au contraire, donner son opinion, constater que son billet a été censuré, et le faire savoir montre la félonie de l'initiateur de ce débat biaisé.

http://www.mediapart.fr/club/blog/marie-paule/051109/identite-nationale

Ce n'est donc pas cautionner l'imposture, mais au contraire la dénoncer.

Un débat sur l'identité nationale piloté par les préfets, ça vous inspire ?

Les périodes récentes de notre histoire dont je parle sont le fait de généraux tels que Réveilhac, Nivelle ou Pétain.

La gauche doit dénoncer le faux débat et non l'alimenter.

Ex : "L'identité de la France, c'est la République" = ah, bon. Et avant 1789, pas de France ? Faut-il gommer la Restauration de la France ? L'identité est-elle sélective et exclusive ? 

très juste. Il ne faut pas seulement assumer la part de lumière mais aussi la part d'ombre qui est en nous. La fierté n'a rien à voir là-dedans.

Et ces généraux n'étaient pas généreux : voir comment certains ont livré leurs compatriotes à l'ennemi.  

La gauche doit absolument démonter le débat proposé par la droite si celle-ci s'y engage réellement. Il s'agit peut-être d'une nouvelle manoeuvre sarkozienne pour occuper l'espace médiatique. Sinon, l'enjeu est tellement important que sa passivité ne fera que confirmer son inexistence.

Par contre, la gauche est très mal placée pour le faire. Le PC a longtemps été  patriote et stalinien. Lire des dirigeants du PS se réclamer de la devise républicaine fait rire ou pleurer, selon l'humeur. Ce parti a gentiment cassé la République lui aussi en proposant une identité européenne, moderne, vide de sens aujourd'hui comme le montrent la victoire au référendum de 2005, le taux de suicide élevé en France et le malaise de nos jeunes, les plus touchés en Europe par l'alcoolisme, la drogue et les tentatives de suicide selon des statistiques qui datent un peu.

Cela m'inspire la même réaction.

Participer pour mieux dénoncer.

Le boycott sert les desseins des manipulateurs.

PS - Au boycott, je préfère un beau coït...Indécis

Moël Jartin

Pour dénoncer, il faut y avoir été, avoir observé la censure et la dénoncer.

On n'alimente pas le débat puisque, étant censuré, on n'apparaît pas.

Sauf si on insiste jusqu'à ce que son texte non sarkocompatible apparaisse.

C'est une autre façon de dénoncer le régime crypto vichyste bananier népotiste du nano pharaon.

Le boycott ne fait que laisser le champ libre aux manipulateurs d'opinion.

Cela dit, je trouve excellente cette question de Lincunable :

"L'identité est-elle sélective et exclusive ? "

C'est une bonne participation au débat...

N'oublions pas non plus que la candidate Royal prônait que chacun arborât le drapeau français à sa fenêtre...

Ah, les cocardes connues...

Moël Jartin

Chers camarades,

 

Le choix du terme "identité" est contestable, vous l'avez écrit et je suis d'accord avec vous. Mais c'est justement pour jeter le trouble que ce terme a été choisi. De plus,  quand on lit "identité nationale" on ne sait pas s'il s'agit de l'identité d'une personne ou d'une nation. Or vous avez trouvé la bonne réponse à cette manoeuvre tordue de sarkozy en écrivant: "identité de la France".

 

Oui, la gauche doit participer au débat, bien que ce ne soit pas très glorieux. Mais pour éviter de se faire embrouiller par l'adversaire, je propose à chacun de ne jamais dire "identité nationale" et de toujours remplacer ce terme par "identité de la France". Au moins ce sera clair.

 

« Si la France n'était pas ce qu'elle est, tous les Français seraient des étrangers » Pierre Dac (je plaisante) 

il se rattrape en mettant en avant son identite 75 012, qu il maitrise parfaitement a travers ses balades a Rollers du cote de Nation Bercy , lol

Bien sûr qu’il est important de ne pas laisser Eric Besson “fabriquer des citoyens rationnels”!
Il n’est pas nécessaire de rendre sur convocation en préfecture pour ce faire. Le temps n’est plus ou l’essentiel du débat se passe dans les cours de récréation pendant les campagnes électorales.
On va ou si l’opposition qui se dit démocrate et/ou républicaine - et ceux de la majorité présidentielle qui se disent encore républicains et qui sont fatigués de manger leur chapeau - ne veulent pas aller se salir les mains pour défendre dignement et fermement nos valeurs républicaines (sans nulle doute nos meilleurs dénominateurs communs - même en panne ou régulièrement bafouées par le passé)?

Marie Noëlle Lienemann, secretaire d'Etat au logement entre 2001 et 2002

Paul Quilès, ancien ministre du logement, et de l'interieur

 tous deux ayant exercé le pouvoir.

 

La gauche socialiste est hyper mal placee, en effet, pour parler de l'identite nationale, theme absurde lancé par le gouvernement actuel pour, tout le monde l'a compris, non pas dire qui est francais et qui ne l'est pas, mais dire qu'ils ont compris que certains francais ne l'etaient pas vraiment (cf l'affaire "Amine" qui boit de la biere et mange du porc)

 

Un tiers des francais est né de parents etrangers ou immigrés ? Ca fait deux tiers qui sont nés de parents non immigrés. Le debat de Besson vise en realite non pas a definir l'identite nationale, c'est impossible, mais a dire a un certain electoral qu 'ils partagent bien leur point de vue comme quoi certains francais ne le sont pas.

Or, la politique de la gauche de victimisation systematique des francais nés de parents etrangers, surtout noirs et arabes, est en realite le miroir de la politique UMP de stigmatisation de ces memes noirs et arabes.

 

Ou est la reaction officielle du PS non pas contre mailorama mais contre les bandes du Champ de Mars ?

Ou est la reaction officielle du PS vis a vis des bateaux brulés dans le port de Marseille suite a une defaite sportive dans un match qui s'est joué a des milliers de kilometres ?

 

Le PS ne dit rien car il vaut mieux diviser pour mieux regner. SI tout le monde etait integré, qui seraient les victimes alibi qui justifient cette debauche de depense publique (toujours plus de flics, de profs, de HLM ?)

 

Parti Socialiste: soyez VRAIMENT republicains quand vous etes au pouvoir et vous couperez l'herbe sous le pied des "identitaires", herbe d'autant plus inquietante que grace a votre refus d'etablir la proportionnelle integrale a l'Assemblee Nationale, le FN et les autres partis d'extreme droite sont exclus de la representation nationale (mais pas de l'esprit des gens)

 

Soyez VRAIMENT republicains, c'est a dire ne victimisez pas les minorités, mais ne les meprisez pas non plus (cf la desastreuse affaire Antoine de Rocquigny du Fayel vs Bagdad Ghezal), ne les hierarchisez pas (cf l'affaire des propos nauseabonds de Najat Belkacem dans le cadre de la sulfureuse Universite de Lyon relatifs a la traite transatlantique) .

 

Soyez vraiment republicains, c'eest a dire privilegiez l'Egalite entre les gens et non pas l'Egalitarisme territorial qui aboutit a ce qu un bureau de poste deserve 800 habitants en Lozere mais 16000 a Aulnay sous Bois.

 

Et surtout soyez republicains, c'est a dire laissez les gens trouver leur place (notamment en arretant de prendre de haut la formation professionnelle initiale type CAP - BEP ou continue)  plutot que cette arnaque qui consiste a faire croire que X et l'ENS sont ouvertes a tous car gratuites et meme payees, alors que le profil sociologique des parents des etudiants de ces deux ecoles nous montrent le contraire. Stop au vol a l'arraché des classes moyennes qui payent des impots et oui a la privatisation des grandes ecoles et universites.

 

Quelle est la réaction d'Alternative libérale à l'ensemble des événements qu'évoque ACNM ?

PS - Le cacique de la promo sciences groupe C de Normale sup rue d'Ulm en 1962 était le fils d'un moniteur de ski de Pralognan la Vanoise.

Avec une ENS privatisée, jamais le moniteur n'aurait pu payer les sommes nécessaires.

Et ce n'est pas une exception.

Quelle est la réaction d'Alternative libérale à l'ensemble des événements qu'évoque ACNM ?

 

==> je ne sais pas et d'ailleurs pourquoi cette question ? je ne pense pas que la reponse vous interesse franchement

 

PS - Le cacique de la promo sciences groupe C de Normale sup rue
d'Ulm en 1962 était le fils d'un moniteur de ski de Pralognan la
Vanoise.

 

==> nous ne sommes plus en 1962 mais en 2009 

 

Avec une ENS privatisée, jamais le moniteur n'aurait pu payer les sommes nécessaires.

==> J'entends bien. Et vous connaissez aussi le terme d'alibi.je peux parfaitement admettre que l'ENS a été democratique en 1962 mais 1. je ne sais pas ce que moniteur de ski signifie socialement en 1962 2 surement pas un job a tremps plein, donc quelle etait son autre fonction 3 la mere etait elle au foyer ou bien caissiere a temps partiel le soir comme les meres de famille de 2009 ? Citer des cas particuliers pour en faire une loi générale c'est bien mais la portee generale n'y est pas forcement

Et qu'a fait Thierry Henry ? un geste sportif honteux ou un simple reflexe de patriote ? celui de conduire la France à la victoire  ...

Il y a, à mon avis, quatre réponses à donner :

Identité nationale ?

Liberté, égalité, fratenité, c'est écrit sur toutes les mairies (36.000 au moins)

 

2

Identité nationale ?

Nicolas Hulot prend ses distances avec le Président de la République, facheux juste avant la conférence de Copenhague.

Vite un autre sujet pour le masquer : identité nationale comme rideau de fumé.

 

3

Identité nationale ?

L'identité nationale est un débat nécessaire et mérite un débat de fond, qui ne peut être traîté en 3 mois entrecoupé par des réuinions électorales, donc à reporter après les élections régionales. Six mois de débat c'est le minimum !

4

Identité nationale ?

Vivre ensemble !!!!

 

 

A propos de la rationnalité  "d'être français" :  un récit kafkaïen sur les frontières qui séparent la France de la France  : voir ici.