Julien Dray, l’autre affaire
Le député socialiste Julien Dray a été entendu durant trois jours par la brigade financière dans le cadre d'une enquête préliminaire sur des mouvements d'argent sur ses comptes bancaires. Cette affaire dure depuis plus de six mois. «Où est le juge?», demande l'avocat et responsable du parti socialiste Jean-Pierre Mignard, dénonçant «un supplice chinois procédural».
Il ya quelque chose qui ne va plus dans notre société. Ce quelque chose s’appelle la lucidité. Qu’on l’intitule esprit public ou conscience politique elle vient à manquer lorsque une affaire judiciaire passe inaperçue ou lorsque tout simplement on n’y distingue pas ce qui mérite d’être vu. Car les affaires de justice, selon leur droiture ou leur circonvolutions, sont d’excellents révélateurs de ce qui s’abîme dans une société, y compris et d’abord le niveau d’immunité à l’arbitraire.
Ce que l’on fait au député Julien Dray est inacceptable. Je ne suis pas son avocat et je ne connais rien à son dossier. Le désordre qu’il met dans la conduite de ses affaires privées est légendaire et cela ne suffit certainement pas à en faire un malhonnête homme. En d’autres termes je n’en sais rien et je ne suis pas juge.
Mais précisément ou sont ses juges ? Ou est le juge ? Car on ne voit que des procureurs, des policiers et des enquêteurs financiers, tous parlant mezzo voce par voie de presse. Et de juge, point.
Je n’entends que des gens qui jugent et dont le métier est pourtant tout sauf de juger. Les services de recherche de la délinquance financière, Tracfin, publient des rapports immédiatement reproduits par la presse. C’est stupéfiant lorsque l’on connaît la discrétion de ses agents. La police investigue, perquisitionne, multiplie les gardes à vue. La procédure est un panier percé dont on sait tout ou du moins ce que l’on veut bien nous en dire. La parole de Dray est submergée puisque, par définition, il ne peut que réagir aux morsures.
On invente un supplice chinois procédural. Julien Dray est parlementaire et il bénéficie d’un régime spécial de garde à vue. Il est interrogé pour la troisième fois dans les locaux de la brigade financière. Si son avocat veut connaître son dossier il doit se fier aux quotidiens ou aux sites. Ce qui est humiliant pour le barreau, futur pénitent des couloirs du parquet. Pendant ce temps là un lynchage en forme de nœud coulant est passé autour du cou de Julien Dray.
On me dira qu’il n’y a pas de fumée sans feu. Mais le feu, c’est au juge de le découvrir, et le cas échéant de l’éteindre, et pas à une procédure inquisitoriale, exclusivement à charge, de dresser un rideau de fumée entre la rumeur et la vérité. La presse a certes fait son devoir de rapporter ce qu’on lui apprenait mais elle a manqué de sagacité en ne s’interrogeant pas sur cette invraisemblable procédure. Elle a manqué de vigilance sur l’enrôlement subtil dont elle devenait l’otage. Elle a été envoûtée par la générosité bien orientée de ses sources. Demain elle risque elle aussi de découvrir à ses dépens l’étrange usage qu’il sera fait de la loi sur la protection de la confidentialité des sources. Car voyez vous toutes les sources n’auront pas l’heur de plaire.
Ceci est inconcevable dans une société de droit sauf à imaginer qu’il s’agisse d’un stress test de nos anticorps à l’arbitraire. L’affaire Dray est d’abord un laboratoire d’essai. M. Léger a remis un rapport récent préconisant la suppression du juge d’instruction et la remise de l’enquête au seul parquet, au procureur, subordonné au ministre, bref au gouvernement. Voilà donc notre première épreuve d’effort.
Il n’y aurait rien d’absurde à confier l’enquête au procureur s’il était indépendant avec un juge garant de l’impartialité de l’enquête. Mais dans l’affaire Dray, pardonnez moi c’est la totale, nous avons un procureur courroie de transmission du ministre et pas de juge du tout. C’est formidable le progrès.
Les internautes doivent savoir que la Cour européenne des droits de l’homme a livré une appréciation sévère de l’organisation du parquet français qui ne serait ni vraiment indépendant ni complètement impartial, et certainement pas une autorité judiciaire, en raison de la subordination hiérarchique de ses membres à l’exécutif. Julien Dray est donc entre les mains du pouvoir politique. J’exagère ? Allons donc, ce dossier ne serait il pas signalé comme on dit dans le jargon des cabinets de la Chancellerie ? Et la Chancellerie, chacun le sait, comme les trois petits singes ne voit rien, ne dit rien n’entend rien. Elle chuchote.
L’affaire Dray si elle se poursuit ainsi jusqu’à son terme sera la défaite de la justice, du procès équitable, le rétablissement de la chambre ardente en procédure, même sans tentures de noir ou flambeaux pour éclairer la salle. Il s’agit du banc d’essai de la justice de demain ou le Parquet, c'est-à-dire le Ministre, nous le répéterons ad nauseam, gouvernera les investigations. Pour un des pays inventeurs des droits de l’homme il s’agit, reconnaissons-le, d’une sacrée trouvaille. René Cassin se voit offrir là son deuxième tombeau.
Tous sont concernés : parlementaires et conducteurs de véhicule, banquiers et hébergeurs de sans papiers, chefs d’entreprise et syndicalistes, jeunes des cités et clubistes mondains, agriculteurs et arracheurs de mais, militants UMP et PS, NPA, Verts et centristes, Front de gauche et MPF et j’en passe. Il s’agit d’un droit de l’homme, un droit de tous, un droit pour tous. Le droit à un juge indépendant et impartial. Julien Dray à droit à un juge indépendant et impartial, il a droit à une enquête ou ses droits seront reconnus.
Un nouveau ministre de la justice, Mme Alliot Marie, vient de s’installer Place Vendôme. Elle est gaulliste, ce qui en ces temps tend à nous rassurer. Gaulliste, donc républicaine. Il lui revient de mettre un terme à ces errements. Et à nous tous, de gauche ou de droite, peu importe, d’être fidèles à nos principes fondateurs lorsqu’ils affrontent la bourrasque. Nos fidélités, disait Péguy, sont des fidélités dans la bourrasque. C’est le moment.
Jean-Pierre Mignard
Avocat à la Cour d'Appel de Paris
Docteur en droit pénal







Bonjour et merci
Ce billet est tonique, fait du bien en tant que citoyen.
Cultivons ensemble nos possibilités de lucidité...envers et contre toutes bourrasques et rideaux de fumée, lynchages brutaux ou larvés, quelles que soient les personnes concernées, connues, célèbres ou pas...
viviane Palumbo
je croyais qu'en droit pénal français c'était à l'accusation de fournir les preuves de la culpabilité ? Non, c'est comme outre atlantique oû c'est au présumé coupable de prouver qu'il est innocent ce qui fait quesi on est riche et célèbre comme certains inculpés, on paie et hop, les ccusations s'envolent. Julien Dray est coupable surtout d'avoir publier le livre de trop au nom évocateur, règlement de comptes ?
Où l'on constate que le système français de l'investigation pénale est moins mauvais que tous les autres : Le suspect, dés lors qu'il existe des indices graves ou concordants qu'il pourrait être un coupable a le droit d'être mis en accusation, d'être inculpé, d'être mis en examen ou encore d'être entendu comme témoin assisté -peut importe le vocable- dans notre code de procédure actuel cela lui donne les DROITS :
- de choisir un avocat
- à cet avocat de consulter aussi longtemps que nécessaire le dossier
- au suspect, de n'avoir à répondre qu'à un magistrat indépendant (le juge d'instruction)
- de n'avoir à lui répondre qu'en présence de son avocat
- après qu'il ait pu s'entretenir aussi longtemps qu'il le souhaite avec son avocat
Le comportement abusif de quelques juges d'instruction conduisent aujourd'hui à imaginer un autre système...Il est DEJA en place ! Voir les mésaventures de monsieur J Dray, qui vient d'être entendu pour la première fois par un policier, sans assistance de son avocat, sans aucune connaissance préalable de son dossier alors que depuis un an le dossier est probablement devenu une somme !
Il est d'ailleurs probable qu'il fasse l'objet d'un renvoi direct à une audience du Tribunal correctionnel, sans avoir jamais vu un juge, ce qui n'est pas en soit un grand malheur, mais sans qu'il puisse sérieusement répondre à ses accusateurs avant l'audience de jugement où on ne refera pas entièrement l'enquête, évidemment !
IL faut conserver le système actuel en trouvant simplement le moyen d'éliminer de l'enquête pénale les juges d'instruction qui ne sont pas qualifiés pour cette tâche.
Comme je l'ai dit à plusieurs reprises dans divers commentaires sur divers faits de sociétés... nous assistons à un "Glissement" vers une "dictature"... Sarkozy lance des ballons d'essais et suivant les réactions... retire ou durci son essai... Julien Dray lieutenant de S. Royal est une proie rêvée par le pouvoir actuel... sait-on jamais !! - cela pourra servir à destabiliser S. Royal dans ses campagnes électirales... Mais c'est doublement inquiétant car peu de socialistes élèvent la voix et on assiste à une dérive qui rapelle des instructions à charges de toutes les dictatures de la planète ! Chapeau Sarko !
Il faut que les Français réagissent : aujourd'hui c'est Julien Dray, demain cela peut être un intellectuel qui déplaîra à l'Elysée... à quand le cachot ? le bannissement ?? On savait qu'il aimait Bush, c'est quand qu'il nous fera un "guantanamo" sur une île ???
Dans quel pays des services de police peuvent-ils sans aucun contrôle de quiconque enquêter sur le patrimoine d'une personne sans que cette dernière ne soit informée?
Dans quel pays un service dépendant directement du gouvernement peut-il transmettre à la police un rapport sur le patrimoine d'une personne sans qu'il lui soit demandé de formuler ses observations ?
Dans quel pays des services de police peuvent-ils entendre pendant plusieurs jours une personne sans que celle-ci soit assistée par un avocat ?
Dans quel pays un avocat ne peut-il avoir accès au dossier relatif à son client pendant une enquête de police et être réduit à lire la presse ?
Dans quel pays, le policier détient le droit discrétionnaire de placer en garde à vue pendant vingt-quatre heures qui bon lui semble sans aucun contrôle d'aucun juge ?
Dans quel pays? Dans quel pays?
Dans le pays des Droits de l'Homme!
Pour information, la cour européenne des droits de l'Homme a dit pour droit - applicable en France ce qui suit : "le droit à un procès équitable consacré par l'article 6 § 1 demeure suffisamment « concret et effectif » (paragraphe 51 ci-dessus), il faut, en règle générale, que l'accès à un avocat soit consenti dès le premier interrogatoire d'un suspect par la police, sauf à démontrer, à la lumière des circonstances particulières de l'espèce, qu'il existe des raisons impérieuses de restreindre ce droit" (Arrêt Salduz du 27.11.2008).
La France est devenue -depuis des années et pas seulement depuis l'arrivée de N. SARKOZY - une République policière.
Sarkozy c'est l'homme des coups politiques, des coups bas systématiques, ceux qui abaissent humilient trahissent. Sarkozy c'est les méthodes des régimes autoritaires sans scrupules, c'est la propagande transformée en publicité cosmétique. Dans de vieux pays démocratiques ça marche plutôt bien ma petite entreprise ne connait pas la crise. Justice police sont toujours facilement complices.
Que faire? Voter on vote, protester on proteste, militer on milite, manifester on manifeste...Je me répète tous les jours: non ne pas baisser les bras, résister, avec le temps il finira par s'écrouler c'est le sort de tous ces pouvoirs en France.
Peut-être faudrait-il arrêter de sarkoziser et de politiser à propos de tout, les dérives de l'institution judiciaire viennent de beaucoup plus loin et la volonté de cctte institution de chercher à conduire ses enquêtes, hors toute contradiction c'est à dire hors toute présence d'avocats, est presqu'aussi vieille que les codes napoléon !
Peut-être faudrait-il arrêter de sarkoziser et de politiser à propos de tout, les dérives de l'institution judiciaire viennent de beaucoup plus loin et la volonté de cctte institution de chercher à conduire ses enquêtes, hors toute contradiction c'est à dire hors toute présence d'avocats, est presqu'aussi vieille que les codes napoléon !
Julien Dray n'est pas réputé pour être un farouche opposant de Sarkozy mais un de ces socialistes adeptes de la "tolérance zéro" en matière de délinquance et trouvant la politique pénale de Sarkozy intéressante.
Julien Dray ancien proche de Ségolène Royal a reçu un appui de Pierre Bergé qui sponsorise celle-ci mais pas du tout venant de Royal. Ni des autres socialistes, je crois.
Alors pourquoi Dray est-il maltraité ainsi? Pourquoi lui?
Merci Monsieur Mignard de votre éclairage.
C'est effectivement scandaleux qu'une personne, Julien Dray ou un autre, soit jetée en pâture sans qu'elle ait eu la possibilité d'accéder au dossier. Que des personnes soient mises en garde à vue plusieurs jours sans avoir accès à un avocat.
Tout cela sont des dérives dont chacun peut être victime. Il faut faire quelque chose contre cela et VITE !!!
Il est de plus en plus évident, que Sarkozy instrumentalise la Police, le Parquet, la Justice, les services du Ministère des Finances, etc. pour gouverner. Le chantage et le harcèlement ne concernent pas que les hommes politiques. La prise de Contrôle, le Hold Up, sur les Banques Populaires et les Caisses d'Épargne par Sarkozy-Pérol avec la complicité des dirigeants des banques mutualistes a manifestement, si j'en crois une lettre de la Présidence de la Casden-BP, I million de sociétaires mutualistes de l'Éducation Nationale et de la Recherche, fait l'objet d'une forme de chantage, "la désafiliation que vous appelez de vos voeux aurait sans aucun doute pour conséquence immédiate LE RETRAIT D'AGRÉMENT donné par le CECEI (Comité des Établissements de Crédit et des entreprises d'investisement) à la CASDEN et donc l'impossibilité pour la CASDEN de poursuivre son activité bancaire au bénéfice de ses sociétaires..." Ce sont les méthodes de la maffia: le Racket. Les comptes sociaux de la Casden, à la différence de ceux de Natixis, sont excédentaires en 2008, et un intérêt de 3,5% sera versé aux sociétaires pour leur parts sociales, et même 4,5% pour les certificats d'investissement de Natixis, un héritage du montage financier (20% du capital social des banques mutualistes) imaginé par François Pérol lorsqu'il a créé Natixis, en sa qualité d'associé gérant de la Banque Rotshild en 2006, dans sa fonction de Conseil de la Banque Populaire. Natixis est une banque d'investissement et de financement cotée en bourse, au mépris du caractère mutualiste du groupe des Banques Populaires et des Caisses d'Épargne. Mieux, en 2006, c'est parmi les 34 millions de clients et 7 millions de sociétaires des banques mutualistes que l'on a vendu les 28% du capital de Natixis coté en bourse, au prix de 19,50 € euros, alors que ces actions , représentant 72% du capital, étaient valorisées au prix historique de 5 € dans les compte sociaux des banques mutualistes. En 2009, après la crise des subprimes ou autres financement LBO, etc., c'est 34 milliards de produits toxiques qui ont été cantonnés dans les comptes de Natixis et la capitalisation boursière, cet instrument de mesure de la spéculation, valorise le titre à environ 1,50 €, soit une perte de plus de 90% entre 2006 et 2009. C'est la déconfiture de Natixis qui sert de Prétexte à Sarkozy-Pérol de prendre le contrôle des Banques Populaires et des Caisses d'Épargne avec 7 milliard de fonds publics en déclenchant une série de procès contre François Pérol, par ce qu'il n'a pas cru devoir solliciter l'avis de la Commission d'Éthique de la Fonction Publique avant de prendre la tête des banques mutualistes. C'est un autre procès en Référé, pour avoir passer outre aux exigences du code du travail en matière d'information des Comités d'Entreprises. C'est aussi les onze procédures en diffamation contre Laurent Mauduit et Médiapat. Espérons que le Président du TGI de Paris ou son délégué, recevra favorablement, le 2 juillet prochain à 16 heures, la demande du Comité d'Entreprise et des Syndicats SUD et CGT des Caisses d'Épargne d'Ile de France, d'avoir à respecter les dispositions du Code du Travail en matière d'information préalable à la fusion que Sarkozy a décidé d'imposer par la voie législative, en spoliant le droit des sociétaires mutualistes des banques mutualistes attaché à la propriété des parts sociales; Ce sont égalment les plaintes pénales qui bénéficie d'un blackout total visant Natixis. À qui fera-t-on croire, que nous sommes encore dans un État de Droit sous le règne de l'hyper-président, dans État devenu la propriété personnelle de Sarkozy... Au Juge, le 2 juillet de faire la preuve du contraire en manifestant son indépendance par une stricte application du code du travail et de la jurisprudence GDF-SUEZ, déjà une opération de bradage des biens publics, en urgence, par Sarkozy dès son életion à la Présidence de la République, après avoir, comme Ministre des Finances , déclaré, la main sur le coeur, que jamais la participation de l'État au capital de GDF ne descendrait au dessous de 70%. Et ces multiples procès de lèse-majesté, par exemple au sujet de Casse-toi pov..., pas contre Sarkozy, injure à l'égard d'un citoyen au Salon de l'Agriculture, mais contre un citoyen lui renvoyant sa formule célèbre... Et la position de partie civile de Sarkozy, Président de la République, dans le procès Clearstream visant De Villepin, la procédure anti-terroriste contre Coulpat, celle des rétro-commission sur les 3 sous-marins vendus au Pakistan... Tout cela à des airs de république bananière...
En votre qualité d'avocat, doria, qui semblez prendre le parti de Sarkozy, dans cette enquête préliminaire scandaleuse, parti d'une plainte de Tracfin, dont j'avais la naïveté de croire qu'il s'agissait de poursuivre la fraude, tout spécialement en matière de blanchiment d'argent frauduleux (drogues, trafics d'armes, prostitutions, etc..) dans les paradis fiscaux, et pas de surveiller le compte bancaire d'un député, trouvez-vous normal cet instrumentalisation de la justice à des fins politiciennes. Et les 600 millions d'€ de l'UIM pour fluidifier les relations avec les syndicalistes et les politiques (pas d'enquête Tracfin, pas de garde à vue, pas de mise en examen des corrupteurs et détournement de fonds semi-publics, des cotisation calculé sur la base du chiffre d'affaire provenant des enquêtes statistiques obligatoires tenus à la plus totale confidentialité), Et que pensez-vous de la casse et la désorganisation de l'appareil judiciaire après le coup de karcher de Rachida Dati. Depuis le début du mois de février, un arrêt de la Cour d'Appel, en matière de copropriété, plaidé au début du mois de janvier, n'a toujous pas été rendu, le délibéré repoussé de mois en mois . Selon l'avoué, la réorganisation des chambres en pôle, serait à l'origine de ce retard au préjudice des justiciables. C'est la conception de l'efficacité de Sarkozy, faire du chiffre au préjudice des justiciables, priorité aux coups tordus...à la Coulpat, Julien Dray, etc..
kairos
Vu de l'extérieur et d'un peu loin, et à travers la vitre médiatique certainement déformante, deux choses m'apparaissent: d'une part, une "procédure" où la personne mise en cause publiquement ne peut se défendre car elle n'a pas accès à son dossier; d'autre part, les étranges "jongleries" financières, portant sur des sommes importantes, d'un député dont le parti pourfend d'ordinaire les manoeuvres cauteleuses des puissances d'argent... Ici même, à supposer que ce soit par exemple Frédéric Lefebvre qui soit sur la sellette, quelle serait la teneur des commentaires?
Vous avez raison de vous émouvoir pour Monsieur Dray. Mais combien d'autres dans sa situation n'ont pas la chance d'avoir sa notoriété pour attirer l'attention ?
On relève encore une fois le grand écart du ministère public dans sa réaction comparée à la mansuétude témoignée à Monsieur Morange.
Gilles Sainati, magistrat, confirme vos craintes dans un article du Monde Diplomatique de juin : "L'indépendance de la justice n'est plus un dogme".
Michèle Alliot Marie a dirigé l'enquête de Tarnac.
Vous cherchez un juge ? Je crains qu'il faille attendre et aller le chercher à Strasbourg.
Alors Julien Dray a été surveillé de près par tracfin, il n'y a vraiment que lui qui a des mouvements de fonds. Ceux qui planquent dans les paradis fiscaux son plus discrets. Et puis il n'y a pas que Julien Dray qui aime les montres qui coûtent un peu cher. Il a des copains qui lui prêtent des sous, ça arrive ! et c'est bien.
Pourquoi c'est tombé sur lui, c'est ce qu'il serait intéressant de savoir. Je ne suis pars d'accord avec les orientations politiques de Julien Dray mais attaquer sur ce terrain, c'est un peu misérable.
Quelle bouillie, le summum étant quand Mignard pleurniche parce que Julien Dray a un statut protégé en tant que parlementaire. Dray aurait parfaitement pu demander à l'Assemblée de le lui ôter, si la carte Centurion et les chèques des entrepreneurs ne sont qu'inventions.
viviane Palumbo
lisez "règlement de comptes " de julien Dray, vous comprendrez l'acharnement de Sarko et le non soutien des socialistes.
Pourquoi, mon Dieu, pourquoi ?
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Vous inversez le problème. Ce n'est pas au mis en cause à prouver son innocence, c'est au ministère public à démontrer l'infraction. On ne peut pas démontrer son innocence. Soutenir le contraire, c'est la Loi des suspects et la Terreur. Typiquement français ? Mais très tendance...
Il ne faut pas non plus se voiler la face.
La profession d'avocat porte une grande part de responsabilité dans la situation de personnes comme Julien Dray.
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" quelqu'un dont la ligne de défense consiste à dire qu'il ne sait pas gérer lui même ses comptes..."
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C'est encore beaucoup mieux que cela !
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Il saurait probablement gérer ses comptes, mais il n'en a pas la possibilité, puisqu'il consacre tout son temps à la politique, c'est-à-dire à gérer les comptes des autres...
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Ceci devrait, à soi seul, à éclairer. Mais ses défenseurs - qui sont aussi les défenseurs des 577 usurpateurs,- sont de véritables somnambules.
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jpylg
On est bien d’accord sur les errements de la justice, ses lenteurs, sa tutelle ou son indépendance au regard de l’exécutif.
Néanmoins, peut-on se payer le luxe d’une dichotomie entre le « comportement privé » d’un homme politique, et son « comportement public » sans s’égarer dans la casuistique ?
Plus largement, étendus à tout homme politique, la cupidité, la prévarication, la psychopathie de l’achat compulsif, le goût immodéré pour les jeux d’argent, sont ils compatibles avec la représentation politique ?
Rappelant les ressorts qui animent les systèmes politiques, Montesquieu énonça que, si pour la dictature le ressort était la crainte, pour la monarchie, l’honneur, pour la République le ressort, en est la vertu.
Au mieux, les qualités publiques et les défauts privés de J. Dray sont du domaine de la schizophrénie. Tout autre considération n’est que rhétorique d’avocat !
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" Tout autre considération n’est que rhétorique d’avocat ! "
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Au moins l'avocat fait son boulot, mais le citoyen oui-ouiste de base qui se laisse bluffer par des arguments tels que "je n'avais pas le temps de m'occuper de mes affaires parce que tout mon temps est pris par les affaires des autres" n'a aucune excuse.
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Il faut de toute urgence supprimer l'inconditionnalité et l'automaticité du droit de vote.
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jpylg
dianne
"Ceci est inconcevable dans une société de droit sauf à imaginer qu’il s’agisse d’un stress test de nos anticorps à l’arbitraire. L’affaire Dray est d’abord un laboratoire d’essai. "
Voilà, cher Jean-Pierre Mignard, pas mieux.
Heureuse de lire ce billet sur Mediapart. Ça urgeait.
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Car, dans le grand cinématographe de corrupteurs, corrompus, concussionnaires, abuseurs de bien sociaux, encaisseurs de pots de vin, menteurs, voleurs, parjures, auquel chaque jour s'ajoutent de nouvelles séquences, j'avoue commençer à nourrir un sentiment d'affection envers les personnes d'une honneteté inguérissable. Ce sentiment , il faut bien l'avouer, me conduit à porter un jugement peu flatteur pour nos élus de tous bords.
"Il faut de toute urgence supprimer l'inconditionnalité et l'automaticité du droit de vote."
(Proudhon pensait ça, en prison, après le plébiscite de Napoléon le petit)
Mais de même pour le droit de se présenter comme candidat aux élections!
Faire confiance à MAM mais vous êtes suicidaire , tous les ministres sont interchangeables non pas au gré des compétences mais de leur degré de léchage de bottes en gros de soumission . Un vrai chef d'oeuvre de dictature communiste ou les gagnants était récompensés par des "POstes " à la hauteur de leur soumission , la France en est là aujourd'hui car oui avec NS tout est possible , surtout le pire
MAM gaulliste , au moins De Gaulle avait une rigueur morale que nos gouvernants n'ont plus depuis longtemps , profiteurs actifs de la République cumulards notoires engendrant le mépris de la populace qui les a élus , mais les français peuvent ils encore faire confiance en des gens qui trahissent leur confiance ? non bien sur , alors reprise en main citoyenne requise aux prochaines élections
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Proudhon pensait ça, en prison,
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Il n'y avait pas que Proudhon, et tous les opposants au suffrage universel n'étaient pas en prison; au contraire ils étaient nombreux, y compris dans le camp de la gauche.
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Mais l'opinion publique est formatée pour ne pas savoir que la prétendue démocratie est un régime jeune (un peu plus d'un siècle et demi) qui apparaît avec le suffrage universel en 1848.
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Il ne faut pas que les oui-ouistes réfléchissent à ce qu'il en est réellement. Donc on les bluffe avec la "démocratie" athénienne dont, d'ailleurs, ils ne savent rien non plus.
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Le formatage de l'opinion publique, c'est ça.
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jpylg
Bonjour et merci, Jean-Pierre Mignard,
Comme il est dit plus haut, ce billet est en effet tonique, et fait du bien en tant que citoyens.
Je remarque tout ce que vous écrivez, P. Ohl-Juchs, et cette phrase en particulier concernant la justice me paraît, pour moi-même, importante :
"Ce n'est pas au mis en cause à prouver son innocence, c'est au ministère public à démontrer l'infraction. On ne peut pas démontrer son innocence. Soutenir le contraire, c'est la Loi des suspects et la Terreur. Typiquement français ? Mais très tendance..."
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Comment pourrait-on, en effet, démontrer son innocence ?
kairos
Il y la présomption d'innocence, il y a les charges... La première n'empêche pas d'avoir à répondre des secondes qui la contredisent... Il est normal que Julien Dray éclaire le juge enquêteur sur des mouvements de fonds qui passent de compte en compte, et parfois de la main à la main... Et il appartiendra à l'instruction de vérifier et d'établir une éventuelle mise en cause... La loi des suspects se fondait non sur des faits avérés mais sur la simple suspicion (les mauvaises relations suffisaient! ne pas adhérer à la Révolution était déjà la combattre, etc.). Le doute profitait à l'accusation... Là, quelque soit les "doutes", sans autres éléments probants, il ne pourra y avoir poursuites pénales et sûrement pas condamnation, du fait justement de l'innoncence présumée. Pour l'heure, par exemple, Julein Dray conserve son immunité parlementaire... Et il jouit de toute sa liberté, il poursuit sans restriction ses activités, notamment politiques comme le démontre sa récente "contribaution" dans la Grande Affaire qui tient les chroniqueurs en haleine: la "Mort" du PS... Vous voyez, la Terreur ne le menace pas encore...
Il est normal que Jean-Pierre Mignard prenne la défense de la délinquance financière présumée, ce sont des gens qui rapportent plus que les pauvres. De même qu'il avait lâché les "sans papiers" dès la victoire de Lionel Jospin en 1997. Quand la soupe est bonne...
C'est vrai que dans l'affaire Dray on est dans une phase d'expérimentation. Et comme tous les délinquants présumés financiers ou routiers Dray peut pleurnicher que c'est pas juste que ça tombe sur lui alors que machin a fait pire.
N'empêche...8 mois pour boucler l'affaire alors qu'il aurait fallu au moins 3 ans d'instruction vu l'avocat que s'est payé Dray. Et ce alors que le délinquant présumé a l'immunité parlementaire.
Moi je dis bravo au Parquet. Ces procès qui ont lieu dix ans après les faits avec à l'audience des parquetiers incapables de soutenir le travail des juges d'instruction, sous les coups de boutoir d'avocats ultra-spécialisés dans cette délinquance mondaine, rien de mieux pour décrédibiliser la justice.
De plus les droits de la bande de Dray sont respectés : 3 niveaux de juridiction plus la CEDH pour pleurnicher leur innocence.
Reste à trouver comment rendre le processus indépendant des pouvoirs politiques.
Les familles des deux jeunes qui ont perdu la vie à Clichy Sous Bois, dont Jp M est l'avocat ne font pas partie de "la délinquance financière présumée", mais "des pauvres qui ne rapportent pas".
http://www.20minutes.fr/article/196956/France-Villiers-le-Be...
Exact, cette nouvelle reconversion m'avait beaucoup diverti à l'époque.
Divertissement.
Ce qui serait sans doute divertissant à plus d'un titre c'est que BEBER 999 sorte de l'anonymat prudent derrière lequel il se réfugie. Tel un snipper, embusqué dans les taillis du web il mitraille inlassablement. Mais le grand jour lui est insupportable.
Beber 999 applaudit à deux mains, le visage masqué, à l'enquête préliminaire de l'affaire Dray et à cette expériementation d'un genre nouveau, mais ingénuement, il s'interroge gravement "qu'il reste à trouver," une fois que la procédure sera close sans doute, "comment rendre le processus indépendant du pouvoir politique".
S'agissant d'un député de l'opposition , c'est bien le moins en effet...
Et puis l'expérimentation dans un état de droit, caractérisé par un système de légalité des délits et des peines, pardon du peu...mais foin des détails. Déjà Alice dans le Pays des Merveilles était condamnée avant qu'elle ne soit appelée à fournir ses explications.
Le masque divertissant de Mr Beber 999 laisserait sans doute place au visage sinistre d'une société absurde et sans droit. A tout prendre qu'il garde son masque.
http://www.lexpress.fr/informations/julien-dray-et-sa-montre...
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Pour l'achat d'un bijou d'horlogerie, le député de l'Essonne doit s'expliquer devant les policiers
Nouvelle affaire embarrassante pour le Parti socialiste. Le député Julien Dray, 44 ans, ancien leader étudiant et cofondateur de SOS-Racisme, a été entendu par la brigade financière, au début de novembre, dans le cadre d'une enquête préliminaire ordonnée par le parquet de Paris. Les policiers s'interrogent sur l'achat, par l'élu de l'Essonne, en 1997, d'une montre en platine de 250 000 francs. Ils s'intéressent en particulier aux 150 000 francs que Julien Dray a versés au comptant afin d'acquérir cette montre, les 100 000 francs restants ayant été réglés par carte bancaire.
Cette affaire a débuté par un contrôle de TVA effectué dans les locaux de la société Patek Philippe, place Vendôme, le spécialiste suisse des montres de haute catégorie, à mécanisme dit «à complication». Cette inspection avait fait apparaître le mode de paiement utilisé par Julien Dray, qui combine carte bancaire et espèces. Ce qui constitue, en soi, une infraction. Il est en effet interdit de fractionner le paiement de ce type d'achat important. Un dispositif destiné à lutter contre la fraude fiscale et le blanchiment. Les faits avaient alors été dénoncés, par le biais de l'article 40, au parquet de Paris, qui a chargé la police judiciaire d'enquêter. Interrogé par les policiers de la brigade financière, Julien Dray a expliqué les conditions d'achat de ce petit bijou d'horlogerie. Au début de l'été 1997, il achète une première montre Patek Philippe, d'un montant de 50 000 francs. Rapidement, le député de l'Essonne, qui avoue une passion dévorante pour les montres, qu'il collectionne depuis des années, se serait lassé de ce premier modèle. Il serait donc retourné à la boutique pour changer cet achat qu'il ne pouvait se faire rembourser. Il achète un autre modèle beaucoup plus sophistiqué, vendu 210 000 francs, qui ne le satisfait pas non plus. Il le troque enfin, toujours chez le même bijoutier, contre un modèle à 250 000 francs.
Les enquêteurs ont donc demandé à Julien Dray d'où provenait la somme en liquide. Le député a expliqué qu'il avait, pour la réunir, vendu quatre autres montres de collection à des amateurs de montres parmi ses relations. Il a fourni aux policiers la liste de ses «clients» ainsi que la dénomination des modèles qu'il leur a cédés. Les enquêteurs ont entendu, tout récemment, ces témoins, qui confirmeraient les déclarations de Julien Dray.
Si les policiers ne relèvent aucune infraction dans ces transactions privées, l'enquête préliminaire devrait s'éteindre d'elle-même. Si, en revanche, une zone d'ombre subsiste sur l'origine des fonds réunis par Dray, le parquet de Paris ouvrira alors une information judiciaire. Menée sur fond d'affaire Mnef, cette enquête, a priori éloignée du dossier de la mutuelle, est, quoi qu'il en soit, un mauvais coup pour l'image du député de l'Essonne, qui se défend d'avoir monté une opération litigieuse: «Ma passion des montres est connue de tous depuis mon adolescence, confie-t-il. C'est ma vie privée. Cette montre, j'en rêvais comme d'autres rêvent d'un tableau ou d'une voiture. Je me suis expliqué sur son achat en fournissant tous les détails et les précisions nécessaires», conclut-il.
Après sa condamnation en correctionnelle, le Président de la région Île-de-France a modifié sa ligne de défense.
Jean-Paul Huchon est prévenu de prise illégale d'intérêt pour avoir facilité l'embauche de son épouse dans une société avec laquelle la région Île-de-France avait passé un marché.
L'article L. 432-12 du Code pénal prévoit ainsi que :
Le fait, par une personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public ou par une personne investie d'un mandat électif public, de prendre, recevoir ou conserver, directement ou indirectement, un intérêt quelconque dans une entreprise ou dans une opération dont elle a, au moment de l'acte, en tout ou partie, la charge d'assurer la surveillance, l'administration, la liquidation ou le paiement, est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75000 euros d'amende.
L'intéressé se défend en faisant valoir sa bonne foi, et son ignorance des complexités du texte.
Sans se prononcer sur la qualification des faits, on peut tout de même souligner que la Cour de cassation n'a pas été muette sur le sujet. De sorte que la jurisprudence est abondante.
En bref, le délit se trouve constitué dès lors que l'on peut qualifier un "intérêt quelconque". Il peut s'agir, cela va de soi, d'un intérêt personnel et patrimonial, mais également d'un intérêt seulement moral ou familial. En sorte que le fait de faire profiter un membre de sa famille — même par alliance — des bénéfices d'un marché public suffit à caractériser l'infraction.
Peu importe, à cet égard, que l'intérêt personnel puisse se combiner avec l'intérêt public. La généralité du texte commande son interprétation : c'est la confiance dans l'autorité publique qui est en jeu, et même la femme de César doit être insoupçonnable. Autrement dit, en la matière, l'élu est astreint à plus de devoirs que le simple particulier.
Encore faut-il, cependant, que celui-ci ait exercé un contrôle sur la décision, sous forme de surveillance ou de participation. Mais il convient de noter que la Président d'un conseil régional — à la différence des conseillers ordinaires — assure la surveillance générale des affaires de la région.
Jean-Paul Huchon semble donc reconnaître l'illicéité des actes qu'il a commis, mais il fait valoir l'ignorance de leur caractère délictueux.
C'est la condition de l'élément moral de l'infraction qui est en cause ; autrement appelée "dol général". pour être pénalement responsable, l'auteur d'un acte délictueux doit avoir eu l'intention de transgresser la loi pénale. Ou, comme le proclame l'article L. 121-3 :
Il n'y a point de crime ou de délit sans intention de le commettre.
Or sans conscience de l'infraction, il est difficile de caractériser une intention.
La défense serait cependant bien trop aisée, au yeux du législateur, si le prévenu pouvait se prévaloir de son ignorance ou de son erreur. Nemo censetur ignorare legem, latine-t-on en amphithéâtre. Ou, nul n'est censé ignorer la loi. L'adage ne signifie certes pas que l'on doit fatiguer ses yeux sur les milliers de pages des Codes, mais que l'on ne peut invoquer son ignorance pour échapper aux conséquences légales de ses actes. Solution un peu rude, il est vrai.
C'est pourquoi l'article L. 122-3 mesure la rigueur de la présomption[1] :
N'est pas pénalement responsable la personne qui justifie avoir cru, par erreur sur le droit qu'elle n'était pas en mesure d'éviter, pouvoir légitimement accomplir l'acte."
Traduction : lorsque l'on croyait pouvoir agir sur le fondement du droit, on peut faire valoir cette croyance erronée pour distraire le bras vengeur de la justice.
Encore faut-il, souligne le texte, que l'intéressé n'ait pas été en mesure d'éviter son erreur. On dit que celle-ci doit avoir été "invincible". Cette exigence est appréciée strictement par la Cour de cassation qui estime — le plus souvent — que l'erreur de l'intéressé doit avoir été induite par une autorité administrative[2]. A cet égard, un vague sentiment de l'état de la législation est insuffisant.
Sans préjuger des conclusions de la défense, ni des éventuels moyens d'un pourvoi en cassation, on peut donc dire que les protestations de bonne foi de jean-Paul Huchon apparaissent fragiles devant les exigences de l'erreur invincible.
Elles témoignent en revanche d'une certaine légèreté quant au respect des règles, de leur connaissance — faisons-lui le crédit de la sincérité —, et de la rectitude marmoréenne que l'on doit attendre d'un élu.
Point n'était besoin de secouer la poussière des Codes, non plus que de rappeler le savoir dispensé[3] à l'École nationale d'administration ou l'Institut d'études politiques, il suffisait de s'interroger sur l'opportunité d'inviter sa vie privée dans les affaires communes.
http://www.exprimeo.fr/article/4940/charles-pasqua-et-les-pr...
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Charles Pasqua et les procès de trop
Charles Pasqua est renvoyé devant la Cour de Justice de la République dans des conditions qui devraient choquer l'opinion publique Française.
Les décideurs politiques Français peinent manifestement à gérer les scandales politiques financiers dans la durée.
Que l'ancien Ministre de l'Intérieur ait pu, comme tant d'autres, prendre des libertés avec certains circuits de financements pour ses activités politiques, qui pourrait l'exclure ?
Mais son actif pour le pays est tel, notamment pendant les épreuves terroristes de la seconde moitié des années 80, que l'incapacité à trouver des solutions de sagesse pour cet âge de sa vie devrait susciter davantage de réactions.
Une nouvelle fois, la France témoigne d'une faiblesse politique collective à expliquer à l'opinion les fautes collectives qui ont pu exister. Cette absence d'effort épargne dangereusement les réformes sérieuses. Elle dote très injustement d'un apparat de fraîcheur ceux qui n'ont pas subi des foudres très sélectives.
Mais surtout, elle témoigne d'un esprit de revanche qui est manifestement très inapproprié quand des leaders politiques de toutes sensibilités peuvent aspirer comme êtres humains à la paisibilité dûe à certains âges de la vie.
Le récent "épisode Balto" sur les sondages de l'Elysée montre combien la démagogie est encore trop présente sur des sujets sensibles qui, dans une démocratie responsable, mériteraient davantage de pédagogie.
L'épisode de Julien Dray montre aussi que des leaders politiques ne peuvent être traités "comme les autres justiciables" pour une raison objective qui est liée à la spécificité de leur métier qui repose sur la "marque" qu'est leur nom. Reconnaître cette réalité, ce n'est pas établir un privilège. C'est au contraire intégrer un particularisme pour qu'ils soient traités au même titre que les autres justiciables.
La France ne peut pas se vanter de telles issues qui, à l'exemple de celle connue par JC Marchiani, ne témoigne pas d'un juste équilibre entre des actifs exceptionnels et des défaillances qui pouvaient être punies selon des modalités plus "convenables
http://www.liberation.fr/societe/0101307799-julien-dray-prem...
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Dray : premières explications
Le député socialiste, sans accès au dossier, dit ne pas pouvoir se défendre, mais ses proches avancent des explications sur les mouvements de fonds suspects dénoncés dans un rapport de police.
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Soupçonné par la justice de «détournements de fonds à des fins apparemment personnelles», selon le communiqué du parquet de Paris, le député socialiste de l’Essonne Julien Dray peaufine en catimini ses réponses aux questions que les enquêteurs ne lui ont pas encore posées, mais qui ont été révélées par la presse. Et c’est son dilemme. Car Julien Dray, qui a été perquisitionné à son domicile et à l’Assemblée nationale le 19 décembre, n’a pas été mis en examen puisqu’il ne s’agit pas d’une instruction. Du coup, le voilà obligé, dit-il, de décliner notre proposition d’interview et de réserver ses explications à la brigade financière : «Je ne peux pas me prêter à une instruction en public, explique Julien Dray à Libération . Je fournirai les éléments et les réponses aux questions qu’on voudra bien me poser. Pour l’instant, nous contestons les versions et les interprétations qui ont été données jusqu’à présent.»
Julien Dray et trois membres des bureaux de SOS Racisme et de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl) sont en effet visés par une enquête préliminaire déclenchée par le procureur de la République de Paris, le 10 décembre, sur la base du rapport de dénonciation de Tracfin (organisme antiblanchiment du ministère des Finances) du 28 novembre. Or, la note de Tracfin sur ces «flux financiers suspects» depuis janvier 2006 à partir de comptes des Parrains de SOS Racisme et de la Fidl, deux associations à but non lucratif inféodées à Julien Dray, a été révélée par le Monde.fr à l’heure même des perquisitions, puis d’autres détails sont parus dans le Canard enchaîné et leParisien.
Chèques et espèces. Tracfin a repéré 351 027 euros de mouvements de fonds suspects. Il y a eu 94 350 euros retirés en espèces sur trois ans des comptes des Parrains de SOS par un membre du bureau. De plus, selon la note de Tracfin, des chèques, pour un total de 127 377 euros, ont été tirés sur les comptes de la Fidl et des Parrains de SOS sur la même période, puis encaissés par Nathalie Fortis (attachée de presse de SOS et de Julien Dray) et Thomas Persuy (directeur administratif et financier), tous deux ayant les signatures des comptes. Tracfin signale que 102 985 euros ont été versés par les mêmes Fortis et Persuy sur les comptes personnels de Dray. Selon Me Léon Lev Forster, «Julien Dray est tout à fait serein et tranquille pour expliquer ces transferts».
Autre étrangeté pointée par Tracfin, le versement de sommes par des particuliers «actifs dans les sphères socio-économiques» au bénéfice de Julien Dray à hauteur de 113 890 euros. Si l’on en croit le Parisien, deux chefs d’entreprises apparaissant comme les plus généreux donateurs ont «soit leur siège en Essonne, soit dans la circonscription du député socialiste, soit obtenu un marché au niveau de la région Ile-de-France», dont Julien Dray est vice-président. Tracfin cite ainsi un architecte dont la société siège à Brétigny (Essonne) et qui a participé à la construction de lycées en Ile-de-France. Le seul point précis que Julien Dray nous démente formellement concerne ce soupçon de corruption : «Je ne suis mêlé ni de près ni de loin à l’attribution de marchés publics. Je vous invite à prendre connaissance des déclarations du président du conseil régional.» Jean-Paul Huchon, président socialiste de la région Ile-de-France avait réagi ainsi : «Je ne vois pas du tout comment c’est possible, on attribue des marchés sur des critères objectifs. Ça passe en commission permanente, c’est vérifié par le préfet, par tout le monde, les services, les inspecteurs des finances.»
«Tripatouillage». Selon un membre de l’entourage de Julien Dray, «on a voulu donner unedimension politique à une petite affaire de tripatouillage associatif en ajoutant ce soupçon de corruption sur un marché public, à un an des élections régionales». Côté «tripatouillage» à SOS racisme, l’avocat de l’association, Dominique Tricaut, plaide le bazar dans la paperasse, mais jure que «personne n’a volé un centime, l’argent n’a pas été détourné de sa destination. Après, que les règles de comptabilité soient nullissimes, je suis tout prêt à le croire».
La Brigade financière, qui a saisi les relevés de comptes bancaires de Julien Dray, s’étonne cependant qu’il n’ait «pas effectué de retraits en liquide pour ses menues dépenses pendant deux ans» et suspecte donc «un apport en liquidités venues d’ailleurs». Là-dessus aussi, Julien Dray aimerait bien expliquer, selon un ami, «qu’il en reçoit sur un plan matrimonial» et qu’il «règle presque tout par carte bancaire».
Péché mignon. Tracfin a d’ailleurs récupéré, selon le Canard, une liste d’opérations par CB réalisées par Julien Dray pour acheter des produits de luxe. Collectionneur invétéré de montres, Julien Dray aurait dépensé plus de 200 000 euros dans les horlogeries en France et en Italie depuis trois ans. Ce péché mignon lui avait pourtant valu un interrogatoire serré dans l’affaire de malversations financières de la Mnef, la mutuelle étudiante, à cause de l’achat en 1999 d’une montre à 350 000 francs (54 000 euros). Selon le Canard, Tracfin a retrouvé des achats de stylos de luxe (3 950 euros à Point Plume), de produits Hermès (4 100 euros), «d’hôtellerie de luxe à Monaco» (6 356 euros) et «le chausseur Berlutti lui a présenté en juillet dernier une facture de 1 700 euros». Selon l’ami du mis en cause, «Julien Dray n’a pas de souliers Berlutti, mais des pompes à 200 euros. C’est un cartable qu’il a acheté chez Berlutti, pour offrir à un ami collectionneur de montres avec lequel il échange. Chez Hermès, ce sont des blousons pour son frère qui habite en Israël. Quant aux frais d’hôtel à Monaco, Julien a payé pour héberger sa famille, car son fils était sélectionné pour participer à un tournoi de hockey». Me Léon Lev Forster a déjà déposé au nom de Julien Dray une plainte pour«violation du secret professionnel» et en annonce une seconde pour «diffamation».
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Puisque j'ai l'occasion de discuter directement avec vous, tout "anonyme" que je suis, je souhaite quand même vous dire que je n'ai pas du tout apprécié votre lâchage des sans-papiers (ce que j'ai ressenti comme tel, plus exactement) sous prétexte d'arrivée de la gauche au pouvoir en 1997. Je sais, j'étais jeune et naïf, maintenant je n'aurais pas ce genre de réaction. Mais ça m'a effectivement marqué et c'est évidemment la seule chose qui m'ait marqué chez vous puisque je n'ai pas le plaisir de vous connaitre. Votre médiatisation dans les jupes de Ségolène Royal constituant autant de piqûres de rappel de cette époque.
Bien à vous
encore un peu et ce chevalier de la Légion d'Honneur, chevalier de l’Ordre national du Tchad, et officier dans l'Ordre de la Valeur du Cameroun risque de s'offrir une paire de patek jumelée avec son ami dray.
Je ne vous connais pas mais franchement êtes vous vraiment fier du niveau de cette remarque? Qui êtes vous donc valeureux, mais anonyme, redresseur de torts pour railler? Et pourquoi vous embusquer vous aussi derrière ce que je pressens être un pseudonyme pour viser si bas?
cher jp mignard, vous n'êtes pas sans savoir l'avis de l'opinion des uns et des autres concernant la situation de julien dray et ses comportements delictieux avérés, dans le sillage d'un jean paul huchon et du socialisme des plus nauséeux qui se pare des atours de la bien pensance pour se remplir les poches.
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votre engagement politique vous enjoint de prendre la défense de M. Dray, il ne serait pas loin de penser que en tentant de couvrir cet ami, vous ne fussiez pas trés éloigné de ces pratiques, que présentement vous semblez tolérer.
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vous faites par conséquent parti du même camp, si vous ne condamnez pas ce qui relevera sans doute de la justice, vous vous rangez du côté des crapules.
Jlamo vous exagérez sérieusement, ce me semble. Jean-Pierre Mignard dans son article s'est placé exclusivement au plan du droit, ne révélant de sympathie pour le présumé délinquant que dans un court passage où il parle de ce qu'il qualifie de désordre bien connu de ses finances. Le droit s'applique à tous et offre à tous les mêmes protections, même aux hommes politiques pris la main dans le pot de confiture.
Pour de vieilles histoires je n'ai pas de sympathie pour Jean-Pierre Mignard en tant que personne s'étant prévalu à une époque de critères moraux qu'il m'a semblé avoir largement foulés aux pieds, en revanche j'espère bien qu'on aura toujours dans ce pays des centaines de Jean-Pierre Mignard pour faire ce que vous appelez se ranger "du côté des crapules", c'est à dire défendre, au nom du droit.
Même les syndicats de magistrats mettent en garde contre l'expérimentation dont fait l'objet Julien Dray. Il y a donc matière à débat.
Et puis d'abord, pour vous, qu'est ce qu'une "crapule" ?
pardonnez-moi, une porte est soit fermée soit ouverte, si jp mignard décide de débattre du fonctionnement de la justice pour atténuer les faits concernant l'affaire dray, c'est qu'il choisit de cautionner d'une certaine façon les agissements de dray, lors qu'il devrait objectivement condamner ces agissements et reconnaitre l'utilité du travail de la justice et de la police pour ce genre d'affaire.
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il ne témoigne certes pas de sympathie pour ce collègue socialiste, pourquoi ? est-il indigne de sympathie ? pourquoi tenter de mettre en cause le fonctionnement de la justice politico-financière, et pas plutot la caractère révoltant de ce qui est reproché à julien dray ?
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je ne soupçonne jp mignard de rien , simplement si il défend les comportements de julien dray, c'est qu'il me semble du mauvais côté de la barrière.
Jlamo je n'ai pas l'impression que J-P Mignard se plaigne du fonctionnement normal de la justice financière dans cet article. Moi j'ai compris qu'il se plaignait du traitement particulier réservé à Julien Dray. Je pense que si par exemple il s'était agi d'André Santini et non de Julien Dray, Jean-Pierre Mignard serait peut-être resté silencieux, mais il n'aurait sans doute pas applaudi à l'"expérimentation". Il y a la peur d'une justice d'exception, partagée par les syndicats de magistrats.
C'est dans les anciens pays communistes que les avocats étaient les auxiliaires zélés des procureurs. Et Jean-Pierre Mignard était intervenu comme avocat, avant que la défense de Julien Dray n'ait accès à la procédure.
Cela dit sur le fond je suis de l'opinion inverse de celle de Jean-Pierre Mignard, je considère qu'à partir du moment où toutes les garanties sont respectées il est bon de chercher les voies les plus efficaces pour traquer les délinquants, et de les mettre en oeuvre.
Et Eva Joly n'aurait pas dit les choses comme vous mais aurait été globalement d'accord. Mais là on n'a pas affaire à un mafieux, juste à un malade à qui les Français ont confié un mandat parlementaire lui permettant de voter le budget de la France alors qu'il est incapable de gérer son propre budget.
vous semblez bien complaisant cher beber, de dire qu'il sagit d'un malade incapable de gérer ses comptes évite d'éclabousser toute la classe politique, comme si dray était un cas isolé.
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jp mignard minimise les agissements de dray, en critiquant le fonctionnement de la justice, cette justice sous sarkozy est peut-être au service du pouvoir et s'en prend à dray qui est socialiste, tout comme s'en prend également à pasqua, je pense qu'il y a encore une relative indépendance de la justice, enfin ce serait souhaitable.
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le problème est que ce genre d'affaires concernent pas uniquement dray, mais l'ensemble du monde politique, alors on tape un peu quand ça sert son camp contre l'autre, mais pas trop non plus parceque dray à la santé c'est toute la représentation politique qui est discréditée ...
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c'est malheureusement un mal dont il faudrait se sortir sans que cela ne se fasse de façon presque subjective et opportuniste selon les intérêts que ce genre d'affaire permettent peut-être fortifier, je ne pense pas qu'il sagisse nécessairement d'une attaque de la sarkozy contre dray, bien que peut-être celui-ci a été trop gourmand en voulant gagner avec son parti malgré sans doute les tenailles politico-financières que le pouvoir actuel se peut de mettre en oeuvre.
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c'est une affaire qui démontre tout simplement la corruption et qui met en évidence l'incapacité de nos institutions a fonctionner correctement dès lors que tous sont maintenus par les affaires, et les dessous de table. cette même logique qui fait que la politique est au mains de brigands, et que tout les autres en souffrent.
Votre commentaire et d'autres montrent le discrédit dans l'opinion de la classe politique dans son ensemble, dont est responsable à mon avis François Mitterrand (décentralisation puis mitterrandisme d'affaires, culte de l'argent-roi).
Je ne partage pas ce point de vue un peu désespéré.
La plupart des parlementaires sont honnêtes, et n'ont d'ailleurs pas grand mérite puisque rentiers à vie de l'Etat (fonctionnaires)
Non Jlamo ce n'est pas une affaire de corruption, l'enquête n'a rien trouvé en ce sens. Si ça va au tribunal ce sera pour abus de confiance (prélèvements dans les caisses d'associations)
vous voulez dire les députés qui siègent à l'assemblée ou les sénateurs qu'il faut surveiller comme des gamins avec des tickets de présence et demander d'être là pour voter des lois sans quoi il s'envoient des sms ou lisent gala ?
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le mitterandisme je sais pas, l'ensemble de la classe politique oui sans doute.
bah y'a pas que ça beber999, que faites-vous des pots-de-vins pour les passations de marché pour tel ou tel lycée ou maison de la culture.
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avec huchon comme mentor
Quel rapport avec Julien Dray ? Je n'ai pas suivi l'éventuelle affaire Huchon, j'en étais resté aux frasques de son prédécesseur Michel Giraud.
michel giraud ah oui, marchés truqués également ( pas jugé ) , dray est mis en examen pour l'argent de l'association sos racisme mais à mon avis si il agit ainsi avec cette association, il doit pas être trés réglo pour le reste de ses fonctions politiques, je sais que huchon est en cause pour des passations de marché, de construction de ceci ou cela pour lesquelle des entreprises de btp lui donnent de l'argent pour obtenir ces marchés, apparemment pour dray cela ne se limite pas à 30 000 euros de détournement de l'association sos racisme pour s'acheter une montre, puisqu'on parle de mouvements douteux s'élevant à plus de 300 000 euros , ainsi que diverse autres dépenses.
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" Tracfin a repéré 351 027 euros de mouvements de fonds suspects. Il y a eu 94 350 euros retirés en espèces sur trois ans des comptes des Parrains de SOS par un membre du bureau. De plus, selon la note de Tracfin, des chèques, pour un total de 127 377 euros, ont été tirés sur les comptes de la Fidl et des Parrains de SOS sur la même période, puis encaissés par Nathalie Fortis (attachée de presse de SOS et de Julien Dray) et Thomas Persuy (directeur administratif et financier), tous deux ayant les signatures des comptes. Tracfin signale que 102 985 euros ont été versés par les mêmes Fortis et Persuy sur les comptes personnels de Dray. Selon Me Léon Lev Forster, «Julien Dray est tout à fait serein et tranquille pour expliquer ces transferts». "
Dray n'est pas mis en examen. Jlamo je ne vous reproche pas de ne pas connaitre la procédure pénale, mais du coup vos critiques à l'égard du texte de Jean-Pierre Mignard perdent largement de leur valeur.
Placez vous plutot sur le plan de la morale, tout en sachant que droit et morale ne coïncident pas.
désolé, oui il y a une procédure pénale, mais il n'est pas mis en examen, parceque mis en examen signifirait qu'il est coupable et pour l'instant on respecte la présomption d'innocence même si tout les faits l'accablent.
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sur le plan de la morale , c'est vite vu , je ne considère pas une justice partiale à son égard, mais malheureusement bien trop clémente.
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Non en aucun cas un mis en examen n'est considéré comme coupable, c'est le tribunal qui décide qui est coupable et qui ne l'est pas.
"Mis en examen" a justement été inventé pour remplacer "inculpé", plus porteur de la notion de culpabilité, quand les juges d'instruction se sont mis à inculper des hommes politiques.
oui c'est bien qu'est-ce qu'ej dis, maintenant on dit procédure pénale, ce qui revient sensiblement au même que mis en examen ou inculpé, c'est juste une question de mot qui permet d'éviter d'emballer la machine et de faire de quelqu'un un coupable avant que l'enquête n'ait permis d'aboutir à une décision de justice ( cf. outreau )
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c'est à dire que là , on dit pour dray, il y a une procédure pénale ? comment dites-vous ? il y a des doutes des services de tracfin et de la brigade financière ?
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il sera mis en examen ou inculpé, disons dès lors de son jugement, si ce jugement parvient à être mené à bien par la justice face à l'ensemble des désordres politiques que cela engage.
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c'est comme je vous le dis, il n'est pas inculpé, mais il y a une procédure, si la justice est indépendante et prouve ce qu'elle avance en terme de détournement il sera alors inculpé, si l'on juge que cela risque de causer trop de dégats même pour l'ump, en l'ensemble de la classe politique, on bridera un peu la justice pour éviter d'aller au bout de la démarche, cela le salit un peu, pour descendre l'opposition, mais pas trop pour pas que ça éclabousse tout le monde, et jamais de toute façon il ne sera blanchis dans l'opinion, et totalement lavé de ses présomptions, les faits sont trop patents pour pouvoir être contredit, il sagira maintenant de voir si l'indépendance de la justice peut mener à terme cette affaire pour juger julien dray.
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si par ailleurs il contribue à bien casser le ps, et servir l'ump, il aura peut-être un chance de passer au travers des mailles du filet.
Concrétement et très grossièrement (je ne suis pas un professionnel du droit) il y a deux moyens d'arriver au tribunal après une enquête préliminaire du parquet comme celle qui a eu lieu à la suite d'un signalement de Tracfin :
- après une instruction, pendant laquelle le mis en cause aura le statut de mis en examen ou de temoin assiste : le juge d'instruction prend une ordonnance de renvoi devant le tribunal après réquisitions du parquet...c'est le tribunal qui decide de l'eventuelle culpabilite
Ce n'est pas cette voie qui a ete choisie et c'est ce que déplore J-P Mignard, car la procédure devant le juge d'instruction est contradictoire, les parties ont acces au dossier (dans la pratique c'est faux car il suffit que le juge se debrouille pour qu'une commission rogatoire - travail des policiers ou gendarmes ou d un expert qui peut etre capital pour le dossier - ne soit pas terminee pour qu'elle ne soit pas au dossier)
- sur "citation directe" quand il n'y a pas eu d'instruction : c'est ce qui va arriver à Julien Dray et ses présumés complices : le parquet estime avoir réuni les charges suffisantes pour renvoyer en l'etat le dossier devant un tribunal. C'est ce tribunal qui determinera l'eventuelle culpabilite et si culpabilite prononcera la peine. Exceptionnellement toutes les parties ont eu acces au dossier, afin que le contradictoire soit respecté.
car la procédure devant le juge d'instruction est contradictoire ( puisque ce juge instruit à charge ), il ne peut être objectif et se doit de conclure ce que le parquet à commencé sinon à quoi bon le parquet ferait son instruction.
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si les preuves sont réunis de la part du parquet et des services de la brigade financière pour passer devant le tribunal, disons que l'enquête s'est faite sans l'utilité d'un juge d'instruction, mais seulement du parquet.
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quels sont les arguements de jp mignard pour minimiser cette affaire, que les documents de l'enquête ont été transmis à la presse, ce qui pourrait laisser entendre à une sorte de lynchage de la part d'un certain pouvoir, je ne sais pas, je pense que la presse a eut accés à ce que les services de tracfin ont voulu faire connaitre et que des journalistes ont accés, mettant certes en cause le principe de présomption avant que l'enquête n'ai abouti et le tribunal emette une décision.
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il y a les faits que révèle la brigade financière et ont put obtenir par leur enquête, et il y a ensuite la procédure de justice qui d'aprés des présomptions se doit d'appliquer une décision de justice. pour l'instant, les faits semblent mettre en cause julien dray et le rendre coupable de ses agissements, même si il tentera de justifier ses achats, mais la justice devrait permettre de conclure que l'argent de sos racisme notamment a été détourné pour des dépenses d'ordres privés, ainsi que d'autres mouvements d'argents délictueux, dont des versements à l'association sos racisme pouvant servir de société écran.
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la justice manque tout simplement de détermination à permettre de prouver ce qui semble incontestable, car cela arrange qu'il soit un peu sali pour descendre l'opposition, mais pas trop pour éviter de discréditer l'ensemble de la classe politique.
Peut-être aurait-il fallu écrire : "Ce ne devrait pas être au mis en cause, à devoir prouver son innocence".
Parce que c'est quand même vrai que l'on ne peut pas prouver son innocence, non ?
kairos
Si Julien Dray était présumé coupable, il serait emprisonné, c'est ce qui se passait sous la Terreur que vous évoquez... Le présomption d'innoccence n'interdit qu'on établisse votre culpabilité et vous devez bien alors vous justifier... Le présomption d'innocence ne vaut que jusqu'à preuve du contraire... Et là, oui, il vous faut bien rétablir votre innocence... S'il n'était pas possible de prouver son innocence (les mouvements de fonds correspondent à des opérations financières et comptables régulières), comment échapperait-on à une accusation? C'est le régime de la charge de la preuve qui fait la présomption, mais lorsque la preuve ou les charges existent, certains éclaircissements sont requis... N'est-ce pas normal?
Il y a ce qu'on appelle la détention provisoire. Dans le domaine de la justice financière elle est importante : pour faire avouer ("attendrir la viande") et parce que c'est souvent la seule sanction : quand l'affaire arrive devant le tribunal 5 ou 10 ans après on va rarement envoyer les gens en prison.
Dans le cas de Dray il n'y avait pas besoin de mesures coercitives, c'était de petites magouilles minables.
2 millions d'euros, on doit pas avoir les mêmes échelles de valeurs, cher beber999
Je n'ai pas la mémoire des chiffres, je pensais au modus operandi : faux rapport, cheques douteux, transactions douteuses sur des objets precieux...
pas de problème, c'est vrai que c'est bcp moins que les milliards concernant les banques et les 400 millions d'euros reversés à bernard tapie ...
Cher JLAMO,
Je m'insurge contre une procédure c'est tout.
La procédure pénale concerne des personnes à qui il est reproché d'avoir commis des infractions. Je ne suis pas plus d'accord avec les gardes à vue sans avocats. j'ai défendu des membres de l'actuelle majorité dans ma vie professionnelle et lorsque'ils étaient à mes yeux victimes d'arbitraire je l'ai dit et écrit. Et parfois gagné et je m'en réjouis.
Le droit en se divise pas en gauche ni droite. il est le droit tout simplement. Je ne suis pas binaire ni hémiplégique sur la question des droits et libertés.
Si c'est le sort réservé au sénateur Flosse, auquel rien ne me lie pour avoir plaidé contre lui dans le pasé, et bien je pense la même chose. Il a lui aussi droit à une enquête indépendante et impartiale.
Ce n'est là ni droite ni gauche, cela s'appelle l'état de droit et plus généralement la démocratie. La convention europénne des droits de l'homme est là, voyez vous, mon seul catéchisme.
Prenons s'il vous plait de l'altitude, vous verrez l'air y est plus sain.
Cher Maitre Mignard,
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en quoi la procédure vous semble-t-elle concrêtement si irrégulière, pourriez-vous s'il vous plait m'expliquer brièvement, de ce qui relève pour vous davantage d'une manoeuvre politico médiatique, qu'une simple enquête ?
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ce que met en évidence tracfin relate tout simplement de mouvements d'argents pour des dépenses d'ordres privées provenant des comptes de la fidl et de sos racisme.
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il sera difficile de démontrer que cet argent n'a pas transité des comptes de sos racisme ou de la fidl sur ceux de julien dray puisque c'est précisemment ce qui s'est passé et que rapporte le dossier financier, si ce rapport est faux, julien dray n'a rien à se reprocher, si ces transactions ont eut lieu il est pris bêtement pour des manoeuvres tout à fait grossières, qui étaient peut être tolérées jusqu'alors ou tu , et tacites, mais sont clairement hors la loi.
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c'est odieux, que l'argent destiné à des causes contre le racisme ou devant servir à aider des étudiants ne servent à des comptes privés. c'est presque un système d'une certaine omerta que représente malheureusement l'ensemble du monde politique dont julien dray semble faire les frais, et il n'est sans doute pas le seul. on défend des lois , des institutions, des principes pour que la société fonctionne de façon plus solidaires et égalitaires et la corruption par l'argent à plus ou moins grande échelle et partout et tient les uns et les autres dans un jeu de chantage, qui cette fois-ci s'adresse à julien dray qui n'est peut-être pas le pire en matière de détournement ou de fraudes financières, mais cette affaire semble relativement grave à difficile à ignorer.
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Votre ton s'est adouci à mon endroit et vous prenez même ma défense. Je suis heureux de faire naître des vocations.
Vous me reprochez d'avoir abandonné les étrangers avec l'arrivée du gouvernement Jospin. je ne vois pas à quoi vous faites allusion.
Je n'ai jamais cessé de souhaiter que la liberté de circulation devienne un principe applicable entre l'Europe et l'Afrique. J'ai trouvé la gauche vétilleuse s'agissant du vote des étrangers aux élections locales. J'ai fait ce que 'jai pu, admiré le GISTI et la CIMADE, à qui j'ai offert mes services, défendu les étrangers dans Témignage Chrétien auquel je participais, signé des pétitions. dérisoire peut être...mais je ne suis qu'avocat, un mendiant de justice et parfois objecteur de confort.
Et enfin défendu des familles de gosses morts de négligence policiere dans les banlieues, ou de rixes mortelles entre jeunes voire des gosses en chute libre qui s'attaquaient au périlde leur vie à un fourgon de la brinks avec des armes factices. J'y ai un peu laissé de ma santé. Ce n'est pas si divertissant que cela.Je ne me suis pas dérobé.
Il va de soi que je ne suis pas plus diverti par les violences subies par les policiers dans les mêmes endroits. La situation des jeunes de banlieue, petits cousins des étrangers dont vous me reprocher bien témérairement d'être absent des statuts, est l'exacte reflet de la parcellisation egoiste de notre société.
Je peux guère faire plus.
Mais vous même cher BEBER 999 avec ce chiffre considérable qui succède à votre pesudonyme qu'avez vous fait ? Vosud evriez faire le travail de 1000 à vous seul.
Voyez , grâce à vous , l'humour me revient. je vous en remercie.
Cordialement.
On passe son temps à dénoncer ici les abus de pouvoir de l'exécutif d'un régime autoritaire et archaïque. Le cas de Julien Dray s'inscrit pleinement dans le zèle que déploie les institutions judiciaires, les medias en général: Le chef a été élu par 53% des votants et cela lui donne un maximum de droits. Mais l'immoralité des uns n'excuse pas l'immoralité des autres. Un responsable politique de gauche a des responsabilités morales qui vont bien au delà du délit financier. C'est ce que je reproche au PS qui aurait du le faire savoir .
Jlamo nous ne sommes pas des juges. Il leur appartiendra de trancher sur cette affaire. Et ce qui semble vous avoir échappé est que d'habitude ce genre d'affaires est traité par un juge d'instruction, alors que là le parquet fait tout tout seul, avec l'innovation de permettre aux parties l'accès au dossier et des demandes d'actes et autres répliques écrites dans un délai de deux mois avant que la décision de citation directe devant le tribunal correctionnel ne soit prise.
Et le parquet c'est le garde des sceaux, Dati l'a suffisamment répété.
Et Dray c'est un député d'opposition. Donc pas spécialement un ami du garde des sceaux et de son chef, le président de la république. Surtout quand ce député d'opposition conserve un pouvoir de nuisance dans les mouvements lycéens.
Le débat est là.
Pour moi au point où on en est de notre justice financière cette expérimentation est intéressante. Pour Jean Pierre Mignard et les syndicats de magistrats on n'a pas à faire d'expérimentations sur le dos d'un justiciable, fût-il député de l'opposition.
Dans dix ans la procédure contestée, améliorée, sera peut-être considérée comme tout à fait normale. Je trouve en tout cas qu'on est sur la bonne voie.
Cher JLMO
ce ne sont pas les faits que je discute, je ne les connais pas et je ne suis pas le conseil de Julien Dray. il en a d'excellents.
D'abord un homme, ou une femme, est présumé innocent tant qu'il n' aas été déclaré coupable. c'est le fondement de notre révolution républicaine. Sinon ce sont des lettres de cachet. cela vaut pour Julien Dray, pour vous, pour moi.
Je discute et dispute la procédure menée contre Julien Dray et d'autres, des milliers d'autres cités directement devant le tribunal dans débat contradictoire préalable. cette procédure n'est pas équitable. Elle se déligitime. Et fussent les faits acquis ils ne seront pas réputés justement jugés par une procédure illégitime.
Nosu sommes au coeur ici d'un principe sacré du droit. La summa divisio entre la démocratie et...tout le reste, qui n'est pas beau à voir.
Bien à vous,
jpm
Jpmignard :
Je ne prends pas votre défense, je suis surtout peiné de lire jlamo tourner en rond.
Je n'ai pas envie de polémiquer sur vos positions moralisatrices de 1995-1996, puis votre silence à partir de l'arrivée de Jospin aux affaires, et enfin votre surprenante ardeur à défendre les banlieues dans le contexte des émeutes de 2005. Et comme vous le dites vous n'êtes qu'un avocat (à prétentions moralisatrices à une époque, c'est ce qui vous différencie d'autres et à mon avis vous rend particulièrement ridicule), alors que Lionel Jospin de son côté détenteur du pouvoir exécutif s'était engagé à abroger les lois Pasqua et n'en a rien fait.
J'ai aidé des sans-papiers comme j'ai pu. Je ne suis pas une vedette comme vous, je n'épiloguerai pas là-dessus.
Au passage puisque tout d'un coup le sujet semble vous intéresser à nouveau, ne trouvez-vous pas que l'application de la loi supprimant les doubles peines, qui fixait un délai qui a ensuite été prorogé vu le faible nombre de demandes d'abrogations d'interdictions du territoire ou d'expulsions enregistrées, aurait mérité une mobilisation des avocats ? Un parmi les nombreux gâchis dans ce combat.
Cher JP Mignard,
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j'entend bien, mais ou devrait se situer le débat contradictoire, dès lors qu'il est constaté que de l'argent de sos racisme ou de la fidl transite sur ses comptes ?
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la présomption d'innocence elle a bon dos, quand on constate clairement que de l'argent d'associations est utilisé à des fins personnelles.
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disons qu'il est présumé innocent tant qu'il n'est pas reconnu coupable et jugé par la justice certes, mais cela ne devrait être qu'une formalité, quand on retrouve ce qui a été volé dans les poches de la personne arrétée, ici sur ses comptes.
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de remettre en cause la procédure, ne peut en rien minimiser la gravité des faits dès lors qu'ils sont constaté et que la justice pourra permettre d'en démontrer les preuves, ce que les différents rapports financiers semblent démontrer et que vous contesterez sans doute .
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Pour ce qui me concerne, je me situais sur un plan philosophique, où un pur innocent ne pourrait donc pas prouver son innocence - sauf à n'être plus innocent, ou à la perdre, son innocence.
jlamo, comprenez que les procédures sont une chose, le fond des affaires jugées en est une autre.
Comprenez que dans une société, qui se complexifie, depuis Salomon ou St Louis rendant la justice sous un chêne, nous ne sommes pas ici en train de juger de la gravité des faits ou pas, mais du fonctionnement de la justice dans notre société aujourd'hui.
Les considérations que vous évoquez sont à écrire sur le fil de Stéphane Alliès. Sinon, à quoi vous sert votre QI de 185 ?-;)
mais peneloppe moi je vous parle du fond de l'affaire, tracfin signale que des sommes d'argent sont passés des comptes des parrains de sos racisme ou de la fidl sur ceux de julien dray via ses collaborateurs.
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c'est illégal, il devrait le savoir, c'est presque idiot de sa part ...
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aprés le fonctionnement de la justice qu'il sagisse du parquet, d'un tribunal, d'un juge, d'une commission rogatoire, ou que sais-je de présomption d'innocence etc ..
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c'est la même que si il s'était servi dans les caisses de l'état, ce que d'autres font avec l'assentiment du peuple malheureusement, il n'y a aucunes tergiversations sur la façon dont est menée l'enquête pour prouver ou non son innocence, si il y a des preuves ce que semble démontrer les rapports financiers, qu'il a perçu de l'argent de ces associations pour des dépenses personnels, il est hors la loi.
"mais peneloppe moi je vous parle du fond de l'affaire" : et moi, et moi, et moi ...
Vous n'êtes pas sur le fil adéquat....
kairos
Il faudrait déjà, pour Julien Dray, obtenir la levée de son immunité! Et sans charges solides, et pour faire simplement pression, ça paraît impossible... Par ailleurs la détention provisoire ne relève pas du pur arbiraire, du moins en principe; il y a des conditions... La possibilité d'influencer des témoins en serait une...
ben si, je vous parle du fond de l'affaire, toutes les contorsions pour faire croire à un lynchage politico-médiatique orchestré par une justice aux ordres me semblent quelque peu dévier du sujet en revanche,
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et s'éloignent du problème de se deamnder si il est normal qu'une personne comme julien dray se serve sur les comptes d'associations tel que sos racisme ou la fidl , et devrait plutot vous insurger que de déblatérer sur le fonctionnement présumé partial de la justice, lors que certes elle protège des exemples comme pérol, mais se doit également de juger des personnes comme dray, qui semble malheureusement pour lui beaucoup moins finaud.
On a compris votre message.
Vous squattez un fil.
Allez ailleurs, svp, merci, là :
http://www.mediapart.fr/journal/france/240709/l-enquete-de-l...
je squatte pas un fil, je vous répond, vous n'avez aucun ordre à me donner.
Fort bien.
"Prends un siège, Cinna
Et assieds-toi par terre
Et si tu veux parler
Commence par te taire"
quel rapport avec l'affaire julien dray ?
La tragédie.
il est donc coupable d'aprés vous ?
Sherlock Holmes n'a pas encore tranché, mais il y a des indices, là
http://www.mediapart.fr/journal/france/240709/l-enquete-de-l...
et on ne peut pas en parler, ici , on ne parle pas de l'affaire julien dray sur ce topic ? pourquoi voudriez-vous m'obliger à en parler sur un autre topic ? c'est ridicule , bon on peut revenir à cette affaire ou on parle de théatre, j'hallucine ...
Là nous avons affaire à Jlamo II, celui qui intervient assez rarement et ne fait pas de fautes d'orthographe.
Là, c'est Jlamo I qui est revenu au clavier. L'orthographe et la ponctuation s'en ressentent.
Depuis plusieurs comm' c'est le Jlamo copié-collé, plus difficilement identifiable.
oui, c'est net. Père et fils ? Frères ? Compagnons ? Lequel aurait un qi de 185 ?
Le QI de 185, ils se le partagent.
je répond même pas, je me concentre à écrire un texte, cela me parait plus constructif , si vous décidez de faire preuve d'un peu de bienveillance dans vos commentaires à mon égard, je veux bien parler avec vous, si toutes les remarques sont de ce niveau, je m'en passe sincèrement, merci bien ...
Un jour, quand il sera trop tard, la rédaction de Médiapart m'expliquera quelle a été la véritable utilité de cet article sur Julien Dray.
Ce jour-là - où la dénonciation et la calomnie auront remplacé la justice et le droit, où la délation sera monnaie courante, où l'arbitraire aura force de loi - ces journalistes de Médiapart sauront m'expliquer pourquoi ils ont tenu à remplacer les juges, pourquoi ils ont tenu a enfreindre les règles fondamentales de la justice démocratique, et le peu qui nous en reste - secret de l'instruction et présomption d'innocence.
Je suppose que ces journalistes se prenant pour des juges vont donner à nous tous, simples citoyens sans pouvoirs, de leçons d'engagement politique.
Car sachant ce qu'ils savent, et que nous ignorons, ils vont éclairer notre futur commun des lumières sales et noires de la dépravation généralisée.
Et ainsi nous donner le désir de l'arrivée d'un homme providentiel et propre sur lui capable de balayer toute cette M...
Je précise que je suis ni pour ni contre cet homme public qu'est Monsieur Julien Dray, que l'éthique personnelle de M. Dray en tant qu'homme public le regarde, que je sais rien de lui, ni de son action politique quotidienne...
et qu'en fin de compte justice passe.
Beber 999,
Je ne suis pas le représentant de tous les avocats. Demandez leur.
Je n'ai pas gardé le souvenir sous Jospin de la brutalité systématique qui entoure aujourd'hui les reconduites à la frontière.
Mais le sujet n'est pas là, il s'agit de justice.
Je n'ai pas l'intention de passer à chaque fois devant vous comme devant un jury d'examen, puisque là encore les armes sont inégales. vous êtes dissimulé et j'avance à découvert. Alors pardonnez moi mais les lecons de morale d'un courageux correspondant anonyme..spécialité bien française celle là encore, imaginez ce que j'en pense.
Dîtes nous donc comment vous avez aidé des sans papiers "comme vous avez pu". Participez à notre édification. Allez y épiloguez, épatez nous...mais s'il vous plait cessez de distribuer vos bons ou mauvais points.
Sur ce bonne nuit.
@ Ohl-Juchs,
c'est bien là que se trouve en effet le dernier recours du justiciable français : mais après des années de batailles procédurales hors de portée financière du citoyen ordinaire. C'est le grand retour d'une justice de classe auquel nous assistons !
@ beber999,
Bonne réponse concernant la détention provisoire. Indépendamment du cas Dray, là où nous assistons quand même à une dérive inquiétante c'est lorsque nous constatons des fuites systématiques dans la presse de pièces de dossiers d'instruction, d'extraits de procès-verbaux d'enquête préliminaire, d'éléments à charge provenant de rapports administratifs, livrés par des fonctionnaires le plus souvent tenus au secret de l'instruction et jamais poursuivis pour avoir enfreint la loi. Après cela vous trouvez des journalistes, comme ici, pour rappeler qu'ils ne sont pas tenus, quant à eux, de respecter ce secret et qu'il faut bien qu'ils fassent leur travail sinon les citoyens que nous sommes ne seraient jamais tenus informés de ce qui se passe dans la coulisse. C'est oublier un peu vite que le but recherché par le pouvoir est précisément d'exploiter ce tapage pour décrédibiliser une personnalité politique !
"Je trouve en tout cas qu'on est sur la bonne voie"
Vous plaisantez j'imagine ?
La rédaction de Médiapart n'aurait fauté que si les faits qu'elle présentent s'avéraient faux. Elle aurait fauté car elle n'aurait pas vérifié les faits avant de les présenter. C'est à la justice de respecter les règles fondamentales de la justice, Médiapart devant lui respecter les règles fondamentales de la presse, ce qui est déjà pas mal.
Par ailleurs, il n'y a pas eu de violations du secret de l'instruction puisque qu'il n'y a pas eu d'instruction. A aucun moment, il me semble, Médiapart n'a affirmé que les transactions étaient illégales, il n'y a donc pas violation de la présomption d'innocence.