Victoire d'un couple franco-pakistanais

Ali et Fabienne RAZA pourront continuer à vivre ensemble. Ali ne sera pas expulsé. Le collectif "amoureux au ban public" en avait fait un symbole au travers de leur campagne récente. M Raza, de nationalité pakistanaise, était entré régulièrement en France avec un visa de court séjour, puis s'était maintenu ensuite irrégulièrement sur le territoire. Il avait ensuite rencontré une française, puis s'était marié. le couple avait ensuite divorcé. En raison de cette rupture de la vie commune, le préfet avait refusé de renouvelé le titre de séjour "vie privée et familiale" valable un an, et assorti ce refus de l'obligation de quitter le territoire.

Etrangers malades en Dordogne

Dix ans après la promulgation de la loi du 11 mai 1998 instaurant le droit au séjour pour les étrangers malades ne pouvant se soigner dans leurs pays d'origine, les médecins, les associations continuent de dénoncer les multiples obstacles que rencontrent les malades en préfecture.

 

Ces obstacles reflètent l'impact des attaques politiques dont ce droit fait régulièrement l'objet. Cet impact est visible tant dans les dysfonctionnements administratifs que dans les consciences individuelles : véhiculé depuis 2002, le mythe du "faux malade" progresse insidieusement.

 

Progressivement ce droit au séjour pour raison médicale est devenu, à l'instar du droit d'asile, une variable d'ajustement de la maîtrise des flux migratoires et de la gestion comptable et économique de l'immigration. Au mépris du droit à la santé, en dépit des textes internationaux ratifiés par la France, il a fait, et continue de faire, l'objet d'attaques répétées.