
La Constitution Sarkozy, faute de toucher véritablement aux conditions d’exercice démocratique du pouvoir gouvernant, n’a pas porté atteinte au principe d’irresponsabilité politique qui s’est enkysté dans nos institutions en même temps que le présidentialisme majoritaire qui le rend possible. Le président de la République, chef réel du gouvernement, quoi qu’en dise le texte de la Constitution, continuera à n’être responsable devant personne ; les parlementaires verront certes leurs pouvoirs accrus, mais l’hôte de l’Elysée sera toujours inatteignable. […]