Né en 1959. Journaliste à VSD, à Libération (1986-1994) puis au Monde (1995-2006), où il est rédacteur en chef du service international. Directeur-adjoint de la rédaction de Marianne en 2007, il est l’un des fondateurs de Mediapart en 2008.
Un président trop normal. Un premier ministre plus que trop normal. Un décorum républicain a minima. Ce mardi 15 mai fut d’une affreuse banalité. Et cela fait du bien. Sauf si François Hollande cédait à son tour à l'hyperprésidence. Parti pris.
Des dizaines de millions de Français auront vu ce dimanche soir 6 mai 2012 un immense espoir enfin à portée de main. Après dix-sept années de présidence de droite, après cinq années de sarkozysme destructeur, un homme de gauche parvient à l’Elysée. Mais cette victoire est marquée de fragilités évidentes. Une histoire nouvelle a débuté. Elle est incertaine.
Un vote décisif a lieu ce 6 mai. Depuis plus de quatre ans, Mediapart, journal participatif, n'a cessé de décrypter la nature d'un régime qui représente une dangereuse mutation de ce qu'est la droite traditionnelle de gouvernement. Pour cette seule raison, il est urgent de tourner la page.
Notre enquête sur les liens financiers Kadhafi/Sarkozy montre une possible entreprise de corruption massive, par une puissance étrangère, d'un ministre français devenu président de la République et, aujourd'hui, candidat à un second mandat. D'où la nécessité impérieuse d'ouvrir des investigations officielles.
Ce n'est plus un débat en Europe, c'en est encore un pour l'UMP. Sarkozy brandit le droit des étrangers aux élections municipales, proposition enfin inscrite au programme de Hollande et votée par le Sénat en décembre, pour mieux rallier les voix d'extrême droite. Voici l'essentiel pour comprendre la portée et les limites d'une telle réforme.
François Hollande a de fortes chances d'être le prochain président de la République. Mais la gauche reviendra au pouvoir dans des conditions radicalement nouvelles avec une extrême droite qui n'a jamais été aussi puissante.
Le candidat UMP a détaillé son programme : d’abord détruire François Hollande, puis construire des frontières, partout, en Europe, en France et jusque dans les têtes. L’enfermement pour se protéger des hordes barbares : jamais la droite classique n’était allée aussi loin dans cette mise en scène d'un nouvel ennemi intérieur.
Député de Seine-Saint-Denis, Patrick Braouezec est de nouveau candidat, sous les couleurs du Front de gauche, aux élections législatives de 2012. Entretien à l’occasion de la publication de Mais où va la ville populaire ? où il est question de l’avenir de la politique de la ville, des effets de la rénovation urbaine sur les quartiers populaires et de la responsabilité du PCF dans le manque de renouvellement des élus.
Les premières informations sur l’itinéraire du tueur Mohamed Merah racontent une histoire française. Comme l'était aussi celle de Khaled Kelkal en 1995. Alors que l’Elysée et quelques éditorialistes veulent interdire tout débat sur ce que cet événement dit de notre société, c’est exactement l’inverse qu’il faut faire. Parti pris.
Nicolas Sarkozy a perdu l’élection présidentielle 2012. Il ne lui reste qu’une chance minime d’empêcher que l’horloge du bourreau ne sonne le douzième coup de minuit : que les socialistes s’engloutissent dans un revival des années 1980. Laurent Fabius est-il ce signe annonciateur ? Parti pris.
L’opposition a réussi son pari. Malgré un froid polaire (– 20°C), environ 100.000 personnes ont manifesté samedi à Moscou pour demander des « élections propres » et de profondes réformes. Une contre-manifestation était aussi organisée et Poutine hésite entre une fermeté sans concession et de timides ouvertures.
Des dizaines de milliers de manifestants sont attendus ce samedi à Moscou pour protester contre la fraude électorale et Vladimir Poutine. Une contre-manifestation est aussi organisée ce week-end et Poutine hésite entre une fermeté sans concession et de timides ouvertures.
Boris Akounine est l'un des écrivains les plus populaires en Russie. Depuis décembre, il est en première ligne dans le mouvement de contestation du régime de Vladimir Poutine. Dans cet entretien exclusif, il décrit le changement en profondeur de la société russe, et assure que le régime est désormais condamné.
La dégradation de la note de la France vient détruire le “storytelling” déployé depuis deux semaines par le président. En annonçant sur à peu près tout et n'importe quoi, mesures, réformes et projets de loi, le candidat Sarkozy pensait faire oublier l'essentiel : la crise et ses échecs répétés, au niveau national et européen.
Les autorités rwandaises se félicitent du rapport d’expertise sur l’attentat du 6 avril 1994, acte déclencheur du génocide. Ce rapport remis au juge Trévidic met à bas la thèse construite par le juge Bruguière et éteint quinze années de polémiques nauséabondes. En désignant comme probables auteurs les ultras du régime hutu, il concorde avec les analyses faites de longue date, mais ignorées en France, par les services de renseignements de plusieurs pays.
Il n'y a pas que le «Casse-toi pauv' con» du Salon de l'agriculture. Les colères, coups de sang et manœuvres vengeresses du président de la République ont fortement contribué à alimenter les crises européennes. D'une relation électrique avec Angela Merkel au mépris réaffirmé d'institutions comme la Commission ou le Parlement, la politique européenne de la France s'est distinguée par sa fureur destructrice.
Quelques jours ont suffi pour montrer que le fameux accord européen du 9 décembre, imposé par Merkel et Sarkozy, n'est qu'une dangereuse supercherie. De nouveau traité européen, il n'y aura sans doute pas. Mais l'essentiel pour les deux dirigeants est moins de sauver l'Europe que de lancer leur campagne électorale respective. L'Europe pour de petites stratégies électoralistes: décryptage en quatre points.
Officiellement, c'est non : le Kremlin ne cédera rien malgré la force inédite des mouvements de protestation qui, depuis une semaine, réveillent la Russie contre la parti de Poutine et la fraude électorale. Pourtant l'alerte est sérieuse : un oligarque annonce ce lundi sa candidature à la présidentielle, un ancien ministre limogé devient ouvertement critique. Et si les élites décidaient d'un changement de régime ?
Dans la guerre de communication engagée pour sauver DSK, voilà maintenant les images. C'est un montage de ce qu'ont enregistré les caméras de surveillance de l'hôtel Sofitel, le 14 mai. Il est censé jeter le trouble, ou alimenter le scénario du complot, ou encore disculper carrément l'ancien patron du FMI. Problème : on peut faire dire tout et son contraire à ces séquences confuses.
Les deux mausolées, Poutine et Medvedev. Œuvre de l'artiste Constantin Latichev.
Il y aurait donc une démocratie en Russie! La preuve, le parti Russie Unie de Vladimir Poutine perd 15% des voix. Mais ces élections, marquées par des fraudes massives, viennent confirmer l'essentiel: la confiscation du pays par une bureaucratie affairiste et corrompue.