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Lun. 28 Mai

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Lundi soir, Christine Angot ouvrait le festival Mediapart au Théâtre National de La Colline par une lecture de son dernier roman Le Marché des amants. La vidéo intégrale.


 

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Bravo! Vraiment, Christine tu as une magnifique voix d'auteur. Beau cadeau pour fêter mon abonnement à mediapart!

Bravo pour le travail accompli par tous les journalistes du site mediapart. On ressent votre volonté et desir de bien faire. Merci aussi pour la video.

La captation est tout à fait fidèle. C'est bien.

Le soir d'automne est tombé sur la banlieue. La maison est calme encore... Les enfants remonteront bientôt du bac à sable. En attendant, Christine Gynéco se repose. Elle a terminé d'éplucher les légumes pour le bouillon du soir. Quand il rentrera de ses visites le docteur se précipitera à la cuisine, et comme toujours, il soulèvera les couvercles... Il adore, ce chenapan, surveiller la cuisson, ajouter du sel surtout ! Quelle manie ! Son pas dans l'escalier ? Ah non, ce n'est pas lui... C'est le voisin, un jeune qui travaille chez Air France, genre steward. Christine taquine souvent son mari ; elle lui fait croire qu'elle désire une aventure avec le steward. Tu parles ! Pour l'instant, elle regarde amoureusement le béret de laine du docteur qu'il a oublié sur le canapé. Il aura froid ! Lui qui adore porter ce béret qu'elle lui a tricoté. A tricoté...abricoté...abricot...soulever le couvercle... la cuisson... les cuisseaux... Les signifiants tremblent dans la cervelle de Chris... ça se précise... Vite, qu'il arrive ! Elle va faire des bêtises sinon !

"Après la lecture, les gens qui m'attendaient n'étaient pas comme d'habitude, et là j'ai compris pourquoi je faisais ça. Pendant aussi je le comprenais, pendant la lecture. Là, je le saisissais, il n'y avait plus aucun doute, c'était palpable, visible, avec un filet à papillons dans la salle on aurait pu l'attraper. Je n'avais plus envie de disparaître. Tout était redevenu naturel. Par la grâce de la littérature. La soirée était tellement bonne, les rapports étaient simples. J'ai pris le taxi pour rentrer, dans mon appartement, rue Victor-Massé, j'étais en paix. Je n'avais plus du tout besoin de rencontrer qui que ce soit. Je ne pouvais rien désirer de plus que ce que j'avais là. C'était parfait." Pourquoi le Brésil ?

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