L'essentiel de l'actualité du 02/09/2009
Mercredi 13 H
TASER. Les Taser ne pourront pas être utilisés par des policiers municipaux. Ainsi en a décidé mercredi le Conseil d'Etat, qui a annulé un décret datant de septembre 2008. Voici un an, Michèle Alliot-Marie, alors ministre de l'Intérieur, autorisait les forces de l'ordre des villes à arborer et employer les pistolets à impulsions électriques. Le Conseil d'Etat, saisi par l'association Réseau d'alerte et d'intervention pour les droits de l'homme (RAIDH), en a décidé autrement. Selon les Sages, «Les particularités de cette arme d'un type nouveau imposent que son usage soit précisément encadré et contrôlé». Ce qui, selon le Conseil, est le cas pour «les agents de la police nationale», qui pourront continuer à utiliser cette arme controversée. Mais les policiers municipaux, eux, ne bénéficient pas «d'un dispositif comparable suffisamment précis». (Le Figaro)
CLEARSTREAM. La ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie est « à la disposition des juges » pour témoigner au procès Clearstream qui va débuter le 21 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris. « Je veux connaître la vérité », a-t-elle expliqué, sur Europe 1, ce mercredi 2 septembre. Elle a aussi rappelé qu'elle avait été une « victime potentielle » à travers son compagnon le député UMP Patrick Ollier, dont le nom avait été cité. Une déclaration qui pose des questions car Michèle Alliot-Marie est aujourd'hui ministre de la Justice. A ce titre, elle est la supérieure hiérarchique du parquet, donc du procureur de la République de Paris qui va requérir dans ce procès. Plus important, Michèle Alliot-Marie n'est pas seulement une "victime potentielle" de cette ténébreuse affaire. Elle est également celle qui connaît le mieux le dossier. (LaTribune.fr)
PREFET. Le préfet Paul Girod de Langlade devrait être mis à la retraite anticipée sans primes, selon Europe 1. Le 31 août dernier, le préfet, en transit à l'aéroport d'Orly, aurait lancé « On est où là ? On se croirait en Afrique ici » puis « de toute façon il n'y a que des Noirs ici » alors que le contrôle de sécurité s'éternisait. Trois plaintes ont été déposées pour « injures publiques à caractère racial ». Paul Girod de Langlade a été convoqué hier au ministère de l'intérieur. «J'ai été lynché médiatiquement à cause des propos qu'a tenu le ministre [Brice Hortefeux, ndlr] et je ne peux pas laisser passer tout ça, a-t-il prévenu sur les ondes d'Europe 1. Donc, très clairement, je suis obligé d'attaquer». Le porte-parole du ministère de l'intérieur ne confirme pas l'information d'Europe 1 et affirme que la place Beauveau communiquera sur cette affaire « lorsqu'une décision sera prise ». (Europe 1, lefigaro.fr)
LEGIONELLOSE. L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a été mise en examen dans l'enquête sur l'épidémie de légionellose qui avait touché l'hôpital Georges-Pompidou à Paris en 2000-2001. L'AP-HP est poursuivie en tant que personne morale pour homicide involontaire, mise en danger de la vie d'autrui par une violation manifestement délibérée d'une obligation de sûreté ou de prudence et blessures involontaires. L'AP-HP aurait utilisé des tuyaux en acier galvanisé, qui risquaient de s'éroder au contact de l'eau chaude malgré les mises en garde des sociétés spécialisées. Or, la «legionella» se multiplie de façon optimale dans l'eau à 37 degrés. Elle s'épanouit notamment dans les circuits de distribution d'eau chaude et les systèmes de climatisation. (AFP)
BAGNOLET. Brice Hortefeux a décidé de porter plainte en diffamation contre des témoins présumés ayant tenu la police pour responsable de la mort d'un jeune livreur de pizzas le 9 août dernier à Bagnolet (Seine-Saint-Denis). La plainte vise notamment un homme de 32 ans disant avoir assisté à la scène et affirmant que « la voiture de police, à hauteur de la moto, s'est rabattue contre elle. Il y a un impact », ou les propos d'un jeune du quartier déclarant « la voiture de police l'a poussé, c'est de la faute des policiers. Ils l'ont tué. Ils sont responsables ». Les expertises n'ont pas établi à ce jour l'existence d'un contact entre la moto et l'une des trois voitures de police engagées dans la course poursuite. (Reuters)
REGIONALES UMP. Nicolas Sarkozy rassemble ses troupes ce soir à l'Elysée. Le chef de l'Etat réunit l'ensemble des leaders des partis et mouvements associés ou alliés de l'UMP afin de coordonner les forces du parti en vue des régionales de 2010. Ce comité de liaison comprend notamment Philippe de Villiers, président du MPF, et Frédéric Nihous, président de Chasse, pêche, nature et traditions. (AFP)
SARKOZY-MERKEL. Le Monde s'est procuré la lettre qu'ont envoyée Nicolas Sarkozy et Angela Merkel au premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, dont le pays préside l'Union européenne, afin d'exposer leurs exigences sur l'encadrement du secteur financier. Les deux chefs d'Etat proposent entre autres une limitation du montant des rémunérations variables, ou le découragement des « activités de spéculation qui représentent un risque pour la stabilité financière » en augmentant « les exigences de fonds propres sur ces activités ». Ce document servira de base aux discussions du Conseil européen extraordinaire du 17 septembre à Bruxelles, préparatoire au sommet du G20 de Pittsburgh les 24 et 25 septembre. (Le Monde)
BONUS. Une limitation des bonus dans les banques décidée au niveau du G20 serait «une excellente chose», a déclaré la présidente du Medef, Laurence Parisot, dans un entretien au Monde daté de jeudi. Si le président Nicolas Sarkozy «parvient», comme il en affiche l'intention, à convaincre les pays du G20 de limiter les bonus dans les banques, «ce sera une excellente chose», estime Mme Parisot, selon des extraits publiés sur le site internet du quotidien mercredi matin, à quelques heures de l'université d'été du patronat. Elle ajoute qu'il faut «faire évoluer» le «calcul» des bonus des traders «car les excès sont devenus insupportables». Elle affirme toutefois que ces rémunérations variables qui incitent à la prise de risque «ne sont pas à l'origine de la crise», comme l'estiment de nombreux économistes. (AFP via Boursorama.com)
JUGE D'INSTRUCTION. La garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie a jugé mercredi 2 septembre «inadmissible» et «insultant» pour les procureurs d'affirmer que la suppression du juge d'instruction, préconisée mardi par le comité Léger, signifierait la fin d'une justice indépendante. «Il est inadmissible, parce que c'est une contre-vérité, de dire que les procureurs ne seraient pas libres et je tiens à ce qu'il y ait une autonomie de leur enquête», a déclaré la ministre sur Europe 1. Elle a aussi jugé «totalement faux» d'affirmer que cette réforme de la procédure pénale permettra d'enterrer davantage des affaires sensibles. (Le NouvelObs.com)
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H1N1. Vingt-quatre heures après le décès d'une petite fille de 5 ans, c'est un homme de 69 ans porteur lui aussi du virus de grippe A qui est décédé hier, dans l'île de la Réunion. Le HIN1 a également frappé en Nouvelle-Calédonie avec les décès annoncés d'un enfant de 1 an et d'une femme de 36 ans, ce qui porte à sept le total des victimes dans ce département français du Pacifique, et à 14 le total des personnes décédées en France. Le nombre de cas devrait se multiplier en septembre. Actuellement le virus frappe plus de 4.000 personnes par semaine en France même si formellement la France ne fait plus de prélèvements systématiques de salive pour identifier le virus. Dans les milieux médicaux, on évoque un pic de pandémie qui pourrait se situer dans la seconde quinzaine d'octobre. (Ladépêche.fr)
CUMUL. A l'approche des régionales, au printemps prochain, les candidats tentés prennent tous le contre-pied du patron de l'UMP Xavier Bertrand, qui souhaite instaurer le non-cumul. Ainsi, la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, chef de file de l'UMP aux régionales dans les Pays de la Loire, a-t-elle assuré mercredi matin sur LCI qu'elle pouvait doublonner. «Le président de la République en décidera. Moi, ce que je sais, c'est que je suis tout à fait capable d'être à la fois ministre et présidente de région», a-t-elle affirmé. (Le Parisien.fr)
EDUCATION. Les 5,3 millions de collégiens et de lycéens font leur rentrée mercredi, et la plupart des 6,6 millions d'écoliers jeudi. Parmi les nouveautés de cette rentrée figurent la généralisation du bac professionnel en trois ans au lieu de quatre, l'enseignement de l'histoire des arts dans le secondaire, ainsi qu'un plan de formation des enseignants de maternelle. Un plan de gestion des risques de pandémie grippale est aussi mis en place qui permettra de fermer les établissements touchés. Pour cette rentrée, 13.500 postes de professeurs ont été supprimés, avant les 16.000 suppressions prévues en 2010. (AFP.)
AFGHANISTAN. Au moins 22 personnes, dont 18 civils et le numéro 2 des services secrets afghans, ont été tuées mercredi dans l'attentat suicide devant une mosquée dans l'est de l'Afghanistan, a annoncé le gouverneur de la province de Laghman, Lutfullah Mashal. (Le Figaro avec AFP)
G20. Les ministres des finances européens se rencontrent à Bruxelles mercredi pour élaborer une position commune avant le sommet de Pittsburgh des 24 et 25 septembre qui abordera la question de la réforme du système financier global. Paris et Berlin tenteront de rallier leurs partenaires à l'idée d'une limitation des bonus. Un pré-sommet est prévu à Londres vendredi et samedi. (Le Monde.)
JUSTICE. Le comité Léger sur la réforme de la procédure pénale a remis ses préconisations à Nicolas Sarkozy, parmi lesquelles la suppression du juge d'instruction, conformémement à ce qu'avait annoncé le président de la République en janvier. Le pouvoir d'enquête serait alors uniquement confié au parquet, soumis aux instructions du ministère de la justice. (Mediapart.)
INCENDIES. Le feu qui ravage la forêt nationale d'Angeles, à une trentaine de kilomètres au nord de Los Angeles (Californie), a parcouru en six jours près de 50.000 hectares, a obligé d'évacuer 10.000 personnes, détruit 53 habitations et causé la mort de deux pompiers. (AP.)
SOCIETE GENERALE. La Cour de cassation reporte de plusieurs mois le procès de Jérôme Kerviel, alors que le dossier était sur le point d'être auditionné devant le tribunal. En cause, un pourvoi des avocats de l'ex-trader de la Société générale, jugé recevable par la Cour. Mes Olivier Metzner et Francis Tissot se plaignaient de l'excès de pouvoir des juges dans le dossier de l'instruction. Double conséquence : dans l'attente de l'examen de ce pourvoi, le dossier est totalement gelé ; de ce fait, le renvoi de Jérôme Kerviel en correctionnelle est bloqué jusqu'à ce que la Cour de cassation ait statué. (Mediapart.)
AFFAIRE PEROL. L'enquête préliminaire sur les conditions de nomination de François Pérol, ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée, à la tête du groupe Banque populaire-Caisse d'épargne a été classée sans suite. Les syndicats Sud et CGT des Caisses d'épargne et les associations Anticor et Contribuables associés avaient porté plainte pour prise illégale d'intérêt. En effet, François Pérol avait joué un rôle essentiel dans la fusion des deux établissements bancaires, avant d'en prendre la tête fin février. A l'issue de l'enquête, le parquet de Paris a considéré qu'aucune charge ne pouvait être retenue. « Un conseiller de l'Elysée, fût-il secrétaire général adjoint, n'a pas de délégation de pouvoir distincte des fonctions présidentielles et donc n'a pas le contrôle de la signature ni de la surveillance d'opérations au sein de la prise illégale d'intérêt », a affirmé une source judiciaire. (Mediapart.)