L'essentiel de l'actualité du 05/09/2010
Dimanche 19 H
SONDAGES. Nouvelle baisse de la cote de confiance de Nicolas Sarkozy et François Fillon, selon le sondage mensuel Le Parisien-Aujourd'hui en France, publié ce dimanche. Le chef de l'Etat et le premier ministre perdent respectivement deux points par rapport à août. La cote de confiance de Nicolas Sarkozy tombe à 32% et celle de François Fillon à 38%. «Ces chiffres sont les plus bas relevés depuis juin 2007», note le quotidien (Le Parisien).
GOUVERNEMENT. Le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, a annoncé sur Europe 1 dimanche que le remaniement ministériel, annoncé pour octobre, interviendrait plutôt en novembre. Alors que François Fillon prend ses distances par rapport à Nicolas Sarkozy, que la bataille fait rage au sein de l'UMP, tant pour le contrôle de l'appareil que pour Matignon, Claude Guéant a indiqué que le changement de premier ministre «n'était pas décidé». «Je suis incapable de vous répondre et je pense que le président de la République serait aujourd'hui incapable de vous répondre», a-t-il balayé, d'autant que Nicolas Sarkozy et François Fillon, selon Claude Guéant, agissent très bien ensemble. Il a rappelé aux ministres d'ouverture qui avaient fait part de leurs états d'âme qu'ils «avaient une feuille de route» (Le Parisien, Europe 1)
UMP. Les tensions s'exacerbent au sein du parti de la majorité. Dans un entretien au Parisien, Patrick Devedjian, ministre de la relance et ancien secrétaire de l'UMP, s'en prend à la stratégie de Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP. «Un parti politique, ce n'est pas le Club Med», indique-t-il. Interrogé sur l'éventuel départ de Xavier Bertrand, Patrick Devedjian ironise: «Ce serait tout de même dommage qu'il quitte l'UMP avant d'avoir atteint l'objectif des 500.000 adhérents qu'il s'est fixé. Je n'imagine pas cela! Or, il semblerait qu'on en soit encore loin.» Christian Estrosi, ministre de l'industrie, met en garde contre «le virus de la division». (Le Parisien)
ROMS. Après Brice Hortefeux, Eric Besson, ministre de l'immigration, ironise sur Radio J dimanche sur les «quelques dizaines de milliers de Français» qui ont manifesté samedi. «Cela prouve bien que le peuple français n'a pas cru aux slogans et aux caricatures» des organisateurs des manifestations contre la politique sécuritaire du gouvernement, a assuré Eric Besson. Lesquels organisateurs estiment qu'elles ont rassemblé plus de 100.000 personnes dans toute la France. Plusieurs manifestations ont eu lieu également à l'étranger, notamment à Rome et à Bruxelles devant les ambassades de France pour s'élever contre la politique anti-Roms de la France. (Mediapart, Le Monde, Le Parisien)
GRENOBLE. Mis en cause par Nicolas Sarkozy, la majorité gouvernementale et les syndicats de police pour avoir prononcé la mise en liberté de Moncif Ghabbour, accusé d'être un des braqueurs du casino d'Uriage, le juge Cattin s'explique dans le Journal du Dimanche. Selon lui, «les critères n'étaient pas remplis pour prononcer un mise en détention». De son côté, le syndicat de la magistrature se dit scandalisé par les mises en cause de la justice par le gouvernement et la police, et envisage de porter plainte. (JDD)
RETRAITES. 71% des Français attendent des concessions de la part du gouvernement sur le projet de loi sur les retraites, selon un sondage Louis Harris pour RTL. 62% d'entre eux approuvent la journée de mobilisation syndicale organisée mardi 7 septembre contre le projet de loi, selon ce même sondage. Et ils sont 60% à estimer que le ministre du travail, Eric Woerth, ne devrait plus rester en charge de cette réforme. (RTL, Ouest France)
RETRAITES (2). Claude Guéant a assuré lors de son entretien sur Europe 1 dimanche que la réforme des retraites n'était pas bouclée, et que le gouvernement était encore prêt à faire des propositions notamment sur la «pénibilité et les polypensionnés». De son côté, le secrétaire général de FO, Jean-Calude Mailly, a réclamé dimanche sur Europe 1 une «réforme fiscale» pour assurer le financement des retraites prônant un relèvement de la CSG sur les revenus financiers. (Boursorama, AFP)
WOERTH. Après Nicolas Sarkozy et François Fillon, Claude Guéant a renouvelé son soutien à Eric Woerth dimanche. Selon le secrétaire général de l'Elysée, le ministre du travail «est parfaitement en mesure de porter devant le Parlement» la réforme des retraites. Pour lui, «rien ne tient d'après ce que je lis dans la presse». Samedi, le JDD a révélé l'existence de deux nouvelles lettres de Patrice de Maistre, getionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, adressées à Eric Woerth pour le remercier de l'obtention de sa Légion d'honneur (Europe1, JDD)
SANTE. Menaces sur les services hospitaliers de nuit dans l'Ile-de-France. Selon un document publié par Le Parisien dimanche, l'agence régionale de santé envisage une refonte drastique des services de nuit. Un seul bloc opératoire chargé des urgences chirurgicales resterait ouvert par département contre six à onze actuellement. L'agence, présidée par Claude Evin, justifie ce choix par la sous-activité des services la nuit. (Le Parisien)
ETA. L'organisation séparatiste basque a annoncé un cessez-le-feu par le biais d'une vidéo transmise à la BBC. L'ETA affirme qu'elle n'aura plus recours à des opérations armées à l'avenir. «Dans son engagement envers le processus démocratique afin de décider librement et démocratiquement de notre avenir, par l'intermédiaire du dialogue et de la négociation, ETA est prête aujourd'hui comme hier à convenir de conditions démocratiques minimales nécessaires à la mise en place d'un processus démocratique, si le gouvernement espagnol le souhaite», ajoute l'ETA. (BBC, Le Monde)
BELGIQUE. Le roi Albert II a chargé les présidents de la Chambre et du Sénat André Flahaut (PS) et Danny Pieters (NV-A) d’une mission de médiation pour relancer les négociations en vue de la formation du gouvernement. Ces nominations font suite à l'échec de la mission conduite par Elio di Rupo, président du parti socialiste wallon, en vue de former un gouvernement. Les partis flamands et wallons s'opposent sur l'avenir constitutionnel de la Belgique et le statut de Bruxelles. «Il faut se préparer à la fin de la Belgique», prévient la député socialiste Laurette Onkelinx, qui doute qu'un accord puisse être trouvé avec les Flamands. (Le Soir)
IRAN. L'Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani, condamnée à la lapidation pour adultère, vient d'être punie par les autorités iraniennes à 99 coups de fouet supplémentaires pour avoir propagé la «corruption et l’indécence». Elle se voit reprocher la publication d’une photo d’elle sans foulard dans le quotidien Times de Londres du 28 août dernier. Cette photo n'est pas la sienne mais celle d'une opposante iranienne Mina Ahadi, présidente du Comité international contre la lapidation et les exécutions. Le Times avait présenté ses excuses le 3 septembre en indiquant son erreur. (Le Monde, blog)
CAUCASE. Cinq personnes ont été tuées et 39 autres ont été blessées dans la nuit de samedi à dimanche dans un attentat suicide contre une unité militaire au Daguestan, dans le Caucase russe. Cet attentat fait suite à de nombreux autres: samedi le ministre régional en charge des affaires nationales et religieuses, Bekmourza Bekmourzaïev, a été blessé, et le chauffeur de son véhicule tué dans un attentat à la bombe. Face à cette recrudescence des violences, Vladimir Poutine se veut pourtant rassurant et exclut une nouvelle guerre dans le Caucase russe. (AFP)
G20. Les pays du G20, réunis samedi en Corée du Sud, pensent que la croissance de l'économie mondiale sera durable, même si son rythme pourrait être plus lent. Les membres du G20 se sont engagés à obtenir d'ici le sommet de Séoul, en novembre, un accord sur la question lancinante de la répartition des droits de vote au FMI. (Les Echos, Reuters)
MOZAMBIQUE. Après trois jours d'émeutes, la nuit a été relativement calme à Maputo, capitale du Mozambique. Les habitants protestent contre de nouvelles hausses des prix alimentaires et de l'énergie, annoncées par le gouvernement. Dix personnes ont été tuées et 400 autres blessées lors des manifestations. (Le Monde)
NOUVELLE-ZELANDE. De nouvelles répliques et une forte tempête font suite au tremblement de terre qui a frappé Christchurch, la deuxième ville de la Nouvelle-Zélande, samedi. Les secours redoutent que ces nouvelles répliques détruisent des bâtiments déjà fragilisés. Aucun mort n'est à déplorer à la suite du tremblement de terre mais les dégâts sont considérables. Le gouvernement a déclaré l'état d'urgence et le couvre-feu sur toute la région. (AFP)
TENNIS. Pour la première fois depuis dix ans, il y aura un Français en quart de finale de l'US Open. Richard Gasquet et Gaël Monfils doivent se départager lundi en huitième de finale. (Le Monde)
FOOTBALL. La Fédération française de football (FFF) a envoyé une lettre de licenciement à son ancien sélectionneur Raymond Domenech, qui est toujours salarié de la DTN, a indiqué dimanche à l'AFP une source proche du dossier, confirmant une information de France Télévisions et France Info. Selon France Info, dimanche matin, la «faute grave» a été retenue. (Le Monde, France Info)