Vous êtes si nombreux à m’adresser de magnifiques messages de confiance et d’encouragements que je ne peux satisfaire au plaisir de répondre à chacun d’entre vous.
JEAN SARKOZY. La polémique sur la promotion annoncée de Jean Sarkozy à la tête de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense (Epad) continue à agiter la classe politique, ravivant notamment le trouble de la majorité. Assailli par une douzaine de questions sur ce seul sujet lors du compte rendu du conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement a montré mercredi des signes d'agacement. « Cette affaire commence à suffire ! On a vraiment le sentiment d'une chasse à l'homme ! » a déclaré Luc Chatel. « Je ne sais pas ce qu'on trouvera la prochaine fois. Ce sera (...) peut-être la race ou autre chose ». L'opposition accuse Nicolas Sarkozy de népotisme au profit de son fils de 23 ans, conseiller général des Hauts-de-Seine et étudiant en deuxième année de droit, qui serait appelé à gérer le premier quartier d'affaires d'Europe. Le chef de l'Etat a jugé mardi la polémique sans fondement et excessive, tout comme le Premier ministre François Fillon. Le président est revenu à mots couverts sur le sujet mercredi en conseil des ministres en remerciant les membres du gouvernement de leur solidarité « sur les questions du moment » sans citer expressément l'Epad, a rapporté un participant. « La cible n'est pas telle ou telle personne. La cible, c'est toujours moi », a dit Nicolas Sarkozy selon un autre ministre. En petit comité, il aurait par ailleur ajouté : « Je ne lâcherai pas ». Jean Sarkozy, qui dénonce des accusations partiales, a déclaré qu'il ne renoncerait pas à briguer la présidence de l'Epad, lors d'un conseil d'administration prévu le 4 décembre. Le conseil général des Hauts-de-Seine se sera prononcé le 23 octobre sur son entrée au conseil d'administration de l'établissement, composé de 18 membres (neuf représentants des collectivités territoriales et autant de représentants de l'Etat). Le président de l'Epad est élu par ses pairs. Le maire communiste de Nanterre Patrick Jarry, l'un des administrateurs, a annoncé mercredi qu'il briguerait lui aussi la succession de Patrick Devedjian, atteint par la limite d'âge, au motif qu'il n'est pas « moins légitime que Jean Sarkozy ». Entre indignation et ironie, les attaques contre la "méthode" Sarkozy ne tarissent pas. Jean-Christophe Fromantin, le maire divers droite de Neuilly, fief sarkozyste, a estimé que Jean Sarkozy n'avait pas les compétences requises pour diriger l'Epad. « On ne doit pas prendre le risque de ne pas prendre le meilleur », a-t-il dit sur Europe 1. François Bayrou a dénoncé « un abus de pouvoir ». La légitimité de Jean Sarkozy ? « Une vaste blague », a dit le président du MoDem. Interrogée mercredi sur la polémique autour de Jean Sarkozy, la secrétaire d'Etat chargée des Sports, Rama Yade, a jugé mercredi sur TV5-Monde qu'il ne faut pas ignorer l' « émotion » dans l'opinion publique face à certaines affaires, ni donner le sentiment d'une « coupure entre les élites » et les « petits » qui pourrait « remettre en selle le Front national ». (Reuters, AP)
LAZARD. Bruce Wasserstein, emblématique PDG de Lazard est mort, annonce la banque américaine qui ne précise pas les causes exactes du décès. Bruce Wasserstein avait été hospitalisé la semaine dernière pour arythmie cardiaque. Le vice-président du groupe Steven Golub a été nommé directeur général par intérim avec effet immédiat. Âgé de 61 ans, il était une figure importante du marché des fusions et acquisitions depuis les années 1970, son dernier fait d'armes en date est son implication dans l'offre de reprise lancée par Kraft Foods sur Cadbury. Il est devenu célèbre à Wall Street et au-delà par son rôle de conseil dans le rachat, en 1989, de RJR Nabisco par le fonds d'investissement KKR. Jusqu'à il y a peu, il s'agissait de la plus grande LBO (leveraged buy out ou rachat avec effet de levier) de l'histoire. Bruce Wasserstein a participé à la conclusion de plus de 1.000 transactions représentant plus de 250 milliards de dollars, dont la fusion de Time avec Warner Brothers et le regroupement de Morgan Stanley et de Dean Witter. L'investisseur Carl Icahn a salué un «bon ami et un type intelligent. L'un des seuls types intelligents de Wall Street». Le cours de l'action de Lazard a été suspendu dans l'attente de la publication de davantage d'informations. Le titre valait alors 42,77 dollars. (Reuters)
WALL STREET. Le Dow Jones a renoué avec le seuil psychologique des 10.000 points, clôturant mercredi en progression de 1,47%, à 10.015,86 points. Le Nasdaq Composite prend quant à lui 1,51% à 2.172,23 points. Un peu plus d'un an après la faillite dramatique de la banque américaine Lehman Brothers, événement qui avait entraîné les marchés mondiaux dans une chute vertigineuse et ouvert la brèche à une crise financière sans précédent, l'indice vedette de Wall Street a refranchi la barre des 10.000 points. Un seuil qui avait été perdu le 6 octobre 2008. Une remontée spectaculaire, accueillie ce mercredi par des cris de joie des courtiers sur le parquet du New York Stock Exchange aujourd'hui, selon les images retransmises par la chaîne d'information financière CNBC. Le Dow Jones a rebondi d'environ 53% depuis son plus bas niveau touché début mars. De l'aveu même de certains courtiers, cette soudaine reprise a de quoi laisser pantois, surtout si on regarde six ou douze mois derrière soi, quand les places boursières mondiales dégringolaient de jour en jour. Les entreprises américaines, qui ont licencié massivement et réduit drastiquement leurs coûts, publient en ce moment des résultats meilleurs qu'attendu, ce qui conforte les économistes dans leur idée que la reprise est bel et bien enclenchée. Aujourd'hui, c'est Intel et JP Morgan qui ont crée la surprise, en dévoilant à leur tour des résultats supérieurs aux attentes des analystes. D'après les économistes, le gouvernement américain devrait par ailleurs sonner la fin de la récession le 29 octobre en publiant un produit intérieur brut reparti à la hausse au troisième trimestre. Mais malgré l'euphorie d'aujourd'hui, le chemin qui mènera à une solide reprise économique sera, de l'aveu même de la Reserve fédérale américaine, longue et tortueux. (Lefigaro.fr)
BONUS. Comme si la crise financière qui avait englouti l'an dernier la banque d'investissement Lehman Brothers était complètement effacée ! Wall Street se préparerait, selon une enquête du Wall Street Journal parue hier, à verser près de 140 milliards de dollars en salaires, bonus et divers bénéfices (santé, retraites) cette année, mieux que les 130 milliards payés en 2007, le dernier pic, et les 117 milliards accordés en 2008. C'est évidemment gênant vis-à-vis du contribuable, qui a dû venir au secours des banques l'an dernier, d'autant plus que l'ensemble des citoyens continuent à subir les contrecoups de la crise financière qui s'est transformée en récession majeure, portant le taux de chômage à 9,8 % aux Etats-Unis. Mais ce n'est pas étonnant, puisque le G20 s'est refusé à plafonner les montants des rémunérations, se contentant d'imposer des conditions d'octroi plus strictes, liées à la performance dans le temps, à une rémunération majoritaire en stock-options et à des clauses de restitution. Les gouvernements ont préféré mettre l'accent sur l'encadrement des risques, plutôt que sur une question morale pour ne pas pénaliser une industrie essentielle à la circulation du crédit. (LesEchos.fr)
FRAUDE MADOFF. Deux investisseurs qui ont perdu 2,4 millions de dollars placés chez Bernard Madoff ont déposé plainte contre la SEC, le gendarme de la Bourse américaine, mercredi, estimant que la commission avait été incapable de détecter la fraude portant sur des milliards. Les investisseurs Phyllis Molchatsky, une retraitée atteinte de la maladie de Parkinson, et Steven Schneider, un médecin, ont porté plainte au tribunal de Manhattan. Selon eux, « la Securities and Exchange Commission a eu d'innombrables occasions d'arrêter l'escroquerie pyramidale que Madoff a utilisé pendant plus de 16 ans, et elle les a toutes gâchées ». Ils arguent que la commission a une responsabilité directe dans la perte de leur investissement. Le porte-parole de la SEC John Heine a indiqué qu'elle contesterait cette plainte. «sur la base de ce que nous comprenions initialement sur le sujet, elle n'est pas fondée», a-t-il précisé. C'est la première requête de ce type présentée à la justice, selon l'avocat des deux plaignants, Howard Elisofon. Il a insisté que Mme Molchatsky avait arrêté de travailler en comptant sur les 1,7 millions de dollars (1,13 millions d'euros) qu'elle avait confié au financier, et qu'elle devrait bientôt vendre sa maison. Schneider a lui investi 750.000 dollars (501.700 euros), la moitié de sa retraite. (AP)
FAIM DANS LE MONDE. Pour la première fois depuis 1970, le seuil historique du milliard d'affamés dans le monde a été de nouveau franchit. À l'occasion de la semaine de l'alimentation, un rapport conjoint de la FAO (l'agence de l'ONU pour l'Alimentation et l'Agriculture) et du PAM (programme alimentaire mondial) estime qu'une personne sur six souffre de la faim. «Aucune nation n'est épargnée et, comme toujours, ce sont les pays les plus pauvres et les populations les plus démunies qui en pâtissent le plus», déplore Jacques Diouf, le directeur général de la FAO. La majeure partie des personnes sous-alimentées provient, en effet, des régions du tiers-monde : Asie-Pacifique (642 millions), suivie de l'Afrique subsaharienne (265 millions), de l'Amérique latine (53 millions) puis d'une région comprenant Proche-Orient et Afrique du Nord (42 millions). Cependant, les pays développés sont également frappés. 15 millions de personnes souffrent de la faim dans les pays du industrialisés, précise le document. (Liberation.fr)
PAKISTAN. Un conducteur suicide a jeté son véhicule bourré d'explosifs sur un poste de police dans le nord-ouest du Pakkistan, tuant six personnes, selon la police locale. Vingt personnes ont été blesséses par l'explosion. Il y a des civils et des policiers parmi les victimes, selon Habib Khan, un policier. L'attentat a eu lieu jeudi dans le district de Kohat, une zone proche des enclaves tribales abritant les insurgés. Depuis deux semaines, une série d'attaques de kamikazes ont fait plus de 100 morts dans le pays. Les talibans ont revendiqué la plupart de ces attaques, destinées à empêcher une offensive de l'armée pakistanaise dans leur place forte du Sud-Waziristan. (AP)
AFGHANISTAN. Les Etats-Unis ont exprimé mercredi leur gratitude envers la Grande-Bretagne pour l'envoi de renforts en Afghanistan, alors que leur président Barack Obama continuait ses consultations secrètes avec son conseil de guerre avant de décider ou pas de suivre le mouvement. Tandis que l'allié britannique a annoncé qu'il dépêchait 500 hommes de plus, le porte-parole de la Maison Blanche a démenti des informations selon lesquelles M. Obama avait déjà informé le Premier ministre Gordon Brown que, sous peu, il annoncerait à son tour un renforcement important du contingent américain. Selon la BBC, M. Obama pourrait dépêcher en Afghanistan 45.000 soldats en plus des 65.000 environ qui s'y trouvent déjà, et pourrait le faire savoir la semaine prochaine. « Ce n'est pas vrai », a dit le porte-parole de M. Obama, Robert Gibbs. Certes, M. Brown a partagé sa décision la semaine passée lors d'un entretien avec M. Obama. Mais, de son côté, « le président n'a pris aucune décision » et il ne le fera que « dans les prochaines semaines », a dit M. Gibbs. Les Etats-Unis sont « reconnaissants » envers la Grande-Bretagne de sa contribution alors qu'elle a déjà payé un « énorme tribut », a dit M. Gibbs. Plus de 200 soldats britanniques ont été tués depuis le début des hostilités en 2001 et environ 800 soldats américains sont morts. Après l'annonce britannique, refuser le moindre renfort paraît difficile pour M. Obama. Tarder l'expose aux accusations d'indécision. Mais il n'est pas au bout de sa réflexion, selon son porte-parole. (AFP)
NUCLEAIRE. Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a réclamé mercredi « la transparence la plus complète » après qu'on ait découvert dans un atelier en cours de démantèlement au CEA de Cadarache que la quantité de plutonium entreposé avait été fortement sous-estimée. L'incident, qui aurait été caché plus de trois mois, a été classé au niveau 2 de l'échelle internationale de gravité des événements nucléaires par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Dans un communiqué, M. Borloo « regrette profondément qu'un tel délai se soit écoulé entre la découverte de cette situation et sa déclaration ». « Cette transparence et cette exigence de sécurité sont les conditions incontournables de la fourniture d'électricité d'origine nucléaire. Elles seront respectées », promet-il. « Nous estimons que la découverte à Cadarache de plusieurs kilos de plutonium ayant échappé à tout inventaire constitue une des situations les plus graves et les plus critiques que l'on ait pu rencontrer dans une installation nucléaire depuis longtemps. C'est tout simplement hallucinant », a réagi le responsable de la campagne énergie/nucléaire de Greenpeace France, Yannick Rousselet. « Uranium de retraitement abandonné en Russie, kilos de plutonium oubliés à Cadarache: comment l'industrie nucléaire ose-t-elle prétendre qu'elle gère ses déchets ? », s'interroge l'organisation écologiste dans un communiqué. Le CEA de Cadarache (Bouches-du-Rhône) est l'un des neuf centres de recherche du Commissariat à l'énergie atomique. Exploité par Areva, cet atelier de technologie du plutonium (ATPu), « qui est à l'arrêt définitif et en cours de démantèlement depuis début 2009», précise le ministère de l'Ecologie, « avait pour activité principale la production de combustible MOX pour des réacteurs nucléaires » mais son démantèlement avait été décidé « car le niveau de sûreté ne correspondait plus aux exigences attendues aujourd'hui ». Le CEA Cadarache a informé l'ASN le 6 octobre que les dépôts de plutonium dans les boîtes à gants, qui permettent d'accéder de façon sécurisée à une enceinte de confinement dans laquelle est mise en oeuvre de la matière nucléaire, avaient été sous-évalués, explique l'Autorité. « Evalués à environ 8kg pendant la période d'exploitation de l'installation, les dépôts récupérés à ce jour sont, selon le CEA, de l'ordre de 22kg et le CEA estime que la quantité totale pourrait s'élever à près de 39kg », précise l'ASN. Trois jours après le signalement par le CEA, une inspection de l'installation a eu lieu le 9 octobre. Or, celle-ci « a permis de confirmer que le CEA avait connaissance de l'incident depuis le mois de juin 2009 », selon l'ASN. (NouvelObs.com, AP)
BOUCLIER FISCAL. Un rapport d'un parlementaire UMP propose de retirer la CRDS du bouclier fiscal. Selon le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, ce rapport est « révélateur du malaise » de la majorité.Le président de la commission des Lois de l'Assemblée nationale Jean-Luc Warsmann (UMP) propose de retirer la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale) du bouclier fiscal, dans un rapport visant à « optimiser la dépense publique » rendu public mercredi 15 octobre. « Cette mesure exceptionnelle est justifiée par la situation elle-même exceptionnelle de la dette sociale », peut-on lire dans ce rapport commandé par le président de l'Assemblée Bernard Accoyer (UMP). « Lutter contre cette dette est une cause nationale qui suppose la solidarité de tous. La CRDS se distingue également de l'impôt. Sa seule raison d'être est le remboursement de la dette sociale », est-il souligné. Mis en place en 2007 et régulièrement dénoncé par la gauche -mais aussi par certains à droite- le bouclier fiscal, cher à Nicolas Sarkozy, permet à un contribuable de ne pas verser au fisc plus de 50% de ses revenus au titre des impôts directs et des contributions sociales, incluant la CSG et la CRDS. Le rapport de la commission des Lois risque de relancer le débat sur la légitimité d'une telle mesure pendant le débat budgétaire qui s'ouvre mercredi et de mettre en difficulté le gouvernement alors que M. Sarkozy refuse catégoriquement toute brèche dans son bouclier fiscal. D'autant que le rapport propose également de « raboter les niches fiscales » en réduisant « uniformément de 10% les taux de réduction qu'offre chaque niche fiscale, à l'exception du crédit d'impôt recherche, afin de baisser de 5 à 7 milliards le coût total des dépenses fiscales ». (Lexpansion.com)
FOOTBALL. La France a battu l'Autriche 3-1 (mi-temps: 2-0) pour son dernier match de qualifications au Mondial-2010, au Stade de France de Paris/Saint-Denis. Buts : France : Benzema (18), Henry (26 s.p.), Gignac (66) - Autriche : Janko (48) (RTL)