Né le 12 août 1954 à Rouen, diplômé de Sciences Po puis de l'Ena, où il rencontre Ségolène Royal qui deviendra sa compagne avant leur séparation en 2007, François Hollande commence sa carrière politique en Corrèze en 1981, investi face à Jacques Chirac pour les législatives. Il échouera dès le premier tour. Parallèlement, il est chargé de mission par François Mitterrand sur des questions économiques. En 1983, il est nommé directeur de cabinet de deux porte-parole successifs du gouvernement Pierre Mauroy : Max Gallo et Roland Dumas. En 1986, Claude Allègre l'enrôle dans l'équipe d'experts dont s'entoure Lionel Jospin après la défaite du Parti Socialiste aux élections législatives de 1986. Aux législatives de 1988, il se présente en Corrèze mais change de circonscription pour éviter de se retrouver face à Jaques Chirac. Il l'emporte. Il perd son mandat en 1993. En 1995, il devient le porte-parole du candidat à la présidentielle Lionel Jospin. Il devient premier secrétaire du PS en 1997 et se retrouve de fait à la tête de l'opposition après le 21 avril 2002 et l'élimination de Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle (qui se retire de la vie politique le soir-même). Il est remplacé par Martine Aubry en 2008. En remportant le second tour de la primaire le 16 octobre 2011 face à Martine Aubry, il se retrouve investi le 22 octobre comme candidat du Parti socialiste et des Radicaux de gauche pour l’élection présidentielle de 2012.
Pour son grand meeting au Zénith le 25 mars, qu'il a désigné comme « le vrai début de sa campagne », François Bayrou a mis en scène les six premiers mois de sa présidence, déroulant les principaux axes de son projet et réaffirmant sa détermination à gagner.
En déplacement en Corse pendant trois jours, François Hollande a consacré une grande partie de son discours d'Ajaccio à la critique du bilan sécuritaire de Nicolas Sarkozy.
En meeting à Aurillac le 22 mars, le candidat socialiste a affirmé que la campagne reprenait « ses droits », après la trêve politique observée en raison des tueries de Toulouse et Montauban, mais que « rien ne (devrait) être oublié ».
Contrairement à Nicolas Sarkozy et François Hollande, François Bayrou a choisi de ne pas suspendre sa campagne à la suite de la tuerie de Toulouse le 19 mars. Il était le soir même à Grenoble pour ce qu'il a qualifié de « très importante réunion de réflexion nationale ».
François Hollande critique Nicolas Sarkozy pour sa politique culturelle, «pas à son avantage» par rapport à ses «prédécesseurs de droite» et assure qu'il reprendra la «grande aventure culturelle de la France».
En meeting à Chassieu, près de Lyon, le 17 mars, Nicolas Sarkozy a souhaité faire un discours de « vérité ». Mais pour s'attaquer à François Hollande, le candidat UMP n'a pas hésité à prendre quelques libertés dans l'interprétation du programme de son adversaire.
Rénovation de 600 000 logements anciens par an, fin des zonages, meilleur accès aux soins, lutte contre les « ghettos scolaires »... Le candidat PS a présenté, le 16 mars, à Strasbourg, son projet pour la politique de la ville dans laquelle il dit vouloir concilier « l'humain et l'urbain ».
Trois jours après le grand meeting de Nicolas Sarkozy à Villepinte, François Hollande a contre-attaqué le mercredi 14 mars au soir à Marseille, en opposant sa « constance » et sa « cohérence » aux « promesses » quotidiennes de son adversaire.
Dimanche, lors de son meeting à Villepinte (Seine-Saint-Denis), le candidat UMP s'est définitivement affirmé en leader populiste en s'appuyant cette fois sur l'Europe.
Réaffirmant son intention de retirer les troupes françaises d'Afghanistan avant la fin 2012, François Hollande a présenté, dimanche, le volet défense de son programme. Sur de nombreux dossiers, le candidat socialiste s'inscrit dans la continuité de l'action engagée depuis 2007.