Marine Le Pen a repris la «PME familiale» en janvier 2011. Dans l'arrière-boutique, rien n'a changé. Mais en vitrine, elle affiche un «nouveau FN» qu'elle prétend «dédiabolisé». Grâce à un discours mêlant références classiques de l'extrême droite, accents de gauche et dénonciation de la mondialisation, elle picore à droite comme à gauche. En 2012, elle veut reprendre Nicolas Sarkozy l'électorat populaire qu'il a lui même dérobé à la gauche en 2007.
La campagne présidentielle de Sarkozy en 2007 avait chassé avec succès sur les terres du FN. Le débat sur l'identité nationale de l'automne 2009 a servi de défouloir à droite. Le discours de Grenoble de Sarkozy, le 30 juillet 2010, a carrément ouvert la voix à une extrême droitisation d'une partie de l'UMP, divisant la majorité en deux. Mediapart décrypte ce rebond du pouvoir à l'extrême droite.