A entendre le gouvernement depuis la rentrée, la reprise économique était au coin de la rue. Mardi 1er décembre, Nicolas Sarkozy a redécouvert que la crise est loin d'être achevée. Ce brutal changement de pied permet d'anticiper les critiques sur sa gestion, notamment sur les résultats désastreux en matière d'emploi. En réintroduisant la crise dans son discours, le président de la République tente aussi de justifier par avance toutes les réformes sociales prévues au printemps.
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