Votées en 1996, les lois Galland et Raffarin ont renforcé les contrôles et les interdictions dans la grande distribution. Douze ans plus tard, c'est un constat d'échec: les textes n'ont permis ni de préserver la diversité commerciale ni de renforcer les PME. En organisant la rareté, ces textes ont donné aux grandes enseignes une vraie rente de situation. Détenant aujourd'hui 69% du commerce alimentaire, elles imposent leur loi et leurs prix. La nouvelle loi, censée remédier à ces effets pervers, laisse les législateurs dubitatifs. Lire aussi: «Des députés pas très convaincus par la réforme»
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